SCENE INTERNATIONALE
Posté le 26.02.2008 par abdoumenfloyd
Pour la première fois, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui enquête depuis 2003 sur les activités nucléaires de l'Iran, a exposé dans le détail des éléments pouvant indiquer que la République islamique a travaillé à la fabrication d'une ogive nucléaire et à l'élaboration d'un plan de site d'essai nucléaire.
Dans un rapport rendu public vendredi 22 février, le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, énumère les indices de travaux menés notamment sur des explosifs à haute intensité et un corps de rentrée de missile. Ces éléments constituent pour l'AIEA "un sujet de sérieuse préoccupation" et montrent que le programme nucléaire iranien a "une possible dimension militaire".
Mais le rapport de M. ElBaradei, qui devrait peser sur le débat qui se profile à l'ONU sur une nouvelle résolution de sanctions contre l'Iran, affirme aussi que la République islamique a apporté des "clarifications" supplémentaires à propos d'une série de questions que lui posait l'AIEA. Cela concernait, par exemple, des expérimentations relatives au polonium 210, la mise au point de centrifugeuses, et un complexe minier d'uranium.
L'AIEA dit avoir ainsi une vision "plus claire" des activités iraniennes, tout en regrettant que les informations aient été fournies "sur une base ad hoc et non de manière cohérente ni complète".
L'agence technique de l'ONU souligne que le volet d'une possible militarisation reste l'élément central du contentieux, faute d'éclaircissements apportés par l'Iran. Elle déclare en conséquence "ne pas être encore en mesure de déterminer la nature complète" du programme iranien.
Le rapport contient ainsi à la fois des éléments incriminants susceptibles de conforter les soupçons sur une ambition nucléaire militaire de l'Iran, et le constat, plutôt positif, que la République islamique a accru sa coopération avec les inspecteurs internationaux.
LE MONDE
--
Posté le 25.02.2008 par abdoumenfloyd
Voilà donc le Cameroun touché, à son tour, par la fâcheuse mode : Paul Biya envisage de réviser la Constitution de son pays pour, entre autres, faire sauter le verrou du nombre des mandats, actuellement limité à deux. Dans l’esprit de l’opposition – et d’une population qui désespère de voir un jour à quoi ressemble une alternance démocratique –, cette révision reviendrait à une présidence à vie, avec un chef d’Etat qui les a tant déçus et qui, en plus, se débrouille toujours pour ne jamais perdre aucune élection.
En Algérie aussi, Abdelaziz Bouteflika est tenté par une révision du même genre. Dire que, dans l’opinion africaine,
Bouteflika et Biya ont tous deux la réputation de s’absenter parfois à l’improviste de leur pays, donnant libre cours à toutes sortes de rumeurs sur leur santé, et même sur leur vie ! Jusqu’à présent, on a toujours fini par retrouver l’un et l’autre, dans un hôpital à Paris ou quelque part en Suisse.
On aurait pu penser qu’après avoir tant donné, ces pimpants septuagénaires commenceraient à songer à s’occuper enfin et exclusivement d’eux-mêmes, plutôt que de prendre des dispositions pour imposer à leur peuple un bail emphytéotique, pour mourir au pouvoir !
Quand on songe qu’en 1982, Ahmadou Ahidjo avait préféré céder le pouvoir à Paul Biya, plutôt que de partager son temps entre le Val-de-Grâce et son palais de Yaoundé, on se dit que, décidément, les temps ont bien changé ! Tout le monde feint déjà d’avoir oublié que les événements sanglants de ces dernières semaines, au Tchad, trouvent leur source dans une révision constitutionnelle du même type, initiée, en 2005, par Idriss Déby ! On tremble et l’on frémit, lorsque l’on entend les manifestants de Douala clamer que l’obstination du pouvoir à modifier la Constitution est un appel à la violence, et que, de toute évidence, l’alternance au Cameroun ne se fera pas de manière pacifique.
