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Abasourdis par la défaite, les lièvres crient à la fraude et menacent de porter plainte !

Publié le 12/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Abasourdis par la défaite, les lièvres crient à la fraude et menacent de porter plainte !
Abasourdis par la défaite cuisante, les lièvres crient à la fraude, montent au créneau et menacent de porter plainte !
Un adage populaire dit : « Lorsque c’est le Cadi – (Le juge)- qui te « frappe », à qui vas-tu te plaindre ? Et pour corser le tout, je dédie ces sages paroles du grand écrivain Français La Bruyère qui a écrit dans son célébrissime livre qui a pour titre, les caractères, je cite : « L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter. » À profondément méditer par les lièvres !
Ça y est, ils se réveillent de leur profond sommeil hypnotique, pardon de leur KO technique. Groggy et les yeux hagards, ils n’ont pas encore fini de s’épousseter qu’ils ont décidé de porter plainte auprès du Conseil constitutionnel et de … l’ONU. Ils feraient bien d’en adresser une autre au pape BENOIT XVI et une dernière à … Bouteflika en personne ; tant qu’ils y sont. Ceci est un conseil d’un électeur neutre mais pas désintéressé !
Ces gens là, les cinq lièvres, sont soit naïfs et niais, soit ils nous jouent la dernière scène du dernier acte de la comédie avant de passer à la caisse pour toucher leur cachet et se la boucler jusqu’en 2014.
Moi personnellement, je les accuse d’avoir permis au pouvoir de mettre sa machine à frauder en marche. C’est parce qu’ils avaient accepté de jouer les rôles secondaires dans la mascarade électorale que Bouteflika a pu réaliser son happy end en volant la victoire de son troisième mandat. Ils savaient bien qu’ils allaient prendre part dans un combat inégal, un combat truqué qu’ils savaient perdu d’avance. Complices, ils avaient feint se battre pour tromper la galerie qui n’est pas dupe et qui sait parfaitement ce qui se trame la haut. FAKOU !!!
Souffrez, mes chers frères que sans les lièvres payés à prix d’or, le scénario aurait pu être tout autre. S’ils avaient eu le courage et la clairvoyance de se retirer à temps de la course truquée, ils auraient, au moins, gagné l’estime du peuple d’une part et ils auraient mis le pouvoir dans de beaux draps et le « ROI » se serait trouvé dans l’embarras comme ce fut le cas lors des élections de 2004. Ainsi, ils auraient rendu un grand service au peuple qui était à la recherche d’une autre « KECHFA »- (Une honte)- qui aurait éclaboussé ce pouvoir maffieux. Madame et Messieurs les lièvres, vous avez vendu votre honneur et votre âme au Diable et tant pis pour vous. Vous avez accepté de jouer avec plus fort que vous et vous avez récolté une raclée mémorable que vous n’êtes pas prêts d’oublier de sitôt. Bien fait pour vous !
Et maintenant que les cartes sont cuites et les dés sont jetés, ils ne leur reste qu’à patienter cinq ans pour pouvoir aspirer à décrocher un hypothétique rôle de figurant dans les prochaines joutes qui se dérouleront en 2014. D’ici là, ils auront tout le temps et le loisir de se préparer et de répéter leur rôle d’éternels seconds ; ils seront la troisième roue du carrosse. ECCH-CHEH FIKOUM !!! – (Cela veut dire : « Bien fait pour vous !!! »)-. Voici, pour vous les perdants : « Vae victis ! Malheur aux vaincus ! » De Tite Live. (Histoire Romaine).
Sur ce, je ne leur souhaite qu’une chose : Dieu faites qu’ils récoltent une volée de bois vert de la part de sa seigneurie Bouteflika qui a bien le droit mais aussi le devoir de leur répondre pour les remettre en place et la boucle sera bouclée. À bon entendeur salut, Madame et Messieurs les lièvres du président !


Belkacem.



..Je ne peux leur reprocher d’avoir vendu leur honneur pour le faramineux pactole de 15 Milliards..

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
..Je ne peux leur reprocher d’avoir vendu leur honneur pour le faramineux pactole de 15 Milliards..
Avant-propos : Sans vergogne, en ce jour Vendredi 10 Avril à midi trente soit avec un retard de pas moins de deux heures, il est vrai que la ponctualité est la politesses des rois et non celle des esbroufeurs, le Ministre de l’Intérieur, le sinistrement célèbre ZERHOUNi a annoncé les résultats provisoires – (dans l’attente d’être officialisés par la commission électorale)- de l’élection présidentielle 2009.

Tel le couperet d’une guillotine impitoyable, les résultas sont tombés anéantissant les lièvres qui n’avaient pas réussi à rassembler 10% des voix exprimés ; 9,76% ! Comme il fallait s’y attendre, il n’y aura pas de second tour pour la simple raison que Bouteflika a été élu avec une majorité absolue en récoltant 90,24% des voix exprimées soit 12.911.705 voix. ( Que Dieu le préserve du mauvais œil, comme on dit chez nous !)- Il est suivi par Louisa Hannoune avec 4,22% et Moussa Touati avec 2,31%. Quant aux trois autres lièvres ils n’arriveront pas à totaliser 3% des voix. Une T’BEHDILA historique ! Comme toujours. Pour mémoire, il y a eu 20.595.683 votants inscrits alors que 15.351.305 électeurs ont exprimé leur vote, soit 74.54%. (Le nombre de bulletins nuls a éteint le nombre de 1.042.727/15.351.305 votants). No comment !!!

