SCENE INTERNATIONALE
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Les agents secrets infiltrés dans les rangs de la guérilla colombienne des FARC y occupent des "positions importantes". Cette affirmation émane du général colombien à la retraite Alvaro Valencia.
Alvaro Valencia Tovar, un général à la retraite âgé de 80 ans, est présenté par le quotidien brésilien "Folha de Sao Paulo" comme l’instructeur de l’actuel chef d’état-major des forces armées de Colombie, Freddy Padilla, et le commandant en chef de l’armée de Terre, Mario Montoya. "Le renseignement (militaire colombien) est convaincu que les personnes infiltrées ne seront pas identifiées, parce qu’elles occupent des positions importantes" au sein de la guérilla, a assuré le général dans une interview publiée dimanche 6 juillet 2008. Pour le général Valencia, la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages "a été un coup très sévère qui fragilise encore un peu plus les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), mais nous ne savons pas quelle sera la réaction (du nouveau chef de la guérilla) Alfonso Cano". Le général colombien estime qu’Alfonso Cano "est capable de comprendre qu’ils doivent accepter la défaite et qu’ils doivent négocier" car "l’objectif du gouvernement n’est pas de détruire les FARC mais d’en finir avec la guerre". Il affirme en outre que les guérilleros sont "dispersés" avec des difficultés de ravitaillement et leurs moyens de communications détruits. "Comment vont-ils coordonner leurs actions s’ils ne peuvent pas ouvrir la bouche, parce que l’armée est au courant de tout ?", a-t-il souligné. Le général admet qu’ils "peuvent mener de petites opérations de guérilla, isolées" et estime qu’il n’y aura pas de bataille finale pour se débarrasser des FARC.
Agence télégraphique suisse
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Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
Filmé par la caméra cachée, Shambira observe la manière dont Shepherd Yuda remplit son bulletin de vote, dans un local administratif d’une prison de Harare
Une vidéo, filmée en caméra cachée, par un gardien de prison de Harare, au Zimbabwe, et diffusée samedi 5 juillet 2008, démontre les méthodes des partisans du président, Robert Mugabe, pour truquer la récente élection présidentielle.
A l’origine, Shepherd Yuda, âgé de 36 ans , devait simplement faire une chronique de la vie quotidienne en prison pour le quotidien britannique The Guardian, mais il s’est retrouvé être le témoin d’une fraude électorale opérée par des partisans du Zanu-PF, le parti présidentiel. Sur le film, le gardien de prison et ses collègues, recoivent, chacun à leur tour, des mains d’un des responsables de la prison, appelé "Shambira", une enveloppe contenant leur matériel électoral pour voter par correspondance. Guidés par le surveillant qui observe leurs faits et gestes, ils doivent donner leur numéro d’identification, puis remplir leur bulletin de vote qui est ensuite plié et placé dans une enveloppe par leur chef. "Je pensais pouvoir voter pendant qu’il ne regardait pas, mais il surveillait comme un faucon", déclare un homme dont le visage est flouté mais qui porte l’uniforme kaki des gardiens.
M. Yuda a également filmé une réunion "obligatoire" convoquée par de hauts responsables des services pénitentiaires pour briefer le personnel : "Vive Zanu-PF. Vive Zanu-PF. A bas le MDC", s’exclame l’un des orateurs, repris mollement par une assistance peu enjouée. Puis l’homme ajoute, à propos du leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai : "Même si vous votez pour lui, même s’il gagne, il ne dirigera jamais ce pays. Vous me comprenez ? Il ne gouvernera jamais". Arrivé largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle, le 29 mars 2008, Morgan Tsvangirai s’était retiré de la course électorale en raison des violences contre ses partisans, laissant Robert Mugabe seul en course pour la présidence. Le plus vieux des chefs d’Etat africains, a été investi, dimanche 29 juin 2008, pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe, à l’issue d’un scrutin qualifié de "fraude" par l’opposition et l’Occident.
AFP
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Rayonnante et apparemment en bonne santé, Ingrid Betancourt a fait le récit, mercredi 2 juillet, de sa libération. Souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle est descendue la première de l'avion qui l'a amenée à Bogota, et s'est jetée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, puis dans ceux de son mari, Juan Carlos Lecompte.
La sénatrice franco-colombienne a raconté comment elle avait elle-même été dans un premier temps trompée par le subterfuge utilisé par les militaires pour parvenir à sa libération et à celle de ses codétenus dans la jungle, en se faisant passer pour une mission humanitaire. Elle a rendu hommage à l'armée pour une opération "très risquée" mais "impeccable".
"Accompagnez-moi d'abord pour remercier Dieu et la Vierge", a-t-elle dit en préambule devant l'appareil des autorités colombiennes qui l'avait transportée avec ses compagnons à la base de Catam, près de Bogota. "J'ai imaginé tellement de fois ce moment", a-t-elle dit, en remerciant en français "vous tous dans le monde qui nous avez accompagnés".
Des soldats se sont présentés comme les membres d'une ONG fictive censée transporter les otages par hélicoptère vers un camp pour y rencontrer le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Alfonso Cano. "Ce matin quand je me suis levée à 4 heures du matin, nous avions l'espoir que l'un d'entre nous serait bientôt libéré par une commission internationale de la Croix-Rouge", a-t-elle dit.
