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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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VIOL DE LA CONSTITUTION

Algérie –Troisième mandat : L’étrange déclaration d’Ouyahia

Posté le 26.05.2008 par abdoumenfloyd

«On a remarqué l’extinction de toutes les voix qui faisaient de la surenchère avec la révision de la Constitution. Au RND, nous gardons les mêmes positions et notre conviction est que cette question relève des prérogatives du président de la République.»

Par cette étrange déclaration faite jeudi dernier, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), lance deux messages inattendus :

1. Il se démarque de nouveau de Belkhadem et du FLN (auquel il fait allusion et qu’il attaque sans le nommer), alors qu’il s’en était rapproché publiquement du moins autour de la question du troisième mandat.

2. Il revient à sa position initiale, celle d’avant le 24 janvier et relance, de ce fait, l’intrigue autour de la question du troisième mandat.

Rappelons que le 24 janvier dernier, après des semaines de supposé suspense, l’ancien chef du gouvernement avait fini par se rallier au FLN et à Belkhadem , avec cette déclaration sans ambiguïtés, « nous soutenons la révision de la constitution et la réélection du président Bouteflika ! », lancée lors de l'installation à Alger de la commission nationale de préparation du 3ème congrès ordinaire de son parti.

Ce faisant, Ouyahia abandonnait définitivement le dossard d’opposant qu’il avait essayé d’enfiler pendant plusieurs mois.




Que signifie ce revirement supplémentaire ? Enième parodie de pouvoir ou réelle divergences au sommet ?A méditer , en tout cas, car Ahmed Ouyahia, a l’insigne privilège d’être, en plus d’une girouette nationale, le meilleur baromètre du sérail.

B.K. – Le Matin





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Algérie : Appui à un troisième mandat ? Condoleezza Rice couvre l'Algérie d’éloges

Posté le 21.05.2008 par abdoumenfloyd

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a qualifié mardi l'Algérie de "championne de la sécurité régionale et internationale", dans un message repris par l'agence APS, à l'occasion de l'inauguration du siège de la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Alger.

"En 2008, l'Algérie est un leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà. L'Algérie est championne de la sécurité régionale et internationale, son économie a fait de grands progrès et sa société est en train de devenir plus ouverte que jamais", écrit-elle. "Aujourd'hui, nous pouvons apprécier le chemin parcouru par l'Algérie depuis qu'elle a émergé en tant que nation indépendante", ajoute Mme Rice dans ce message, lu par l'ambassadeur Robert S. Ford lors de la cérémonie.

La secrétaire d'Etat fait également état de son espoir de voir les relations entre Alger et Washington se développer dans le domaine de l'éducation, des échanges culturels, de la coopération judiciaire, des affaires et de la coopération sécuritaire.


Copains comme cochons, ou le cénacle des grands initiés

Posté le 21.05.2008 par abdoumenfloyd
Copains comme cochons, ou le cénacle des grands initiés

3eme mandat, Algérie, Bouteflika, corruption, DRS, généraux

Il y a dans l’air quelque chose qui ne tourne pas rond. Ce Président de la République qui cultive l’art du rien pour entretenir le vide, qui nous toise comme si nous étions une race de nains, et qui ne cache plus le profond mépris qu’il a de la populace que nous sommes, n’est finalement pas à couteaux tirés avec ces généraux dont nous pensions qu’ils voulaient le périmer. Loin de là ! Ils n’ont jamais été si copains. Ni si complices, ni si solidaires. Il paraît même qu’ils contractent, à tour de bras, des alliances par les liens du mariage, en unissant leurs rejetons et leurs rejetones. Ils nous berçaient de fables et nous menaient en bateau, tout simplement, Très indiqué pour le boat people que nous sommes devenus.

