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Par hogra, le 07.11.2009

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Par Nath+Allayenes, le 06.11.2009

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Par Nath+Allayenes, le 05.11.2009

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Par Bachir, le 04.11.2009

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Par zactof , le 03.11.2009

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AÏt Ahmed : “Il faut mettre le FLN au musée des antiquités”

Publié le 16/09/2009 à 00:13 par abdoumenfloyd Tags : fln algerie ait ahmed ffs
AÏt Ahmed : “Il faut mettre le FLN au musée des antiquités”
Mr Hocine AIT AHMED et Mr Sadek HADJERES

Invité de radio Numidia-USA

Hocine Aït Ahmed a été hier dans les studios de la radio Numidia qui émet à partir de l’État de l’Ohio, aux États-Unis, mais peut être reçu dans le monde entier grâce à Internet. Les responsables de la chaîne ont tenu à lui rendre hommage pour tout ce qu’il a fait durant son parcours militant pour l’Algérie. Il a ensuite accordé un entretien aux journalistes de la radio. Le leader historique a notamment réaffirmé la nécessité de “mettre le FLN au musée des antiquités.”





L’UNION POUR LE CHANGEMENT -CAMEROUN- NOUS ÉCRIT ..

Publié le 06/09/2009 à 07:25 par abdoumenfloyd
L’UNION POUR LE CHANGEMENT -CAMEROUN- NOUS ÉCRIT ..

Transcription intégrale

 

UNION POUR LE CHANGEMENT *CAMEROUN*

DR TCHAWO NGANKAM HONORE


TRES CHER MONSIEUR JAZAIRI :

 
AU CLUB DES DEMOCRATES ALGERIENS ET MAGHREBINS VOIRE AFRICAIN L'UNION POUR LE MAGHREB A ETE UNE FIERTE POUR NOUS ET NOUS PENSONS AUSSI SOUS
LES TROPIQUES A L'UNION POUR L'AFRIQUE CENTRALE   UPAC
UNION POUR L'AFRIQUE DE L OUEST   UPAO
UNION POUR L'AFRIQUE AUSTRALE   APAU
UNION DE L'AFRIQUE DE L'EST   UPAE
 
 
AINSI TOUS LES SOCIODEMOCRATES CAMEROUNAIS ET LES CHRETIENS CAMEROUNAIS SANS OUBLIER LES LIBERAUX S'UNISSENT A NOUS A TRAVERS L'UNION POUR LE CHANGEMENT AFIN DE PERPETUER LA DEUXIEME REPUBLIQUE SOUS LES TROPIQUES DEPUIS INDEPENDANCE  ET PACTE COLONIAL QUI S'AMELIORE DE TEMPS A AUTRE
 
LES DEUXIEMES REPUBLIQUES AFRICAINES DEVRONT PERMETTRE UN  NOUVEL ELAN ET UN NOUVEAU PACTE COLONIAL NOUS ESPERONS
 
LES DEUXIEMES REPUBLIQUES AFRICAINES DEVRONT DANS CE PACTE RENOUVELLER LE DEVELOPPEMENT EN INNOVANT ,POUR UNE AFRIQUE DYNAMIQUE ET JOYEUSE.
 
MONSIEUR ;COMME TOUT AFRICAIN SOUCIEUX DE SON AVENIR ,NOUS SOUHAITONS UNE COLLABORATION ENTRE VOTRE MOUVEMENT ET L'UNION POUR LE CHANGEMENT.

BIEN A VOUS POUR CE GRAND COMBAT  

UPC

Communiqué du FFS : 5 Militants enlevés à Ghardaïa

Publié le 16/06/2009 à 06:59 par abdoumenfloyd
Communiqué du FFS : 5 Militants enlevés à Ghardaïa

Cinq militants du FFS, dont le docteur Kamel Eddine FEKHAR membre de la direction du parti et SOUFGHALEM Kacem vice président de l'APC de GHARDAIA ont été enlevés, cet après midi à l'intérieur même de l'enceinte de l'APC, par des policiers en civil.

Une véritable opération de chasse aux militants du FFS est orchestrée pour tenter d'étouffer par l'intimidation et la menace, une contestation pacifique de plus en plus forte. Ces arrestations confirment le caractère haineux, violent et raciste du pouvoir, qui à défaut de soumettre la région par la persécution policière et la cooptation de faux représentants, tente de faire taire des militants dont la notoriété populaire est incontestable. 

Le vendredi passé, 3 autres militants du FFS sont arrêtés à BERRIANE, une commune qui vit depuis quelques mois, un véritable état de siège. La brutalité qui s'abat sur la population de cette commune est digne de l'époque coloniale. Perquisitions nocturnes, arrestations arbitraires, répressions ...sont autant de violences subies au quotidien par les citoyens. 

Au lieu de répondre au mécontentement des citoyens, le pouvoir opte pour l'escalade policière et l'instrumentalisation d'une partie de la population contre une autre.

Comme à l'accoutumée et à chaque échec dans la gestion d'une crise quelconque, si ce n'est pas la main étrangère, c'est le FFS qui est accusé d'être derrière les troubles et les soulèvements de populations. La réalité est qu'au nord, comme au sud, à l'est comme à l'ouest du pays, que ce soit en Kabylie en 2001, à Ghardaïa en 2004 où à BERIANE aujourd'hui, les citoyens sont conscients et convaincus que seules les autorités sont responsables des assassinats, des destructions et des dégâts causés par ces événements.