Lorsque les faux humanitaires sont arrivés, Ingrid Betancourt a noté qu'ils portaient des T-shirts à l'effigie de Che Guevara et a cru qu'il s'agissait d'autres éléments des FARC.
Lorsqu'on a lui a annoncé qu'elle allait avec ses compagnons être transférée dans un autre lieu de captivité, Ingrid Betancourt a été en proie au découragement : "Là, mon cœur s'est brisé, parce que cela signifiait plus de captivité."
"Nous sommes arrivés dans un endroit avec des guérilleros armés qui nous faisaient se dépêcher, avancer comme toujours. (...) Les hélicoptères sont arrivés, et des personnages surréalistes en sont sortis (...) Ils ont parlé avec les chefs, le commandant Henrique, le commandant Cesar. Ils avaient des T-shirts de Che Guevara et je me suis dit : 'Ça, c'est des FARC'." Les otages sont montés menottés dans un hélicoptère.
"C'EST UN MIRACLE"
"C'était très humiliant (...). Quand nous somme montés dans l'hélicoptère, très frustrés, je ne voulais même pas parler aux personnes qui étaient là. L'hélicoptère s'est envolé, et tout à coup quelque chose s'est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j'ai vu le commandant qui pendant tant d'années avait été si cruel et si humiliant, je l'ai vu au sol, les yeux bandés.
"Je crois que je n'ai même pas été heureuse (...) ; le chef de l'opération a dit : 'Nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres' et l'hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s'est embrassés, on pouvait pas le croire, c'est un miracle."
L'ex-otage a insisté sur le rôle essentiel joué par les divers soutiens dont elle a bénéficié pendant ses six ans et demi de captivité. "Nous pouvions rêver, maintenir l'espoir vivant parce que nous écoutions les nôtres", a dit Ingrid Betancourt. "Cette victoire est aussi due aux moyens de communication", a-t-elle estimé, en évoquant les messages que lui ont adressés les membres de sa famille et le soutien international. "J'entendais mon ex-époux, Fabrice [Delloye], qui me disait qu'il y avait une photo de moi sur le Mont-Blanc, en France", a-t-elle raconté.
"Merci la Colombie, merci la France. Nous les Colombiens, nous savons que nous avons des frères de l'autre côté de l'Atlantique", a conclu Ingrid Betancourt.
AFP / Le monde.fr
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Conséquence de la désillusion des Palestiniens, née du blocage du processus de paix par Israël, ou plus simplement poursuite des actions de la résistance palestinienne contre l’occupant israélien, la scène proche-orientale a enregistré, hier, l’apparition d’un nouveau mouvement par la force des armes et en plein centre de la ville sainte d’El Qods, puisqu’il en est à sa deuxième opération depuis le mois de mars dernier.
Il s’agit des Brigades des hommes libres de la Galilée. En effet, un Palestinien au volant d’une pelleteuse a tué hier au moins trois Israéliens et blessé plus de 45 autres dans le centre de cette ville sainte ravagée par le processus de colonisation. Selon la police, l’auteur de cette opération était un homme âgé de 30 ans, habitant du village de Sour Baher, marié et père de deux enfants. L’attentat s’est produit à midi précise dans l’une des rues les plus passantes de la ville, sur le chantier du tramway actuellement en construction, provoquant un mouvement de panique. Un tramway très controversé avec des implications internationales.
« Nous dénombrons pour l’instant quatre morts, dont le conducteur de la pelleteuse, et 45 blessés, dont trois grièvement », a déclaré un porte-parole israélien. Un groupe palestinien peu connu, « Les Brigades des hommes libres de la Galilée », a affirmé, hier, être responsable de l’attaque. Ce groupe avait également revendiqué l’attentat meurtrier contre une école talmudique le 6 mars à El Qods, mais cette revendication n’avait jamais été confirmée de sources policières. L’attaque s’est produite lorsque le conducteur palestinien de la pelleteuse s’est lancé dans une course folle sur une centaine de mètres dans la rue Jaffa, renversant un bus, des véhicules et des passants avant d’être abattu par un policier d’une unité d’élite. Il s’agit du premier attentat à El Qods depuis le 6 mars. Huit étudiants israéliens d’un institut d’études talmudiques d’El Qods ouest avaient été tués par balles par un Palestinien qui a été abattu peu après.
L’attentat était le plus meurtrier depuis quatre ans en Israël. L’attaque d’hier intervient alors que le mouvement islamiste Hamas et Israël ont signé une trêve des violences dans la bande de Ghaza. Le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Ghaza a qualifié cette attaque de « réponse naturelle aux agressions israéliennes », mais a indiqué n’avoir aucune information sur ses auteurs. Justement, dans cette portion de la Palestine, des centaines de Palestiniens ont pris d’assaut, hier, le terminal de Rafah à la frontière entre la bande de Ghaza et l’Egypte avant d’être repoussés par les forces de l’ordre égyptiennes et une intervention du Hamas qui a rétabli le calme. Le calme est effectivement revenu à la frontière où le Hamas a repris contrôle de la situation côté palestinien, selon le responsable égyptien.