Commentaire à chaud : Exergue : « Il y a des faussetés déguisées qui représentent si bien la vérité que ce serait mal juger que de ne s'y pas laisser tromper ». Le Duc De La Rochefoucauld. (Maximes). J’ai choisi ces sages paroles que j’ai décidé de dédier à ces esbroufeurs qui sont passés maîtres dans l’art de mystifier toute vérité au point de la rendre invraisemblable. Le temps aidant, ils sont vite devenus les champions incontestés du bourrage des urnes et de la manipulation des chiffres et des résultats des élections et autres.
Tout compte fait, je ne crois que ces bigots endurcis auront, un jour, le courage de se défaire de leurs ignominieuses habitudes de nous prendre pour des canards sauvages tout en cessant de nous mener en bateau. À écouter leurs fourberies on leur donnerait le Bon Dieu sans confession ; comme dit ailleurs. Gare à tout imprudent qui se laisserait bercer par leurs promesses farfelues et par leurs hâbleries à dormir debout. Bizarrement, ces prétentieux n’ont pas froid aux yeux. Malgré tous les scandales qui les ont, à maintes reprises, éclaboussés, ils n’ont retenu aucune leçon pour la simple raison qu’ils n’ont aucune notion de morale. Ce sont de FAUX honnêtes gens sur qui le Duc De La Rochefoucauld a écrit ces sages paroles dans ces maximes, je le cite : « Les faux honnêtes gens sont ceux qui déguisent leurs défauts aux autres et à eux-mêmes. Les vrais honnêtes gens sont ceux qui les connaissent parfaitement et les confessent ». Mauvais en tout, ils resteront le mauvais exemple pour tous les peuples de la terre qui finiront bien, un jour très proche, lorsque les masques seront tombés, de les découvrir sous leur vrai nature de canailles infréquentables. Viendra le jour où ils seront démasqués et mis à l’index.

Encore une autre fois, ils ont osé l’impossible en défiant toutes les réalités et ils ont finalement réussi le plus spectaculaire des hold-up qui soit ! Ces fabulateurs patentés sont vraiment très forts dans le domaine de la mythomanie où ils excellent. L’histoire retiendra que nous sommes le pays où on est capable de vous vendre un terrain à bâtir sur la planète Mars avec acte notarié et publication en prime.

Ceux qui nous gouvernent aujourd’hui ; et ceux d’hier aussi, TOUS pétris de la même pâte et formés à la même école du mensonge, ils ne sont qu’une vulgaire bande de mythomanes qui mentent comme ils respirent. Ils n’ont aucune honte à se comporter en vulgaires faux jetons. Ils n’ont pas dérogé à leur ligne de conduite qui est resté inchangée depuis la nuit des temps. Imbattables dans l’art du coup d’état et des coups tordus, ils ne changeront jamais ! C’est plus fort qu’eux parce que c’est leur seconde nature !

Pour dénoncer le comportement félon de ces Judas, je me souviens des sages paroles de Friedrich Nietzsche qui a si bien dit, je le cite : « L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui s'échappe de sa bouche "Moi, l'État, je suis le Peuple ». Quant à Auguste Rodin, il a écrit, je le cite : « Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée de la laideur parce qu'il ment ». Sans commentaire !

Sans ces minables, les lièvres historiques que sont – (Louisa Hanoune ( Chef du PT, le Parti trotskiste algérien), Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA, nationaliste), Mohamed Saïd l’islamique modéré (Parti de la Justice et liberté, PJL.), Ali Fawzi Rebaïne qu’on désigne par le nationaliste, ( Chef du Parti : AHD-54) et l’autre islamiste modéré Djahid Younsi (Chef du parti d’El Islah) qui avaient accepté de feindre participer à la course présidentielle, le régime aurait récolté une déculottée mémorable et aurait vu ses plans mis à l’eau ; mais … Je ne peut leur reprocher d’avoir vendu leur honneur pour le faramineux pactole de QUINZE Milliards de centimes. Avec les temps qui courent, on vendrait père te mère pour un tel magot ; il faut avoir la décence de le reconnaître. Ce cadeau tombé du ciel, c’est le prix de leur participation à la parodie électorale où ils avaient magistralement tenu le rôle des bouffons du roi. Sans eux, il aurait été impossible que la parodie réussisse surtout lorsque le monde entier assistait à la représentation en spectateurs ébahis par la mæstria de l’acteur principal qui a fini par les effacer d’un revers de main en les balayant dans la course au fauteuil de Président de tous les algériens qu’il aura tout le loisir de fouler du pays. Maintenant qu’il est élu avec un tel raz de marée électoral, nous n’avons plus qu’à nous tenir à carreau.
Le bourrage des urnes aidant, voici Bouteflika « élu » pour un troisième mandat pendant lequel il aura tout son temps pour préparer le terrain à son frère Saïd qui trépigne d’impatience ou, selon certaines indiscrétions, à l’homme des basses œuvres Ouyahia qui attend patiemment son heure. C’est grâce à la complicité des lièvres qu’il va continuer à régner sur le pays en barrant définitivement la route à l’opposition qui n’est, en vérité, qu’un épouvantail ou une marionnette. Lui, Bouteflika a goûté à l’ivresses du pouvoir alors qu’il n’était âgé que de 24 ans, un âge où les algériens d’aujourd’hui n’ont même pas la chance de trouver un emploi pour gagner leur croûte de pain et fonder un foyer et vivre dignement. Marginalisés et harcelés de toutes parts, ils ne pensent plus qu’à partir loin de ce pays qui les a renié, ils veulent laisser place nette à la junte au pouvoir afin de li permettre de vivre en paix et de profiter au grand maximum de la vie sans la présence inopportune de ces indigènes qui dérangent.

