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RELATIONS BILATERALES

L’Algérie et le Maroc augmentent leur budget défense

Publié le 12/05/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

MIG 29

Maghreb : les dessous d’une course à l’armement

L’Algérie s’arme. Le Maroc aussi. Les données du dernier rapport 2008 de l’Institut international de recherche pour la paix (dit Sipri), basé à Stockholm, mettent en évidence cette course effrénée à l’armement à laquelle se livrent ces deux pays voisins. Cet institut d’études stratégiques, qui fournit les statistiques annuelles sur les dépenses militaires et le marché de l’armement dans le monde, classe l’Algérie au troisième rang des pays arabes en termes d’armement, juste derrière le Qatar et l’Arabe Saoudite. Elle consacre en moyenne 3,3% de son PIB par an aux dépenses militaires, ce qui représente environ 4,5 milliards de dollars. Dans le même classement, le Maroc se trouve à la cinquième place, avec plus de 1,7 milliard de dollars de dépenses militaires.

Cela sans compter les 2,4 milliards de dollars nécessaires pour l’acquisition de 24 avions de chasse F16 auprès du constructeur aéronautique américain Lockheed Martin. Les dépenses militaires algériennes et marocaines connaissent ainsi chaque année une forte progression. Le budget consacré par les deux pays à la défense en 2009 illustre, on ne peut plus clairement, cette frénétique course qui inquiète bien des nations. Le budget militaire algérien pour l’année 2009 s’élève à 383 milliards de dinars, l’équivalent de 6,25 milliards de dollars. Soit une augmentation d’environ 10% par rapport à 2008. Le budget consacré par le Maroc à la défense pour l’année 2009, quant à lui, monte à 34,625 milliards de dirhams (DM), soit 16% du budget général de l’Etat consacré à la gestion et l’investissement et 4,6% du PIB. Des sommes colossales sont ainsi allouées par ces deux pays au secteur militaire qui occupe la première place en termes de budgétisation. La tendance est certes mondiale.

Les dépenses militaires mondiales ont en effet augmenté de 45% en dix ans. Mais la compétition engagée entre l’Algérie et le Maroc en termes d’acquisition d’équipements militaires des plus lourds fait couler beaucoup d’encre et inquiète aussi bien les Américains que les autres pays du bassin méditerranéen. Les Etats-Unis et l’Union européenne ont exprimé ouvertement leur inquiétude quant à la tendance haussière des dépenses de ces deux pays. Des dépenses qui font pourtant le bonheur des marchands d’armes américains européens et russes. Même l’assurance donnée par l’Algérie que ses dernières commandes entrent dans le cadre d’un plan de modernisation des équipement de son armée, qui datent de l’époque de l’Union soviétique, n’a pas atténué les craintes des Occidentaux, soucieux surtout de la sécurité de leur allié traditionnel dans la région, à savoir le Maroc. Les Etats-Unis considèrent ce plan de modernisation de l’armée algérienne comme « un plan dissuasif » face à la montée en puissance de son voisin de l’Ouest. Des sources diplomatiques affirment que la Maison-Blanche porte un intérêt particulier à cette question depuis la publication du rapport du Sipri.

L’inquiétude américaine peut s’exprimer aussi par le fait que l’Algérie envisage d’acheter quatre frégates multimissions (Paris est en compétition pour ce contrat d’une valeur de 2 milliards d’euros avec l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie). La question de la course à l’armement au Maghreb n’est guère nouvelle. Les Occidentaux ont plusieurs fois émis des craintes. Mais selon nombre d’observateurs, les « inquiétudes » des Occidentaux, notamment des Etats-Unis, sont motivées par leur volonté d’arracher une part du marché. Une sorte de moyen de pression pour qu’un pays comme l’Algérie – qui continue à importer le gros de son armement de la Russie – se tourne un peu vers ses partenaires occidentaux. On se souvient d’ailleurs de la réaction américaine suite à la signature entre l’Algérie et la Russie, en 2007, d’un accord d’achat d’armes d’une valeur de 7 milliards de dollars. A l’époque, les Etats-Unis avaient déclaré qu’ils étaient prêts à fournir de l’armement à l’Algérie, affirmant n’avoir jamais été sollicités par Alger pour l’achat d’équipements militaires. Bien qu’il débourse des milliards pour son armée, le Maroc accuse l’Algérie par presses interposées de chercher à avoir une suprématie militaire dans la région.

Plusieurs journaux et forums marocains parlent d’une « guerre inévitable » entre les deux pays « frères ». On trouve même des discussions entre internautes des deux pays qui se demandent qui pourrait être le vainqueur en cas d’un casus belli. Les relations entre les deux pays ont été toujours tendues depuis la fameuse guerre des sables déclenchée par le défunt Hassan II contre une jeune Algérie qui venait de se libérer du joug colonial. Depuis cet incident, l’Algérie se montre prudente dans ses rapports avec son voisin de l’Ouest qui n’a jamais caché ses velléités expansionnistes. Pourtant, nombreux sont ceux qui espéraient une entente entre les pays maghrébins après la tenue à Tanger, le 27 avril 1958, de la première conférence des partis nationalistes nord-africains (l’Istiqlal marocain, le Néo-Destour tunisien et le FLN algérien). En 2004, Driss Basri, ministre de l’Intérieur entre 1977 et 1999, avait révélé au journal espagnol El Mundo que le Maroc avait tenté de mener des opérations de déstabilisation en Algérie. Mieux encore, en octobre 2003, une attaque armée aux frontières communes, provoquant un mort et deux blessés parmi les militaires algériens, avait été revendiquée par une organisation qui se nommait Front de libération de l’Algérie marocaine de Mohamed Alouah. On ne peut aussi oublier « l’Algérie est le laboratoire du Maroc » crûment lâché par Hassan II en 1993.

Une année après, le Maroc avait accusé l’Algérie d’être derrière les attentats de l’hôtel Hasni de Marrakech. Un incident qui servira de prétexte pour chasser les résidents algériens du Maroc et instaurer le visa d’entrée à partir d’août 1994. Les autorités algériennes avaient répliqué par la décision de fermer les frontières terrestres. Une décision qui est toujours maintenue malgré la suppression des visas entre les deux pays intervenue en 2005 du côté marocain et en 2006 du côté algérien. La mort de Hassan II en juillet 1999 n’a pas amélioré les relations algéro-marocaines. Même si les deux pays ont échangé plusieurs visites officielles depuis l’accession au trône de Mohammed VI. Depuis 2007, le Maroc, qui continue toujours à accuser l’Algérie d’être partie prenante dans le conflit sahraoui, multiplie des appels à la réouverture des frontières. Mais l’Algérie exige, comme préalable à cette réouverture, le traitement du lourd contentieux né de la fermeture des frontières en 1994. La méfiance entre les deux pays est endémique, attisée par un passé commun, marquée par des coups et des contrecoups.