L’Egypte avait dépêché en urgence des « dizaines de policiers » le long de la frontière de 14 km après avoir ouvert Rafah exceptionnellement mardi et hier. Il s’agissait de laisser un certain nombre de Palestiniens de la bande de Ghaza porteurs de permis de résidence à l’étranger et de visas, ainsi que les étudiants et les malades, de passer sur territoire. « Les Palestiniens sont apparemment en colère parce que le quota est limité », a dit un responsable égyptien. Aucun Palestinien n’a pu pénétrer hier en Egypte, alors qu’un peu plus de 200 avaient pu le faire mardi, a-t-il précisé. Le terminal de Rafah est fermé quasiment en permanence depuis 2006. Mais des centaines de milliers de Palestiniens s’étaient rués en Egypte du 25 janvier au 3 février après la destruction de la clôture frontalière à Rafah par des militants du Hamas pour échapper au blocus israélien. En réalité, c’était pour fuir cette immense prison puisque toutes les voies d’accès sont bouclées et gardées par l’armée israélienne qui y a imposé un blocus inhumain.
L’ONU interdite d’accès dans les territoires
Un comité spécial de l’ONU, qui enquête sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré mardi avoir été empêché par Israël d’y accéder. « Les autorités israéliennes ne nous ont pas permis de visiter les territoires palestiniens et n’ont donné aucune raison pour expliquer leur refus », a dit dans une conférence de presse à Amman le chef du comité, Prasad Kariyawasam, précisant toutefois qu’Israël ne reconnaissait pas leur mandat. Les trois membres du Comité spécial de l’ONU d’enquête sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme des Palestiniens et des autres Arabes des territoires occupés par Israël ont déjà visité l’Egypte et doivent se rendre en Syrie.
Ils ont exprimé leur « vive préoccupation » devant les conditions de vie des Palestiniens des territoires occupés. Ils ont souligné « la détérioration des droits de l’homme dans le territoire, la grave situation humanitaire dans la bande de Ghaza, la poursuite de la politique de colonisation (juive) et la barrière » érigée par Israël en Cisjordanie. « De telles politiques et pratiques doivent cesser car elles sont une sérieuse menace pour l’avenir du peuple palestinien et son autodétermination », a dit M. Kariyawasam. Le comité de l’ONU a recueilli des interviews de Palestiniens de la bande de Ghaza, de Cisjordanie, d’El Qods est par téléphone et certains témoins ont été empêchés de voyager à Amman où au Caire, a dit ce responsable. Il a ajouté que son groupe allait soumettre cette année un rapport à l’assemblée générale de l’ONU .
Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd
Selon le magazine allemand Der Spiegel une frappe militaire israélienne de l’Iran n’est plus qu’une question de temps. Cet hebdomadaire d’information publie en effet dans sa dernière édition un article de quatre pages intitulé « Plans pour une attaque » et consacré aux préparatifs entrepris actuellement en Israël pour des attaques aériennes contre l’Iran.
L’article commence par la remarque que le gouvernement israélien a rejeté des sanctions économiques comme moyen d’empêcher l’Iran de construire l’arme nucléaire. Il dit ensuite qu’un « large consensus commence à se dessiner (en Israël) en faveur d’une attaque militaire des installations nucléaires de Téhéran, et si nécessaire, sans les Américains ».
Celui qui fait le plus ouvertement campagne en faveur d’une frappe militaire contre l’Iran est l’actuel ministre des Transports et ancien ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz qui a dit qu’une action militaire contre l’Iran était « inévitable » et dont les paroles ont été citées abondamment. Mofaz a dit cela pour la première fois suite à de récentes discussions avec de hauts responsables américains à Washington.
Il répéta ses commentaires pas plus tard que vendredi dernier dans une interview donnée au journal Yedioth Ahronoth. Faisant allusion à des menaces proférées à l’encontre d’Israël il y a quelque temps par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Mofaz a déclaré que c’était « l’Iran [qui] disparaîtrait avant Israël ».
Il poursuit ainsi : « Si l’Iran continue son programme de développement de l’arme nucléaire, nous l’attaquerons. Les sanctions sont inefficaces…Une attaque de l’Iran afin d’arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable ».
Mofaz, qui est lié étroitement à l’establishment militaire israélien est connu pour préconiser une ligne dure vis-à-vis de l’Iran. Illustrant le « large consensus » qui existe en Israël en faveur d’une attaque militaire de l’Iran, Der Spiegel rapporte aussi l’opinion de Dani Yatom, général de division en retraite et député du Parti travailliste qui déclare : « Nous ne croyons plus à l’efficacité des sanctions… une opération militaire est nécessaire si le monde veut arrêter l’Iran ».
L’article cite ensuite l’historien israélien Bebby Morris, qui est lui aussi en faveur d’une solution militaire : « si la question est de savoir qui de l’Iran ou d’Israël doit périr, alors ce sera l’Iran ».
Et Der Spiegel de conclure : « En vérité… il y a maintenant un consensus au sein du gouvernement israélien sur le fait qu’une attaque aérienne des installations nucléaires iraniennes est devenue inévitable ».
