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Hachemi Chérif, quatre ans déjà...

Publié le 29/07/2009 à 17:45 par abdoumenfloyd
Hachemi Chérif, quatre ans déjà...

Notre camarade Hachemi Cherif nous a quittés le 2 août 2005. Sa disparition fut tragique, pour tous les militants, sympathisants, et amis du MDS qui ont perdu en cet Homme, un leader exceptionnel. Il dirigeait un mouvement dont la ligne politique sans concession prônait la double rupture avec le système et avec l’intégrisme islamiste. Son départ fut également tragique pour le parti lui-même qui a subi une crise sans précédent à la grande satisfaction de tous les détracteurs du MDS historique.

Quatre années après sa disparition, ses camarades authentiques continuent sa lutte avec la même intensité dans un nouveau cadre, le « Mouvement Démocratique Social et Laïque- MDSL » et ce, depuis le 1erla double rupture et la laïcité, pour que l’Algérie sorte de cette crise multidimensionnelle. novembre 2008, avec pour ligne politique,

Le MDSL invite toutes celles et ceux qui ont connu ce Patriote et qui partageaient son idéal à se joindre au recueillement du dimanche 2 août 2009 à 10 heures au cimetière d’Alger (Miramar- Saint-Eugène), pour un hommage au regretté Hachemi Chérif.


Alger le,  27 juillet 2009,


P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.




Bordj El-Bahri : Un collège baptisé du nom de Kasdi Merbah

Publié le 23/06/2009 à 10:16 par abdoumenfloyd

 

Kasdi Merbah; un traitre ou un héros ?!

 

 

Les autorités locales de la commune de Bordj El-Bahri, à l’est d’Alger, vont baptiser le 5 juillet prochain un CEM de la localité du nom de Kasdi Merbah, ancien Chef du gouvernement et président du parti MAJD, assassiné le 21 août 1993. Des proches de l’ancien Chef du gouvernement ont effectué des démarches pour donner le nom de Merbah à la place de la ville proche du lieu de l’assassinat, mais l’endroit porte déjà le nom d’un chahid.

 

Jacqueline Guerroudj, moudjahida, doyenne des ex-condamnés à mort

Publié le 15/05/2009 à 02:32 par abdoumenfloyd
Jacqueline Guerroudj, moudjahida, doyenne des ex-condamnés à mort

L’institutrice qui prônait la lutte des classes

« Quand on suit quelqu’un de bon, on apprend à devenir bon : quand on suit un tigre, on apprend à mordre » Proverbe chinois

Je ne regrette rien, tout ce que j’ai fait était réfléchi. Jacqueline avait déjà connu les privations lors de la Seconde Guerre mondiale. Les « sœurs » en prison, c’était une famille soudée.

C’est en bonne voisine, que Mimi Maziz, la doyenne des journalistes, rencontrée par hasard sur les lieux, nous indiqua la demeure de Jacqueline. Noble geste de Mimi qui fera encore mieux en participant à une partie de l’entretien malgré « une cocotte laissée sur le feu ». La maison d’un beau style est située à l’embouchure d’un chemin tortueux qui monte pas très loin de la Faculté d’Alger où Jacqueline a tant servi en tant que bibliothécaire. C’est dans cet environnement familier que la vieille et grande dame digne a vécu et vit toujours. A 90 ans, la silhouette frêle, la mémoire parfois oublieuse, mais toujours les mêmes convictions et les mêmes idéaux « qu’elle défend becs et ongles quoi qu’il en coûte jusqu’au dernier souffle. » « C’est un être exceptionnel que j’ai eu la chance de connaître il y a plus d’un demi-siècle, se souvient son amie Annie Steiner. Elle est dotée d’une forte personnalité et a horreur des injustices. Tout en elle est sublimé dans la simplicité. »

Ainsi est Jacqueline Guerroudj qui avoue avoir deux habitudes indécrottables. Rigoler de tout et dire tout ce qu’elle pense sans prendre de gants. En fait, Jacqueline, moudjahida, doyenne des condamnées à mort, toujours égale à elle-même s’est jurée de refuser l’inacceptable et de faire reculer les murs. Ces slogans, le regretté Abdelhamid Benzine appelait à les conjuguer à tous les temps par tous ceux qui aiment les fleurs et le chant des cigales. Jacqueline n’aime pas parler de sa petite personne. « Je n’ai pas de prétention, je n’ai pas de mérite, car je n’ai rien d’extraordinaire », lance-t-elle en guise de préambule à des discussions qu’elle a acceptées presque malgré elle. Jacqueline a un point commun avec Steiner : deux femmes résolument de gauche qui ont le triomphe modeste et qui préfèrent l’ombre aux feux de la rampe. C’est leur choix, elles sont comme ça et nul ne peut les dévier de leur trajectoire, nous confie leur amie tout aussi discrète, Khadidja, qui a subi les mêmes affres qu’elles pendant la guerre.