M. A. O



Paris accepte l’indemnisation des victimes de Reggane

Publié le 25/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd




“Il était temps que notre pays soit en paix avec lui-même”, a déclaré Hervé Morin, le ministre français de la Défense, qui a présenté hier son premier plan d’indemnisation.

Plus d’un demi-siècle après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien, l’ancienne puissance coloniale décide de payer sa dette aux victimes, recensées parmi les personnels civils et militaires et la population. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a présenté hier son premier plan d’indemnisation doté de 10 millions d’euros en 2009. Justice sera-t-elle ainsi rendue ? Pas si sûr puisque seulement “quelques centaines” de personnes auraient pu développer un cancer dû à la radioactivité et sont ainsi susceptibles d’être dédommagées. C’est en 1957, dans le cadre de sa politique de dissuasion militaire, que la France a créé un champ d’expérimentation nucléaire au Sahara sur une sur surface de
108 000 km2. Le centre saharien d’expérimentation nucléaire destiné à la mise en place des essais atmosphériques a été installé à
50 km au sud de Reggane.
La France évalue à 40 000 le nombre de personnes vivant à l’époque dans la région de Reggane et dans la vallée du Touat. Par la suite, les essais se feront en galerie et réalisés par le centre d’expérimentations militaires des oasis dans le Hoggar, à proximité d’In Ekker, à 150 km au nord de Tamanrasset. Quelque 2 000 personnes habitaient cette zone, selon les estimations françaises. Les bases de vie abritaient aussi
1 000 personnes. Du 13 février 1960 au 17 février 1966, soit près de quatre ans après l’indépendance, la France a réalisé 4 essais atmosphériques et 13 essais souterrains auxquels il faut ajouter ce que les militaires ont appelé des expériences complémentaires, sans dégagement d’énergie nucléaire, et destinées à vérifier que les engins ne pouvaient fonctionner en cas de mise à feu accidentelle de l’amorce pyrotechnique. Le premier essai atmosphérique au nom poétique de “Gerboise bleue” a été réalisé, selon le ministère français de la Défense, le
13 février 1960. Selon le jargon technique, l’essai se présente ainsi : disposé sur un pylône, l’engin testé a développé une puissance de 70 kilotonnes. Trois autres engins de la série “Gerboise” d’une puissance inférieure à 5 kt, dont deux sur pylône et un au sol, ont été testés. La dernière expérimentation a été effectuée le 25 avril 1961. La France admet que cet essai a été marqué par un incident ainsi décrit : lors de la préparation d’un “tir de pastille”, “une charge pyrotechnique de 10 kg appliquée à une capsule contenant 25 g de plutonium a explosé prématurément. Un dixième du plutonium a été dispersé. Dix personnes travaillant à moins de 50 mètres ont été directement affectées par l’accident et ont subi une contamination locale”. “Les valeurs les plus élevées de la radioactivité de l’eau ont été décelées immédiatement après l’essai Gerboise bleue à Bordj Arak, à El-Goléa et à In-Salah. Ces valeurs ont décru rapidement. Les produits alimentaires mesurés ont présenté des niveaux de contamination très faibles qui ne nécessitaient aucune restriction de consommation”, observent les Français. La suite des essais sera réalisée dans des galeries en forme de colimaçon creusées dans le massif granitique du tan Affela, dans le Hoggar. “Cette géométrie était prévue pour que l’onde de choc générée par l’explosion obture la galerie avant que les produits formés par l’essai ne puissent s’échapper”, explique le ministère français de la Défense. Trois de ces essais ont provoqué des rejets dus à des imperfections du confinement : Améthyste (30 mars 1963), Rubis (30 octobre 1963), Jade (30 mai 1965). Ces incidents technologiques n’ont cependant eu aucun impact radiologique significatif sur le personnel, détaille le ministère français de la Défense. Pour la France, il ne semble pas y avoir d’importante contamination radioactive. Les essais achevés, les sites d’expérimentation ont été restituées en 1967. En 1999, l’Algérie a demandé à l’AIEA de mener une mission d’évaluation de la situation radiologique. L’AIEA a recommandé que les sites soient interdits d’accès.
En présentant, hier, son plan d’indemnisation, Hervé Morin a estimé que “quelques centaines” de personnes ont pu développer depuis un cancer, victimes de radiations. “Treize ans après la fin des essais dans le Pacifique et après le traité d’interdiction des essais ratifié par la France, il était temps que notre pays soit en paix avec lui-même”, a-t-il relevé, alors que des associations de vétérans bataillent depuis des années pour faire valoir leurs droits.
Il a confirmé que les dossiers d’indemnisations seraient confiés à un comité composé pour l’essentiel de médecins et présidé par un magistrat. Ce comité disposera de six mois pour émettre une proposition d’indemnisation qui devra encore être avalisée par le ministre de la Défense. Il n’appartiendra “plus à la victime de prouver que sa maladie est due aux essais, mais à l’État de le contester”, le cas échéant, a expliqué Hervé Morin. De la même manière, la liste des maladies ouvrant droit à indemnisation sera “inspirée” de celle établie par une instance onusienne, le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER).
Cette liste, qui compte 18 maladies (cancers de la thyroïde, des poumons, du sein, leucémies...) est “beaucoup plus large” que celle retenue par la sécurité sociale française, a fait valoir M. Morin, qui a précisé que le projet serait transmis au Parlement avant la fin juin. Les procédures s’annoncent compliquées.


A. Ouali

"Oui pour le Maghreb des peuples, Non au Maghreb de la débauche généralisée"

Publié le 18/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
"Oui pour le Maghreb des peuples, Non au Maghreb de la débauche généralisée"
Par Belkacem :

Décidément, sa Majesté M6 n’en démords pas ; il cherche par tous les moyens à hâter coûte que coûte la réouverture des frontières ouest qui restent closes depuis 1995 à la suite de l’attentat terroriste de Marrakech qui fut imputé aux services secrets algériens.