L’article explique encore qu’il existe un accord pratiquement unanime dans le cabinet israélien sur une frappe militaire de l’Iran. La seule question qui se pose encore est le moment de l’attaque : « En Israël, il ne s’agit plus de savoir si l’attaque aura lieu ou non, mais quand elle aura lieu. »
Selon Der Spiegel : « Les colombes expliquent que les efforts diplomatiques des Nations unies doivent se poursuivre jusqu’au moment où l’Iran sera en passe d’obtenir la bombe. De cette manière, Israël pourrait au moins expliquer de façon convaincante que toutes les options non militaires ont été épuisées. »
« Les faucons en revanche croient que le temps presse. Ils insistent sur le fait qu’il y a maintenant une "occasion propice" qui n’existera plus une fois arrivée l’élection présidentielle américaine en novembre et qu’Israël ne peut compter sur le soutien américain que tant que l’actuel président américain, George W. Bush, restera en place à Washington. »
L’article aborde ensuite la faisabilité d’une attaque aérienne israélienne et inclut une carte de l’Iran montrant des cibles potentielles pour les avions israéliens. Il note que l’aviation israélienne a déjà effectué avec succès un raid aérien contre le réacteur nucléaire irakien d’Osirak en 1981 et que plus récemment, en septembre 2007, elle a détruit une cible identifiée par les services de renseignement israéliens comme un site nucléaire suspect dans l’est de la Syrie.
Israël a récemment signé un accord avec Washington portant sur l’achat de bombardiers F-22 Stealth, idéaux pour le genre de raids préparés par le commandement de l’aviation israélienne. L’actuelle flotte d’avions de chasse F-15 pourrait, elle aussi, être utilisée pour lancer une attaque à plusieurs niveaux sur les installations d’enrichissement d’uranium de l’Iran.
L’article se termine avec une citation de Bruce Riedel, expert du Moyen-Orient et ancien agent de la CIA, qui déclare qu’alors qu’un président américain devait s’attendre à une opposition en cas d’attaque par les Etats-Unis, « la situation est différente vue depuis Israël… Il y a un risque qu’Israël pense qu’il n’a pas le temps d’agir et qu’il a [encore] le feu vert de certains hommes politiques américains. »
Lorsqu’on lui demanda quelles seraient les conséquences d’une telle attaque, Riedel insista sur le fait qu’elle serait vue comme une attaque américaine et que les représailles iraniennes seraient dirigées « tant contre Israël que contre les Etats-Unis ». Les conséquences en seront funestes. « Nous verrons le Moyen-Orient en flammes. »
Plans de guerre israéliens et activité diplomatique fébrile au Moyen-Orient.
Il ne se passe guère de jour sans que ne paraissent des articles parlant de nouvelles initiatives diplomatiques au Moyen-Orient et dans lesquelles le gouvernement israélien est directement ou indirectement impliqué. Le jour même (jeudi 19 juin) où le gouvernement de Jérusalem annonçait un cessez-le-feu avec le mouvement Hamas dans la Bande de Gaza, le premier ministre israélien Ehoud Olmert déclarait que son gouvernement était prêt à des négociations de paix avec le Liban. Israël conduit depuis longtemps des opérations militaires régulières contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et a mené en 2006 une guerre de frontière acharnée avec les milices du Hezbollah, situées à l’intérieur du Liban.
D’autres pays comme la France, l’Allemagne et la Turquie ont eux aussi fait la promotion active d’une amélioration des relations internationales avec le régime syrien, qui fut longtemps traité de « paria » tant par Israël que par les Etats-Unis et devait à l’origine figurer sur la liste des pays constituant « l’Axe du mal » de Washington. Le président français Nicolas Sarkozy a récemment visité Beyrouth à la tête d’une nombreuse délégation et il a invité le président syrien Bachar al-Assad à assister aux célébrations du 14 Juillet à Paris. Sarkozy y a aussi invité le premier ministre israélien et espère que les deux ennemis jurés pourront être persuadés de se réconcilier.
Un examen attentif des différentes « initiatives de paix » rivales montre que les gouvernements israéliens et européens suivent des stratégies différentes. Israël se sert de la campagne de propagande menée par Washington et visant à diaboliser le régime iranien afin de préparer sa propre attaque de l’Iran. Jérusalem cherche en même temps à neutraliser un certain nombre d’alliés traditionnels de l’Iran comme le mouvement Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et le gouvernement syrien dirigé par Assad, afin de réduire le risque de représailles de leur part suite à une attaque militaire de l’Iran.
Les gouvernements européens comme la France et l’Allemagne sont certainement très conscients de la menace d’une attaque militaire de l’Iran, soit de la part d’Israël soit de la part des Etats-Unis, et qui mettrait en danger leurs intérêts économiques et politiques au Moyen-Orient qui sont considérables. Des avertissements pressants quant aux conséquences d’une telle attaque ont déjà été lancés en novembre 2007 en Allemagne par le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, le chrétien-démocrate Ruprecht Polenz et, il y a tout juste deux semaines, par l’ex-ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer.
Mais s’ils conduisent vigoureusement leur propre diplomatie au Moyen-Orient, les gouvernements européens ne sont pas prêts à s’opposer publiquement à la propagande belliciste anti-iranienne d’Israël et des Etats-Unis.
Ce fut le sens de la récente tournée des pays européens entreprise par le président américain. Dans chaque pays où il fut reçu, George W. Bush put répéter ses menaces contre l’Iran sans qu’aucun leader européen ne s’y oppose.