Les chemins de la liberté

Les chemins de la liberté des femmes algériennes sont sinueux et appellent parfois des décisions ambiguës que Fanon a l’honnêteté de remarquer. Le rôle des femmes algériennes dans la résistance est peu connu. Et pourtant, nul ne peut nier leur apport remarquable à la révolution. Fanon indique la conscience que les responsables du FLN ont toujours eue du rôle important de la femme dans la libération nationale. Ainsi, le même problème s’est posé aux femmes et aux individus colonisés, héritant les uns et les autres d’un lourd passé de domination. Il s’agit pour eux de forger un avenir nouveau pour une révolution libératrice. Les femmes et les peuples colonisés partagent l’expérience à la fois intime et collective de l’oppression et ont en commun d’avoir été privés de leur humanité. Fanon soutient la thèse de la nécessité et de la valeur de la violence, puisque c’est en elle que l’opprimé puise son humanité.

« Côte à côte avec nous, nos sœurs bousculent un peu plus le dispositif ennemi et liquident définitivement les vieilles mystifications. » Parlant des femmes condamnées à mort et de leurs cellules à Serkadji, Jacqueline avait écrit : « Quand nous étions dans la cour, toutes les cinq, nous dansions et nous chantions, parfaites cigales, moitié par défi, moitié pour nous défouler. « Ah ce qu’elles étaient belles », s’écriait Annie dans l’émouvant film Barberousse mes sœurs, de Bouabdallah. Plus tard, Jacqueline écrira en témoignage des liens affectifs avec ses codétenues : « J’étais fille unique, mais j’ai trouvé en Algérie les frères et sœurs qui m’avaient manqué… »

Une vie de combat

Lorsque Jacqueline se met à raconter sa vie, il faut rester tout ouïe, car elle a la hantise de perdre le fil conducteur. Elle est née en France à Rouen dans une famille modeste entourée de l’affection de ses parents auxquels elle n’a jamais cessé de rendre un hommage appuyé. « Ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux sur le monde. Mon père Louis était respectueux des gens. Il aimait converser avec les hommes de condition modeste et il comprenait parfaitement leur difficulté à s’accrocher à la vie avec toutes ses vicissitudes. Je le voyais souvent bavarder avec le balayeur devant le pas de porte de notre domicile. Il ne faisait pas de distinction et lorsqu’il était question de prodiguer des conseils, il ne s’en privait pas. Même moi je n’ai pas été épargnée, lorsque je lui ai fait part de mon intention de passer le bac philo ; il m’a répondu, ce n’est pas avec ça que tu vas gagner ta vie, fais du droit comme ça tu pourras trouver un débouché. En vérité, je n’y ai jamais pensé ! » Mais grosso modo, mes parents ne se sont jamais mis en travers de mes projets. J’ai fait la philo et le droit et je m’en suis bien sortie ! Jacqueline aime à dire que les voyages instruisent la jeunesse. Elle en a fait beaucoup, mais celui qui l’a marquée c’est son séjour au Sénégal où elle a été affectée en tant qu’institutrice. « J’étais à Saint Louis au Sénégal, et là j’ai fait la connaissance de Senghor et Alioune Diop qui allaient devenir d’illustres personnages par la suite. J’avais déjà compris ce que c’était la colonie. »

Marquée par la Seconde Guerre mondiale, elle en parle non sans stigmatiser le comportement barbare des Allemands. C’est à cette période qu’elle a su ce que le vocable résistance veut dire. Jacqueline arrive en Algérie en 1948 et est nommée institutrice à Négrier (Chetouane) près de Tlemcen. « J’avais une classe unique de 50 élèves. » Dans cette région, elle s’imprègne des dures conditions vécues par les paysans pauvres et sans terre soumis au joug des colons et qui sont traités presque comme des esclaves. « Mon entourage était essentiellement communiste, ce n’était pas le hasard, mais le jeu des affinités. J’étais d’accord avec l’analyse faite par mes futurs camarades qui, contrairement à ce qu’on dit souvent, posaient l’indépendance de l’Algérie comme condition préalable à toute amélioration de la situation. J’étais d’accord aussi avec l’attention qu’ils portaient aux conditions de vie des plus défavorisés et j’appréciais la lutte constante et efficace qu’ils menaient à leur côté. Au contact des paysans, j’ai beaucoup appris de la vie à Tlemcen, c’était la période la plus féconde de mon existence. Je dois préciser que je n’avais pas adhéré au Parti communiste français quand je vivais en France. Je ne me sentais sans doute pas assez impliquée pour ressentir le besoin de militer. »

