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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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Date de création :
17.01.2008
Dernière mise à jour :
21.07.2008
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24.07.2008
comment
22.07.2008
comment
22.07.2008
peut etre un regain d'espoir
19.07.2008
malaise generale
19.07.2008
non
18.07.2008
voila enfin la fin du grand walou !
18.07.2008
C'est vrai
17.07.2008
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16.07.2008
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MEDIAS

Le gouvernement efface les dettes des journaux, mais pas du « Matin »

Posté le 21.07.2008 par abdoumenfloyd

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a annoncé mercredi à Alger l'assainissement des dettes, estimées à 1,5 milliard de DA, des entreprises d'impression ainsi que celles de « certains éditeurs privés » de l'ordre de 2,5 milliards de DA.

Le Matin, suspendu depuis le 25 juillet 2004, pour « endettement » vis-à-vis de l’imprimerie, « endettement » provoqué par le contrôle fiscal initié par le pouvoir et le blocage des comptes bancaires décidé par l’administration fiscale, Le Matin donc est exclu de la liste des « certains éditeurs privés » concoctée par les officines du pouvoir. Sa dette représente 2 pour cent de l'enveloppe que le gouvernement s'apprête à débourser pour éponger l'ardoise de « certains éditeurs privés ».

La direction du Matin rappelle qu'elle a, régulièrement depuis 2006, refusé de négocier la ligne éditoriale du journal contre une reprise du tirage.

Le Matin ne demande pas à faire partie des « éditeurs privés » privilégiés par le pouvoir. Il ne demande pas l’effacement des dettes mais, comme il l’a à maintes fois proposé à l’imprimerie Simpral et à son directeur M. Aissiouane, un paiement étalé sur 24 mois.

La direction du Matin, qui existe toujours juridiquement, et qui, contrairement à certaines allégations (ou certains souhaits inavouables), n’est ni liquidé ni dissous, et qui garde toujours ses locaux à la Maison de la presse, n’entend pas se taire devant cette discrimination scandaleuse.

Elle a saisi le chef du gouvernement et le ministre de la Communication aux fins d’éclaircissements.
Elle attend leur réponse pour, ensuite, décider des suites à donner à cette affaire.
Le Matin en informera ses lecteurs.
Une conférence de presse sera donnée par Mohamed Benchicou en temps voulu.

Le Matin




--

Effacement des dettes de certains éditeurs privés : Qui a décidé quoi ?

Posté le 21.07.2008 par abdoumenfloyd

Les imprimeurs n'en savent rien selon El-Khabar et au ministère de la Communication c'est le désordre. Le gouvernement va-t-il éponger ou non les dettes de « certains » journaux privés ? Annoncée mercredi dernier par l’APS qui a repris des déclarations du ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, l’information portant sur l’assainissement des dettes des éditeurs privés (2,5 milliards de dinars) et des imprimeries (1,5 milliard de dinars) n’est toujours pas confirmée.

Au ministère de la Communication, personne n’est au courant de la décision, rapporte El-Watan. « Le ministre n’a pas parlé de l’effacement de la dette des journaux privés. A ma connaissance, il n’a jamais été question de l’effacement de ces dettes », déclare un responsable de la direction de la communication et presse écrite. Selon lui, les déclarations du ministre « ont été mal interprétées ». Mais selon une source, présente lors de la dernière rencontre d’étude sur le redressement des entreprises de communication, l’effacement de la dette en question concernera les titres de la presse ayant cessé de paraître. « Le ministre de la Communication avait demandé aux DG des différentes imprimeries publiques de récupérer toutes leurs créances et d’assainir leurs comptabilités. C’est à ce moment-là que les concernés ont informé le ministre de l’impossibilité de recouvrer leurs créances, car beaucoup de journaux ont fermé boutique et ne sont plus sur les étals. De plus, ces journaux qui ont disparu sont des Sarl qui n’ont aucun bien à saisir », explique notre source.

La décision a été prise, selon El-Watan, suite aux éclaircissements donnés par les imprimeurs. Ainsi, ajoute notre source, l’effacement des dettes concernera probablement des éditeurs privés dont les journaux n’existent plus sur la scène médiatique nationale. Des titres dont le nombre, selon un document publié sur le site internet du ministère, dépasse les 200 (entre quotidiens, hebdomadaires, revues et magazines spécialisés). La décision ne concernera donc pas d’autres journaux ? Aucune précision n’a été donnée ni par le ministre (dans son allocution) ni par les responsables de son département. Une véritable cacophonie !

Comment Al Jazeera a privé les Algériens de l’Euro 2008

Posté le 25.06.2008 par abdoumenfloyd

Retransmission des matches de la coupe d’Europe de football

Selon un responsable de l’UEFA, c’est Al Jazeera Sport qui a acquis l’ensemble des droits de retransmission des matches de l’Euro au Maghreb et au Moyen-Orient. Et à la demande de la chaîne qatarie, TF1 et M6 ont donc brouillé leur signal.