De toutes les manières, ce problème des frontières ne concerne nullement les deux peuples qui n’ont aucune raison de s’entredéchirer par des écrits souvent pleins de xénophobie et de haine gratuite. Mis à part les relations humaines –(familiales en particulier)- et de bon voisinage, l’Algérie n’a rien à gagner dans l’ouverture des frontières avec le voisin marocain. Il est vrai qu’en tant que peuples arabes et musulmans vivants dans des pays mitoyens, nous avons pour devoir moral de faire bloc tout en pensant à la construction du mythique Maghreb arabe qui a fini par se transformer en chimère à cause du comportement intempestif des autorités marocaines qui n’ont cessé de souffler le chaud et le froid tout au long de ces 23 dernières années, c'est-à-dire depuis le début de l’annexion du Sahara Occidental par le royaume chérifien qui a des visées expansionnistes sur certaines parties du territoire algérien qu’il persiste à considérer comme partie intégrante du territoire marocain. -(Il parait que la frontière EST du Maroc serait située à l’est de la ville d’EL ASNAM !!!)-. Il est vrai que l’histoire des deux nations voisines n’a pas toujours été un havre de paix surtout depuis 1975, année de l’annexion du Sahara occidental par le Maroc qui ne cesse de pérorer à qui veut l’entendre que ce territoire lui appartient et que, sans le comportement expansionniste des algériens qui auraient des visées stratégiques et économiques à long terme, le problème ne se serait jamais posé et l’affaire aurait été déjà conclue.
On peut affirmer sans risque de se tromper que la construction du « Grand Maghreb » n’a jamais connu de véritables avancées à cause du manque de volonté flagrant et des voltes-faces déroutantes de nos frères marocains qui persistent à jouer au trouble fête juste pour se donner de l’importance et retarder la finalisation du projet d’Union qui ne risque pas de voir le jour tant que le problème du Sahara Occidental n’est pas définitivement solutionné. Malgré les différents traités signés entre les deux pays par leurs souverain respectif – (Le Roi Hassan II et feu le Président Houari Boumediene)- il ne faut pas oublier que le Maroc a toujours considéré que les frontières héritées de l’ère coloniale n’étaient pas reconnues comme telles. Le premier conflit frontalier date de 1965 alors que l’Algérie venait tout juste de recouvrer sa souveraineté. Des heurts violents, des batailles militaires – (Am’Gala 1 et 2)- marquèrent durement ce conflit. Ces accrochages frontaliers laissèrent des cicatrices indélébiles que le temps n’arrivera jamais à effacer. Toute modestie mise à part, nous pouvons nous targuer d’être un peuple de nature pacifique qui n’a de leçon à recevoir de personne en matière de bon voisinage ou de morale. Nos valeurs arabo islamique et notre culture ancestrale sont des qualités humaines que personne n’a e droit de nous renier. Ceux qui osent nous taxer de peule violent et rancunier nous connaissent mal.
Que peut-on dire de plus à propos de cette question des frontières sans risque de déraper verbalement malgré toutes les précautions qu’on pourrait prendre pour ne pas éveiller et attiser les vieilles rancunes qui couvent comme un feu de paille qui risque de s’enflammer au moindre souffle de vent. Pour beaucoup de raisons aussi évidentes les unes que les autres, et pour une fois, on ne peut que se réjouir de la décision mûrement réfléchie de la fermeture des frontières algéro-marocaines. Il faut comprendre la réaction de nos frères marocains qui ont toutes les raisons de crier au scandale après avoir assisté à l’écroulement de leur économie qui a souvent fini en faillite. À titre d’exemples concrets, toutes ces villes frontières marocaines qui, autrefois, étaient florissantes et grouillantes de vie et qui se sont transformées en villes fantômes qui se meurent à petit feu. On peut déduire en toute logique que l’Algérie était bel et bien la source nourricière que nos voisins ne souhaitent pas qu’elle tarisse un jour ou l’autre car il y allait de leur avenir vital.
Quoi que l’on puisse dire, nous considérons du côté algérien que tout justifie la fermeture des frontières avec le Maroc. Cet acte ne peut être considéré que comme une esquive ou un réflexe de défense légitime. Pour la bonne cause, nous avons toutes les raisons pour prôner le protectionnisme défensif en nous enfermant dans nos frontières pour nous prémunir des dangers multiples qui nous guettent et dont la source l’origine de la menace est notoirement connue. Il n’est pas sorcier de reconnaître que dans cette affaire des frontières, l’Algérie a toujours été perdante sur tous les fronts. Même avec des frontières « fermées » la saignée de notre économie a fini par atteindre des records absolus. Sans touristes algériens « officiels » les villes frontalières marocaines sont devenus désertes et leur économie en faillite mais malgré tout ce tapage médiatique, il suffit de se rendre au Maroc pour voir que toutes les marchandises que l’Algérie achète en devises fortes, tous les produits importés, mêmes les produits pharmaceutiques sont disponibles ; et en quantité, s’il vous plait, sur les étals et dans les étagères des commerces des villes frontalières.
Que pouvait gagner notre pays de l’ouverture des frontières quand on sait qu’au moment où des millions d’algériens se rendaient au Maroc, des touristes dépensiers à outrance, c’étaient des milliards de Dinars qui partaient en fumée dans l’achat de friperies ou d’appareils électroménagers qui faisaient défaut sur le marché national. Aujourd’hui, grâce à l’ouverture du marché à toutes les importations, on n’a plus rien à acheter au Maroc. Nonobstant, même avec les frontières, soit disant « fermées », pas pour tout le monde, notre pays est inondé par des tonnes et des tonnes de cannabis, une drogue « bon marché », un produit narcotique classé bas de gamme que les jeunes algériens, et les moins jeunes aussi, consomment sans modération.
À cause de l’étendue de ses frontières EST-OUEST et SUD et mêmes celles du NORD, ces frontières passoires qui ont fini par n’être qu’un mythe dans la mémoire des passeurs et autres contrebandiers intrépides, l’Algérie est devenue un no man’s land où se vend et s’achète et où il est possible de circuler en toute quiétude partout à travers le pays sinon comment expliquer la présence de tous ces Harragas qui arrivent à regagner le nord du pays pour rejoindre finalement les frontières des enclaves de Melilla et Ceuta. Grâce à la complicité de passeurs avides de gains faciles, il est facile de traverser les frontières et le pays en entier sans se faire de mourrant. Le ver est dans le fruit ! Ce problème des frontières passoires est devenu une question de dignité qu’il est devenu plus qu’urgent de solutionner faute de quoi nous allons finir par devenir une véritable république couscoussière au vrai sens du terme.