La transformation systématique de l'expression citoyenne en émeute suivie d'une répression féroce et de l'arrestation, puis la mise en accusation d'honnêtes citoyens où l'on retrouve des militants associatifs, politiques ou syndicaux, constitue la cause principale qui provoque les réactions de colère des citoyens.

Aujourd'hui, nul n'ignore que la stratégie de prise en étau de la population entre la répression et le chantage au chaos qui semble être le choix stratégique de ceux qui haïssent par-dessus tout, l'auto- organisation de la société NE PASSE PAS.

Ghardaïa d'où est sorti QASSAMAN ne déméritera pas et continuera à se mobiliser SANS PEUR. SANS VIOLENCE ET SANS PASSION pour que vivent dignement les algériennes et les algériens dans une Algérie libre et heureuse.

 

Karim Tabbou , Premier secrétaire national du FFS

Said Sadi, Hocine Ait Ahmed et la faillite générale

Publié le 09/06/2009 à 23:58 par abdoumenfloyd
Said Sadi, Hocine Ait Ahmed et la faillite générale

Said Sadi(RCD) avec Louisa Hannoune(PT)et Ahmed Djeddai(FFS)

 

Par Mr Moulay Chentouf (militant du MDSL):

Tant que nos amis du RCD et du FFS ne comprendront pas qu’ils ne sont pas les seuls démocrates ni en Algérie, ni même en Kabylie, l’alternative démocratique n’est pas pour demain ? Avec ce genre d’attitudes ils ne font que pérenniser le système et son allié objectif l’islamisme politique. Je vous invite à lire l’article ci-joint des « Cahiers d’Algérie »,avec j'espère leur accord, sur: "Oui pour la réconciliation nationale des démocrates".

Avec la réélection de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat, le pouvoir politique qui a pris en otage toute l’Algérie s’est pratiquement assuré de fêter avec faste un demi siècle de règne absolu. Le bas de laine, estimé à plus de 140 milliard de Dollars et généré par les seules recettes pétrolières, assurera la corruption de beaucoup de régimes dits démocratiques, jadis très regardant sur la situation algérienne. Premiers signes de ce blanc seing accordé au régime d’Alger pour qu’il mutile à huis clos les aspirations des jeunes Algériens : l’empressement de l’Elysée à féliciter Bouteflika pour sa réélection et son invitation à visiter Paris, mais aussi le silence de la nouvelle administration américaine, très préoccupée par la sauvegarde des intérêts des USA que par la promotion de systèmes politiques susceptibles de générer des Etats émergeants capables de les concurrencer sur les marchés mondiaux. Pour s’assurer un demi siècle de règne sans partage, le pouvoir algérien ne s’est pas uniquement contenté de gaver les empêcheurs de tourner en rond étrangers.

En parfait stratèges, les hommes forts du régime ont pu diagnostiquer et relever les faiblesses de l’opposition. Ils ont su que l’esprit d’émancipation qui a porté tous les mouvements et soulèvements politiques et démocratiques enregistrés en Kabylie est porteur de germes destructeurs de leur existence même. Alors, ils se sont attelés à faire de l’anti Kabylisme une redoutable machine à broyer toute volonté de fédérer une action d’envergure nationale, capable de se transformer en révolution porteuse d’espoir. La campagne anti kabyle, dirigée par le sérail et relayée par les islamistes, présente les Kabyles comme Anti musulmans, anti arabes, et relais de la France. Les supputations du ministre des affaires religieuses sur une prétendue campagne d’évangélisation de la Kabylie et son empressement à éditer le Coran en version Kabyle, Le choix porté par Bouteflika de s’adresser en français aux kabyles à chacune de ses sorties en Kabylie et l’insistance sur le thème de l’unité nationale à chaque fois que les responsables politiques abordent les questions liées à la Kabylie participent, entre autre, à l’opération nationale de conditionnement et du renforcement de l’esprit anti Kabyle. Aujourd’hui, le climat de suspicion, créé par cette campagne de dénigrement et à forts relents régionalistes, empêche toute structuration politique des partis démocratiques dont les chefs sont de cette région. Les maigres voix que récoltent les deux partis Kabyles que sont le FFS et le RCD en dehors de leur fief sont le fruit de la mobilisation de la diaspora kabyle fortement implantée dans les grandes villes de l’Ouest et de l’Est car la prétention d’avoir une assise populaire effective, en dehors de la Kabylie et d’Alger, est synonyme d’une auto – satisfaction suicidaire.