Comme lors de la coupe du monde 2006, les amateurs du football au Maghreb et au Moyen-Orient ne peuvent pas regarder les matches de la coupe d’Europe sur TF1 et M6. Ces deux chaînes françaises ont cessé brusquement d’émettre dans ces deux régions du monde à la veille du début de la compétition footballistique.

Raison principale : l’achat par la chaîne qatarie Al Jazeera Sport de tous les droits de retransmission auprès de l’UEFA, l’instance qui régule le football en Europe. L’information a été confirmée par un membre du service de communication de l’UEFA que nous avons joint par téléphone hier matin à Genève. Cet interlocuteur a en effet confirmé que c’est la chaîne qatarie qui a acheté l’ensemble des droits. « Il fallait choisir. Et la chaîne qatarie a payé beaucoup d’argent. C’est donc à elle que reviennent tous les droits de retransmission », nous a-t-il expliqué. A la question de savoir si la télévision algérienne pouvait elle aussi acheter les mêmes droits, le même interlocuteur a répondu par la négative. « On ne vend pas les droits à un seul pays, mais à toute une région. » Et de nuancer tout de même ses propos en révélant que « seuls le Japon et l’Australie ont pu acquérir des droits pour usage national ».

La balle était-elle donc dans le terrain de la TV algérienne ? Oui, répond le représentant de l’UEFA qui estime que c’est à l’unique d’acheter à son tour les droits de la chaîne qatarie.Tout en constatant l’injustice dont sont victimes des milliers de téléspectateurs de l’autre côté de la Méditerranée, un responsable technique de TF1 a reconnu que la chaîne a procédé au brouillage de tous les programmes. « La société qui a acheté les droits (il n’a pas voulu la nommer) nous a demandé de réduire la puissance de la diffusion. Du coup, les gens ne peuvent plus capter l’ensemble de nos programmes. » Et de reconnaître : « On ne peut rien faire, on n’a pas les droits et cette situation va se poursuivre jusqu’à la fin de l’Euro 2008. Après, tous nos programmes reprendront normalement. » Même scénario chez M6 qui indique ne pas pouvoir diffuser les matches sur internet. « On n’a pas les droits en dehors du territoire français », s’est exclamé un membre de la direction de la communication.

Cet épisode rappelle celui de la coupe du monde de 2006 lorsque des millions d’amoureux de football au Maghreb et au Moyen-Orient ont été privés de suivre les matches à cause des droits achetés exclusivement par la chaîne saoudienne ART. Que fait HHC pour débloquer la situation ? Rien ou presque, selon un ancien journaliste sportif basé à Paris. « Au lieu de rediffuser constamment les vieux matches de l’équipe algérienne et payer à prix fort des séries télévisées débiles et qui n’intéressent personne, le DG de l’ENTV ferait mieux d’acheter les droits de retransmission des coupes d’Europe ou du monde. Au moins on saura à ce moment-là où part l’argent des contribuables et HHC gagnerait en popularité. » Conseil à méditer…

Yacine Farah

PPDA lâché par TF1 !!!

Posté le 16.06.2008 par abdoumenfloyd
Il a présenté le journal télévisé pendant 20 ans

Le présentateur vedette du 20h de TF1, Patrick Poivre d’Arvor (PPDA), a été débarqué par la direction de l’information de la chaîne sans « aucune explication » l Celui qui a traité Sarkozy « de petit garçon » sera remplacé à partir de septembre prochain par Laurence Ferrari, journaliste à Canal +.

C’est une petite tempête dans le microcosme médiatique parisien depuis l’annonce du départ de PPDA de TF1. Très populaire chez les Français pour avoir présenté le journal télévisé pendant 20 ans, PPDA a confirmé avoir été écarté de son poste « inélégamment ». Il a par ailleurs dénoncé la « violence » du choix fait par celui qui est désormais devenu son ancien employeur.

« J’ai eu la surprise d’apprendre cette décision comme tout un chacun, en découvrant la Une des journaux, a-t-il confié. Les dirigeants de TF1 me l’ont, depuis, fébrilement confirmé sans me donner la moindre explication sérieuse. » Et d’enchaîner : « La brutalité de cette décision est d’autant moins compréhensible que je pense avoir accompli ma tâche avec dignité et professionnalisme. » Qui est donc derrière cette « destitution » inattendue ?

Les pistes sont nombreuses

Certaines mauvaises langues disent que le complot aurait été ourdi par le palais de l’Elysée. Nicolas Sarkozy n’aurait pas apprécié la façon avec laquelle PPDA l’a interviewé durant la campagne électorale de 2007 ainsi que les mots qu’il a utilisés pour décrire sa première participation au sommet du G8.