On tremble et, a posteriori, on a presque une pensée amicale pour ceux qui, même de mauvaise grâce, ont su renoncer à manipuler la Constitution pour perdurer. Ainsi de Olusegun Obasanjo, au Nigeria et de Alpha Oumar Konaré, au Mali. Voilà au moins la preuve que, lorsque l’entourage sait résister aux mauvaises décisions, les chefs d’Etat peuvent reculer. Et si c’était finalement cela, que l’on appelle aimer son pays plus que sa petite personne ?
Jean-Baptiste Placca, RFI
Posté le 24.02.2008 par abdoumenfloyd
C’est une bien étrange phrase qu’a prononvée le président Bouteflika dans son entretien à l’agence TASS à propos du Sahara occidental. Interrogé sur les priorités de l’Algérie dans les relations internationales , le chef de l’Etat a répondu : « La construction maghrébine constitue un autre axe d’importance pour nous. Nous sommes disposés à prendre avec nos frères et voisins toutes les actions nécessaires à sa revitalisation et pour dépasser les problèmes qui, comme celui du Sahara occidental, entravent le développement de notre coopération »
C’est la première fois qu’une voix officielle qualifie la question du Sahara occidental de « problème entravant le développement de la coopération » et qu’il s’agit de « dépasser ».
Comment le « dépasser » ? Bouteflika ne le dit pas.
Le président a aussi dévoilé son intérêt pour l’Union méditerranéenne : « Compte tenu de notre position géographique, la Méditerranée constitue l’un des centres d’intérêt les plus importants de notre action internationale, car nous voyons dans la Méditerranée le creuset de coopération et de solidarité prometteuses. »
Posté le 20.02.2008 par abdoumenfloyd
Pendant que grandit la rumeur de marche arrière de Paris, la France tente de rendre acceptable le rêve d'Union méditerranéenne concocté par le président Sarkozy à ses partenaires irrités de l'Union Européenne.
La chancelière fédérale Angela Merkel brandit la menace de division que provoquerait ce projet dés lors que la France envisage un regroupement d'Etats riverains, y compris ses ex-colonies d'Afrique du Nord, en s'appuyant sur les fonds de l'UE et en écartant des pays non-méditerranéens tel que... l'Allemagne.
Face à cette résistance de l'Allemagne et d'autres grands Etats de l'UE, les diplomates français ont travaillé à adapter le modèle et à apaiser les soupçons. Ainsi, Paris a revu ses plans à la baisse avec un maximum de neuf nouvelles institutions et d'une banque méditerranéenne et en changeant symboliquement le nom de l'Union pour la Méditerranée, revèlent des sources de l'UE.
Des envoyés français ont fait le tour de la Méditerranée pour assurer la Turquie ce n'est pas un plan B venu en remplacement de son processus d'adhésion à l'UE, et Israël que ce n'est pas là un substitut à ses liens bilatéraux très étroits avec l'UE.
En fait, "Ils ont dit à chaque pays ce qu'il voulait entendre», affirme un diplomate d'un Etat dit Méditerranée.
"Les Français ne sont pas préparés à une telle opposition de leurs partenaires européens," écrivent Rosa Balfour et Dorothée Schmid, de l'European Policy Centre dans une analyse du projet. "Compte tenu de ces tièdes ou même des réactions négatives, la France a dû réduire progressivement sa grande vision". Certains Etats d'Europe du nord comme la Grande-Bretagne et la Suède étaient froids parce qu'ils soupçonnaient une tentative de trouver une alternative à la candidature de la Turquie pour devenir membre à part entière de l'Union européenne. L'Espagne et l'Italie approuvaient publiquement l'idée mais qui travaillaient en coulisses pour le diluer dans le processus de Barcelone, un cadre politique existant dans le partenariat euro-méditerranéen pour le commerce, la coopération politique et culturelle, ce qui implique l'ensemble de l'UE.
Le Premier ministre François Fillon a tenté de désamorcer les critiques de l'UE lors d'une visite au Parlement européen le mardi, en affirmant que France travaille sur les moyens d'impliquer tous les membres de l'UE et ses institutions.
Par Paul Taylor, rédacteur en chef des affaires européennes, Reuters.