Avant de finir mon modeste commentaire que je viens de rédiger à chaud en réaction aux résultats farfelus qui viennent de nous être communiqués par le ministre de sa majesté, je peux affirmer sans risque de me tromper que la mascarade électorale 2009 restera à jamais une honte à inscrire sur le compte des laudateurs zélés et de leur « Chef suprême » qui ne l’emportera pas au paradis pour la simple raison que nous ne sommes pas des tarés pour gober de telles monstruosités. Je me contenterai de vous dire que je suis apaisé moralement quand des jeunes gens qui avaient participé activement aux élections m’ont affirmé avoir eu l’ORDRE de BOURRER les urnes car le nombre des votants n’avait que rarement atteint les 7 à 10%. Ils me firent savoir que des électeurs qui ne s’étaient rendus que vers le tard aux bureaux de vote avaient constaté qu’on avait voté à leur place et que les listes avaient été émargées à leur lieu et place. Et si ce n’est pas de la fraude, c’est quoi ? Bizarre !!!
Et comme je commence à perdre mon latin et mon calme et que je risque de déraper verbalement, je préfère vous quitter sur cette mauvaise nouvelle avec l’espoir de vous faire part de ma colère dans un prochain commentaire.

Votre frère et éternel révolté. Belkacem.

Aït Ahmed : Bouteflika et ses sponsors se sont assuré une victoire sans risques et sans surprises

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Aït Ahmed : Bouteflika et ses sponsors se sont assuré une victoire sans risques et sans surprises

Hocine Aït Ahmed*

Le Soir de Bruxelles, 8 avril 2009


Le peuple algérien est convié à se rendre aux urnes cette semaine pour «élire» un président qui s’est assuré une victoire sans risques.
C’est une évidence pour l’écrasante majorité aussi bien des Algériens que des observateurs étrangers: le résultat de l’élection présidentielle du 9 avril prochain ne fait pas de doute. Bouteflika et ses sponsors se sont assuré une victoire sans risques et sans surprises. Sans risque démocratique, sans risque de voir l’urne révéler le nom de l’élu, comme cela se fait en démocratie au terme d’une campagne, d’une élection et d’un dépouillement honorables.
Les autres risques encourus par le pays et non plus par le seul régime – déroutes politique, économique et morale qui découlent des choix désastreux opérés par une oligarchie militaro-marchande déterminée à spolier le peuple algérien de ses droits et de ses richesses –, ces risques-là, Bouteflika et ceux qui l’ont adoubé aux commandes du pays ne les voient pas. Plus grave, ils s’en accommodent.
Bouteflika et ses sponsors militaires et milliardaires sont, il est vrai, encouragés dans cette voie par leurs partenaires internationaux. Ces derniers trouvent leur compte en faisant commerce avec un régime plus soucieux de faire plaisir à des réseaux d’affaires influents sur la scène internationale qu’à remplir ses obligations à l’égard de son peuple.

L’histoire moderne des Algériens est une succession de luttes contre toutes les multiples formes de la domination qui s’est imposée sous les visages successifs du colonialisme, de la dictature autoritariste et maintenant d’un despotisme de moins en moins soucieux de masquer sa nature. Une nature brutale qui transparaît dans l’outrance. Avec une débauche de moyens pour Bouteflika déguisé en «candidat» et en «indépendant», dans une partition jouée d’avance avec l’argent et les institutions de l’État mis au service d’un homme qui incarne la pérennité du système. Un système honni par les Algériens qui paient jour après jour le prix de cette longévité.

On le voit clairement pour cette élection avec la convocation du plus indigent des folklores en guise de liesse populaire et d’un encadrement administratif et policier de la population digne des pires républiques bananières. On le voit également dans le carnaval prétendument pluraliste qui sert de façade et qui ne tient lui-même que grâce aux milliards puisés dans les caisses du pays et distribués à une clientèle avide de prébendes.

Prise en étau entre pauvreté et répression, la société algérienne peine à résister à l’effondrement moral. Un simple coup d’œil sur les cinquante dernières années renseigne sur les souffrances endurées et les sacrifices consentis par un peuple dont la patience a rarement rencontré la sagesse chez ses oppresseurs.

Il est de bon ton, en ces jours sombres pour des pans entiers de l’humanité confrontés à la dureté des prédateurs économiques, politiques et militaires, de reprocher aux peuples la longévité des régimes qui les oppriment. Rappelons alors avec l’exemple de l’Algérie contemporaine à quel prix se maintiennent les prédateurs à la tête des nations et où ils les mènent. 200.000 morts, des milliers de disparus, des millions de déplacés et des milliards de dollars investis dans le seul « maquillage » du crime en tragédie. C’est le bilan de la seule décennie 90 et de sa « sale guerre » que Bouteflika est venu maquiller en « sale paix » depuis 1999. De même que Bouteflika a eu pour mission de maquiller la déroute politique et morale en « moindre mal » en martelant que la paix est de retour. Tandis que l’horreur, qui a diminué sur le terrain de la guerre sans pour autant disparaître, se redéploie en criminalité tous azimuts et en violence économique.
Ceci ne doit pas nous dédouaner, en tant qu’Algériens de toutes obédiences mais unis par un même souci de démocratie, de liberté et de justice, de faire nos bilans respectifs et d’assumer notre part de responsabilité dans la trop longue durée de chacun de ces épisodes de domination.

A la veille de ce énième viol du droit des Algériens à l’autodétermination, de ce énième viol des promesses de l’indépendance et de ce énième mensonge que sont ces élections présidentielles destinées à pérenniser un régime de prédation, il n’est pas inutile de rappeler que l’ordre mondial qui a permis à une oligarchie corrompue de trouver les alliances utiles à son maintien est en train de changer sous la pression de sociétés qui n’en peuvent plus des mensonges et de l’arrogance que cet ordre a portés et maintenus au mépris de toutes les avancées de l’Humanité.