Verbatim : « En parlant du sommet du G8, on vous a vu très à votre aise avec différents chefs d’Etat et de gouvernement, presque même un peu excité comme un petit garçon en train de rentrer dans la cour des grands. » Quelque peu déstabilisé, Nicolas Sarkozy avait répondu en expliquant « qu’à 52 ans, on n’est pas tout à fait un petit garçon ».

D’autres sources répliquent que PPDA avait été écarté de TF1 parce qu’il avait menacé de démissionner si Nicolas Beytout, ancien directeur de la rédaction du Figaro, venait à rejoindre la direction de l’information de la chaîne, comme le souhaitait Martin Bouygues lui-même. Règlement de comptes ou changement de stratégie, certains spécialistes reconnaissent en tout cas la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler les médias, en nommant à la tête des chaînes de télévision et des radios ses amis politiques. Cette affaire qui prend l’allure d’un petit scandale politico-médiatique intervient au moment où les chaînes généralistes, y compris TF1, voient leur audience s’effriter chaque jour un peu plus.

La chaîne de Martin Bouygues subit une érosion d’audience sans précédent. Alors qu’elle caracolait en mai 2007 à plus de 31% de parts d’audience, celle-ci est redescendue à 27%, perdant ainsi de grandes parts du marché publicitaire. Ajouter à cela la concurrence féroce des petites chaînes thématiques ou d’information privées, beaucoup plus rentables et compétitives, et l’invasion des foyers par les PC et le haut débit.


Yacine Farah

De la manipulation des médias : Ou l’art de la subversion

Posté le 13.06.2008 par abdoumenfloyd

DRS,AFP,REUTERS !!!!

Commençons par la fin. Le gouvernement algérien retire les accréditations des deux correspondants de Reuters et de l’AFP. La mesure est certes excessive. Mais le gouvernement algérien joue sur du velours. Cela ne fait pas de pli. Ces deux correspondants ont rapporté des informations erronées, qui ont été relayées par l’ensemble de la presse mondiale, et qui sont passées en boucle, en prime time des journaux télévisés de toutes les télévisions du monde.

Le correspondant de l’AFP a indiqué dans sa dépêche sur l’attentat de Beni Amrane, dimanche soir, qui a coûté la vie à un ingénieur français et son chauffeur, que le bilan était de treize morts et de nombreux blessés. Le gouvernement, contrairement à son habitude, de revoir les chiffres à la baisse, ou de démentir, ne réagit pas et laisse le temps aux médias mondiaux de relayer l’information de l’AFP.

Le lendemain, lundi, aux environs de 15heures, encore sous l’effet de l’attentat de la veille, le correspondant de Reuters envoie une dépêche dans laquelle il rapporte qu’un autre attentat à la bombe a eu lieu à Bouira, dans la gare routière, que le bilan est de 20 morts et de nombreux blessés. L’information commence à être relayée, et des correspondants des chaînes de télévision occidentales commencent à faire des commentaires sur l’information. Ils interviennent en temps réel pour « chauffer » l’information.
Côté algérien, il n’y a aucune réaction. Le gouvernement laisse l’information enfler. Pendant des heures. Ce n’est que vers qu’en fin d’après midi que d’autres correspondants commencent à émettre des doutes sur la véracité de l’attentat. Ce n’est qu’ensuite que la radio algérienne passe un communiqué, sans citer de sources officielles, où elle nie qu’un attentat a eu lieu.
Et ce n’est que le lendemain qu’un communiqué officiel, émanant du …Ministère de la Défense, pourquoi la défense, dément catégoriquement qu’il y ait eu 13 morts dans l’attentat de Beni Amrane. Sans faire de commentaire sur le faux attentat de Bouira.
La surenchère a été orchestrée, gérée. De main de maître!
De toute évidence, le gouvernement algérien, qui aurait pu faire un démenti officiel immédiatement après la parution de la dépêche, a laissé l’information se propager. Il a reçu l’instruction de n’en rien faire et de ne pas contrer une “opération” en cours.

Pourquoi ?

Qui a piloté cette opération de désinformation ?

Maintenant remontons au début de l’affaire. Les correspondants de l’AFP et de Reuters sont des professionnels. Il est totalement exclu qu’ils aient pu se faire berner par des islamistes pour semer le trouble, comme l’a suggéré un journal algérien à grand tirage.
Le premier correspondant, celui de l’AFP s’est fait communiquer ce chiffre de 13 morts par une source habituelle, qu’il devait avoir testé pendant des mois. Aucun professionnel de ce niveau, et qui est employé, de surcroît, par une agence de l’importance de l’AFP, ne se serait risqué à émettre un tel bilan s’il ne l’avait reçu d’une source sûre, ou s’il ne l’avait constaté par lui-même.
Ceux qui l’ont intoxiqué, délibérément, ont pris soin de ne pas le démentir dans l’immédiat, parce que l’opération intox n’était pas finie, et que Reuters devait entrer das un scénario similaire dès le lendemain. Lorsque le correspondant de Reuters a reçu « l’info », il n’a pas hésité une seconde et n’a même pas pris le temps de se rendre à Bouira pour vérifier, parce que, très vraisemblablement, la source qui lui avait communiqué l’information sur cet attentat de Bouira, et sur le nombre des victimes, était pour lui une source très sûre. Une source éprouvée, voire amie. Ce professionnel n’aurait jamais balancé une telle bombe, sans aucune vérification, s’il n’était absolument sûr de sa source. Et celle-ci ne pouvait être que sécuritaire, voire autorisée.