 

 


Ceci dit, la situation politique n’est pas irréversible pour peu que les deux partis politiques, aujourd’hui à forte assise Kabyle, s’attèlent à accorder leur violons, enterrer leurs haches de guerre fratricide et cessent de se regarder en chiens de faïence. De par les sacrifices faits par les responsables politiques et les militants du FFS et du RCD pour l’émergence de la démocratie, de la liberté d’expression et du pluralisme, Said Sadi et Hocine Ait Ahmed doivent renforcer la coopération politique pour mener une campagne intensive d’explication de leur programme dans les régions arabophones et contrecarrer la campagne de dénigrement dont ils sont victimes. Hocine Ait Ahmed qui a pu rencontrer son ex ennemi Ahmed Ben Bella, à Londres et Rome, et Sadi Said qui a pu mettre ses ministres à coté de ceux des islamistes du Hamas et en face de Bouteflika sauront et doivent savoir trouver les ressors nécessaires pour une rencontre historique entre frères. La mésentente endémique entre le FFS et le RCD et l’absence d’autres partis, au capital militant aussi riche, participent amplement à la démobilisation nationale face aux visées dictatoriales du régime. Que le FFS mette des préalables politiques, tels que le retrait des députés RCD de l'assemblée nationale, pour une telle rencontre est compréhensibe et valable, mais on doit le faire sans enfourcher les chevaux de l'invective. Car nul n'est saint et nul ne peut fuir ses responsabilités face cette faillite générale.

Le RCD et le FFS sont tous deux responsables de l'etat actuel de l'opposition au système. La restructuration de l'opposition passe d'abord par le retour sur terre et un enfouissement des Ego et par une réunion de réconciliation qui regroupera tous ce que le giron démocratique comme force. Le RCD et le FFS mais aussi le MDSL, le PT, le PST, le MAK, le MDC de Said Khellil, les militants des droits de l'homme, les organisations comme le RAJ et les anciens militants exclus des partis pré- cités et toutes les personnalités nationales qui expriment leur attachement à la liberté et à l'ordre républicain. La démocratie en Algérie a besoin de la fédération de tous ses fils et pas d'un gourou, d'un zaim ou d'un cardinal. J’aurais souhaité que cet important repris à la une, intégralement dans le Matin pour susciter des commentaires. Un rassemblement des démocrates pour une Algérie démocratique, républicaine, moderne, sociale, et pourquoi pas laïque, pour mettre fin au système rentier et à l’islamisme politique, ne pourra se faire qu’avec l’ensemble des démocrates où qu’ils se situent sans gourou, ni Zaim ni encore moins d’un cardinal comme le dit si bien les « Cahiers d’Algérie».


Moulay Chentouf (militant du MDSL).

Intervention de Said Sadi au Conseil national

Publié le 05/06/2009 à 21:46 par abdoumenfloyd

 

Le 12 novembre annonçait un raidissement dans la vie politique nationale algérienne qui sera consacré par la fraude électorale du 9 avril.

Ces deux dates confirmaient de façon claire et solennelle que le régime algérien allait finir sa vie politique telle qu’il l’avait commencée en 1957 quand les clans les plus rétrogrades du FLN s’emparèrent du pouvoir par :

  • les éliminations physiques ;
  • la constitution de l’armée des frontières qui allait confisquer le libre choix des Algériens.

Période de déclin systémique et d’espoir alternatif, ce moment historique appelle de notre part recadrage organique, adaptation stratégique, formation et mobilisation de la jeunesse et investissement rationnel et soutenu de la scène internationale.

  

Qu’a fait le RCD depuis la rentrée sociale ?

 

Extérieurs aux jeux claniques et sous terrains, le RCD s’est positionné, dès le départ, sur la base de lectures politiques qui tiraient leurs enseignements historiques des luttes du peuple algérien.

Les valeurs fondatrices de la Nation étant niées, il fallait alerter notre société sur la gravité du moment. Nous avons été les seuls à dénoncer et voter contre le coup d’Etat du 12 novembre. Nous avons opposé l’ultime action pendant la campagne en portant le deuil de notre peuple face à l’humiliation qui lui a été infligée.

Ni les anathèmes dignes des années de plomb, ni les manoeuvres, ni les offres de service enregistrées ici et là ne sont venues à bout de notre volonté de refuser la soumission, dénoncer l’arbitraire et nous projeter dans la seule perspective qui anime notre combat : celle de l’Etat démocratique et social annoncé par novembre et élaboré par la Soummam.

 

 Mes chers amis,

 

Nous sommes dans un moment de vérité.

 

Le destin de la nation algérienne a été contrarié et détourné par un clan qui a privilégié l’appât du pouvoir à l’intérêt national.

Aujourd’hui notre peuple est dans une impasse historique. Les repères sont occultés, les valeurs éthiques brouillées et aucune perspective n’est assumée par les dirigeants qui gèrent leur fin de vie comme un programme national.

La jeunesse algérienne, après avoir subi l’attraction du terrorisme, se réfugie dans le désespoir, se révolte par l’émeute ou fuit le pays dans une entreprise suicidaire.

La gestion financière du bien public est aussi opaque que catastrophique. Notre sécurité alimentaire est plus que jamais compromise, nos hôpitaux sont des mouroirs et le service public est délabré. Le tourisme, vitrine de la stabilité des pays prospéres, relève de la symbolique. En 2008 moins de 10 000 touristes ont été enregistrés par les tour-operators sur l’Algérie. La Tunisie a compté, pour la même année, plus de 07 millions de visiteurs. 

La situation actuelle est intenable. Le système politique algérien vit sa terminale phase.