Posté le 20.02.2008 par abdoumenfloyd
La plupart des agences de presse ayant suivi la visite du chef de l’Etat algérien à Moscou ont relevé « l’outrage ». Dans l’union soviétique qui a formé POUTINE, la place occupée par un dirigeant ou un invité dans une tribune est un signe implacable lui signifiant sa promotion ou sa disgrâce.
Demandant en vain depuis de nombreuses années à être reçu à Washington BOUTEFLIKA essaye de se rendre visible auprès des adversaires des USA.
Pourtant, la visite a été achetée au prix fort : en plus du renouvellement hasardeux des contrats d’armements, l’entreprise Russian Rail Ways s’est vue adjuger un contrat de 1 milliards de dollars.
Posté le 20.02.2008 par abdoumenfloyd
Des sources russes ont indiqué que l’Algérie a décidé de restituer les avions Mig 29 à Moscou, suite à la mise en garde d’experts biélorusses traitant avec le ministère de la Défense algérien, à propos de composantes usées dans les avions qui restent source de polémique à Moscou, la porte-parole de Mig a été conduite à nier la résiliation des contrats d’armement conclus avec l’Algérie.
L’agence de presse russe Ria Novosti a révélé, hier, que le problème des 15 avions, qui seront restitués aux usines russes le mois prochain, a « éclaté lorsque des experts biélorusses, qui fournissent les services techniques à ce genre d’avions (Mig 29)en Algérie, ont indiqué la présence de ce qu’ils considèrent comme des composantes usées dans les avions ».
La porte-parole du groupe Mig, Helena Fedorova, a refusé de commenter l’affaire et elle s’est contentée d’indiquer : « Je peux seulement dire que les contrats n’ont pas été résiliés ». Ces propos sont en conformité avec les déclarations d’experts militaires, lors du premier jour de la visite de Bouteflika, qui avaient indiqué que l’Algérie demande d’adapter l’avion et de le restituer ensuite, sans vouloir arrêter la coopération militaire.
Par ailleurs et concernant le projet d’Opep du gaz, le président Bouteflika a déclaré : « La défense des intérêts des membres de l’Opep avait été une raison directe à la création de l’organisation de l’Opep en 1960, et nous ne devons pas oublier cette leçon ». Le président a exprimé, implicitement, son soutien à l’idée de l’Opep du gaz, lorsqu’il a appelé à améliorer la gestion du forum des Etats exportateurs de gaz, « qui doit jouer un rôle plus actif que celui de l’Opep pour le pétrole».
Posté le 19.02.2008 par abdoumenfloyd
Un haut responsable du ministère russe de l’industrie vient de déclarer que la restitution d’équipements acquis est la conséquence de pression française sur Alger à l’heure même où le chef de l’Etat se trouve à Moscou.
Dans d’autres pays, des propos moins pernicieux que cela ont mené à un incident diplomatique. A l’heure où nous écrivons aucune réaction officielle de l’Algérie n’a été enregistrée.
Mais quand un Président de l’Assemblée nationale avoue que l’alternative politique « nous a été imposée de l’extérieur », on peut très bien comprendre que nos partenaires déclinent ce genre de « recommandations » sur le terrain économique et financier.
Posté le 19.02.2008 par abdoumenfloyd
Puissance régionale majeure, puissance nucléaire, pays pivot dans la lutte anti-intégriste, le Pakistan découvre les vertus de l’humilité et de la lucidité.
Pour clore la polémique d’un « qui tue qui ? » dévastateur autour de la mort de Benazir BHUTTO qui empoisonnait la campagne électorale, Karachi a admis qu’une équipe de Scotland yard vienne enquêter sur l’assassinat de la leader de l’opposition.
Bien que fragilisé par un environnement trouble, le Pakistan a accepté une surveillance internationale digne de ce nom. Les résultats sont éloquents : l’opposition a remporté une éclatante victoire.
La crédibilité du scrutin a provoqué une mobilisation importante des électeurs. La forte participation des catégories démocratique, rassurées par la transparence, ont massivement participé et réduit à la portion congrue le courant islamiste.
Pour le pouvoir algérien, l’idée d’une surveillance électorale internationale est toujours un tabou. Les bravades algériennes faisant de toute observation extérieure "une ingérence intolérable et une atteinte à la souveraineté nationale".