Qu’on cesse alors de regarder les Algériens (ainsi que d’autres peuples de l’aire musulmane du reste) sous le seul prisme déformant de la lutte antiterroriste ou de la « menace islamiste. » Là où leurs droits sont piétinés, leur dignité bafouée, leurs vies réduites à un simulacre de survie végétative, tous les peuples du monde ont le droit et le devoir de résister à leurs oppresseurs.

Malgré le décor Potemkine dans lequel excelle ce régime qui ne craint par ailleurs ni le crime d’Etat ni le viol de toutes les lois qu’il promulgue lui-même, malgré la persistance de divergences sévères au sein de l’élite algérienne sur les voies et moyens d’en finir avec cette insupportable agonie, des voix, chaque jour plus nombreuses, plus précises, plus rigoureuses se joignent à la longue marche de la protestation algérienne pour lui faire emprunter les chemins du changement démocratique et pacifique.

Cette victoire si difficile, contre les atavismes de tous bords, les sectarismes, l’enfermement idéologique et la manipulation des divers clans du pouvoir ; cette victoire qui consisterait en une véritable construction démocratique, les Algériens ont compris qu’ils doivent d’abord la remporter sur eux-mêmes.

Cela, le pouvoir n’y pourra rien changer. Un cap a été franchi sur le chemin de la maturité politique. Tant au sein de l’élite que de la société.

Désormais, patriotisme ne rime plus avec soumission au régime mais avec changement ! Un changement que la société appelle de toutes ses forces et vers lequel nos énergies doivent converger.

*Hocine Aït Ahmed Vétéran de la lutte nationaliste algérienne, président-fondateur du Front des forces socialistes, le plus ancien parti d’opposition

MASCARADE : Washington, réservé, se dit « préoccupé » par les accusations de fraude

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Contrairement à la France et l'Union européenne, les Etats-Unis se sont déclarés vendredi « préoccupés » par les accusations de fraude électorale après la réélection du président Abdelaziz Bouteflika, avec plus de 90% des voix, sans toutefois remettre en cause la légitimité du scrutin.

"Nous avons connaissance de plaintes et du fait que certains partis de l'opposition ont boycotté l'élection et nous coopèrerons avec le gouvernement algérien pour régler ce problème" a déclaré à la presse un porte-parole du département d'Etat, Richard Aker. "Nous sommes préoccupés par ces questions et nous souhaitons que le gouvernement y réponde mais pour l'instant, nous ne voyons aucune raison de ne pas croire que nous allons continuer à coopérer avec le président (Bouteflika) pendant son prochain mandat", a-t-il conclu.

L'Algérie glisse dangereusement vers l’instauration d’un système monarchique

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd


Par notre ami Belkacem:

Exergue : (Je n’ai rien trouvé de mieux à mettre en exergue que cet appel au boycott émis par la direction du RCD dont je ne suis ni un militant ni un proche politiquement parlant. Nonobstant, je partage pleinement certaines de ses idées et je salue le courage de ses dirigeants qui restent exemplaires dans leur attitude immuable face aux dérives du pouvoir.)

Boycotter le scrutin du 09 avril c’est :

Refuser d’être le complice d’une offense à notre dignité.
Refuser une présidence à vie qui renie Novembre et la Soummam ainsi que l’évolution du monde.
Ouvrir des perspectives pour un changement démocratique.

La disqualification de la manœuvre du 09 avril est une condition de la renaissance de l’espoir dans notre pays. RCD
En ces jours où la campagne électorale bat son plein, je n’ai rien trouvé pour exprimer ma colère, ma désillusion et la fatalité que je dois, en tant algérien, subir. Pour ce faire, j’ai décidé de remuer le couteau dans la plaie comme on dit. J’ai comme la nette impression que je vais subir les foudres de tous les « révolutionnaires » qui vont trouver mes propos déplacés mais j’accepte de bon cœur toutes les critiques à condition qu’elles soient convaincantes ou, à la rigueur, probantes.
Comme par un curieux hasard, depuis que le pays a accédé à l’indépendance en 1962 à ce jour, tous les « présidents » de la république qui se sont succédés aux commandes de notre pays faisaient partie de la soi disant famille révolutionnaire. Juste pour rappel : En 1962, c’est Benbella, « un ancien Moudjahid », qui devenait le tout premier « président » de la jeune « république » algérienne. Les querelles de clans et les règlements de compte firent qu’il fut destitué en 1965 à la suite d’un coup d’état qui fut désigné sous l’appellation de « redressement ». C’était au tour du Colonel Boumédiene, « un autre ancien Moudjahid », de tenir la barre pour presque treize ans. Ravi aux siens par une mort impitoyable, en Décembre 1978, ce fut Chadli Bendjeddid, « encore un autre Moudjahid » qui allait prendre le relais. Puis vint le tour d’un « quatrième Moudjahid » Zeroual. Et puis vint le tour du tristement célèbre HCE qui prit les rênes du pouvoir à la faveur d’un autre coup d’état historique. Et pour noyer le poisson, comme on dit, ils décidèrent de rénover en appelant à la rescousse le seul « Révolutionnaire » qui n’a pas encore trempé dans leurs combines et leurs incommensurables turpitudes ; ils s’adressèrent à Boudiaf qui vivait loin du pays à la sueur de son front. Ils firent appel à lui pour la sale besogne de la liquidation du FIS. Une fois, le FIS mis sous éteignoir, cet homme intègre et révolutionnaire dans le sang voulu mettre un peu d’ordre dans les affaires de l’état, il voulait s’attaquer à l’hydre, la Maffia politico financière, mais il le paya de sa vie en se faisant assassiner en direct à ANNABA. Encore un crime à inscrire en lettres de sang sur le front de ceux qui se sont autoproclamés les « gardiens » du temple et qui refusent toute idée de partage du pouvoir. Triste réalité ! Et, pour clore le ballet des « révolutionnaires », on fit appel à cette autre « Moudjahid » Bouteflika en 1998. Ce dernier prenant goût au pouvoir qui, selon ses propres propos, donne le vertige ; a décidé d’y rester pour toujours contre la volonté populaire qu’il a fini par domestiquer. Au début, on aisément pouvait accepter un tel abus, une telle effronterie et une telle usurpation de pouvoir à la tête de l’état ; mais après un demi siècle, le jeu commence à être lassant. (Quat aux bilans catastrophiques de tous ces « tyrans »