L’article du Spiegel note ce fait et il remarque que le point de vue des faucons israéliens qui demandent une action militaire rapide contre l’Iran a été renforcé par le récent voyage de Bush en Europe.
« Le président Bush a cependant envoyé récemment des signaux qui rappellent de façon suspecte les semaines qui ont précédé la guerre contre l’Irak. Car à l’époque comme aujourd’hui, il insistait sur le fait que "toutes les options restaient envisageables". Et comme aujourd’hui, il essayait alors d’apaiser les européens en disant qu’on épuiserait d’abord toutes les possibilités diplomatiques. Mais durant sa récente visite en Slovénie, Bush a dit : "Il y a un tas de choses pressantes lorsqu’il s’agit de l’Iran, et les Israéliens qui sont politiques…, si vous allez en Israël et que vous [les] écoutez attentivement, vous entendrez cette urgence dans leur voix." »
Le rapprochement fait par Der Spiegel entre la période actuelle et celle qui a précédé la guerre contre l’Irak est tout à fait approprié. Avant de lancer l’invasion militaire de 2003, des leaders européens sans courage ont soutenu docilement les sanctions imposées au régime de Saddam Hussein et qui ont coûté la vie à des centaines de milliers d’Irakiens. Ensuite, ils restèrent soit silencieux (comme la France et l’Allemagne) ou se firent les complices de Washington (comme la Grande-Bretagne) alors que le gouvernement Bush débitait un chapelet de mensonges pour justifier son invasion destructrice de l’Irak.
Le silence actuel des gouvernements (et de la plupart des médias) européens devant le danger d’une attaque militaire israélienne soutenue par les Etats-Unis est tout aussi assourdissant qu’alors. Après les évènements d’Irak, personne parmi les gens politiquement conscients ne peut affirmer que les conséquences d’une « frappe préventive » contre l’Iran ne sont pas encore visibles. On prépare sous le nez des élites dirigeantes européennes un nouveau crime de guerre catastrophique et pas un seul gouvernement du continent n’est prêt à s’opposer aux gouvernements de Jérusalem et de Washington.
Au contraire, ces élites sont déjà en train de lancer des signaux disant qu’ils seront du côté du régime israélien dans l’éventualité d’une guerre contre l’Iran. Le même homme politique allemand qui en novembre dernier a fait avec tant d’emphase cette mise en garde quant aux conséquences d’une attaque israélienne de l’Iran, dit clairement dans le dernier article du Spiegel que l’Allemagne serait à coup sûr du côté d’Israël dans le cas d’hostilités ouvertes.
Ruprecht Polenz résume le rôle joué par les européens dans l’encouragement de sanctions plus sévères vis-à-vis de l’Iran comme étant celui d’une possible dissuasion à l’action militaire, une stratégie qui, en même temps, lie plus encore les nations européennes à Israël.
« En lançant cet avertissement, nous prenons plus encore la responsabilité de (garantir que) notre approche préférée apportera des résultats » dit Polenz. En d’autres mots, si l’Iran continue de poursuivre son programme nucléaire, l’Occident devra resserrer les rangs autour de Jérusalem. « En aucune circonstance, on ne peut donner l’impression qu’on abandonnerait Israël face à la possibilité d’une bombe atomique iranienne ».
Stefan Steinberg
http://www.wsws.org
Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd
Obama, Mc Cain : Pour comprendre ce qui différencie dans le fond nos deux candidats, regardons du côté de leurs pères.
Le barrage que représentait Hillary a finalement cédé, déclenchant des flots de commentaires journalistiques sur la confrontation longtemps différée entre Républicains et Démocrates. Mais tandis qu’on ergote sur la race et l’âge des candidats, on passe à côté du meilleur outil qu’on ait pour scruter les cœurs de John Mc Cain et Barak Obama. En effet, ils ont chacun publié un livre étonnant et très détaillé sur leurs pères. C’est dans leurs pages que nous pouvons trouver les plus clairs indices de la façon dont ils gouverneraient, s’ils étaient élus. Au premier abord, ces biographies volumineuses, comportent des similitudes frappantes.
Toutes deux racontent l’histoire d’un jeune homme peu sûr de lui, en quête de son identité et poursuivant le fantôme de son père absent jusque dans des pays lointains et troublés. Alors qu’Obama nous livre le récit complexe d’un peuple colonisé, le livre de Mc Cain, lui, est une célébration pure et simple du colonisateur. Obama sénior était un berger. Son pays natal, le Kénya, était sous la domination blanche des Britanniques. Lui-même vit son père changer sans cesse d’emploi (chef cuisinier, maître d’hôtel, domestique) : tantôt il partait parce qu’il n’admettait pas d’être battu à la moindre erreur, tantôt il était renvoyé pour son « insolence ». Il l’a vu disparaître durant six mois dans un « Guantanamo » britannique, accusé (à tort) de faire partie de la résistance. Pendant ce temps, les Britanniques, pour écraser la rébellion, massacraient cinquante milles Kenyans. Une pratique courante consistait à crever les tympans des captifs. Des travailleurs volontaires américains remarquèrent l’intelligence d’Obama sénior et lui offrirent une porte de sortie en l’aidant à poursuivre des études aux Etats-Unis. Là, il rencontra Anne Durheim, une jeune fille pauvre du Kansas. Ils se marièrent hâtivement, et eurent un enfant à une époque où les mariages mixtes étaient encore illégaux dans la moitié des Etats-Unis.