Il n’est pas sorcier de conclure que c’est à partir de ces frontières extrêmement perméables que transitent vers l’intérieur du pays qui se trouve complètement inondé par des marchandises de contrebande, les cigarettes, la drogue marocaine et même des armes à feu venues des pays subsahariens. Au même moment c’est les bétails, les produits importés à coups de milliards de Dollars tels que les produits alimentaires à large consommation et les carburants qui sont frauduleusement « exportés » vers les pays riverains particulièrement le Maroc et la Tunisie qui profitent de l’aubaine en fermant les yeux du moment qu’ils sont les premiers gagnants dans les affaires de contrebande et de banditisme à grande échelle. À cause de ces frontières virtuelles le Maroc, la Tunisie, le Niger, le Mali, le Sahara Occidental, la Mauritanie, et même la Libye continueront de nous sucer jusqu’à la dernière goutte de sang. Nous sommes devenus la vache laitière providentielle qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte de lait.
Le comble dans cette parodie c’est lorsque vous apprenez que les gros bonnets qui sont derrière tous ces trafics et cette contre bande organisée, ces vampires bénéficient de toutes les complicités et de toutes les garanties nécessaires pour ne pas être dérangés dans leur macabre opération de démantèlement systématique de l’économie nationale qui ne peut continuer à subir les assauts destructeurs de ces bandes organisées qui constituent un danger mortel pour le pays. Il n’est pas sorcier de comprendre que dans cette parodie ce sont les principaux fournisseurs des contrebandiers qui sont leurs protecteurs attitrés et leurs complices. D’après certaines rumeurs, des voitures banalisées et même des camions de gros tonnages, des semi remorques traverseraient les frontières pour aller décharger leurs cargaisons de l’autre côté, le tout au su et au vu de certaines « autorités » complices ou corrompues ou les deux à la fois.
Dans ce juteux marché, c’est le peuple qui est le dindon de la farce en subissant la menace permanente du glaive de la drogue, une véritable épée de Damoclès, qui lui pend sur la tête et qui constitue le danger mortel omniprésent qui le guette en permanence. Ce seul poison suffit à constituer une raison aussi valable que suffisante pour que nous fermions ces frontières mortifères afin de nous prémunir de ce venin mortel quitte à déplaire à sa Majesté. Nous avons toutes les raisons pour refuser que notre pays se transforme en un fumoir à ciel ouvert et que notre peuple s’adonne au suicide collectif tout en participant à l’engraissement des narcos trafiquants qui continuent de nous inonder de leurs sinistres saloperies mortelles. Curieusement, on a comme une nette impression que le Maroc œuvre sournoisement et de manière insidieuse à l’enlisement de notre pays dans le piège infernal de la toxicomanie qui a commencé à faire des ravages dévastateurs dans les rangs de notre jeunesse désemparée qui est à la recherche du moyen idéal pour fuir leur quotidien monotone et pour oublier, ne serait-ce qu’épisodiquement, leur mal être. Triste réalité ! Qu’on nous taxe de pays protectionniste et de mauvais voisins suspicieux et méfiants, nous l’assumons bien volontiers !
Le seul moyen de sauver ce qui peut l’être encore c’est de redoubler de vigilance et de moyens de surveillance aux frontières, toutes les frontières, à moins que ceux qui tirent les ficelles soient les premiers perdants dans ce bazar auquel cas ils ont toutes les raisons de continuer à tout faire pour que les choses restent en l’état.
L’histoire retiendra que la fermeture de la frontière avec le Maroc est la seule et unique démarche sensée, lucide et responsable que le gouvernement algérien ait prise durant la dernière décennie en matière de politique extérieure. C’est une décision courageuse et éclairée que les algériens de souche approuvent totalement et sans la moindre réserve dans le fond et dans la forme. Toutefois, humainement parlant, et seulement dans un souci d’étique et de morale, il faut impérativement trouver une solution viable dont le but principal est de sauvegarder et de préserver les relations inter familiales des deux côtés des frontières afin de maintenir les liens de sang et de parenté qu’il serait indécent voire criminel d’occulter. Avec un peu de bonne volonté et de la persévérance on peut facilement trouver l’idéale solution salvatrice qui va permettre de raffermir les liens de parenté sans qu’il soit nécessaire de nuire à ses voisins et frères de sang.
Et si par hasard on décidait un jour à ouvrir les frontières, on doit commencer par exhorter nos frères et voisins marocains, et les autres – (Tunisiens, Libyens, Nigériens, Maliens, Mauritaniens et tous les autres)- aussi, à prendre leurs responsabilités en balayant devant leur porte mais surtout en acceptant de prendre leurs responsabilités tout en regardant la réalité en face et en cessant d’occulter les périls tangibles qui menacent la survie de notre pays. Quant à nous, quoi que l’on pense de nous et de nos inextricables divergences tribales et nos rivalités internes, nous refusons obstinément d’hypothéquer l’avenir de notre pays juste pour plaire à nos voisins. Nous sommes intimement convaincus que l’ouverture des frontières ne peut en aucun cas régler l’épineux problème de la contrebande et du trafic de drogues dont le royaume chérifien est le plus gros producteur et fournisseur-exportateur à l’échelle du bassin méditerranéen. La souveraineté nationale n’a pas de prix et c’est pourquoi les gouvernants de ce pays ont pour devoir primordial de tout mettre en œuvre pour endiguer le terrible choc de ce TSUNAMI dévastateur – (La marée des substances narcotiques)- qui nous vient de l’OUEST et qui risque, à la longue, de tout détruire sur son passage. Déjà, l’impact de ce fléau se fait sentir auprès de la grande majorité de notre jeunesse désoeuvrée et suicidaire qui a fini par sombrer dans un Océan de totale dépendance qui risque de prendre des proportions plus dramatiques si jamais on continue de jouer à l’autruche.
Oui pour le Maghreb des peuples et non celui du règne sans partage des narcos trafiquants et de ceux qui aiment vivre dans les eaux troubles qui leur permettent de continuer à faire fructifier leurs petites affaires sur le dos des pauvres jeunes algériens désemparés qui ne savent plus vers quelle zaouïa se tourner ou à quel Saint se vouer. Non au Maghreb de la débauche généralisée et à la banalisation des maux de société qui minent dangereusement une société dangereusement fragilisée par les ravages des stupéfiants qui nous viennent du Maroc !