Ne croyez-vous pas chers compatriotes qu’il y a comme une odeur d’héritage du pouvoir ? À chaque fois, le témoin est passé à un membre de la famille et le carnaval ne semble pas avoir une fin. À ce rythme là, les algériens qui ne font pas partie de cette fameuse « famille révolutionnaire » ne risqueront jamais, ils n’ont aucune chance, de pouvoir, un jour aspirer à GOUTER au fruit interdit que peut procurer l’ivresse du pouvoir. Nous autres algériens lambda sommes, donc, condamnés à SUBIR la dictature des « révolutionnaires ». Il ne nous reste que le loisir d’attendre l’extinction définitive de cette « race de révolutionnaires » pour prétendre à devenir président de la république algérienne et encore … il va falloir compter sur la bienséance de leur engeance qui va certainement commencer par revendiquer, à leur tour, le droit de succession infrangible qui leur permettra de continuer, je voulais dire, de perpétuer le règne des ancêtres. À ce rythme là, l’attente risque d’être longue, longue ; surtout lorsque vous vous rappelez que le dernier poilu français n’a tiré sa révérence qu’en 2008. Et dire que la première guerre mondiale a pris fin, il y a … un siècle !!! Et si par malheur le dernier « Moudjahid » nous faisait la même blague, en restant en vie jusqu’en 2068 ? Et si l’envie lui prenait de nous imposer sa présence juste par sadisme ; cela veut dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge et que nous sommes condamnés à subir, pendant bien longtemps cette malédiction ! Le comble c’est d’apprendre un jour qu’une loi venait d’être votée, régissant le passage du témoin qui aurait été mis entre de bonnes mains, celles des ascendants des « Moudjahiddines » ! Quel cauchemar ! Je ne souhaite vivement pas que cette idée saugrenue soit soufflée à ces gens qui risquent de suivre mon conseil. Malheur à nous si une telle horreur venait à se réaliser, je risquerait d’être maudit pour leur avoir soufflé la solution. Une calamité !!!

Toutefois, il ne faut pas s’étonner de tomber dans une parodie semblable. Vous savez, mes chers compatriotes, avec ces gens là, ces « Moudjahiddines », nos parrains autoproclamés, il faut s’attendre au pire. Donc, cette ubuesque hypothèse, un redoutable scénario catastrophe n’est pas à exclure et j’ai bien peur que c’est le scénario type qui est en train d’être mis sur pied avec tous ces textes qui vantent le mérite des « révolutionnaires » d’une part et des droits et des avantages qui ont légués à leur descendance.
Moi personnellement, je commence à désespérer et je me demande si on va bien finir par mettre un terme à cette mascarade qui n’a que trop duré. Est-ce que le peuple va continuer à subir la dictature d’une poignée de « révolutionnaires » jusqu’à la trinité ? Quand va-t-on prendre la sage décision de mettre au placard cette légitimité révolutionnaire qui a causé beaucoup de torts à ce peuple honni qui a accepté de subir toutes les brimades et toutes les mortifications et toutes sortes d’injustices sans jamais se plaindre. Va-t-on assister à la fin du transfert de cette fameuse légitimité révolutionnaire qui a servi à perpétuer un régime fantoche qui n’est pas prêt à lâcher prise ? Halte au transfert du pouvoir par voie d’héritage ! Nous ne sommes pas une monarchie, que je sache !
Finalement, je crois que nous n’avons rien à envier à ces régimes dit dictatoriaux, tels que celui de la Syrie, ou celui de Bokassa, ou celui de Mugabe, ou celui du Yémen.

Fataliste, je le suis, peut être, mais je suis une personne assez sensée pour constater que notre pays glisse dangereusement vers l’instauration d’un système monarchique nouvelle génération. Et même à soixante deux ans, je souhaite vivement que DIEU me prête vie jusqu’à vivre sous le gouvernement d’un algérien ordinaire qui n’a aucune attache ni aucune relation avec les « gardiens de la révolution », un président démocratiquement élu par la voie référendaire la plus transparente et la plus nette, des élections propres qui enfanteront un président librement choisi sans passer par le bourrage des urnes et la manipulation des résultats. Dieu, faites que ce rêve devienne réalité ! Amen ! Est-ce un vœu pieux, une utopie ou une réalité ? Qui sait ?
Un sujet pareil mérite bien que mes compatriotes y apportent leurs contributions et c’est pourquoi, je mets fin à ma diatribe en vous laissant le soin de vous exprimer afin de détournement de l’histoire et de dénoncer ce que je considère, et à juste titre d’ailleurs, comme l’escroquerie du siècle.
Avec mes salutations fraternelles.


Votre frère Belkacem.

PREMIER JOUR DE VOTE POUR LES ALGÉRIENS DE FRANCE--Affluence timide

Publié le 06/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
PREMIER JOUR DE VOTE POUR LES ALGÉRIENS DE FRANCE--Affluence timide

Samedi 4 avril, 9h30 mn : consulat général de Paris, à Jaurès, dans le XIXe arrondissement : une file d’une dizaine de personnes qui attendent d’entrer, les organisateurs ayant installé un contrôle des cartes d’électeurs pour orienter les arrivants vers les bureaux de vote et prendre en charge, pour les inscrire et les laisser voter, ceux qui ne sont pas munis de ces cartes.