La meilleure preuve que cette opération était un coup tordu, est que les autorités ont laissé le temps, plusieurs heures, à l’information d’être relayée par les médias du monde entier, avant de la démentir. Le fait que ni le Ministre de l’Intérieur, ni le Chef du Gouvernement, ni le porte parole de celui-ci n’aient estimé devoir le faire, suppose que l’opération d’intox a été pilotée depuis le sommet des services spécialisés dans ce genre de manipulation. Le DRS bien évidement ! Qui d’autre ?
Cette manipulation des médias, car c’en est une, même si elle ne semble pas conforme au mode opératoire du DRS, procède d’une démarche inédite. Les milieux qui ont fait parvenir les intox aux deux correspondants se sont servis des sources de ces derniers. Parce qu’ils savaient que les correspondants n’allaient pas vérifier. Il est même possible qu’ils se soient servis de ces sources, pendant des mois, pour ferrer le poisson.
Jusque là, le DRS s’était toujours servi d’une presse aux ordres, dite indépendante, pour suggérer une certaine information aux médias occidentaux, et surtout pour mettre au crédit des islamistes armés toutes les atrocités commises contre les populations civiles, et dont une majeure partie se commettait sur son ordre. Or, depuis peu, les médias étrangers, et même la presse « indépendante » semblent se montrer moins dociles. La responsabilité des services de sécurité dans les crimes de masse, la torture, les enlèvements et toutes les exactions commises contre les civils, est évoquée, si ce n’est entre les lignes, par la presse algérienne, ouvertement par la presse occidentale. Il devenait urgent pour les Maîtres es subversion de décrédibiliser les journalistes étrangers qui s’intéressent de trop près à l’Algérie et aux scandales qui émaillent son actualité. De les échauder. D’où cette opération d’intox. Une opération menée avec brio. Avec la complicité, ou du moins le silence de l’Etat algérien dans son entièreté. Personne, y compris les chefs de l’Etat et du Gouvernement n’a pu intervenir pour démentir à temps. Ils ont tous sagement attendu que la chose se fasse. Et ainsi tout le monde peut comprendre qui pilote le pays. Quasiment sans partage.


Publié dans : www.tahiabladi.com




Football : SCANDALE Les Algériens privés des images du match contre la Gambie

Posté le 13.06.2008 par abdoumenfloyd

Quel désastre ! La télévision algérienne et la Fédération algérienne de football n'arrivent même plus à négocier la retransmission des rencontres de l'équipe nationale de football. Après la non retransmission des deux premiers matchs des Verts, face au Sénégal et puis le Liberia, sur les chaînes satellitaires (les matchs n'ont été diffusés que sur la chaine herzienne), privant ainsi des dizaines de milliers d'algériens vivant à l'étranger de suivre leur équipe en direct, cette fois-ci, le match de demain à Banjul face à la Gambie ne sera carrément pas retransmis du tout, a indiqué une source non officielle de l'ENTV .
Selon cette source, la FAF et l'ENTV n'ont pu négocier avec les détenteurs des droits de retransmissions pour l'Afrique du Nord et le moyen Orient des éliminatoires de la CAN et coupe du monde 2010, le groupe satellitaire arabe ART selon toute vraisemblance, ce qui privera tous les Algériens des images de cette rencontre. Le match ne sera apparemment diffusé qu'après le retour de la délégation puisqu'une équipe de l'ENTV aurait pris part au voyage en Gambie.

La question reste posée : pourquoi l'ENTV ne paye pas le prix qu'il faut pour retransmettre en direct un rendez-vous si important ? Et si ART est si intransigeante, pourquoi lui accorde-t-on alors des «largesses» dans la retransmission des matchs du championnat algérien ou même de ceux de la ligue arabe de football puisque la retransmission se fait, apparemment, avec le matériel de l'ENTV ?

Priver les millions d'Algériens des images des matchs de son équipe nationale est inadmissible. Les uns et les autres doivent impérativement trouver une solution. Cette affaire scandaleuse survient après l’absence de tout match de l'Euro 2008 sur les écrans de l'ENTV, une compétition pourtant très suivi même par le public algérien. Il n’est qu’à voir la panique qui a suivi, il y a deux jours, le nouveau verrouillage du bouquet. Mais de là à ne pas diffuser le match des Verts, la chose aura atteint son comble.