Emporté par l’importance de l’affaire et la complexité de l’épineux problème des maux de société dont celui de la drogue et des stupéfiants qui minent dangereusement la société qu’ils ont fini par gravement ravager, je m’excuse d’avoir laissé libre cours à mes pensées si bien que le modeste commentaire que j’ai écrit me parait décousu et c’est pourquoi je demanderais à mes amis internautes de bien vouloir m’en excuser pour le fond et pour la forme aussi.


Fraternellement. Belkacem.

Le Maroc estime "ouvertes de son côté" les frontières avec l’Algérie

Publié le 13/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Le Maroc estime "ouvertes de son côté" les frontières avec l’Algérie

Le Maroc a réitéré jeudi sa disposition à la réouverture de ses frontières terrestres avec son voisin l’Algérie, fermées par Alger depuis 1994, allant même jusqu’à avancer qu’il les estime «ouvertes » de son côté.

«Nous estimons que les frontières sont ouvertes côté marocain et fermées uniquement du côté algérien », a notamment déclaré Khalid Naciri, porte parole du gouvernement lors du point de presse hebdomadaire.

«C’est une situation dont le Royaume n’est pas responsable », a encore martelé l’autorité marocaine.

La frontière terrestre entre les deux pays maghrébins, le Maroc et l’Algérie, avait été fermée sur décision d’Alger après des attentats terroristes commis en 1994 à Marrakech, au centre du Maroc par des ressortissants algériens faisant deux morts parmi les touristes étrangers.

Rabat avait accusé les services secrets algériens d’être derrière les attentats, donnant lieu à une riposte par la fermeture des frontières est du côté algérien.

L’Algérie, qui appuie le Front Polisario basé sur son sol, avance que la normalisation doit s’inscrire dans «une démarche globale» notamment la résolution de la question du Sahara, sous souveraineté marocaine depuis fin 1975, laquelle corrélation est rejetée par le Maroc.

«Les Algériens trouvent toujours des prétextes pour demander au Maroc de renoncer à sa souveraineté » sur le Sahara, a encore précisé le porte parole de gouvernement marocain.

Le Roi Mohammed VI avait accusé, en novembre dernier, l’Algérie d’ « entraver » le processus de négociations au Sahara tout comme la normalisation entre les deux pays maghrébins et la réouverture des frontières terrestres.

Le « refus obstiné » de normalisation « va à l’encontre de la logique de l’histoire et de la géographie, laquelle est incompatible avec la fermeture des frontières entre deux pays voisins et frères », s’était indigné la plus haute autorité dans le royaume chérifien.

Le Front Polisario, basé en Algérie depuis fin 1975, réclame un référendum d’autodétermination jugé « inapplicable » et « irréaliste » par Rabat et par une bonne partie de la communauté internationale.

Arrivés à leur quatrième round en mars dernier, les pourparlers de Manhasset, sur le sol américain, auxquels prennent part le Maroc et le Polisario en plus de la Mauritanie et de l’Algérie en tant qu’observateurs, bloquent sur les positions opposées des protagonistes.

Une cinquième manche devrait se tenir d’un commun accord entre le Maroc et le Polisario aux Etats-Unis sous l’égide des Nations unies.


APA

Les jeunes continuent à fuir l'Algérie--Plus de 180.000 visas délivrés par la France en 2008

Publié le 05/02/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Les jeunes continuent à fuir l'Algérie--Plus de 180.000 visas délivrés par la France en 2008

La France a délivré 180.000 visas Schengen aux Algériens en 2008. L’annonce a été faite par l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, mardi au cours d’une visite à Boumerdes. Sur les 180.000 bénéficiaires de visas délivrés par le Conusalt de France à Alger, plus de 40.000 sont des étudiants, selon le diplomate français.
Il a ajouté que les chercheurs et les enseignants algériens bénéficieront bientôt de nouvelles facilitations pour l’obtention de visas. « Des discussions auront lieu bientôt avec les autorités algériennes autour des questions de circulation des chercheurs et des enseignants. Nous devons avoir une attitude plus ouverte », a dit M. Driencourt. Tout en relevant le nombre « croissant » de visas accordés aux Algériens, l’ambassadeur de France a déploré l’absence de réciprocité de la part d’Alger dans l’octroi de visas aux Français. « La réciprocité serait une bonne chose aussi », a-t-il souhaité.


France, Egypte et Arabie Saoudite : ces pays que l'Algérie n'ose jamais affronter

Publié le 03/02/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
France, Egypte et Arabie Saoudite : ces pays que l'Algérie n'ose jamais affronter

«Alger gronde contre Paris ». Dans les milieux diplomatiques algériens et français, ce titre d'un article du dernier numéro de l'hebdomadaire français «L'Express» a fait rire. «C'est tout à fait le contraire qui se passe. Les Français font beaucoup de choses regrettables mais nous ne réagissons presque jamais », s'indigne un diplomate algérien.

Et ce dernier de citer la liste des reproches que pourrait faire Alger à Paris : les déclarations à répétition de Nicolas Sarkozy sur les musulmans en France, l'immigration clandestine avec la multiplication des expulsions, l'affaire de la maman algérienne humiliée à Marseille et soupçonnée d'avoir kidnappé un enfant qu'elle avait légalement adopté en Algérie, les déclarations d'une secrétaire d'Etat française sur les chrétiens en Algérie, la circulation des personnes et l'absence de visas, l'affaire du diplomate Hasseni, l'Union pour la Méditerranée (UPM) où l'Algérie joue le rôle de figurant, le soutien de Paris à Israël...

Sur toutes ces affaires, les Algériens estiment que la France est souvent allée trop loin. Mais même si des responsables algériens, comme le ministre des Affaires étrangères, se laissent parfois aller à des commentaires publics montrant un certain agacement, dans les rencontres bilatérales, Alger évite soigneusement d'aborder ces sujets qui fâchent avec Paris. Les président Bouteflika et Sarkozy ne se sont pas parlés depuis juillet 2008. Les échanges entre les premiers ministres des deux pays sont quasi-inexistants et même les visites ministérielles se sont raréfiées ces derniers mois.

A Paris, on ne perçoit aucun signe d'un mécontentement algérien. «Quand l'ambassadeur d'Algérie Missoum Sbih se déplace au Quai d'Orsay, c'est souvent pour rappeler que tout va bien entre les deux pays et que le président Bouteflika est content du niveau de la relation bilatérale », souligne un diplomate français.

Pourtant, cette situation commence à agacer dans les milieux diplomatiques algériens. Historiquement, la diplomatie algérienne a souvent été offensive. En 1995, le président Zeroual n'avait-il pas refusé de rencontrer son homologue français Jacques Chirac parce que ce dernier voulait une rencontre en catimini, loin des caméras ? « Aujourd'hui, on accepte tout. Sans aller jusqu'à l'incident diplomatique, l'Algérie devrait parfois dire certaines vérités à la France. Et les dossiers ne manquent pas », regrette un diplomate algérien.

En réalité, les Algériens redoutent les conséquences d'un désaccord avec la France. Ils gardent en mémoire le boycott international qui a suivi la prise d'otages de l'Airbus d'Air France à l'aéroport d'Alger, en décembre 1994. Le départ d'Air France et des Français avait provoqué un retrait immédiat de tous les autres étrangers d'Algérie. « Les Français sont redoutables quand il veulent boycotter un pays qui est dans leur zone d'influence. Tous les autres pays d'Europe suivent », reconnaît un haut responsable algérien.