Quand Barak Obama eut deux ans, son père l’abandonna avec sa mère à Hawaï, et il ne le revit qu’une seule fois, brièvement. Plus tard, Obama écrira : « J’étais plongé dans un débat intérieur. J’essayais de trouver ma place d’homme noir en Amérique, et personne autour de moi ne semblait vraiment comprendre ce que cela signifiait ». Il s’efforça de coller à « une caricature d’adolescent noir américain ». Puis il devint un temps animateur communautaire à Chicago, et quand son père mourut dans un accident de voiture, il poursuivit sa quête d’identité en Afrique, pour y retrouver des traces de son histoire. Mais il découvrit un père qui avait échoué. Obama sénior avait semé des enfants un peu partout. Il figurait sur la liste noire du gouvernement kenyan pour avoir dénoncé la corruption et il finit par sombrer dans l’alcool et la solitude.
Paradoxalement, c’est dans les bidonvilles du Kenya que Barak, son fils, réalisa à quel point il se sentait américain, inexorablement lié aux libertés et aux carences de son pays. Plus Il pensait à ses grand-mères, l’une regardant sa maison brûlée par les colons, l’autre s’affairant à six heures trente du matin et courant après le bus qui la conduisait à la banque où elle était employée, plus il comprenait qu’elles attendaient toutes deux la même chose de lui.
Les lunettes à travers lesquelles Mc Cain regarde le monde sont radicalement différentes. Issu de l’aristocratie militaire, il écrit : « Les hommes de ma famille, pendant deux siècles, ont été élevés dans le but de faire la guerre, comme officiers dans les troupes armées américaines ». Il se dit fier d’être un descendant de l’éminent conquérant qu’était Charlemagne. Le père de Mc Cain, presque toujours absent, naviguait au loin. Mc Cain écrit : « en tant qu’enfant de la marine on m’a appris à considérer cette absence non comme une privation mais comme un honneur ». Mais pour compenser cette absence, il se mit à rechercher des histoires sur son père et son grand-père. Tous deux étaient de gros buveurs coléreux, souvent sanctionnés pour avoir provoqué des bagarres. Son grand-père fut même surpris en train de boire l’alcool qui servait à alimenter les torpilles de son sous-marin. Guerroyer, voilà tout ce qu’ils connaissaient. Quand la seconde guerre mondiale prit fin, son grand-père se lamenta : « Je me sens perdu, je ne sais plus quoi faire ». Il arrivait que leur stricte allégeance à l’autorité militaire serve de grandes causes, comme débarrasser le monde du nazisme, mais elle servait tout aussi souvent à écraser la démocratie. En 1965, le père de Mc Cain conduisit l’invasion de la République Dominicaine, et détruisit les forces restées loyales au dirigeant élu pour y installer une canaille fasciste. Dans son livre, Mc Cain qualifie cette opération de « succès ». Pendant que le père et le grand-père d’Obama étaient humiliés et détenus arbitrairement, on enseignait à Mc Cain le respect de leurs oppresseurs. Celui-ci écrit : « Mon père était un grand admirateur de l’Empire Britannique, lui attribuant « le maintien d’une paix relative » pendant près de deux cents ans ». C’est toujours son point de vue aujourd’hui, comme on peut le constater à travers le choix de son conseiller en politique étrangère, Niall Ferguson, qui exhorte les Etats-Unis à jouer le rôle tenu autrefois par les Britanniques. Il décrit son enfance comme une « époque féerique où presque rien n’avait changé depuis l’atmosphère décrite dans le film « Sur la route de Nairobi » » , époque où le Kénya du père d’Obama se désintégrait. Cependant, Mc Cain craignait de ne jamais atteindre le niveau de son père, bien que lui aussi soit devenu un sale gosse de la marine, dernier de la classe, bagarreur, buveur, et toujours sur le point d’être fichu dehors. Au cours de l’un de ses premiers raids aériens sur le Vietnam, les Viêt-Cong descendirent son avion et le firent prisonnier. Après l’avoir torturé, on lui proposa de le relâcher, mais comme tout bon soldat américain il insista pour être libéré selon son ordre de capture. Sa détention se prolongea donc durant cinq ans, et les tortures avec. « C’est à Hanoï, écrit-il, que je suis tombé amoureux de mon pays ». Les séances de tortures l’amenèrent à penser qu’il méritait enfin « La Confiance de mes Pères » (traduction du titre de son livre : « Faith of my fathers »). A son retour, son père déclara que le seul problème avec cette guerre, c’est qu’elle n’avait pas été assez radicale : « Nixon et Kissinger auraient dû avoir moins de scrupules et bombarder plus de civils » (il y a eu trois millions de morts). Son fils est là encore de son avis : il s’emporte contre « les restrictions aberrantes apportées à l’utilisation de la puissance américaine ». En parlant de ses ascendants, Mc Cain dit : « J’aspire à vivre de sorte qu’ils eussent approuvé mes choix ». Et c’est ce qu’il fait. La réaction de son père à la défaite au Vietnam fut de réclamer avec impatience le bombardement du Cambodge, sa réaction à lui face à l’échec en Irak, c’est de chanter « Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran ».