Les opportunistes essaient de participer à la curée pour ramasser les miettes, les attentistes observent et se lamentent en déclarant qu’il n’y a rien à faire dans ce pays, que même si les dirigeants actuels disparaissent ils ont préparé leur progéniture et que rien ne va changer.

Nous n’appartenons ni aux premiers ni aux seconds. C’est nous qui avons sauvé la nation du naufrage. C’est à nous qu’il revient de la reconstruire et nous la reconstruirons quel qu’en soit le prix.

J’ai demandé à une merveilleuse militante, particulièrement douée, de me faire les portraits de Abane Ramdane et de Larbi Ben M’hidi pour les installer dans mon bureau. Je suis entrain de rédiger un livre sur le colonel Amirouche qui a été assassiné à deux reprises et qui est tout sauf la caricature qu’en ont fait les fossoyeurs de notre histoire.

 

Quand je rentre dans mon bureau chaque matin je pense à tous ces héros, je me dis que s’ils ont arraché l’indépendance face à un régime puissant, violent et soutenu par l’OTAN, il n’y a pas de raison que nous ne créions pas les conditions d’une vie de liberté et de justice pour notre peuple. Je me dis aussi que nous ne valons pas plus ni mieux que ces martyrs qui savaient très bien, au moment où ils s’engageaient, qu’ils avaient une chance sur mille de voir se réaliser leur rêve. Le minimum que nous leur devons c’est d’assumer notre combat.

 

Mes chers amis,

 

Notre mission est de :

  • restaurer l’espoir en remettant à l’honneur le message de novembre et de la Soummam ;
  • préparer l’opposition à une plus grande maîtrise des dossiers pour être dans une gestion opérationnelle dès que les conditions de la rénovation seront remplies ;
  • former et associer la jeunesse pour lui permettre de jouer un rôle de bâtisseur dans le pays ;

 

Après 20 ans, le RCD a accompli une bonne partie de sa mission. Il fallait être présent en permanence sur le terrain. Résister et sauver la nation quand elle était en péril, concevoir et populariser un projet démocratique, servir de relais entre les générations.

Cela n’a pas été facile mais cela est fait.

Malgré la répression, la censure et la désinformation, les générations d’après guerre sont, d’une manière ou d’une autre, connectées à la mémoire combattante et savent que nos aînés se sont sacrifiés pour la démocratie et la justice sociale.

 

Cela est un acquis inestimable.

 

Il nous faut assumer la dernière étape, l’étape décisive en encourageant la détermination militante et en développant une culture de bâtisseurs en précédant le militant dans l’engagement.

 

Le travail fait par le groupe parlementaire est à cet égard instructif. Les députés sont critiques par rapport aux abus du pouvoir mais leurs interventions ne sont attendues et appréciées par la population que par ce que chacun a pu montrer qu’il maîtrisait parfaitement le sujet qu’il traitait.

Dans   la  pratique,   nous   avons   déjà   repéré  les  mécanismes fondamentaux qui peuvent nous garantir un bon passage vers le statut de gestionnaire.
Dans leur écrasante majorité, nos élus locaux ont accompli un travail remarquable dans des conditions particulièrement difficiles. Le fait d’avoir fait l’effort de les accompagner, de leur demander de donner leur bilan annuel, de sanctionner ceux, très rares, qui n’ont pas été dignes de la confiance que le parti et ses électeurs leur ont accordée a donné au RCD une crédibilité qu’aucune formation ne peut revendiquer.

Je reste cependant sûr qu’avec une meilleure formation et une communication de proximité plus soutenue nous aurions mieux rentabilisé cette gestion qui tranche avec la gabegie des autres élus.

 

A un niveau plus politique, il nous faut continuer à harceler sans relâche le pouvoir pour l’affaiblir à l’intérieur et le discréditer pour l’isoler davantage à l’extérieur.

Sur ce registre le travail accompli par le RCD sur la scène internationale est sans égal. C’est grâce au Rassemblement que la communauté internationale a, dans sa quasi-totalité, désavoué ou refusé de commenter la dernière élection présidentielle.

Aujourd’hui, l’exception algérienne qui a fait que pendant très longtemps les observateurs étrangers ont condamné les abus et les fraudes électorales partout dans le monde sauf dans notre pays n’existe plus. Il n’y a plus d’impunité algérienne.

Le pouvoir algérien est vu et traité pour ce qu’il est : un acteur corrompu et illégitime responsable de l’appauvrissement national et de l’instabilité régionale. Les principaux partenaires attendent de nous que nous trouvions les voies et moyens de doter notre pays d’institutions stables et crédibles pour engager une véritable coopération pour un développement national durable, équitable et performant.

C’est cet avènement que nous devons préparer en adaptant notre stratégie diplomatique aux exigences de l’heure.

Aujourd’hui même le président Obama va faire un important discours sur sa conception de la politique internationale et l’émergence d’une solidarité démocratique avec le sud. Les grands acteurs politiques dans le monde envisagent concrètement la démocratisation dans nos contrées par ce qu’ils ont vu qu’il y a des femmes et des hommes qui se battent pacifiquement pour la transparence et la justice.

 

Nous avons sauvé la nation du naufrage et nous avons réussi à convaincre de la pertinence du projet démocratique dans le sud.

Ces deux acquis politiques sont immenses. C’est le moment où jamais de les transformer en alternative démocratique nationale.