TSA

RTL : "Nous sommes les otages de la lutte des clans en Algérie"

Posté le 09.06.2008 par abdoumenfloyd

Le journaliste Jean-Michel Aphatie de RTL a fait ce matin un commentaire à chaud sur le double attentat de Lakhdaria :

"Un attentat en Algérie, un référendum en Irlande, une crise pétrolière qui n’en finit pas s’étendre, une vedette qui en chasse une autre à la télévision: l’actualité brasse les sujets les plus divers ce matin.

Nous avons abordé les deux premiers avec Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, sur RTL, à 7h50. L’Algérie, a-t-il dit, demeure un pays dangereux avec lequel il faut pourtant continuer à commercer. On se rend compte, parfois, que la politique ne règle rien et se contente de gagner du temps. Les autorités algériennes n’ont rien fait pour partager différemment la manne pétrolière, pour tenter de réduire la misère, ce qui serait, et de loin, la meilleure manière de lutter contre l’intégrisme religieux. Au lieu de cela, les clans et les factions entretiennent une lutte opaque pour la préservation d’équilibres fragiles dont nous sommes, au bout du compte, les otages."

Vers une "Berlusconisation" de l’espace médiatique algérien

Posté le 14.05.2008 par abdoumenfloyd

Par D.Benchenouf

Malgré le black-out intégral qui est fait sur le sujet par la presse algérienne, par l’oligarchie et par la presse, l’ouverture de l’audiovisuel à l’investissement privé n’est plus un tabou. C’est même un sujet central dans les tractations entre les clans du régime.
Jusqu’à une période récente, le régime algérien avait totalement exclu la moindre possibilité de permettre au privé le lancement de chaînes de radio et de télévision. Lors des réformes de l’après 88, le pouvoir avait permis le lancement de la presse écrite privée. Il se dotait, à peu de risques, d’une autre façade démocratique en trompe l’œil. Il l’avait même portée à bout de bras, puisqu’il avait doté et financé de nombreux journalistes de la presse publique qui se lançaient dans ce qu’ils appelleront eux même, « l’aventure intellectuelle ».

Des dizaines de titres fleurirent. Beaucoup ne firent pas long feu. Les autres, ceux qui avaient tenu la route, et dont la relative liberté de ton faisait dire que cette nouvelle presse était « la plus libre du monde arabe », allaient entrer dans un carcan dont ils ne se sortiront jamais. Le traitement de l’information, très inhabituel et qui donnait l’impression de ne se fixer aucune limite, aucune autocensure, allant jusqu’à éclairer l’opinion sur des sujets brûlants et des personnalités de « premier plan », en réalité des seconds couteaux ou des barons déchus, faisait pourtant bien attention à ne jamais farfouiller dans les cercles des vrais détenteurs du vrai pouvoir : Les généraux !
La seule fois où cela a eu lieu, dans le cas du général major Mohamed Betchine, a été rondement menée, sur ordre de ces généraux qui voulaient évacuer l’un des leurs, qui avait voulu les doubler, voire les supplanter. Il se fera clouer au pilori, dans un lynchage dicté à la presse la plus libre du monde arabe et qui écrivait plus vite que la dictée. Pour le reste, les pratiques effarantes des généraux, sur lesquelles de très nombreux journalistes disposent pourtant de dossiers accablants, ne seront jamais traitées, ou bien alors, comme dans le cas du général major Kamel Abderahmane, à peine effleurées, sans véritables arguments, sans investigations et même avec des accents de contrition.

Cette presse soi disant « indépendante » se prêtera, sous des oripeaux de liberté d’expression, à des règlements de compte de bas quartier, entre clans rivaux. Elle y excellera. Elle mettra, avec une rare veulerie, ses plumes au service de la junte qui tenait le pays entier sous sa totale influence, et réussira l’exploit de faire passer des jappements et des postillons pour des rugissements. Elle parlera d’elle-même comme d’un quatrième pouvoir, et de la junte comme de la grande muette. Ce qui dans un cas comme dans l’autre sont au comble de l’absurde. Elle se roulera dans le commentaire alambiqué et pédant, au détriment de l’information objective, et finira par se prendre elle-même pour ce qu’elle ne fut jamais :Une presse irréprochable.
Lors de l’interruption du processus électoral qui allait plonger le pays dans une tragédie effroyable, ces journalistes, qui s’étaient proclamés démocrates et républicains, seront embrigadés dans une démarche honteuse, pour le moins qu’on puisse dire. Leur rôle consistait à jeter un voile pudique sur les atrocités commises par les généraux contre les populations civiles. Ils ont permis à ceux-ci, de perpétrer des crimes contre l’humanité quasiment à huis clos, puisque l’opinion occidentale qui s’informait de la situation algérienne à l’aune de cette presse, ignorera tout de la manipulation de la violence par les généraux algériens. Cette presse « indépendante » poussera son zèle jusqu’à accabler tous les défenseurs des droits de l’homme et les ONG qui tentaient d’alerter l’opinion internationale sur la réalité de la tragédie. Les journalistes algériens, et particulièrement les patrons de presse, qui s’étaient totalement soumis aux généraux, et qui connaissaient pourtant l’horreur des carnages contre les populations civiles, la pratique de la torture, les enlèvements, les viols et les exécutions sommaires, disaient, lorsqu’ils étaient entre eux qu’on « ne faisait pas la guerre avec des gants blancs » et que « c’est le prix à payer pour éradiquer l’islamisme ».