En réalité, les généraux sont très contents de Bouteflika. Il a été un père pour eux. A défaut de l’avoir été pour son peuple. Il les a soustraits aux poursuites pénales internationales qui pesaient sur eux, pour les crimes contre l’humanité qu’ils ont commis contre les populations. Il leur a ouvert, encore plus grandes, les portes de la richesse. Il leur a placé un Américain, en chair et en sauce, à la tête de leur cher ministère du pétrole. Il a fermé les yeux sur les grosses sociétés et autres compagnies qu’ils ont érigées à la faveur des années de sang. Il a arbitré leurs curées et aplani les différences de fortune qui existaient entre eux, en donnant aux plus pauvres d’entre eux, quelques centaines de millions de dollars. Il a fait des éloges funèbres à ceux d’entre eux qui ont répondu à la convocation du grand patron. Il leur prépare une Algérie nouvelle, où ils trôneront en émirs et en “capitaines d’industrie”. Il leur concocte une Algérie où les Algériens seront leurs boys et ceux de leurs invités d’Amérique, de Paris et du Golfe. Il y aura des parcours de golf qui s’étireront sur des centaines d’hectares aux portes d’Alger. Ce sera mieux que les bidonvilles. Ils auront des marinas qui planteront leurs gratte-ciel sur la baie d’Alger, à son est et à son ouest, où ils seront entre eux, avec leurs beaux parents des émirats, puisque ce sera trop chèr pour les bougnoules de la houma. Cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas y entrer, puisqu’ils auront besoin de domestiques et de chair fraîche. Et même que Bouteflika leur a promis qu’il demandera au bon dieu de les inscrire, après lui, sur le registre de ceux qui auront construit la plus grande mosquée du monde après la Mecque. Comme ça, ils pourront tous se retrouver au paradis. En bonne place. Toujours au dessus de nous. Et même que Bouteflika a promis de laisser le petit peuple prier dans cette plusgrande mosqueeapreslamecque, puisque de toutes façons, il faudra bien la remplir, cette baraque.

Et donc, ces généraux, ce Bouteflika, ces frangins à Bouteflika, ces copains à Bouteflika et toute cette foule de petits et de grands vampires, en plus de leurs enfants, de leurs bobonnes, de leurs cousins, de leurs maîtresses et même de leurs caniches adorés, sont en réalité en très bons termes. Honni soit celui qui a pensé le contraire. Ils filent le parfait bonheur. Ils ont tout ce qu’ils veulent, et jamais depuis l’indépendance du pays, larrons n’ont été si bien en foire. C’est la rencontre du manche et de la cognée. Vive Bouteflika, vive l’armée, Djeich, chaab, maak a bouteflika..

D.B

Algérie : Reprise du charivari autour du troisième mandat

Posté le 20.05.2008 par abdoumenfloyd

C’est au moment où les interrogations sur l’état de santé du président Bouteflika avaient repris de plus belle, que la rumeur autour du troisième mandat rebondit. L’homme est-il en mesure de gouverner, se demande El-Watan qui note que « le chef de l’Etat ne donnait nullement l’image de quelqu’un en bonne forme » hier au Palais des nations. « Nombreux sont ceux qui ont décelé en lui des signes de fatigue. Si sa maladie est un secret de Polichinelle, l’évolution de son état de santé demeure un tabou. Ce qui ouvre la voie à toute sorte de rumeurs.»

C’est le moment qu’a choisi une « source à la Présidence de la République » pour indiquer à El-Khabar que le Président Abdelaziz Bouteflika a reçu de nombreux modèles pour une nouvelle Constitution et que la révision se fera probablement par référendum. « Le président a suffisamment d’expérience pour convaincre les algériens de se diriger en masse vers les bureaux de vote » a cru utile d’ajouter la « source ».

Bref, le charivari reprend … jusqu’au prochain démenti.


BIRMANIE ZIMBABWE ALGERIE: LA FOLIE AU POUVOIR

Posté le 13.05.2008 par abdoumenfloyd

500 puis 800 puis 18OO pour finalement arriver à une estimation d'environ 100 000 victimes en Birmanie. Pendant que les survivants tentent de survivre à la famine et aux risques d'épidémie, les généraux birmans corrompus et au pouvoir depuis 1962, refusant l'aide internationale, maintiennent l'organisation d'un référendum qui leur donne encore plus de pouvoir; scrutin dont ils déclarent la participation et les résultats à la mesure de leur gloire.
Régime en place depuis 1962, rétention d'information, corruption endémique, révision de la Constitution pour une présidence à vie pendant que des jeunes se jettent à la mer pour fuir l'enfer de leur pays, l'Algérie et la Birmanie évoluent dans un parallélisme parfait.
Au Zimbabwe, l'opposition aidée par une surveillance électorale internationale, accule Mugabe, en poste depuis 28 ans et grand ami du chef de l'Etat algérien, à admettre le principe d'un deuxième tour dans l'élection présidentielle après un mois de tergiversation.
Le fait est qu'en Birmanie les moines bouddhistes se battent courageusement contre les militaires, au Zimbabwé l'opinion publique s'engage résolument contre le pouvoir aux côtés de l'opposition; en Algérie beaucoup trop de "citoyens" attendent l'ordre du parrain de leur clan pour voir le sens du vent.