En Algérie, son adhésion au communisme coulait de source. « Elle était le fruit de mes premiers contacts avec la réalité coloniale qui m’obligeait à prendre position pour ne pas être complice. » Jacqueline milite au milieu de noyaux de fellahs communistes dans la région de Tlemcen, mais leur nombre n’était pas suffisant pour qu’ils exercent une influence notable sur le cours des événements. En mai 1955, Jacqueline, son mari Djillali et leurs cinq enfants sont expulsés d’Algérie. Ils vivront quelques mois à Rouen, chez la famille de Jacqueline. Au début de l’année 1956, la famille Guerroudj obtient l’annulation de la détention de bannissement, en lui interdisant toutefois de s’établir dans l’Oranie. « J’avais quitté la France, à une époque où il faisait si froid que le linge gelait sur les cordes où je l’étendais pour sécher et devenait raide comme de la tôle. L’arrivée à Alger a été un éblouissement, la baie d’Alger, d’abord puis la plage de Aïn Taya sous le soleil, le ciel bleu pur, le temps doux et ce premier bain délicieux, revigorant. » Djillali, le mari était responsable pour Alger des « combattants de la libération, organisation armée du PCA et Jacqueline était son agent de liaison.

Communiste engagée

Les activités de Jacqueline se sont multipliées au fil du temps. L’accord FLN/PCA a été accueilli avec enthousiasme malgré tous les problèmes qu’il posait. Nos groupes étaient rattachés au responsable FLN de la zone autonome Yacef Saâdi. Etroitement impliquée dans les opérations, Jacqueline a participé avec Fernand Iveton, militant communiste, au projet d’attentat à l’usine à gaz du Hamma. C’était le 11 février 1957. Iveton 31 ans avait été guillotiné. Sa grâce avait été refusée par le gouvernement de Guy Mollet. « Je vais mourir, mais l’Algérie sera indépendante », furent les derniers mots prononcés par Iveton avant d’être guillotiné juste après Mohamed Ounouri et Ahmed Lakhnache. Ce matin, ils ont osé/ Ils ont osé vous assassiner/ C’était un matin clair/ Aussi doux que les autres, où vous aviez envie de vivre et de chanter/ déclamait dans un poème écrit après son exécution Annie Steiner dans le quartier des femmes de la prison de Barberousse d’Alger. Avec le développement de la bataille d’Alger, les rafles, l’utilisation intensive de la torture et les arrestations se multiplient. Jacqueline et Djillali sont arrêtés en 1957.

M’ayant reconnue pour sœur, les détenues, les Djamila, Zhor, Ghania, Djouher, Fadéla, Houria, Malika et les autres se sont précipitées sur moi, m’ont fait une fête. Un accueil que je n’oublierai pas. C’était fabuleux de se retrouver aussi bien au chaud, dans une vraie famille, alors que je ne pensais atterrir dans quelque geôle sombre et solitaire. Transférées à El Harrach, les prisonnières seront de nouveau amenées à Marseille puis à Paris, enfin à Toulon, Toulouse et Pau. A sa libération en 1961, Jacqueline et sa fille rejoignent Tunis. Ces dernières années à l’instar de ses sœurs, Jacqueline s’est largement mobilisée autour des objectifs de code de la famille, de démocratie, contre la torture et plus généralement pour les bonnes causes de par le monde. Dans son livre Des douars et des prisons, paru il y a quelques années, Jacqueline, désabusée quelque part, s’interrogeait sur le destin de cette Algérie, dont les dirigeants en 1962 n’ont pas su, ou pas pu, « surfer » assez loin sur cette grande vague porteuse qu’était l’indépendance. Maintenant, avait-elle écrit, on se retrouve dans le creux de la vague et les jeunes se demandent où est leur place et quelles sont leurs possibilités. « Je n’ai pas de réponse, mais chacun doit mener sa propre réflexion basée sur la connaissance du passé. »

Parcours

Jacqueline Guerroudj est née en 1919 à Rouen. Elle fait des études de philo et de droit et vient en Algérie en 1948 où elle est affectée en qualité d’institutrice près de Tlemcen. Dès le déclenchement de la lutte armée, elle prend fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie. Avec son mari Djillali, militant communiste et sa fille Minne Djamila, elle intègre le FLN. Elle est arrêtée en 1957 en pleine bataille d’Alger et condamnée à mort. Au lendemain de l’indépendance, elle entreprend une longue carrière à la Faculté d’Alger en tant que bibliothécaire. A 90 ans, Jacqueline qui a toujours vécu à Alger se consacre à la lecture et à la rédaction de ses mémoires. Jacqueline est mère de 5 enfants et plusieurs fois grand-mère.