Je ne tiens pas à exagérer la portée des différences entre Obama et Mc Cain. Le pouvoir du système politique américain est limité par de puissantes corporations et par des impératifs géopolitiques. Quel que soit le Président en place, il ne peut faire bouger le système, dans la bonne ou la mauvaise direction que par petites touches. Mais lorsqu’un géant se déplace de quelques centimètres, les conséquences sont vastes.
De son père, Obama a appris à ne pas user de « l’aplomb propre à ceux qui sont nés dans les cultures impérialistes », ces gens qui veulent régir le monde à leur manière, et utiliser la force de façon constante et irréfléchie. Il peut comprendre ce que vit le jeune garçon de Bassora dont le père a disparu dans une prison des forces occupantes parce que c’est arrivé à son propre père et à son grand-père. Mc Cain, lui, de son père a tiré l’enseignement inverse : les indigènes n’apprennent à « bien se conduire » que sous la menace d’un gros bâton.
A présent, nous devons nous poser la question : Le fantôme de quel père l’Amérique choisira-t-elle de suivre ?
Johann Hari
The Independent
Posté le 30.06.2008 par abdoumenfloyd
Pour le secrétaire général Ban Ki-Moon, le second tour de la présidentielle "n'a pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime". Robert Mugabe n'avait plus d'opposant.
Le secrétaire général de l'ONU a estimé lundi 30 juin dans un communiqué, que le résultat de l'élection au Zimbabwe n'avait "pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime".
Un porte-parole du secrétaire général a rapporté que Ban Ki-moon avait "plusieurs fois répété que les conditions n'étaient pas en place pour une élection libre et équitable" au Zimbabwe. Selon lui, le résultat du vote "n'a pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime".
Le secrétaire général de l'ONU "encourage les efforts des deux parties", à savoir le président Robert Mugabe et l'opposant Morgan Tsvangirai, "à négocier une solution politique qui arrêterait la violence et l'intimidation", a-t-il indiqué dans un communiqué transmis depuis Tokyo où Ban Ki-moon effectue une visite.
90,2% des suffrages exprimés
"Il soutient les efforts de l'Union africaine (UA) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à promouvoir un accord acceptable pour le peuple du Zimbabwe", a ajouté la porte-parole de Ban Ki-moon, rappelant que le secrétaire général adjoint et envoyé spécial de l'ONU, Haile Menkerios, était présent au sommet de l'UA pour "aider de toute manière possible".
Dimanche, Robert Mugabe a été déclaré vainqueur d'une élection présidentielle où il était seul en lice après le retrait de Morgan Tsvangirai. Ce dernier avait renoncé à participer au deuxième tour du scrutin pour dénoncer les violences du pouvoir au Zimbabwe contre l'opposition et les conditions malhonnêtes du scrutin.
Robert Mugabe a obtenu 2.150.269 voix, soit 90,2% des suffrages exprimés, contre 233.000 au chef de l'opposition Morgan Tsvangirai, dont le nom figurait sur les bulletins de vote malgré son retrait.
Rompant avec l'habituelle mansuétude de la région à l'égard du plus vieux chef d'Etat d'Afrique, les observateurs de la SADC, représentant 14 pays d'Afrique australe, ont dénoncé un résultat qui "ne reflète pas la volonté du peuple", peu après la cérémonie d'investiture.
Un sommet de l'UA, qui représente 53 pays africains, doit s'ouvrir lundi sous pression à Charm el-Cheikh (Egypte), en présence de Robert Mugabe. L'UA et ne s'est pas encore prononcée sur l'élection au Zimbabwe.
Depuis la défaite du parti au pouvoir aux élections générales du 29 mars, 200.000 personnes ont été déplacées, 10.000 blessées et 90 membres du parti d'opposition tués, selon Morgan Tsvangirai.
Posté le 30.06.2008 par abdoumenfloyd
Posté le 30.06.2008 par abdoumenfloyd
Les financements nécessaires à l'intensification des opérations secrètes, pour lesquelles Bush a demandé jusqu'à 400 millions de dollars, ont été approuvés par les dirigeants du Congrès, selon l'article du "New Yorker", qui cite des sources militaires, passées ou présentes, ainsi que des sources au Congrès ou dans les services de renseignement. Les opérations clandestines contre l'Iran ne sont pas chose nouvelle.
Les dirigeants du Congrès américain auraient accédé à la fin de l'année 2007 à une demande du président George Bush de financer une nette intensification des opérations secrètes contre l'Iran, destinées à déstabiliser le régime, selon une enquête menée par le journaliste Seymour Hersh et publiée, dimanche 29 juin, sur le site internet du magazine New Yorker.
L'enquête porte sur un document ultra-secret appelé "presidential finding" signé par Bush et qui, d'après la loi, doit être porté à la connaissance des dirigeants démocrates comme républicains des deux chambres du Congrès ainsi que des dirigeants des commissions "renseignement". "Le document est centré sur un objectif, saper les ambitions nucléaires de l'Iran et d'essayer de fragiliser le pouvoir par une évolution du régime", déclare une personne au fait de son contenu, cité dans l'article.