 

Sur le plan interne nous n’avons pas toujours pu suivre l’exécution de nos décisions du fait d’un manque de moyens logistiques et administratifs. Nous venons de doter le secrétariat national d’un département administratif qui nous permettra de mieux communiquer et de traiter les dossiers dans des délais plus brefs.  

Au niveau de la direction nationale, des décisions sont prises pour mettre en phase la disponibilité des responsables avec l’action militante telle qu’elle est demandée par la conjoncture. Un certain notabilisme minait le parti. Il a fallu y mettre un terme.
Le responsable ne peut être crédible que s’il commence par faire lui-même ce qu’il demande au militant. 

 

Nous aurons aussi à renforcer le secrétariat national à l’organique par un certain nombre de délégués qui doivent assister le chargé de ce secteur dont la disponibilité personnelle, si importante soit-elle, ne peut répondre au besoin de  sensibilisation, d’accueil, de formation et d’organisation d’un collectif militant appelé à s’élargir et servir dans les toutes prochaines années de relèves, pour animer et gérer la vie publique.

 

Il nous reste à reprendre la formation à laquelle le nouveau secrétaire national aura à donner un nouvel élan.

Notre militant doit être armé pour se battre, défendre son parti et sensibiliser l’opinion. Il doit être présent dans tous les lieux de débats et être prêt à assumer les responsabilités électives ou administratives qui lui seront confiées.

La formation est la sève de tout combat ; nous n’y avons pas accordé l’importance qu’elle mérite et le Rassemblement a eu un immense manque à gagner dans tout ce qu’il a produit et construit faute d’avoir su faire relayer ses positions et propositions par ses militants.

 

Cela est notre priorité absolue.

 

Nous avons réuni récemment des jeunes venus de toutes les wilayas pour les écouter, les questionner sur la façon d’assurer, à travers le RCD, l’intégration effective de la jeunesse dans l’action politique. Cette rencontre a été plus que féconde. Des jeunes remarquables de pertinence et de disponibilité se morfondaient dans des universités ou des sections sans activité ni perspective. La plupart des intervenants ont vocation à être des cadres de qualité. Cet échantillonnage nous a amenés à installer un comité préparatoire des journées de la jeunesse et programmer pour la rentrée les journées nationales de la jeunesse.

Auparavant et compte tenu de l’activité déployée sur la scène internationale et de la précipitation imposée par la dégradation de la scène politique nationale, nous aurons organisé une grande université d’été associant des intervenants nationaux et internationaux pour faire le point sur la situation présente, ses implications nationales et régionales et envisager, après une expertise appropriée, le dépassement de l’impasse dans laquelle s’étrangle la nation depuis un demi siècle.

Nous sommes dans une période délicate et importante. Il revient au RCD de savoir comment proposer une mise en perspective du pays, de savoir avec qui, à quel rythme et par quels moyens nous pouvons amorcer une vraie rupture transitionnelle.

 

Le 12 novembre 2008 qui a explosé le 9 avril 2009 nous somme de prendre nos responsabilités.

 

Nous avons un parcours que beaucoup peuvent nous envier, un projet que la plupart des acteurs politiques peineux à critiquer.

Il nous reste à adapter le parti pour le mettre en ordre pour une ultime bataille.

 

Il nous suffit de rentabiliser notre capital politique.

 

Cela ne pourra pas se faire sans la jeunesse. 

 

Le parti retrouve sa ferveur militante, marque le pays dans toutes les périodes importantes.

En dénonçant le coup d’Etat du 12 novembre, en accusant le pouvoir de crime contre la nation et en portant le deuil de l’Algérie meurtrie, nous avons une fois de plus, pris option pour l’avenir.

 

Chers amis, il y a des moments où il faut toujours regarder l’histoire de son pays pour bien apprécier ses sacrifices, et mieux répondre à ses attentes. Ce moment est arrivé. Rien absolument rien ne nous fera reculer.

 

Nous n’avons pas choisi les chemins les plus faciles, nous avons choisi les chemins les plus justes.

C’est pour cela que je regarde chaque jour avec fierté Abane et Ben M’hidi.

Je sais que nous partageons cette fierté.

 

Je vous remercie.

RCD

 

 

Sadi au colloque international sur les oppositions

Publié le 28/05/2009 à 21:18 par abdoumenfloyd

S.Sadi avec Leila Shahid et D.Cohen Bendit

Le président du RCD a été invité au colloque international sur les oppositions et les dissidences dans le monde organisé par les Verts européens à Paris le 17 mai 2009.

 

Venus de Chine, d’Europe centrale, de Palestine ou d’Afrique du nord,  les intervenants ont tous salué l’initiative des verts européens qui ont inscrit le thème des  dissidences des démocrates  face aux régimes totalitaires avant la tenue des élections européennes.