Mais la France n'est pas le seul pays avec lequel l'Algérie n'ose pas élever la voix. Sous Bouteflika, la diplomatie algérienne semble également tétanisée par l'Egypte et l'Arabie saoudite. En 2003, Alger avait tenté de disputer le leadership arabe au Caire, en contestant notamment le fait que le siège de la Ligue arabe soit en situé en permanence en Egypte. Mais dans cette bataille, les Algériens se sont retrouvés seuls à affronter les Egyptiens et leurs alliés occidentaux, notamment les Etats-Unis. Les autres pays arabes qui soutenaient discrètement Alger l'avaient abandonnée. Les Algériens ont fini par renoncer et accepter de fait le leadership égyptien sur le monde arabe.

Depuis cet accrochage diplomatique, les Algériens n'osent plus affronter l'Egypte de face. Lors de la dernière guerre israélienne contre Gaza, l'Algérie s'est contentée de se ranger derrière l'initiative lancée par le Qatar et la Syrie. De pays leader sur la scène arabe depuis son indépendance, l'Algérie s'est retrouvée à suivre une initiative lancée par un petit Etat de 200.000 habitants.

L'autre pays arabe que l'Algérie n'ose pas affronter, c'est l'Arabie saoudite. Pourtant les griefs contre ce pays ne manquent pas : soutien aux groupes islamistes, monopole de la gestion des lieux saints, un rôle néfaste dans les principales causes défendues par l'Algérie, un rôle favorable aux Américains au sein de l'Opep...

Cette crainte semble motivée par les capacités de déstabilisation des Saoudiens. « Ils financent des milliers d'associations à travers le monde et possèdent des réseaux puissants au sein de la mouvance islamiste en Algérie », explique un diplomate algérien. « Dans les années 1990, les Saoudiens avaient systématiquement désinformés les Américains et les Occidentaux en général sur la situation en Algérie.
Nous avons dû batailler très fermement pour leur faire changer d'avis. Nous avons été aidés dans notre tâche par les attentats du 11 septembre », souligne le même haut responsable algérien. Aujourd'hui, Alger évite soigneusement de se fâcher avec Riyad...


Samir Allam

L'ambassade américaine à Alger confirme le départ du chef de la CIA accusé de viol

Publié le 30/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
L'ambassade américaine à Alger confirme le départ du chef de la CIA accusé de viol

L'ambassade américaine a confirmé jeudi à l'AFP à Alger que le chef de la CIA en Algérie, accusé de viol par deux femmes, était «rentré à Washington» et que le «gouvernement américain examine la situation ».

"Comme l'a bien indiqué le porte-parole du Département d'Etat, les Etats-Unis prennent très au sérieux toute accusation de mauvais comportements impliquant ses personnels à l'étranger", a déclaré un porte-parole de l'ambassade interrogé par téléphone. "La personne en question est rentrée à Washington et le gouvernement américain examine la situation", a-t-il ajouté en demandant de s'adresser au Département de la justice "pour tout renseignement complémentaire".

Un porte-parole du Département d'Etat, Robert Wood, avait utilisé mercredi les mêmes termes. La justice américaine a ouvert une enquête sur le chef de la CIA à Alger, accusé de viol par deux femmes qui affirment avoir été droguées, selon plusieurs médias américains mercredi.


AFP

Brouille entre l’Algérie et l’autorité palestinienne après le sommet de Doha

Publié le 19/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Brouille entre l’Algérie et l’autorité palestinienne après le sommet de Doha

Alger tiraillé entre l’Iran et l’OLP

Dès que son avion décolla de Doha, le président Bouteflika s’est fendu d’un message assez appuyé à l’émir du Qatar. Ce dernier est pourtant devenu, en l’espace de deux jours, la “bête noire” de l’Autorité palestinienne.

“Je note avec satisfaction que la réunion consultative de Doha entre plusieurs dirigeants arabes a été une précieuse opportunité participant d'une prise de conscience en accord avec les sentiments de colère et de condamnation exprimés par tous les peuples du monde et la nation arabe face à des crimes aussi abjects commis par Israël contre notre peuple palestinien”, écrit-il en direction du Cheikh Hamed ben Khalifa al Thani. Dithyrambique à l’égard de son hôte, le président algérien n’hésite pas à saluer les efforts de l’émir qatari “soutenus et sincères au profit des causes arabes et votre soutien honorable à la cause palestinienne, notre cause centrale”.
En d’autres temps, le message présidentiel expédié à 10 000 mètres d’altitude dans le ciel du golfe Persique serait passé quasiment inaperçu. Coutumier de cette tradition postale aérienne, Bouteflika a néanmoins adressé un texte que l’Autorité palestinienne a décortiqué méticuleusement. Car, il faut se l’avouer, la participation de Bouteflika à Doha n’a pas été du goût de Mahmoud Abbas qui a snobé le sommet et a invectivé les pays qui y ont participé.
Abou Mazen a, de ce fait, utilisé ses deux lieutenants. La première salve est venue de Yasser Abd Rabo, le secrétaire général de comité exécutif de l'OLP, qui a fustigé les participants à la rencontre de Doha. “Ni l'émir du Qatar, ni quiconque d'autre ne décident du sort du peuple palestinien (…) Si l'émir du Qatar a des objectifs qu'il veut atteindre en exploitant le sang qui coule à Gaza, cela le regarde”, conclut-il sèchement.
La seconde mèche a été allumée par le secrétaire général de la présidence palestinienne Tayeb Abdelrahim : “Nous avons refusé de participer à cette réunion pour ne pas consacrer les divisions arabes (…) Un langage guerrier et des appels à rompre les relations avec Israël ont marqué les discours à la réunion. Celui qui lance de tels appels doit joindre l'acte à la parole, or il est bien connu que le Qatar entretient des relations avec Israël et abrite des bases militaires américaines.”L’attaque contre celui qui protège la chaîne Al-Jazeera, qui fait le jeu médiatique du Hamas dans la bande de Gaza, fait mouche. À l’issue du sommet, le Qatar, flanqué de la Mauritanie, décide de geler ses relations diplomatiques avec Israël.