Troisième mandat c’est parti

Posté le 08.05.2008 par abdoumenfloyd
Ceux qui spéculent sur une éventuelle tergiversation de chef de l’Etat quant à ses intentions à briguer un troisième mandat doivent déchanter. Les forces occultes sont déjà à l’œuvre.
Dans l’émigration par exemple, le milieu associatif est méthodiquement pris en charge par les représentations diplomatiques en vue d’un rassemblement à Alger au début du mois de juin afin de participer « aux assises de l’émigration » opportunément programmées juste avant le lancement officiel de la campagne du candidat-chef d’Etat.
Il s’agit pour les participants d’exprimer les besoins de l’émigration- que tout un chacun connaît par ailleurs- mais surtout de se voir invités à apprécier le bilan et les bienfaits de la gestion de Bouteflika.
Bilan qui appelle naturellement reconnaissance et supplique pour que le bienfaiteur national accepte de se sacrifier pour un troisième mandat.

Le silence du prince et la détresse des courtisans

Posté le 28.04.2008 par abdoumenfloyd

Depuis quelques semaines, les partis de l’alliance présidentielle, notamment le FLN, ainsi que les organisations satellites qui gravitent autour du triumvirat se font tout petit.

Face au mutisme du président qu’ils n’ont eu de cesse d’appeler à se présenter pour un troisième mandat, ils ont adopté un profil bas en attendant que leur sort soit tranché en 2009, une échéance qui arrive au galop. La scène politique, qui a connu un emballement ces derniers mois sous l’impulsion du FLN qui a mené une campagne avant l’heure en faveur d’une troisième investiture du président Bouteflika, s’est calmée comme si un mot d’ordre avait été donné pour que ce bal de laudateurs et de thuriféraires prennent du répit avant de reprendre de l’exercice. Pour le FLN, qui a ouvert ce bal et qui s’est fait l’apôtre de la révision de la Constitution, l’espoir demeure entier de voir son président organique coopté de nouveau pour cinq autres années ou peut-être sept, selon la durée qui lui sera accordée dans le texte qu’on veut lui tailler sur mesure. Saïd Bouhadja, le chargé de la communication du FLN, en réponse à notre question sur le recul constaté quant à la demande pressante d’un troisième mandat, a affirmé hier qu’«il y aura une révision de la Constitution. Nous sommes confiants». Le membre de la direction du FLN reconnaît que le parti a mis le holà et que ce n’était pas dû, selon lui, à un recul car ce dernier reste persuadé que l’offensive menée pour entraîner le maximum de soutiens dans cette entreprise politique devra porter ses fruits. Il faut souligner aussi que la terminologie est plus édulcorée et plus nuancée. «Aujourd’hui, nous ne parlons pas de révision, mais plutôt de “tahsine” (perfectionnement), ajoute le chargé de la communication du FLN. C’est sans doute pour reprendre les propos du président de la République, récemment interrogé par un journal qatari sur l’éventualité d’une révision de la Constitution et qui a eu cette réponse pour le moins alambiquée, «la Constitution est perfectible » sans pour autant trancher dans le vif. Une réponse ayant fait les choux gras de la presse et des commentaires des cénacles politiques. Il faut croire que le FLN a été la locomotive ayant arrimé d’autres partis et surtout des organisations qui gravitent autour du président de la République et qui n’hésitent pas à clamer haut et fort en chaque occasion et dans chaque tribune offerte ou improvisée une «houhda thalitha». Ce qui met en stand-by des structures n’ayant pas tenu leur consultation depuis trois ans. A l’exemple du conseil national du parti prévu initialement fin février, sa date a été renvoyée aux calendes grecques. Les cadres qui attendent ce rendez-vous avec impatience pour régler leurs comptes avec la direction sont habités par la morosité. Quant aux comités de soutien qui espèrent des dividendes de leur allégeance, ils sont carrément dans la nase, n’ayant nul salut que celui de voir leur avenir scellé à un troisième mandat qui passe inéluctablement par la révision de la Constitution. L’alliance présidentielle, qui n’est visible que lors des passations de la présidence tournante où les échanges d’amabilités voilent ses divergences, a perdu du terrain, notamment avec la défection du MSP qui ne s’est pas prononcé sur le troisième mandat. Il faut croire que ce parti islamiste n’est partie prenante dans ce triptyque que pour assurer sa pérennité, ayant perdu des plumes lors des échéances électorales en sus d’être perçu comme une formation sans relief n’ayant aucun ancrage réel dans la société. Son président, aux prises à une crise de leadership, est tombé en disgrâce aux yeux de Bouteflika, lui qui occupe normalement le poste de ministre d’Etat sans portefeuille et représentant personnel du président. Une représentation pour laquelle son allié du RND est sollicité dans les rencontres internationales. Y’aura-t-il ou pas révision de la Constitution ? La question ne sera plus d’actualité quand «les décideurs» l’auront tranchée. En tout cas, la fièvre qui s’est emparée du parti et de ses relais dans la société dite «civile» (la définition reste à déterminer de ce magma de personnes qui se disent apolitiques mais qui font de l’activisme à l’approche d’échéances électorales) durant plusieurs mois a considérablement baissé et le journal télévisé de 20 heures ne fait plus des appels à un troisième mandat la une de ses sommaires. Cependant, d’aucuns pensent que les dés sont pipés et que celui qui a déclaré dès son intronisation qu’il ne serait pas un trois quart de président a de fortes chances de réaliser son objectif. Cela sous-entend une attribution des pleins pouvoirs sous le prétexte que cette demande est motivée par la poursuite de son programme inachevé. Des coupes sombres devront être pratiquées sur l’actuel texte fondamental, notamment dans son article 74 délimitant à deux les mandats présidentiels. Si aucun paramètre ne permet d’analyser avec précision la situation politique actuelle en l’absence de visibilité y compris pour ceux qui «agitent les drapeaux », il est aisé de constater que la trame de l’histoire tissée en 1999 est en train de se rééditer dans un contexte caractérisé par un verrouillage des espaces des libertés et un laminage des forces d’opposition.