Dans son intervention  S. Sadi s’est employé à resituer le combat des démocrates qui ont eu à affronter l’arbitraire du pouvoir, la violence intégriste et l’incompréhension des opinions occidentales au cours des années 90. A noter une évolution importante de la part d’un courant politique qui avait longtemps considéré l’avènement du courant islamiste comme la seule alternative crédible au régime en place. « Avec le recul, on peut comprendre la complexité de cette période historique. Nous avions du refuser la fatalité islamiste en connaissant la délicatesse d’une situation qui pouvait confondre notre position avec celle  d’un  régime militaire qui nous avait emprisonnés et torturés. »

Avant d’ajouter : « C’est grâce à notre combat, tant décrié ici et ailleurs, que l’Algérie n’a pas été évacuée de l’Histoire. »

Revenant sur la situation actuelle, le président du RCD avertira : «  La violation de la constitution, la privatisation de l’Etat et le score stalinien enregistré le 9 avril ne font qu’aggraver une dérive qui passe de statut de crise politique à celui d’une impasse historique. Je crains que les Européens n’aient pas pris la mesure de cette impasse si l’on s’en tient aux premières réactions recueillies après la mascarade qui vient d’humilier notre peuple. »

Poursuivant son développement le président du RCD soulignera : «  On aurait tort de ne voir que les implications intérieures dans le marasme algérien. De désastre national qui a perverti un des plus grands combats menés contre la colonisation et pour la modernité, l’Algérie est entrain de devenir une source de déstabilisation régionale.


 

S.Sadi à la tribune avec L.Shahid et R.NASRAOUI

 

La régression actuelle installe le pays dans une spirale de violence qui affecte notamment la jeunesse qui fuit l’enfer en se jetant à la mer. Les cadres s’exilent et l’administration ploie sur les pressions claniques et tribales qui déstructurent Etat et société. Cette situation ne peut pas et ne doit pas durer. »

Abordant les mesures qu’appelle la conjoncture, Said Sadi mettant  tout un chacun devant ses responsabilités déclarera :

« Nous nous battrons encore et toujours en Algérie. Mais la communauté internationale a une lourde responsabilité dans cette problématique. En fermant les yeux, ou pire, en se rendant complice de fraudes électorales dévastatrices, les Européens risquent de précipiter une fin de règne délétère vers un chaos aux conséquences dépassant largement les limites algériennes.

La fatalité qui a enfermé notre destin entre la terreur intégriste et l’autoritarisme du système FLN est entrain d’être dépassée. Nous avons besoin de voir la volonté du peuple respectée. La question algérienne n’est pas si compliquée que cela. Des coups d’Etat, auxquels d’ailleurs a régulièrement pris part Bouteflika, ont privé le citoyen de choisir librement ses représentants ; cette absence de légitimité a mené à une prédation sans nom ; prédation  qui a produit la crise actuelle. Tant que les fraudes électorales continueront de sévir, l’instabilité pèsera sur l’espace péri saharien et la Méditerranée occidentale.

Les Européens doivent d’ors et déjà se préparer à accompagner l’exigence d’une surveillance internationale  des prochaines élections. C’était notre démarche dès le début de l’année 2008. Le pouvoir algérien a refusé la présence d’observateurs en nombre et en qualité. Il ne pourra pas assumer  d’autres manœuvres comme celles  qui ont caractérisé la dernière élection si la pression internationale relaie les luttes de terrain.

Cette forme de solidarité est nécessaire pour la stabilité et la légitimité de la représentation nationale en Algérie. Cette stabilité, répétons le, conditionne le développement de la Méditerranée occidentale et de l’Afrique du nord. » Conclura Said Sadi sous un tonnerre d’applaudissements.

Le RCD

Karim Tabbou attaque le RCD et le PT

Publié le 22/05/2009 à 23:06 par abdoumenfloyd

 

 

S’adressant à ceux qui veulent faire front commun avec son parti, le secrétaire national du FFS a attaqué le RCD et le PT qui, selon lui, affirment que « le Parlement ne sert à rien », mais « leurs députés continuent à y siéger ». Hier, à l’occasion du congrès de la section locale, Karim Tabbou, secrétaire national du FFS, a animé une conférence à Aïn El Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou.


Lors de son intervention, le numéro deux du FFS a fustigé le pouvoir, le RCD et le PT et a évoqué également l’élection présidentielle du 9 avril dernier. En effet, l’orateur à d’emblée rendu hommage à la population locale, pour son rôle lors de la dernière élection présidentielle, dont il a rappelé les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée. Il expliquera à l’occasion la position (boycott) de son parti « pour éviter que la pensée et le pouvoir uniques se fassent sans opposition ». Ce qui vaudra aux partisans du boycott de devenir la cible de la campagne électorale, orchestrée « avec les moyens de l’Etat ». « Elle a au moins clarifié les positions des uns et des autres », a-t-il précisé, citant au passage les « quantités » de fonds mobilisés pour la circonstance et qui représentent « une grave dérive pour l’avenir de la démocratie ». Du coup, « nombre de questions s’imposent à nous », indique-t-il. « Comment envisager l’avenir ? » Ou encore « le changement est-il possible dans le pays ? Avec qui ? » Et, enfin, « avons-nous les moyens d’opérer un changement ? » Un terme qui revient d’ailleurs à plusieurs reprises dans le discours de Karim Tabbou. « Cette idée (le changement) perçue comme positive ailleurs, fait peur chez nous », déclare-t-il. « Le pouvoir entretient, ajoute-t-il, une relation violente avec la population. On a construit un système de chantage social et de domination avec la population. » Continuant dans le même ordre d’idées, le premier secrétaire du FFS accuse le pouvoir de pousser la population à percevoir toute idée de changement comme « une aventure, un retour vers le passé ». A la question « pour quel type de changement ? », il répond qu’au FFS, « on prône le changement de ce système qui produit les mêmes effets avec les mêmes pratiques ». « Les personnes ne sont importantes que dans la mesure où elles contribuent à préserver ce système. » S’adressant à ceux qui veulent faire front commun avec son parti, il dira : « Jusqu’où peut-on aller ensemble ? », égratignant au passage le RCD et le PT qui affirment que « le Parlement ne sert à rien » mais « leurs députés continuent à y siéger ». Cela, dira-t-il, s’appelle de « l’escroquerie politique ».