L’ombre d’Ahmadinejad

Et l’Algérie dans tout ça ? La réponse vient de… Téhéran. En pleine crise de Gaza, le président iranien Ahmadinejad dépêche un émissaire à Bouteflika porteur d’un autre message : “Aussi, avons-nous chargé M. Hossein Dahkane, vice-président de la République et président de la fondation Chahid, d'expliquer à Votre Excellence, la position de la République islamique d'Iran et de procéder à un échange de vues sur les possibilités d'une coopération et des mesures communes à prendre.”
Cette proximité algérienne avec l’Iran est la clé du positionnement diplomatique de Bouteflika. Surtout que dans la guerre menée contre les Palestiniens à gaza, c’est l’ombre d’Ahmadinejad qui retient l’attention aussi bien des Israéliens que des Américains.
Depuis le début des bombardements israéliens, les observateurs politiques se perdent en conjectures sur le “silence” du président algérien. À quoi joue-t-il ? Quelle position tient Alger dans l’échiquier du Proche-Orient ? Àcette dernière question, certains sont tentés de répondre “aucune” surtout que les poids lourds que sont l’Égypte et l’Arabie Saoudite ont trusté les rôles de négociateurs et de médiateurs dans cette crise.
Le Caire et Riyad ont repris, paradoxalement, des couleurs depuis que leurs capitales respectives sont devenues l’épicentre des tractations israélo-palestiniennes sur le cessez-le-feu. Mais il leur manque l’essentiel : maîtriser la donne iranienne, surtout que les deux puissances arabes sunnites sont les ennemis jurés du régime des Mollahs. “Les traîtres arabes devraient savoir que leur sort ne sera pas meilleur que celui des juifs dans la bataille d'Ahza”, s’exclame le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei. L’avertissement est de taille de celui qui a donné sa “bénédiction” au Hamas palestinien.

En attendant Obama

De ce fait, Alger s’est retrouvé dans le camp des durs. Celui de Téhéran, de la direction de Khaled Mechaal, basée en Syrie et de Damas elle-même qui, comme son voisin iranien, compte sur les réseaux du président algérien pour entretenir les canaux de dialogue avec les… Américains. Car dans cette guerre sourde et souterraine, où la diplomatie des réseaux a remplacé celle des alliances, Alger a réussi à court-circuiter Le Caire qui, en guise de représailles politiques, interdit aux avions cargos militaires algériens d’acheminer les aides de la solidarité algérienne vers Gaza. Un petit message entre “frères” arabes.Car tout le monde attend ce que feront les États-Unis version Obama. Ce dernier a d’ailleurs clarifié sa politique iranienne en privilégiant le dialogue, pour le moment. Un changement de cap auquel se prépare Téhéran et son meilleur avocat, l’Algérie. Israël qui n’apprécie pas du tout qu’Alger occupe cette position stratégique dans l’après-Gaza qui se profile veut en finir avec le Hamas, afin de se consacrer entièrement à la menace iranienne. Et le début d’un dialogue quelconque n’intéresse pas le cabinet israélien qui a dans son dos une puissance régionale émergente qu’elle accuse d’être “atomique”.C’est pour toutes ces considérations que l’Algérie a basculé dans le camp des irréductibles au grand dam de l’Autorité palestinienne. D’ailleurs, juste après les déclarations incendiaires des porte flingues d’Abou Mazen, des députés algériens d’El-Islah n’ont pas hésité à demander au ministère des Affaires étrangères de convoquer… l’ambassadeur de la Palestine à Alger pour s’expliquer. Une première en Algérie. Il faut dire que sur le front intérieur, l’aile conservatrice du FLN, emmenée par Belkhadem, et le mouvement islamiste légaliste, de Soltani, poussent leurs pions pour faire du Hamas palestinien l’unique interlocuteur avec l’Algérie. Mais ceci relève davantage de notre cuisine interne.

Mounir Boudjema

SON PREMIER MINISTRE REVENDIQUE TINDOUF--LE MAROC franchit la ligne rouge!

Publié le 13/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
SON PREMIER MINISTRE REVENDIQUE TINDOUF--LE MAROC franchit la ligne rouge!

Voilà qui ferait se retourner dans sa tombe le président Houari Boumediene. En 2009, Abbas El Fassi déterre une fabulation oubliée par le plus téméraire des Marocains.

Le Premier ministre du Maroc et secrétaire général de l’Istiqlal a tenu de très graves propos en déterrant une fabulation abandonnée depuis longtemps par les plus téméraires des responsables politiques marocains. Tenez-vous bien, en 2009, Abbas El Fassi n’a pas trouvé mieux que de revendiquer l’appartenance de Tindouf au Royaume marocain, qu’il appelle dans son jargon les territoires marocains orientaux. «L’Istiqlal reste attaché au droit du Maroc vis-à-vis de son Sahara oriental», a-t-il déclaré lors de la tenu du 15e congrès du Parti nationaliste de l’Istiqlal (PI), qui s’est achevé il y a trois jours à Rabat. Voilà qui ferait retourner dans sa tombe le défunt président Houari Boumediene. Là, M El Fassi fait fausse route, totalement, il n’y a pas de soi-disant Sahara oriental. Il n’y a jamais eu de Sahara oriental marocain.
Et si jamais un tel fait aurait existé, il a été résolu par le traité d’Ifrane, de 1972, qui officialise les frontières existantes, telles qu’elles sont aujourd’hui, entre l’Algérie et le Maroc. Aussi, Abbas El Fassi ferait bien de revoir un peu l’histoire et la géographie de son pays pour comprendre ce qu’il y a de vain, sinon de ridicule, dans les visées expansionnistes du Royaume chérifien qui revendiquait encore, au milieu des années 60, la Mauritanie. Rappelons que le Maroc n’a reconnu cet Etat qu’à la fin des années 1960, alors que ce pays a accédé à l’indépendance en 1960, dans la foulée de la guerre d’Algérie qui a donné l’élan à la libération de nombre de pays africains francophones. Ne s’arrêtant pas à cette histoire de «territoires orientaux du Maroc», M El Fassi, s’attaque à l’Algérie avec une perfidie déconcertante en l’accusant de tous les maux dont souffre son pays. Il cite alors le problème de la réouverture des frontières. A ce sujet, il semble que le Premier ministre marocain n’a toujours pas compris qu’il s’agit là de la souveraineté nationale de l’Algérie et surtout que cette réouverture relève de la mise à plat de tous les contentieux opposant Alger à Rabat. Les circonstances dans lesquelles l’Algérie s’est vue contrainte de fermer ses frontières ouest sont connues et il n’y a pas lieu d’y revenir. Notons toutefois, qu’en imposant les visas aux Algériens et en fermant ses frontières avec l’Algérie en août 1994, suite à l’attentat terroriste contre l’hôtel Asni à Marrakech, et en accusant les services algériens, le Maroc a pris la responsabilité d’ouvrir une crise entre les deux pays, crise qui s’est aggravée au long de ces dernières années. Il est patent que le Maroc n’a pas choisi la voie de la sagesse pour trouver une issue aux différends entre nos deux pays, en faisant usage de faux pour, d’une part, tromper l’opinion publique internationale, et d’autre part, calmer le peuple marocain qui ploie sous le poids des problèmes sociaux. Si, effectivement, le Royaume alaouite veut trouver une solution consensuelle aux problèmes de la région et particulièrement celui du Sahara occidental, il doit négocier «réellement» avec le belligérant que reconnaissent les Nations unies et la communauté internationale qu’est le Front Polisario, sans préalable et surtout sans imposer un plan que l’on demande à son vis-à-vis d’approuver.
Or, Rabat vient avec un plan «d’autonomie» pour les Sahraouis alors que le problème de fond est d’abord de savoir à qui appartient le Sahara occidental: au Maroc ou aux Sahraouis? Toute la question est là. Mais Rabat qui parle de l’«intégrité» territoriale du Maroc estime donc cette question résolue alors qu’il n’en est rien, comme l’affirme dans ses attendus l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) en 1975. Intervenant à l’ouverture du congrès de son parti, M.El Fassi a rappelé que le Conseil de sécurité de l’ONU a qualifié l’initiative marocaine, à propos de la question du Sahara Occidental, de «sérieuse» et de «crédible», soulignant qu’elle constitue, de ce fait, «une bonne plate-forme pour parvenir à travers les négociations à une solution politique équitable, réaliste et définitive, acceptée par toutes les parties et mettant un terme au conflit préfabriqué, qui a duré plus de trente ans». Ce faisant, M.El Fassi feint d’oublier que les Nations unies enregistrent la question du Sahara Occidental comme relevant d’un problème de décolonisation. Sur ce plan, la Cour internationale de justice, mandatée par le Conseil de sécurité, a, en deux occasions (1964 et notamment en 1975 après l’envahissement du Sahara Occidental par le Maroc), affirmé qu’il n’existait aucun lien de sujétion des territoires de Saguiet El Hamra et du Rio de Oro (qui forment le Sahara Occidental) avec le sultan du Maroc dans les périodes considérées (XVIIIe et XIXe siècles).
Dans son intervention, le Premier ministre marocain a estimé qu’a travers la position algérienne, «le monde réalise que les entraves des efforts des Nations unies, auxquels coopère le Maroc, sont du fait de l’Algérie qui soutient la thèse du séparatisme et encadre le groupe séparatiste à contresens de l’Histoire et de la géographie, (...)». Ainsi, M.El Fassi fait mine d’ignorer que l’Algérie reste attachée au principe cardinal du droit des peuples à l’autodétermination.