Le Soir d’Algérie

Ce que nous risquons : 41 ans de Bongo, 28 ans de Mugabe, 21 ans de Ben Ali…et ce n’est pas fini !

Posté le 26.04.2008 par abdoumenfloyd

Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez « Mugabe » ! Son pays est en ruine, il a 84 ans et il règne depuis 28 ans... Et pourtant, Robert Mugabe s’est présenté hier pour un sixième mandat, à l'élection présidentielle au Zimbabwe, et a fait en sorte de ne pas pouvoir perdre !

Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez « Bongo » ! Albert-Bernard Bongo, converti à l'islam en 1973 et devient El Hadj Omar : au pouvoir au Gabon depuis 47 ans, dont 41 ans en tant que président !

Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez Ben Ali, notre voisin. Le président tunisien Ben Ali (72 ans), au pouvoir depuis 1987, veut modifier la Constitution et s’offrir un cinquième mandat en 2009. La Constitution tunisienne, déjà amendée en 2004, afin de permettre au postulant de se présenter à la présidence de la République autant de fois qu’il le veut, va de nouveau être modifiée. Cette fois-ci, il s’agira de permettre aux seuls dirigeants de partis politique ayant des sièges au Parlement d’être candidat à l’élection présidentielle.

Voilà ce qu’on risque si l’amendement de la Constitution algérienne se réalise…
Voilà ce qu’on risque si les élections de 2009 se passent avec la candidature de Bouteflika, avec ou sans « surveillants » internationaux.
Tous ces dictateurs sont au pouvoir à vie et ont été « élus » avec un scrutin « sous surveillance internationale »

La complicité internationale

Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition avec à sa tête Pierre Mamboundou a dénoncé des fraudes massives, constatées lors du scrutin par les contrôleurs internationaux.