Ce poste consulaire de Paris comprend 73 873 officiellement inscrits, soit le deuxième poste en importance numérique pour tout l’Hexagone. Dans l’immense salle qui nous fait face, la quarantaine d’électeurs n’a pas de mal à signer les registres, pas de file d’attente. C’est bien loin du rush, l’affluence n’est pas importante, mais le flot de tout petits groupes est régulier. Au simple coup d’œil aux urnes — en plexiglas transparent — pas beaucoup de bulletins déposés, mais il est vrai qu’il n’est que dix heures, soit deux heures après l’ouverture du scrutin. C’est, bien sûr, ce que nous dit M. Hassaïd, observateur officiel dans le bureau de vote du candidat Bouteflika. Il n’est pas le seul à «observer » pour le président-candidat: ils sont trois, assis en rang d’oignons, à scruter les entrées et sorties. Alors que nous nous éloignons, ma consœur d’ El Watan et moi-même, il nous rappelle pour nous dire : «S’il n’y a pas beaucoup de monde, c’est parce qu’on est samedi et que les électeurs sont d’abord allés faire leur marché. Vous allez voir, il y aura plus de monde cet après-midi.» Sur les murs, deux portraits géants et seulement deux : celui, bien sûr, du candidat Bouteflika et un autre, tout aussi grand, du candidat d’El Islah, Mohamed Djahid Younsi. Une électrice, la soixantaine, à qui nous demandons si elle pouvait nous dire pour qui elle a voté, nous répond, en arabe : «Pour errais Bouteflika, bien sûr.» Lorsque nous lui montrons le deuxième portrait et lui demandons si elle connaissait ce candidat, la réponse est nette : «Pas du tout, de toutes les façons, Bouteflika au moins on le connaît !» Discussion vive à quelques pas de là entre une représentante du candidat Bouteflika, encore une, députée du FLN de son état, et un jeune. Nous approchons ce jeune qui n’est autre que le représentant du candidat Younsi. Accessoirement, ce jeune, Djabri Ridha, est le demi-frère du candidat, avons-nous appris sur place. Pour lui, tout se passe normalement sauf «qu’il est anormal qu’en dehors des représentants du candidat Bouteflika et de notre candidat, il n’y ait aucun autre représentant pour les quatre autres adversaires». Lorsque nous lui faisons remarquer que son candidat a été totalement absent lors de la campagne électorale ici à Paris, il nous rétorque : «Nous n’avons pas les moyens de nous payer un avion pour venir en France battre campagne.» Vous avez tout de même eu un milliard et demi de centimes, non ? En guise de réponse : «Qu’est-ce que cette somme, cela ne fait que 150 000 euros.» Et d’enchaîner : «Malgré les faibles moyens qui nous ont été alloués, nous sommes les seuls, en dehors de Bouteflika, à s’être donné la peine d’apposer une affiche partout de notre candidat.» Le vice-consul et président de ce siège consulaire, Mohamed Bencharif, à qui nous demandons son sentiment sur ce début de scrutin, a eu cette réponse : «Vous le constatez vous-mêmes, c’est une ambiance conviviale et familiale» (quel doux euphémisme !). Au moment où il nous donnait quelques informations techniques et statistiques, il aperçoit l’ambassadeur qui venait voter. Il nous plaqua là aussi sec, en plein milieu de ses explications, pour rejoindre le premier diplomate. Nous aurons peut-être un peu plus de chances lors d’une prochaine virée.

Consulat de Bobigny : même affluence aussi timide

Le consulat de Bobigny est le poste consulaire qui regroupe le plus grand nombre d’électeurs en France, soit 85 575 inscrits. Vraiment très peu de monde sur le parcours qui nous y amène et pourtant il est midi passé. Après le passage par un service d’ordre qui fouille les sacs et autres bagages, nous pénétrons une vaste cour assez déserte, mais au loin, là aussi, une file de citoyens, 80 à 100 personnes, qui attendent d’être orientés vers les bureaux de vote. A l’intérieur de ces derniers, pas beaucoup de monde. L’organisation semble huilée, parfaite. Chérif Benfoddil, vice-consul et responsable de ce centre de vote, à qui nous demandons son point de vue sur ce début de scrutin, nous répond : «Je suis très satisfait, les choses se passent normalement et nous n’avons aucun problème matériel.» Quant à l’appréciation de l’affluence, sans vouloir s’engager, il se risque à dire qu’elle est meilleure que lors des dernières élections (législatives). Il ne va pas plus loin dans ses explications et nous met en contact avec Mme Mebarki Fouzia, chargée de la communication pour ce scrutin dans cette circonscription. Il faut relever que c’est là une première, même au consulat général, aucune personne n’a été spécialement dédiée à la communication et au contact avec la presse. La diplomate chargée de la communication nous explique que tout se passe bien et qu’il n’y a eu aucun incident et dans aucun des dix bureaux de vote ouverts pour la circonstance. Elle ajoute que si elle avait un commentaire à faire pour cette première matinée de vote, c’est celui relatif «au nombre plus important de femmes par rapport aux hommes alors qu’aux consultations précédentes, les femmes votaient généralement l’après-midi». Nous apercevons, là aussi, le représentant du candidat d’El Islah qui tourne partout. A la sortie, sur le long chemin qui nous mène au métro, nous abordons un couple venu voter accompagné de leur jeune enfant. «Nous vous avons vus voter tout à l’heure. Nous sommes journalistes. Est-ce que vous pourriez nous dire pourquoi vous avez voté et pour qui ?» «Nous avons voté pour être en règle et ne pas avoir la peur au ventre lorsque nous rentrons au pays si jamais ils nous demandaient notre carte d’électeur…» Il est très vite interrompu par sa femme qui lui demande d’arrêter et nous l’entendons lui crier : «Tu es très imprudent, et tu ne lui as même pas demandé pour quel journal elle travaille. »


Khadidja Baba-Ahmed


Marche du RCD à Alger--Une première tentative empêchée par la police

Publié le 05/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd


Des dizaines de policiers ont empêché, samedi 4 avril aux environs de 16 heures, les militants du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de quitter le siège national de leur parti à El Biar, sur les hauteurs d'Alger.