Cette honteuse compromission révoltait la majorité des journalistes, enrôlés contre leur volonté dans une sale guerre contre leur propre peuple. Plus de soixante d’entre eux furent assassinés par les islamistes, mais aussi par les islamistes et les barbouzes des généraux, au su des patrons de presse et de la dizaine de journaliste qui émargeaient chez Hadj Zoubir, et qui prenaient leurs consignes chez leurs « sources » qui étaient en réalité leurs officiers encadreurs. La presse écrite algérienne, particulièrement celle d’expression française, qui a une audience extrêmement limitée, a joué pourtant un rôle déterminant dans l’altération des faits et dans la propagande des tueurs de civils.
En permettant la privatisation de la presse écrite, les généraux savaient très bien ce qu’ils faisaient. Ils savaient que cela pouvait leur servir pour relayer leur propagande à destination de l’opinion internationale. Ils ne s’en privèrent pas. Leurs agents journalistes firent feu de tout bois et firent montre d’un zèle qui surprenait leurs propres commanditaires.
Ils ont eu d’autant plus de mérite, aux yeux de ces derniers, que l’ensemble de l’édition de la presse écrite, publique et privée, si l’on en déduit les invendus, si l’on prend en compte le nombre des analphabètes et les habitudes sociales, n’est lu que par moins de 4 % de la population adulte. La lecture de la presse écrite d’expression française est encore plus dérisoire, puisqu’elle ne réunit pas, tous titres réunis, 1% de la population adulte. Toute la presse écrite, hormis El Khabar, le plus grand quotidien arabophone, ne survit que par la manne publicitaire, dont la gestion est organisée en carotte ou bâton par le régime, selon qu’il voulait gonfler un titre, ou sévir contre lui.
En ne permettant que la privatisation de la presse écrite, dont elle s’était assurée la totale soumission, la junte savait ce qu’elle faisait. Tout risque était circonscrit par sa propre limite. Par contre les chaînes de radios et particulièrement celle de la télévision unique, qui sont reçues par la totalité de la population, même si elles n’ont qu’une audience internationale très réduite, si l’on excepte la communauté émigrée, sont le principal outil de propagande du régime à destination des masses populaires. La télévision algérienne entre dans plus de 95% des foyers algériens et touche toutes les catégories de la population, y compris les enfants.Voilà pourquoi la libéralisation de la presse s’est bornée à la presse écrite.

De nombreux observateurs Du microcosme politique algérien s’accordent à dire que l’un des principaux motifs qui ont entraîné le démantèlement du groupe Khalifa a été le projet de télévision que le jeune homme d’affaires voulait lancer depuis Paris, puis depuis Londres, malgré les mises en garde d’un clan du régime. La chaîne berbère TV n’a été ignorée que parce que le cœur de cible de celle-ci se borne à la Kabylie. Une région dont la contestation du régime est un credo, avec ou sans télévision. Plutôt que de s’attaquer, d’une manière ou d’une autre à cette télévision, qui ne le menace pas outre mesure, de toute façon, et dont on ne sait pas si elle n’est pas neutralisée, puisqu’elle ne traite pas des dossiers des généraux, le régime a préféré déstabiliser toute la Kabylie, et la couper du reste de l’Algérie, par un faisceau de méthodes de subversion et de propagande. Mais là est un autre sujet.
Mais les choses ont évolué. Le monopole sur l’audiovisuel n’est plus possible. Les nouvelles techniques de diffusion permettent d’ « arroser » l’Algérie, depuis n’importe quel autre pays. Le régime sait qu’elles seront, tôt ou tard, mises à profit par des personnes ou des milieux qui voudront apporter une autre information aux Algériens. L’exemple de la Chaîne Al Djazira, dont les taux d’audience dépassent parfois ceux de la télévision unique, est significatif à cet égard. Très inquiet par la possibilité de lancement d’une chaîne de télévision par l’opposition algérienne, depuis un autre pays, et dont le public ciblé serait le peuple algérien, le régime fait planer de terribles menaces sur quiconque voudrait financer un tel projet. Il envoie depuis l’affaire Khalifa des signaux sans équivoque à tous ceux qui pourraient être tentés. Les grosses fortunes algériennes étant toutes connectées, de près ou de loin, à la junte, il est donc superflu de faire un dessin. Seul le FFS et le FIS, dont les militants de la diaspora pourraient financer un tel projet, pourraient tenter l’aventure. Le régime le sait. Il sait aussi qu’il peut compter sur ses amis européens pour contrecarrer tout projet fâcheux. Mais cela ne l’empêche pas de mettre les bouchées doubles pour préparer le champ audiovisuel de demain et faire prendre de l’avance à ses créatures, voire à ses propres membres. D’autant qu’une chaîne de télévision privée a le double avantage de rapporter beaucoup d’argent et d’aider à garder le pouvoir.