Les régimes occidentaux se moquent des « scrutins irréguliers ». Il applaudissent le soir même les dictateurs « élus ». Bongo ? Ils l’ont tous adoubé. Rappelez-vous. Vous êtes de la génération de Gaulle ? C'est là que Bongo entre en scène, installé au pouvoir par l'incontournable Jacques Foccart, le Monsieur Afrique de l'Elysée. Vous êtes de la génération Mitterrand? Pierre Péan raconte dans "Affaires africaines" (Fayard, 1983), sans avoir jamais été démenti, comment Bongo a participé au financement de la campagne du PS en 1981, histoire d'être sûr de gagner, quel que soit le vainqueur... Et c'est à la suite d'un clash avec Bongo que Jean-Pierre Cot, le ministre socialiste de la Coopération qui tenta vainement de changer les choses, fut éjecté par Mitterrand, et que tout rentra dans l'ordre. Quant à Jacques Chirac, ce fut la continuité sans le changement. Bongo incarne parfaitement la permanence de la politique africaine de la France tout au long de la Ve République, jusqu'à la caricature si on se replonge dans le "mapping" de l'argent sale de la Françafrique récemment diffusé sur la base de la plainte de plusieurs associations contre Omar Bongo et son gendre, le Président congolais Denis Sassou Nguesso.

Nicolas Sarkozy, à peine élu, appelait Omar Bongo pour le remercier de "ses bons conseils", puis le recevait à l'Elysée et ordonnait à tout son gouvernement de passer saluer le doyen des "amis de la France". Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo se confirme puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides, puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord jamais vu5 du Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.

Même chose pour Robert Mugabe. Les pressions internationales sur le Zimbabwe ont échoué ; les pays africains, et en particulier l'Afrique du Sud, ont reculé devant l'obstacle et toléré les outrances d'un homme qui a mené son pays et son peuple dans l'impasse. Les Zimbabwéens sont donc seuls dans un huis-clos avec un despote octogénaire qui n'aura connu, dans sa vie, que la guerrilla marxiste mâtinée d'éducation jésuite, et 28 ans de pouvoir absolu entamé par une répression sanglante au Matabeleland et poursuivie par une fuite en avant suicidaire. Ses successeurs, un jour prochain, auront tout à reconstruire sur un champs de ruine.


Ben Ali ? Allié de l’Europe dans l’Union pour la Méditerranée, le président tunisien est idéal-typique de ses homologues régionaux du Sud. Dirigeant son pays aujourd’hui comme hier, il est même aux commandes, selon son slogan, de "la Tunisie de demain". Une énième reconduction en 2009 est ainsi banalisée.

L’Occident est le premier à faire accroire que le discours du général Ben Ali répondait aux revendications des démocrates : la sécurité de la société, la prospérité… Tant pis si la lutte contre l’intégrisme est contredite par une politique de surenchère religieuse favorisant au contraire fanatisme et terrorisme. Tant pis si les fruits d’une forte croissance économique somme toute naturelle dans un pays en développement sont pourris par une corruption étendue, qui nourrit les sirènes de l’extrémisme religieux.
Conclusion : ne comptons pas sur l’étranger pour ouvrir la voie à l’émergence de forces d’alternance que le processus euro-méditerranéen initié à Barcelone, trop timoré en matière de respect de la démocratie et des droits de l’homme, est loin de prendre en considération.

Ne comptons pas sur la « surveillance » internationale des urnes pour éviter un pouvoir à vie à la « Mugabe » ou à la « Bongo. »
Au lieu de revendiquer la « surveillance » du scrutin qui ne donnera rien, revendiquons le respect de la Constitution et barrons la route à une candidature de Bouteflika qui sera, s’il est élu, Bongo, Mugabe et Ben Ali réunis !
Il n’est pas trop tard !