Hersh a déjà écrit par le passé sur des projets de l'administration Bush envisageant une entrée en guerre contre Téhéran pour empêcher la république islamique de se doter d'armes nucléaires. En avril 2006, il avait signé un article dans le New Yorker qui laissait penser qu'un changement de régime en Iran, que ce soit par des moyens diplomatiques ou militaires, était l'objectif ultime de Bush.
Les financements nécessaires à l'intensification des opérations secrètes, pour lesquelles Bush a demandé jusqu'à 400 millions de dollars, ont été approuvés par les dirigeants du Congrès, selon l'article, qui cite des sources militaires, passées ou présentes, ainsi que des sources au Congrès ou dans les services de renseignement. Les opérations clandestines contre l'Iran ne sont pas chose nouvelle.
Les forces américaines pour les opérations spéciales mènent des opérations en territoire iranien, à partir du sud de l'Irak, depuis l'an dernier, lit-on dans l'article. Elles ont eu notamment comme objectifs de capturer des membres d'Al-Qods du corps des pasdarans, les "commandos" des Gardiens de la Révolution iranienne, et de les emmener en Irak pour leur faire subir des interrogatoires. Elles ont aussi pour but de pourchasser certaines "cibles de haute valeur" dans la guerre de Bush contre le terrorisme, cibles qui peuvent être soit capturées, soit tuées, lit-on dans le New York Times, qui indique que le groupe armé sunnite iranien Jundallah (soldats de dieu) ferait partie des groupes bénéficiants du soutien des services américains, selon l'ancien officier de la CIA Robert Baer.
LE MONDE
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
La Ligue communiste révolutionnaire et son porte-parole se réunissent ce week-end en vue de la création du "nouveau parti anticapitaliste" (NPA) en janvier 2009.
Olivier Besancenot fait un nouveau pas, ce week-end en région parisienne, vers la création d'un "nouveau parti anticapitaliste" (NPA). Le porte-parole de la LCR et ses partisans se rassemblent, samedi 28 et dimanche 29 juin, pour préparer une refonte de la Ligue communiste révolutionnaire à travers le futur NPA présenté par Olivier Besancenot comme le "prolongement politique des résistances sociales".
Janvier 2009
Quelque 700 délégués - militants de la Ligue communiste révolutionnaire et non encartés - se réunissent samedi et dimanche à Saint-Denis pour une première rencontre nationale des 300 comités qui se sont constitués depuis plusieurs mois, sous la houlette de la Ligue, pour fonder ce nouveau parti en janvier 2009.
"C'est une réussite, les délégués représentent quelque 9.000 personnes qui se sont engagées dans ce processus. C'est trois fois la surface de la LCR qui regroupe avec la JCR (organisation de jeunesse), 3.500 militants", se réjouit Pierre-François Grond, l'un des dirigeants de la LCR.
Le gros des troupes vient de la région parisienne (le quart), des Bouches-du-Rhône, de Bretagne, de Haute-Garonne.
C'est fort du score honorable d'Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007 (4,08%) et de sa popularité grandissante- il caracole en haut des sondages, derrière Bertrand Delanoë et François Bayrou (BVA) - que la LCR a décidé de lancer une nouvelle organisation qu'elle espère voir occuper un espace plus large que le carré d'extrême-gauche.
"Nous, on veut construire un nouvel outil politique pour qu'il y ait un nouvel espoir politique qui naisse à gauche". Ce parti sera "le prolongement politique des résistances sociales", affirme le jeune postier en réponse à ceux qui voient dans son rejet de la gauche de gouvernement et son activisme la marque d'un "super délégué syndical" sans finalité politique.
"Contre la droite"
Ce nouveau parti "est un outil politique indépendant de la direction du PS" mais "se bat contre la droite", ajoute Olivier Besancenot, se défendant contre l'accusation du PS qui voit en lui un "instrument" de la droite pour fractionner la gauche. "On ne se trompe pas de cible, ni d'adversaire". "Ceux qui à gauche aident le plus la droite c'est, a priori, ceux qui ne s'y opposent pas", ironise-t-il, alors que le PS a constitué un groupe de travail pour contrer son ascension.
Des reproches lui sont aussi adressés par les antilibéraux qui voient dans son initiative un obstacle au rassemblement de la gauche radicale et dans son nouveau parti un ersatz de la LCR. "On continuera de discuter" avec d'autres formations" comme "Lutte ouvrière, Alernative libertaire, et le PCF, pourquoi pas, à la rentrée", assure Olivier Besancenot.
"Mais on ne veut pas attendre leur accord pour commencer à faire", argue le jeune postier qui a préféré s'adresser aux anonymes de la base.
Le but de la rencontre ce week-end est de permettre un "transfert" des pouvoirs entre la LCR et cette base regroupée dans les comités. "Un collectif d'animation" d'une cinquantaine de personnes (composé à majorité de non membres LCR) sera mis en place pour préparer le Congrès de fondation du nouveau parti.
Une nouvelle coordination est prévue fin octobre ou début novembre pour adopter les statuts et le programme. "Le transfert définitif sera en janvier 2009 lorsque la LCR va se dissoudre et le nouveau parti proclamé", résume Pierre-François Grond.
Un des sujets les plus médiatiques est le nom de la nouvelle organisation: une Commission sera chargée ce week-end de définir le processus du choix du nom mais "pour nous, ce n'est pas une question importante", assure Olivier Besancenot.
(NOUVELOBS avec AFP)