Posté le 19.02.2008 par abdoumenfloyd
Une polémique pourrait envenimer les relations entre les deux pays
La polémique refait surface autour des archives de la Révolution conservés par la France, après l’examen de la valeur et de la qualité des documents filmés remis à la télévision algérienne le mois dernier. Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas, et le directeur des archives, Abdelmadjid Chikhi, ont émis des critiques sur la valeur des documents et des plans de mines qu’ont obtenus les autorités de la France.
Abdelmadjid Chikhi a minimisé l’importance des plans de mines remis par le chef d’Etat-major français, Jean-Louis Georgelin, au chef d’Etat-major algérien, Ahmed Gaïd Salah, en octobre dernier. Chikhi a indiqué que l’initiative « est venue en retard et ne sera d’aucune utilité sur le terrain ». Il a précisé que les mines plantées par l’armée française sur les frontières est et ouest du pays, « se déplacent de l’endroit où elles ont été plantées, avec le temps ».
Le directeur des archives nationales, chargé de mission par la présidence de la République, intervenait lors de la commémoration de la Journée nationale du Chahid, organisée par les services de sûreté de la wilaya d’Alger, au siège des huitièmes unités de la République de la sûreté à Kouba. Il a également indiqué qu’il ne pense pas que l’armée puisse s’appuyer sur ces plans, pour les opérations de déminage.
La même source a émis des critiques sur la valeur des archives cinématographiques remises par les instances françaises spécialisées, à l’entreprise de la télévision algérienne, au début du mois dernier et il avait déclaré : « Nous ne connaissons pas leur contenu, et ne savons pas si elles ont de l’importance, ou s’il s’agit d’une partie des archives largement utilisées pour la propagande coloniale ».
Le ministre Chérif Abbès a indiqué, avant-hier à Tlemcen, que les archives qu’a reçues l’Algérie depuis quelques jours « font l’éloge de la colonisation, et ne montrent pas les massacres perpétrés contre le peuple algérien ».
Posté le 16.02.2008 par abdoumenfloyd

Deux informations majeures sont passées quasi inaperçues ces derniers jours, qui confrontées et rapprochées l’une à l’autre révèlent les errements de la politique étrangère algérienne. La première concerne la déclaration de Nicolas Sarkozy au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) à Paris où il a déclaré : "Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël", pendant que Richard Prasquier , le président de cette institution lui rappelait la nécessité pour Israël d'être au coeur de son projet d'Union méditerranéenne. La seconde information, qui est d'un même degré d'importance, concerne notre ambassadeur d'Algérie en France. Celle-ci qui figure d'ailleurs sur le site de l'ambassade d'Algérie à Paris révèle que "Missoum SBIH, Ambassadeur d’Algérie en France a été, le 7 février 2008, l’invité d’honneur du dîner d’hiver du Club des Ambassadeurs de Monaco" et "qu'au cours de ce dîner-débat, l’ambassadeur d’Algérie a fait un exposé sur le projet d’Union méditerranéenne qui a été suivi d’un très large débat."
De deux choses l'une, soit M. Sbih est devenu le VRP de Sarkozy pour ce qui est de du projet d'union méditerranéenne, un idée purement zarkosiste qui soit dit en passant est unanimement critiquée et rejetée par les principaux membres de l'UE, en particulier l'Allemagne, soit l’attitude algérienne concernant le processus de Barcelone a changé, auquel cas il serait plus qu'indispensable que le gouvernement algérien s'explique sur ce changement de cap, soit enfin, si on fait la synthèse des deux informations, il faudrait comprendre que M. Bouteflika s'apprête à reconnaître l'État d'Israël par le truchement de cette Union méditerranéenne dans laquelle Israël entend figurer, et que le CRIF a ardemment défendu auprès d'un Sarkozy pleinement acquis à l'2tat juif.
Alors, Union Méditerranéenne, portée par un président français pro sioniste comme jamais la France n’en a produit, ou processus de Barcelone, soutenu par l’ensemble des partenaires européens engagés dans la démarche ? Visiblement, l’Algérie n’est sortie de ses compromettants atermoiements politiques.
Omar Cheriet