Une centaine de militants, à leur tête Saïd Sadi, on tenté d'entamer la marche à laquelle avait appelé samedi matin le président du RCD mais des policiers en civils sont intervenus en force pour les empêcher de sortir du siège de leur parti.

En réponse, les militants du RCD ont scandé le slogan « Djazair houra démocratia ». Des appels au boycott de l'élection du 9 avril ont été jetés sur la voie publique par les militants du RCD.

Les policiers n'ont pas fait usage de leurs armes. Trois fourgons de forces antiémeutes se sont également positionnés à l'extérieur du siège du RCD, mais leurs éléments ne sont pas intervenus. Un climat de tension règne aux environs du siège du RCD.

Un responsable du RCD a indiqué que d'autres tentatives pour organiser la marche seront menées aujourd'hui. « S'il le faut, nous resterons jusqu'à la nuit », a-t-il indiqué.



Rafik Tadjer


Photo: Archive

Un première en Algérie depuis plusieurs années--Marche et meeting à Tizi Ouzou contre le vote

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd



Le FFS descend dans la rue. Son premier secrétaire, Karim Tabou, a animé, jeudi 2 avril, un meeting populaire à Tizi Ouzou en faveur du boycottage de la présidentielle du 9 avril. La rencontre, première du genre depuis le démarrage de la campagne électorale, s'est déroulée, en plein air, sur la voie publique, devant le siège du parti à Tizi Ouzou. L'administration a refusé de mettre une salle à la disposition du parti de Hocine Ait Ahmed, selon le FFS.

Devant une foule nombreuse, Karim Tabou a sévèrement critiqué le bilan des deux mandats du président Bouteflika et dénoncé le « parti pris flagrant » de l'administration en sa faveur. «Boycotter l'élection du 9 avril est un acte révolutionnaire », a lancé M. Tabou qui a critiqué la visite de Bouteflika en Kabylie et sa fausse réconciliation avec la population locale. «Si le président s'est réellement réconcilié avec son peuple, pourquoi a-t-on mobilisé 15.000 policiers pour sa visite à Tizi Ouzou ? ».



M. Tabou a également dénoncé « le chantage social dont est victime la région ». Devant ses partisans et sympathisants, Karim Tabou a reproché aux cinq autres candidats à la présidentielle du 9 avril « de courir derrière l'argent et les dividendes matérielles à tirer de cette mascarade électorale».

Il a enfin dénoncé l'interpellation, ces derniers jours, de plusieurs militants du FFS en campagne contre le vote, à travers le pays. « Cessez vos provocations sinon nous serons encore plus nombreux à se rendre dans vos commissariats », a-t-il dit.

M. Tabou a terminé son meeting en réitérant son appel au boycottage de la présidentielle du 9 avril. La foule a ensuite marché en direction du siège de la wilaya en empruntant le boulevard Houari Boumediene. La marche tolérée par la police présente en force a réuni des milliers de personnes qui ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et aux élections présidentielles, avant de se terminer dans le calme.


Après Tizi Ouzou, le FFS organise une marche imposante à Béjaïa



Après Tizi Ouzou, des milliers de personnes ont marché, jeudi 2 avril en fin d'après-midi, à Béjaïa, bravant l'interdiction d'organiser des manifestations publiques par l'opposition, en vigueur dans le pays depuis 2001. Ces deux marches populaires, les premières en Algérie depuis celle du mouvement des aarouch, le 14 juin 2001 à Alger, ont été organisées par le Front des forces socialistes (FFS). Les deux manifestations ont été conduites par le premier secrétaire du parti, Karim Tabbou.

A Béjaïa, la marche s'est déroulée, après le meeting animé par Karim Tabbou au siège local du FFS. Cette rencontre a été maintenue par le parti de Hocine Aït Ahmed, en dépit du refus des autorités d'accorder une autorisation. Selon des témoins sur place, plusieurs milliers de personnes ont sillonné dans le calme les principales artères de la capitale des Hammdites. Ils ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et à l'élection présidentielle du 9 avril que le FFS appelle à boycotter.

Dans son discours à Béjaïa, Karim Tabou a fustigé Abdelaziz Bouteflika, qu'il accuse notamment d'utiliser l'argent du peuple pour mener sa campagne électorale. Le premier secrétaire du FFS a également critiqué les autres candidats.



Ameziane Athali

RCD :"Le drapeau noir est une manière de protéger l'emblème national"

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Les sièges du RCD affichent un deuil national


Le RCD, qui a gelé ses activités officielles jusqu'à la tenue de la présidentielle, a dénoncé la semaine dernière dans un communiqué les conditions de déroulement de la campagne électorale, qui « continue de traduire au quotidien le coup d'Etat du 12 novembre » 2008. C'est à cette date qu'a été adoptée une révision de la Constitution ayant permis à M. Bouteflika de briguer un 3e mandat. Le RCD a notamment dénoncé l'utilisation des moyens de l'Etat durant la campagne électorale au profit du « candidat officiel ". « Le trésor public est transformé en cagnotte personnelle », écrit le RCD dans son communiqué. http://abdoumenfloyd.centerblog.net/6580699-APPEL-DU-RCD-AU-PEUPLE-ALGERIEN-Le-Boycott-pour-l-espoir

Le RCD, qui rejette les élections présidentielles, a pris cette décision pour faire du 9 avril une journée de « deuil ». L'initiative devrait être généralisée à l'ensemble des bureaux régionaux et locaux du parti. « Le drapeau noir est une manière de protéger l'emblème national des méthodes malsaines utilisées durant la campagne électorale », a précisé Rabah Boucetta, responsable au RCD.