Hamid Tahri

26e anniversaire de l’assassinat de Kamal Amzal--Victime de l’islamisme, martyr de la citoyenneté

Publié le 02/11/2008 à 12:00 par abdoumenfloyd
26e anniversaire de l’assassinat de Kamal Amzal--Victime de l’islamisme, martyr de la citoyenneté
Vingt-six ans déjà ! Kamal Amzal en aurait eu quarante-six en cette année 2008 où, malgré les sacrifices des autres enfants d’Algérie ayant eu lieu après lui, des incertitudes presque de même nature et de même ampleur continuent à planer sur le ciel d’Algérie.

Plus d’un quart de siècle après l’assassinat de l’étudiant Kamal Amzal sur le campus de Ben Aknoun, les luttes idéologiques, politiques et sociales qui sustentaient le substratum de telles dérives n’ont pas substantiellement changé, malgré le drame d’Octobre qui frappera la jeunesse algérienne six ans plus tard, malgré les tentatives d’ouverture démocratique et de libéralisation économique opérées depuis les années 90 et, enfin, en dépit de multiples autres assassinats qui ont emporté de simples citoyens comme des hommes de culture de la trempe de Tahar Djaout, Mahfoud Boucebsi, Matoub Lounès et d’autres encore. Et si le décor de l’Algérie des années 90 était planté en cette soirée du 2 novembre 1982 ? Il y a tout lieu, rétrospectivement, de le penser. La gestion de la donne islamiste, comme dans la plupart des pays arabes ayant pour seul souci la pérennité des régimes en place, obéissait à un jeu d’équilibrisme dangereux qui opposait la gauche progressiste à la frange la plus conservatrice du courant religieux.

Dans la pratique, ce jeu a longtemps pris pour arène les campus des universités. Outre ce clivage idéologique classique et commun à plusieurs pays, l’Algérie se retrouvera avec les ‘’circonstances aggravantes’’ d’une mouvance berbère qui n’a rien d’une idéologie importée ou d’un courant politique qui chercherait la prise de pouvoir, ce qui, certainement, aurait facilité sa domestication par la grâce de la rente et des privilèges.

Il se trouve que la revendication berbère a une profondeur historique indéniable et une légitimité populaire qui a fait d’elle un serment et un flambeau portés par des générations entières de militants humbles ou aguerris, avant et après l’indépendance du pays. Ce qui avait suscité plus de panique et de réactions violentes des différents clans du pouvoir, c’est surtout la jonction réussie entre la revendication berbère et les aspirations démocratiques du peuple algérien. La militance berbère a pu intégrer, particulièrement après le Printemps de 1980, les questions des droits de l’Homme et des libertés démocratiques dans un même corpus théorique et un même combat pratique.

Cette démarche a surtout pu fleurir dans les campus universitaires où les militants de la cause berbère avaient aussi à s’assumer en tant que démocrates dans toutes les tâches dont ils allaient porter le fardeau : gestion des cités universitaires, lutte pour de meilleures conditions d’enseignement et pour une pédagogie moderne délestée des griffes de l’arabo-islamisme, combat pacifique pour l’expression démocratique dans une université qu’ils voulaient comme porte-étendard des idées de progrès.

C’est dans ce cadre qui convenait très mal à la dictature du parti unique et de l’islamisme rampant de l’époque qu’il faut situer l’assassinat, il y a 26 ans jour pour jour, de l’étudiant Kamal Amzal dans le campus de Ben Aknoun par des fous de Dieu armés de poignards et de barres de fer. L’enfant de Tiferdoud reçut dans son corps cet arsenal de guerre, aux cris de Allah Ouakbar, au moment où, avec son camarade Aziz B., il déploya une affiche à coller sur le mur du foyer, affiche appelant à renouveler le comité de cité par la tenue d’une assemblée générale des étudiants.

La jeunesse kabyle qui a inauguré le nouveau millénaire par la contestation citoyenne et la revendication d’une véritable démocratie est en droit d’être informée du parcours et du combat de ses aînés qui ont ouvert le chemin vers plus de liberté et de dignité, qui ont fissuré le mur du monolithisme castrateur du parti unique et tenu tête aux nervis et spadassins des temps modernes qui ont juré la perte de l’Algérie historique de Massinissa, Kahina et Abbane Ramadane.

Le mérite du combat de la génération de Kamal Amzal est d’autant plus noble et éminent qu’il ne s’inscrivait dans aucune logique étroite de chapelle politique ou de calcul d’intérêt. Sur leurs frêles épaules d’étudiants descendus des montagnes de Kabylie, ils ont porté haut et fort les aspirations profondes et légitimes de leur peuple ; ils ont ouvert la voie, dans l’adversité la plus tenace et la plus crasse, vers un combat loyal, pacifique mais déterminé pour les causes justes, et celles de la démocratie et de l’amazighité en font largement partie. Kamal Amzal a été de ceux qui ont ouvert cette voie ; il a inauguré, du même coup, le martyrologe de la citoyenneté.


Amar Naït Messaoud




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