Mohamed Sadek LOUCIF

A la une d'ALGERIE JE T'AIME--LE MAROC ACCUSE L’ALGÉRIE DE L’INONDER DE PSYCHOTROPES !

Publié le 03/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
A la une d'ALGERIE JE T'AIME--LE MAROC ACCUSE L’ALGÉRIE DE L’INONDER DE PSYCHOTROPES !
Le Maroc pris en faute, crie au voleur. Alors que le royaume chérifien est connu pour être le premier producteur de drogue dans le monde, il tente de faire dans la diversion. Il veut à tout prix impliquer l’Algérie.

Il l’accuse, ni plus ni moins, d’être le principal fournisseur de psychotropes sur son sol. Aux yeux du ministère marocain de l’Intérieur, c’est l’Algérie qui inonde le Maroc de ces substances. «Concernant les substances psychotropes, elles continuent d’être alimentées principalement à partir du territoire algérien», a souligné ce département ministériel dans son rapport sur la question de la drogue au Maroc en 2008. Qui peut avaler une telle couleuvre? Des ONG internationales continuent à accabler ce pays d’être le premier fournisseur de drogue sur le marché mondial. 60% de la drogue qui circule sur le marché mondial provient du Maroc.

Les chiffres en témoignent. 110,893 tonnes de cannabis, 34kg de cocaïne, 7 d’héroïne et 43.510 unités de psychotropes ont été saisies. La valeur marchande des saisies s’élèverait à environ 4 milliards d’euros. Ces chiffres ont été rendus publics par la direction de la migration et de la surveillance des frontières au ministère marocain de l’Intérieur. Le trafic des substances psychotropes occupe la troisième place après le cannabis et la cocaïne. Le Royaume continue de constituer la plaque tournante du trafic desdits produits. Il abrite les réseaux intermédiaires entre les fournisseurs européens et les narcotrafiquants au Maroc. Le produit le plus vendu au Maroc reste le Rivotril. La moitié de la quantité de ce produit commercialisé, illégalement, bien évidemment en Algérie, proviendrait du marché marocain. Rivotril est importé frauduleusement depuis ce pays. Ce produit est fabriqué même au Maroc. Il est fabriqué par le laboratoire Roche suisse, qui possède une filiale au Maroc.
Le rapport royal sur la drogue est loin d’être, ainsi, convaincant que l’Algérie inonde le Maroc de psychotropes. Au contraire, c’est l’Algérie qui est exposée aux dangers qui viennent de l’Ouest. Elle a toujours été une zone de transit. La position de voisinage avec le premier pays producteur de cannabis dans le monde, expose l’Algérie à une menace permanente et croissante. Les quantités de drogue commercialisées ou consommées en Algérie proviennent des frontières ouest. Autre vérité.


Le même rapport souligne l’arrestation de 591 trafiquants étrangers qui activent aux côtés des Marocains. Dans ce chiffre, figurent des Français, des Espagnols, des Italiens, des Belges, etc. En aucun cas ce rapport n’a mentionné l’arrestation d’un Algérien, au minimum, pour trafic de drogue. Pis encore, de hauts responsables des services de sécurité sont impliqués dans le trafic de drogue. Il suffit de rappeler l’arrestation du directeur de la sécurité des palais royaux, qui a été démis de ses fonctions pour être un grand trafiquant de stupéfiants au Nord. Ce dernier n’est pas le seul. Après son arrestation, il cite l’implication de 36 autres responsables du système sécuritaire.

Tahar FATTANI


PS : La publication de cet article n’est nullement une glorification du régime algérien, car tout simplement, ce catastrophique trafic de drogue n’aurait jamais vu le jour s’il n’y avait pas une complicité de certains bourreaux à l’intérieur même des deux régimes ; algérien et marocains.
Il faut savoir chers amis, que derrière cette (soi-disant) " fermeture " des frontières entre l’Algérie et le Maroc, existe une grande magouille de la part d’une Mafia " Militaro-Politico-financière " des deux pays, à qui une éventuelle ouverture des frontières n’arrangerait pas leurs affaires ! Le problème du Sahara n’est que de la poudre aux yeux !

Abdelmoumene Jazairi du CLUB DES DEMOCRATES ALGERIENS
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