Le président du RCD animera, samedi 4 avril, une conférence de presse à Alger, selon le site Internet. Saïd Sadi devrait répondre aux accusations des partis de l'Alliance présidentielle et défendre la position de sa formation au cours de cette rencontre avec les journalistes.

BOYCOTT--APPEL DES ETUDIANTS ALGERIENS (DE BAB-EZZOUAR)

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd



I. PREAMBULE

2009 est l’année de l’élection présidentielle Algérienne. Une énième mascarade venue couronner une révision constitutionnelle honteuse qui a eu pour seul but la reconduite autoritaire du président sortant. Une pratique qui rend manifeste l’impasse dans laquelle se trouve le pouvoir politique actuel. Cette dérive absolutiste progresse à rebours de l’Histoire. Menant l’Algérie vers des lendemains dangereux.

Considérant que l’abstention massive des Algériens aux élections de ces dernières années n’a jamais été une marque d’indifférence face au fait politique ; mais bien la preuve de leur attachement à la démocratie réelle et leur refus de cette démocratie en carton qui veut déguiser un système fermé depuis l’indépendance.
Nous, collectif ARA « les Algériens Récupèrent l’Algérie », appelons tous les algériens, quelque soit leur bord politique, leur philosophie, leur rang social, à agir pour que l’abstention certaine de la prochaine élection présidentielle soit active et productive. Aussi, appelons-nous les algériens à nous rejoindre le 09 Avril 2009, devant tous les bureaux de vote du pays, avec banderoles, chants, drapeaux, slogans, pour que s’engagent à travers toute l’Algérie des marches sereines et pacifistes. A chaque localité correspondra un itinéraire choisi librement par les citoyens qui conduira leur marche vers un lieu hautement symbolique.

Le mot d’ordre est qu’aucune participation à quelque élection politique que ce soit ne sera possible avant satisfaction entière des principes fondamentaux suivants

II. PRINCIPES FONDAMENTAUX

1. Démocratie réelle et alternance

Les drames quotidiens que subit notre peuple sont le résultat des options idéologiques du pouvoir politique qui, en refusant l’alternance et la soumission à la sanction électorale, génère émeutes et violences sociales. La souveraineté revient au peuple. Pour cela, les membres des organes législatifs à tous les niveaux doivent être choisis par des élections directes, propres, transparentes et ouvertes à la concurrence. Les conditions qui garantissent la légalité du déroulement des élections doivent être clairement fixées par la constitution. Celle-ci doit prévoir notamment la mise en place de plusieurs organismes de contrôle indépendants dont une Commission de contrôle d’accès à l’audiovisuel .

2. Primat du législatif sur l’exécutif

Le pouvoir législatif est le produit de la volonté de la majorité dont l’expression est garantie par le point « 1 ». Le pouvoir exécutif a pour fonction de faire appliquer strictement le dispositif législatif. L’exécutif doit par conséquent être subordonné au législatif. La mise en œuvre de ce principe exige la redéfinition des prérogatives officielles des corps de sécurité, notamment celles de la Sécurité Militaire, qui doivent être désormais tous rattachés au ministère de l’Intérieur.

3. Une justice indépendante Dans un état de droit

Les juges doivent être indépendants. Pour cela, l’état doit s’engager à respecter scrupuleusement les prérogatives du Conseil Suprême de la Magistrature dont les compétences doivent être élargies et renforcées. Notamment en matière de nomination des magistrats. La présidence du Conseil Suprême de la Magistrature doit être conférée à une personnalité indépendante. Le but étant d’interdire formellement et définitivement l’usage de fonctions publiques à des fins privées.

4. La levée sans délai de l’état d’urgence

Le cadre nécessaire à la sécurité des Algériens est l’état de droit doté d’une justice indépendante. Les mesures d’exception, quand elles s’installent dans la durée, conduisent à l’arbitraire et à l’abus de pouvoir. Des dérapages qui alimentent mécaniquement la défiance du peuple à l’égard de l’autorité politique. Il en résulte cette violence censée être endiguée par ce qui constitue son principal facteur aggravant : l’état d’urgence.

5. Liberté syndicale, d’expression, d’association et de réunion

La Constitution doit garantir le droit des travailleurs et des employeurs, sans distinction d’aucune sorte, et sans autorisation préalable, de constituer des organisations de leur choix, ainsi que celui de s’affilier à ces organisations. La Constitution doit garantir l’ouverture du champ audiovisuel et le droit des citoyens à la liberté d’expression. La Constitution doit garantir le droit des citoyens à former des associations et organisations. La Constitution doit garantir le droit des citoyens à former des réunions, manifestations et protestations pacifiques.

III. CONCLUSION

Proclamant, de la foi du peuple Algérien, qui paya et continue de payer par la chair et le sang le lourd tribut de ses acquis, dans la liberté, la justice, la démocratie et la dignité humaine.

Nous assumons totalement l’ampleur des revendications portées par cet appel. Nous savons que la mobilisation des Algériens sera bel et bien au rendez-vous. Nous restons convaincus que la volonté du peuple fera tomber dans son élan les ultimes résistances des conservateurs endémiques.

Ce jour, destiné à être petit par la tenue d’une élection présidentielle fallacieuse, sera le Grand Jour qui verra naître l’Algérie qui appartiendra définitivement aux Algériens


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