Nacer B.

 

Karim Tabou:"La dissolution de l'APN que dirige le général Toufik est un non-événement"

Publié le 15/05/2009 à 03:30 par abdoumenfloyd
Karim Tabou:"La dissolution de l'APN que dirige le général Toufik est un non-événement"
كريم طابو يرد على نداءات لمّ شمل المعارضة

''لا تحالف مع مشتقات النظام''

دعا السكرتير الأول لجبهة القوى الاشتراكية، كريم طابو، من سماهم ''مشتقات النظام''، وفي مقدمتهم حزب الأرسيدي، إلى التحلي بالشجاعة والتقدم بطلب اعتذار علني للشعب الجزائري الذي ''خانوه خدمة للنظام''، واستبعد طابو مجددا أي تقارب مع ''الذين لهم نواب في البرلمان يتقاضون 30 مليون سنتيم شهريا، وفي الجهة المقابلة أغلبية من المواطنين يعجزون عن توفير كيلوغرام واحد من البطاطا لأطفالهم''.
دعا السكرتير الأول لجبهة القوى الاشتراكية، كريم طابو، من سماهم ''مشتقات النظام''، وفي مقدمتهم حزب الأرسيدي، إلى التحلي بالشجاعة والتقدم بطلب اعتذار علني للشعب الجزائري الذي ''خانوه خدمة للنظام''، واستبعد طابو مجددا أي تقارب مع ''الذين لهم نواب في البرلمان يتقاضون 30 مليون سنتيم شهريا، وفي الجهة المقابلة أغلبية من المواطنين يعجزون عن توفير كيلوغرام واحد من البطاطا لأطفالهم''.
فتح كريم طابو النار على الأرسيدي، في تدخل له في افتتاح أشغال مؤتمر انتخاب فرع الحزب ببلدية آيت عيسى ميمون بتيزي وزو أمس، حيث رفض أي تحالف مع حزب سعيد سعدي ما لم يقدم اعتذارا للشعب الجزائري ''بعدما أخطأ في المجتمع في وقت سابق، قبل أن يعترف بأنه أخطأ أيضا في النظام''. وأضاف طابو أن نواب الأرسيدي وبإسم حزبهم قاموا بتجميد نشاطاتهم في البرلمان قبل الرئاسيات، ولكنهم لم يجمّدوا رواتبهم المقدرة بـ30 مليونا شهريا''. واتهم المتحدث الأرسيدي بالتأخر في فهم الأمور ''حيث أن سعدي تأكد بعد 15 سنة من التأخر أن الجنرال توفيق وعبد الرزاق البارا موظفان لدى مؤسسة واحدة تدعى مؤسسة هدم المجتمع''. وفي سياق حديثه عن الهيئة التشريعية التي ''يديرها الجنرال توفيق''، على حد تعبيره، قال كريم طابو ''إن الحديث عن حل البرلمان ليس حدثا، لأن هذه الهيئة وبتشكيلتها الحالية لا تقدم أي خدمة للمواطنين''، مؤكدا أن النقاش الوحيد الذي تم تناوله في البرلمان كان ذلك الذي تمحور حول مراجعة أجور النواب والذي تمخض عنه راتب 30 مليون سنتيم.

ولدى تناوله الوضع السياسي العام في البلاد قال مسؤول الأفافاس إن على الذين يتغنون بإعادة الجزائر إلى المحافل الدولية أن يدركوا أن بلادنا حاليا لا تذكر في أي شأن من الشؤون الدولية أو العربية أو الإقليمية، مضيفا أن النظام الجزائري إتفق مع القوى الغربية على أن يتنازل عن مبادئ الجزائر بخصوص بعض القضايا الدولية كقضية فلسطين، وعن ثروات البلاد مقابل أن يسيّر الشؤون الداخلية كما يشاء. وتهجم كريم طابو على السلطة مشددا على أنها منحت للجزائريين عام 1988 حق التعبير بحرية، وفي 1991 منحت لنفسها حق عدم الاستماع للشعب، وأضاف أن جميع الخطوات التي أقدمت عليها السلطة في السنوات الأخيرة من قانون الرحمة إلى الحديث عن العفو الشامل لم تغيّر من الأوضاع شيئا، كون النظام الجزائري يفتقد للشرعية الشعبية، ولذلك عمد إلى هدم المجتمع ليتمكن من بناء نفسه.