Les barons du régime, ceux de la junte, du clan présidentiel comme les nouveaux arrivants, détenteurs de capitaux, son sur les dents. En attendant que le Législateur reçoive le feu vert pour leur livrer les lois sur mesure qu’ils vont lui concocter, ils se consultent et négocient les parts et les espaces. L’un des signes les plus visibles des intenses tractations qui ont cours au sein des clans, est la montée au créneau du milliardaire, et non moins désormais décideur, qu’est Issaad Rebrab, éclaire un tant soit peu notre lanterne. Cet homme qui a construit, en l’espace de quelques années, une fortune qui le place dans le gotha des Maghrébins, et même des Européens les plus riches a réussi à devenir le principal, ou plutôt le seul actionnaire du Journal francophone Liberté, qui était le plus grand Quotidien francophone du pays, avant qu’il ne verse dans une pratique de l’information tellement inféodée au régime qu’il en perdra plus de la moitié de ses lecteurs. Avec son enrichissement fulgurant, Issaad Rebrab a acquis une assurance telle qu’il avance à visage découvert, n’hésitant pas a afficher ses ancrages avec le DRS,ce cœur battant du pouvoir algérien. Il n’a pas hésité à recruter en qualité de Directeur de la Communication de ses entreprises un général à la retraite qui avait la haute main, au sein du DRS, sur la presse de service. Le fameux Hadj Zoubir dont on dit qu’il a des dossiers mortels sur de nombreux journalistes et patrons de presse qui ont « écrit » sous sa télécommande.

Issaad Rebrab vient de lancer une sorte d’OPA sur El Khabar, puisqu’il propose aux actionnaires du plus grand quotidien algérien de leur racheter leurs actions au prix fort. Ce qu’il avait fait à Liberté, en poussant ses associés à la sortie, contre leur gré pour certains. S’il devient l’actionnaire majoritaire d’El Khabar, voire le seul propriétaire, il deviendra une menace pour le Quotidien El Watan qui détient 50% de la rotative des deux journaux. On dit que certains actionnaires d’El Watan ont déjà été approchés par le milliardaire, et que l’offre qu’il leur propose est tellement alléchante qu’ils pourraient sauter dessus. Mais Issaad Rebrab ne se contente pas de jeter le grappin sur des titres de la presse écrite. Il semble que des Business plans pour le lancement de chaînes de télé sont sur son bureau depuis des mois, avec des options multiples. Le feu vert pour l’ouverture de l’audiovisuel serait imminent. Il ferait même partie des points forts en discussion entre les clans. Ceux-ci ont très bien compris, depuis la recomposition du champ « politique » entre les généraux et Bouteflika, qu’ils avaient besoin d’une façade plus honorable, pour continuer à piller le pays. Ils savent qu’ils ont surtout besoin de s’approprier toute la machine médiatique, s’ils veulent se muer en hommes d’affaires honorables et en propriétaires, ou en actionnaires, ce qu’ils sont déjà, de compagnies pétrolières, de compagnies aériennes, maritimes, de complexes touristiques et autres entreprises de haute rentabilité. Fini le pillage de flibustiers. Voilà venu le temps des « capitaines d’industrie » et des groupes de presse.
L’autre signe, tout aussi significatif de la fébrilité qui s’est emparée des barons du régime et de leurs richissimes associés, est le lancement imminent de plusieurs journaux de la presse écrite, par des milliardaires algériens. Même le Directeur général de la télévision algérienne, l’inénarrable Hamraoui Habib Chawky, qui a réussi à amasser une fortune considérable dans des magouilles foncières et à la faveur de tractations avec des boites de production, dont on dit qu’il y possède des parts, est sorti du bois et a acquis des parts importantes dans des Quotidiens. Les relations privilégiées qu’il entretient avec tous les barons du régime, et son expertise avérée en matière de manipulation des masses, et de flagornerie débridée, dont il nous a donné récemment un tonitruant échantillon, le placent en bonne position pour le réaménagement du futur réaménagement de l’espace médiatique. Le meilleur rôle qui pourrait lui être confié serait de le maintenir à la tête de la télévision publique. Cela permettrait aux nouvelles chaînes de télévision de disposer, aux meilleures conditions, du fond archivique qui est la propriété de l’ENTV, mais dont l’usage sera incontournable pour les nouvelles télés..