Le Matin

OPINION : Le DRS avance sa carte Ouyahia

Posté le 24.04.2008 par abdoumenfloyd

Il y a des signes qui ne trompent pas. Au déclenchement de la Révolution française de 1789, la reine Marie-Antoinette surprise par l'ampleur de la révolte populaire demanda : «Mais que réclament donc ces gens?» On lui répondit : «Du pain». Elle eut alors cette réplique laissée à la postérité avant de passer à l'échafaud avec le roi Louis XVI : «Et bien qu'ils mangent de la brioche». Toute proportion gardée, on peut dire que la réaction ironique du chef du gouvernement Belkhadem face aux harragas est identique. Il leur promet de l'argent, du travail et des locaux, alors que les jeunes revendiquent espoir, bonheur, liberté, dignité. Tous les dispositifs d'assistanat Ansej, Cnac, Angem, filet social … n'y peuvent plus rien. Les harragas ne crèvent pas de faim. Ils crèvent de mal vie, d'ennui et d'humiliation. Ils enragent de voir l'égoïsme et la boulimie des gens du système trop occupés à dilapider les richesses du pays et à se partager les dividendes dans leurs tours d'ivoire. Ils tentent donc de faire ce que font depuis longtemps les élites qui ne manque de rien matériellement : fuir ce pays maudit. Une des preuves les plus criantes de cet égoïsme des dirigeants algériens est leur silence face à la «tsunami alimentaire» qui frappe les pays voisins, alors que tous les dirigeants occidentaux s'inquiètent et se dépêchent d'envoyer des aides d'urgence. Ils ne voient pas le désarroi des populations frontalières. Le feu couve aux frontières sud où la famine et la rébellion touareg poussent à un exode massif des populations du nord-Mali et du nord-Niger. Même des marocains et tunisiens commencent discrètement et progressivement à s'installer dans un mouvement d'anticipation et de survie. Le pouvoir est resté sourd à l'appel fraternel du Maroc, pays enclavé sans ressources pétrolières dont le seul voisin est … l'Algérie. Il n'a pas non plus entendu l'avertissement du DG du FMI sur les menaces de guerre dans ces pays pauvres et affamés. On ne dira jamais assez que la région du Sahel est une vraie bombe à retardement. Comment le premier responsable du FLN, parti d'essence populaire, ainsi que tout le gouvernement en sont-il arrivés à ne plus rien comprendre aux aspirations de leur peuple et à l'évolution dangereuse de leur environnement. Tout simplement parce que ceux qui sont chargés d'être les yeux et les oreilles de l'Etat, les informateurs, les avertisseurs, les tireurs de sonnettes d'alarme ne travaillent plus ni pour le gouvernement, ni pour la sécurité de leur pays. Ils ont délaissé leur métier et trahi leur serment de fidélité à la patrie. Ils travaillent pour leur propre compte, ils font du business grâce à l'énorme pouvoir que leur a octroyé le décret d'état d'urgence. Tous les postes de responsabilité civile sont doublés par des officiers du DRS. Ils ont ainsi accès à toutes les informations, s'ouvrent toutes les portes et les coffres-forts. Qui dans ces conditions ne peut être tenté de s'enrichir, de pratiquer le délit d'initié et de corruption. Comme ils l'ont fait à l'envie en orchestrant les détournements du groupe Khalifa… sans jamais être inquiétés et en envoyant des lampistes en prison. En imposant une autorité occulte à toutes les institutions, le DRS a concentré entre ses mains toutes les sources de renseignement militaire, policière, judiciaire, économique, diplomatique, médiatique. A tel point qu'il n'existe plus en Algérie que deux sphères de pouvoir : le DRS et la présidence. Le DRS contrôle l'armée, la gendarmerie, la police, l'administration, le secteur économique public et privé, le RDN, le MSP, l'UGTA et une partie du FLN qu'il retournera à son avantage le moment venu. Bouteflika, qui avait «redressé» et asservi le FLN, avait acquis les soutiens diplomatiques du monde arabe et des puissances occidentales qui l'ont conforté in extremis pour son deuxième mandat contre Benflis, candidat d'une partie de l'armée. Mais sa volonté de briguer un troisième mandat s'est heurtée à un refus catégorique de soutien des grandes puissances dont leurs constitutions limitent la présidence à deux mandats. Il craint aussi de subir le même désaveu que le vénézuelien Hugo Chavez, qui a eu l'audace de vouloir réviser sa propre constitution, désavoué par le référendum populaire. Sentant le danger et sa fin imminente, Bouteflika hésite à faire des sorties publiques en Algérie. De report en annulation, le syndrome Boudiaf le hante depuis l'attentat manqué de Batna. Face à la toute puissance du DRS, le clan présidentiel ne peut plus rien. Bouteflika se tient prêt à abandonner ses fonctions en silence, comme l'avait fait Zeroual avant lui. Il prépare déjà sa retraite en allant visiter ses amis du Golfe. A la manière d'un cancer qui gangrène tout le corps, le DRS veut pousser son pouvoir totalitaire à sa phase terminale : placer un de ses agents les plus fidèles à la présidence. Il a commencé en 2005 à activer en sous-main quelques lièvres et tenté de remettre en selle Ali Benflis. Mais ce dernier, entré en hibernation depuis sa défaite d'avril 2004, ne fait plus recette et a du mal à rassembler ses ex-lieutenants et ses troupes qui hésitent à le suivre. Arrivé dans la dernière ligne droite, le DRS prend les devants et abat sa carte Ouyahia en l'imposant à Bouteflika par un «communiqué laconique de la présidence» et une suggestion dans la presse d'une «rencontre de deux heures»… qui n'a jamais eu lieu. C'est le commencement d'un nouveau coup d'Etat. Les tournées d'Ouyahia dans les instances internationales visent à lui donner une stature d'homme d'Etat et à quémander le soutien des grandes puissances et des pays arabes. Le DRS a engagé une nouvelle course contre la montre en éteignant tous les signaux d'alerte pour aveugler les états-majors et leur imposer Ouyahia, l'homme le plus impopulaire du pays. Des leurres et des messages codés sont distillées dans la presse pour tenir les clientèles du système en état d'alerte et les aiguiller vers cette seule direction. L'affolement des marchés financiers et pétroliers attise toutes les convoitises intérieures et extérieures sur les ressources financières et minières du pays dans un monde actuellement bloqué à cause du stand-by américain qui attend l'élection de son nouveau président. L'attentisme est dangereux et le réveil risque d'être douloureux. Les élites, divisées et dispersées, vont-elles laisser les déflagrations sociales éclater dans tous les sens et condamner le pays à entrer dans une ère de glaciation politique et de spoliation des richesses avec Ouyahia ?