وفيما أكد كريم طابو أن الأفافاس يعد الحزب الوحيد الذي لا يرتبط بقضية الخليفة، اعترف بأن الحزب قصّر في بعض الجوانب، وأن صفوفه ليست خالية من بعض الانتهازيين الذين ينصّبون كمائن في المواعيد الانتخابية، ودعا الأحزاب السياسية إلى ممارسة النقد الذاتي وإنجاز الحصيلة للوقوف على ما قدمته للشعب، معبّرا عن أسفه من كون العديد من الأحزاب السياسية لا تملك استقلالية القرار، لأن ملفاتها ثقيلة ''وهي الملفات التي يستعملها النظام كلما كان في حاجة لخدمة هذه الأطراف''.



م. تشعبونت



Le FFS se prononce : L'amnistie générale ne réglera pas la crise

Publié le 15/05/2009 à 03:19 par abdoumenfloyd
Le FFS se prononce : L'amnistie générale ne réglera pas la crise

Le premier secrétaire du Front des Forces Socialistes (FFS) Karim Tabou a, aujourd'hui jeudi 14 mai, écarté une nouvelle fois tout rapprochement avec le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie de Said Sadi dans une intervention devant les congressistes de la section de Ait Aissa Mimoune dans la wilaya de Tizi Ouzou. "Nous ne pouvons pas sous allier avec un parti qui a gelé ses activités alors que ses députés continuent à toucher leur salaire de 30 millions de centimes pendant que le citoyen peine à subvenir à ses besoins les plus élémentaires" a-t- il déclaré.

Le débat sur la dissolution de l'assemblée populaire nationale est "un non événement" pour le parti de Hocine Ait Ahmed car "cette institution n'est d'aucune utilité pour les citoyens" a encore ajouté l'orateur. Évoquant le discours du pouvoir sur "le retour de l'Algérie sur la scène internationale", le responsable du FFS a indiqué que "notre pays n'est consulté par aucune nation sur des questions d'intérêt régional ou Arabe" avant d'accuser le régime en place d'avoir conclu un accord avec les puissances de ce monde de faire des concessions sur plusieurs dossiers, comme la question Palestinienne, et sur les richesses du pays en contre partie de la gestion des affaires de la nation comme il le désire.

Pour Karim Tabou, ni la loi de la Rahma, ni la concorde civile, ni encore l'amnistie générale ne réglerait la crise Algérienne car le pouvoir ne possède pas la légitimité populaire.


Ameziane Athali

Ancien responsable au FFS : Abdesselam Ali-Rachedi--Déclaration

Publié le 13/05/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Ancien responsable au FFS : Abdesselam Ali-Rachedi--Déclaration
Déclaration

Vingt ans ont passé depuis l’ouverture démocratique de 1989. Les maigres acquis arrachés au prix fort ont été liquidés les uns après les autres. L’autoritarisme d’avant octobre 1988 est quasiment restauré. Le refus de tout changement vient encore une fois d’être concrétisé par le rejet de toute possibilité d’alternance à la magistrature suprême, alors même que les émeutes sont quasi quotidiennes, que des centaines de jeunes Algériens préfèrent risquer leur vie en mer plutôt que la mort lente au quotidien et que la crise économique mondiale risque de plonger le pays dans le chaos.

C’est dans ce contexte que plusieurs appels ont été lancés pour le rassemblement des démocrates. Il semble que tout le monde a fini par comprendre que le régime ne peut être changé ni de l’intérieur, ni au moyen d’un processus électoral, totalement perverti par la fermeture des champs politique et médiatique et la fraude. Dans ces conditions, les partis d’opposition sont devenus inutiles, sauf à servir de faire valoir à un régime autoritaire mais soucieux de son image à l’étranger. C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le rassemblement est ressenti comme un impératif pour le changement. Par le passé, diverses expériences ont été tentées mais n’ont pas abouti à la dynamique escomptée. En effet, le pouvoir ayant constamment entretenu l’illusion d’une ouverture politique, ce rassemblement n’était pas réellement considéré comme une nécessité. Si des questions de leadership se sont parfois posées, c’est surtout l’absence d’une vision stratégique partagée qui a fait défaut
au camp démocratique. Qui doit se rassembler ? Comment se rassembler ? Dans quel but ? Avec quels moyens ? Ces questions, pourtant capitales, ont toujours été occultées. Aujourd’hui, il est devenu indispensable d’y répondre pour pouvoir aller de l’avant.

Afin d’établir un état des lieux et tracer une feuille de route, un large débat, sans préalables, est nécessaire. Ce débat devrait concerner tant des acteurs partisans et des personnalités politiques du camp démocratique, que des animateurs du mouvement associatif, des représentants des syndicats autonomes, des membres des mouvements féministes, des défenseurs des droits de la personne humaine, des militants de la cause amazighe, des journalistes, artistes et intellectuels.
Aujourd’hui, la camp démocratique est atomisé et donc condamné à l’impuissance. Il lui faut impérativement trouver le chemin de l’unité et définir clairement une stratégie pour le changement. Les citoyennes et les citoyens, en apparence résignés, n’ont jamais perdu espoir. Nous avons le devoir de répondre à leurs attentes.
Alger, le samedi 9 mai 2009.

Abdesselam Ali-Rachedi, Zoubir Lainceur, Saïd Madjour, Nacer Mezar, Hamid Ouazar, Nabil Souami
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