Les Algériens vont bientôt découvrir les faveurs de la « diversité médiatique ». Dans ce qu’elle a de plus négatif. Avec l’ouverture de l’audiovisuel au privé, comme cela se passe dans le monde entier, ne manquera-t-on pas de nous le préciser, les Algériens n’auront droit ni à plus d’objectivité, ni à plus de liberté dans l’information. Ils n’auront pas la satisfaction de voir des dossiers sur les pratiques des généraux, sur les méthodes exécrables de pillage et de bradage de leurs richesses nationales, sur les crimes contre l’humanité commis par les généraux. Mais ils auront plein d’émissions débilitantes, de feuilletons à l’eau de rose et de journaux télévisés à la gloire des sauveurs de la république. Et pour cause, puisque tous les nouveaux directeurs généraux de ces futures chaînes seront des clones de Hamraoui Habib Chawky.


Algérie : le patron de l’ETRHB se lance dans les médias

Posté le 10.05.2008 par abdoumenfloyd

La première entreprise privée du bâtiment et des travaux publics ETRHB Haddad a décidé de se lancer dans les médias. Un nouveau journal baptisé « Le temps » appartenant au groupe sera bientôt lancé, a-t-on appris de bonne source. La confection et la direction du nouveau titre sont confiées à des journalistes qui ont fait l’essentiel de leur carrière à la radio Chaîne III.

Présent dans le bâtiment, mais aussi dans la concession automobile (Toyota) et l’hôtellerie, l’ETRHB Haddad a connu une ascension fulgurante ces dernières années. Plusieurs ouvrages d’art ainsi que la réalisation de certaines routes ont été confiés à cette entreprise dont le patron est originaire d’Azzefoun, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est le deuxième groupe privé en Algérie à investir dans les médias après Cevital d’Issad Rebrab qui a racheté le quotidien Liberté au milieu des années 90.

TSA

Ouvrir l’audiovisuel au privé ou ouvrir l’ENTV au public ?

Posté le 06.05.2008 par abdoumenfloyd

Le «débat» sur la «nécessité» d’ouvrir l’audiovisuel au privé s’est encore une fois invité en Algérie à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. En effet, lors de la cérémonie qu’il a organisée en l’honneur des journalistes ou à l’occasion de son passage au forum de l’ENTV, le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a été interrogé au sujet d’une éventuelle ouverture du champ audiovisuel au privé. La réponse de M. Boukerzaza est sans ambiguïté : l’ouverture de l’audiovisuel, a-t-il expliqué, doit passer par plusieurs étapes, soulignant que la plus importante, déjà réalisée, est celle relative à la création d’agences de communications et de production audiovisuelle «qui existent actuellement en grand nombre en Algérie». Même s’il est vrai que le nombre d’agences de production audiovisuelle est important dans notre pays, beaucoup de gens se posent la question sur l’identité de leurs propriétaires. D’ailleurs, de nombreux spécialistes dans le domaine de la communication savent, par exemple, que des journalistes, payés par l’ENTV, ont créé leurs propres «boîtes». Ainsi, la télévision publique leur assure des salaires, sans travailler, en leur qualité de journalistes et des marchés en leur qualité de patrons. Aussi, il faut souligner que l’octroi des marchés ne se fait pas souvent dans le respect des règles et des critères qu’exige la loi. Ce qui fait que beaucoup de produits émanant de ces agences privées frôlent la médiocrité… Par ailleurs, le programme de l’ENTV est médiocre, la qualité du son et de l’image laisse à désirer. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont fait que l’Algérien, de plus en plus exigeant, a décidé de tourner le dos à la télévision de son pays.
Une question se pose aujourd’hui : l’ouverture de l’audiovisuel au privé apportera-t-elle un quelconque changement ? Les Algériens ne peuvent être que sceptiques, car l’existence d’une presse privée ne reflète pas forcément l’existence d’une presse libre et professionnelle. Si l’ENTV n’ouvre ses portes aux partis de l’opposition, par exemple, que lors des campagnes électorales, qui pourra garantir aux Algériens qu’une télévision privée ne fera pas autant ou pire ? Aujourd’hui, en cédant au pouvoir de l’argent les secteurs de la presse écrite et de l’audiovisuel, l’Algérie risque de mettre en péril une profession pour laquelle de nombreux journalistes ont sacrifié leur vie.
L’urgence n’est pas à l’ouverture de l’audiovisuel au privé mais plutôt d’ouvrir la télévision algérienne au public. Pour ce faire, il suffit de réhabiliter le caractère de service public de l’ENTV. Un service longtemps remis en cause par les opportunistes, les arrivistes et les corrompus que seul le gain facile motive. Notre télévision publique doit avoir l’ambition de s’ancrer y compris en dehors des frontières algériennes. Et ce n’est certainement pas avec son rythme actuel et la déliquescence de ses programmes qu’elle réussira cette mission. Il est grand temps que les autorités politiques du pays prennent les choses en main pour rendre aux Algériens leur télévision.

Chafaa Bouaiche
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