Saad Lounes

Révélations : le projet de révision de la Constitution s’achemine vers l’instauration d’un septennat

Posté le 21.04.2008 par abdoumenfloyd

Le projet de révision de la Constitution se précise. Selon des informations recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de sources proches de la présidence, le président Bouteflika aurait donné son accord pour un nouveau projet de révision de la Constitution qui contient plusieurs surprises de taille.

Première surprise, la nouvelle version de la Constitution, qui réunirait un large consensus autour d’elle parmi les «décideurs», devrait conserver l’article 74 qui limite à deux le nombre de mandats successifs pour un seul président. Après une longue hésitation, le président Bouteflika a fini par accepter d’abandonner l’idée d’une suppression de cet article. Une telle modification, non seulement elle ne réunissait pas un consensus suffisant parmi les décideurs et la classe politique, mais elle aurait terni son image auprès de la communauté internationale, d’autant que les chancelleries occidentales à Alger se sont montrées réservées sur un tel amendement digne des pays africains les moins démocratiques.

Le scénario retenu apparaît plus crédible et peut facilement être « vendu » aux partenaires occidentaux de l’Algérie. La nouvelle Constitution prévoit en effet l’instauration d’un septennat au lieu du quinquennat actuellement. Mais le président ne peut se représenter qu’une seule fois pour sa propre succession. Un poste de vice-président sera également créé. « Le but de ce nouveau poste n’est pas de désigner le dauphin du président, mais c’est pour éviter des situations de vides constitutionnels que le pays a déjà connu par le passé : démission de Chadli, départ de Zéroual deux ans après son élection, mort de Boudiaf … », explique notre source. Ahmed Ouyahia, qui a fait un retour remarqué sur la scène politique, semble bien placé pour être nommé à ce poste une fois la Constitution révisée.

Le projet de révision de la Constitution sera soumis au vote des Algériens, lors d’un référendum qui devrait avoir lieu en septembre prochain. L’annonce du nouveau texte se ferait en juillet. Les deux mois d’été, juillet et août, seront mis à profit pour les besoins de la campagne électorale.

Une fois la révision de la Constitution approuvée, le mandat actuel du président sera prolongé de deux ans pour tenir compte des nouveaux changements, indique encore notre source. Les élections de 2009 seront alors reportées et la période 2009-2011 servira de transition : une élection présidentielle sera alors organisée en 2011 en tenant compte de la nouvelle Constitution.

TSA
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