KABYLIE

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
M--A--k Kabylie : Encore un rapt
Dans la nuit du lundi 24 août, vers 22:00, M. Latab Samir, un homme d’une trentaine d’années a été enlevé à At Dwala, (20KM au Sud-Est de Tizi-wezzu) par des hommes armées sur la RN 30, au niveau de la bifurcation menant à Tala Xlil. Au moment de son kidnapping, il était en compagnie de 2deux camarades qui ont été laissés en liberté par les ravisseurs. Son véhicule a été retrouvé le lendemain matin à At Dwala, à proximité du mausolée d’Akal Averkan.
Ces enlèvements de patrons et de membres de leurs familles sont devenues monnaie courante dans une Kabylie hyper fliquée et militairement quadrillée, Nous savons que ces renforts d’indics, d’agents de la Sécurité Militaire, de gendarmes et de soldats qui, à eux seuls, sont plus de 50 000 hommes sont mobilisés contre d’éventuelles manifestations pacifiques autonomistes que pour assurer la sécurité des citoyens.
Le MAK exprime son inquiétude quant au sort de M. Samir Latab et apporte son soutien à sa famille.
Ces rapts sont destinés à faire fuir les investisseurs de la Kabylie pour y briser tout effort de développement.
INSECURITE ET RESISTANCE À AT WASIF
Coordination d’At wasif INSECURITE ET RESISTANCE A AT WASIF
Dans la nuit du vendredi 29 août 2009, vers 22h00, un groupe d’individus armés a tenté de kidnapper un investisseur producteur de poulet de chair à proximité de la commune d’At Tudert, (At- Wasif). Grâce à son sang froid et une détermination à toute épreuve, il a pu s’échapper du guet-apens. Il y a quelques semaines, une autre tentative de rapt, quasiment au même endroit s’est soldée par un échec grâce au courage de la victime qui a foncé sur le barrage de pierres dressé sur la route.
Depuis quelques années, c’est en ce même périmètre de quelques centaines de m² que se perpètrent toutes les exactions commises contre les civils dans la région, dont celle qui a coûté la vie à un patron de débit de boissons et son fils en mai 2008 à 22h00.
Il y a près de 2 mois, la population, excédée, a organisé un sit-in à Larva n At Wasif (siège de la circonscription administrative) pour dénoncer l’inertie des services de sécurité pourtant présents aux alentours dans des proportions démesurées. La délégation de citoyens reçue ce jour-là à la sous-préfecture a été rassurée verbalement par les autorités locales qui ont promis un redéploiement du plan de sécurité. Apparemment, c’était là juste des promesses en l’air puisque les ravisseurs continuent de sévir à leur guise, au même endroit et en toute quiétude. Les citoyens qui avaient demandé alors les moyens de leur autodéfense ne sont pas loin de considérer la posture des services de sécurité comme de la connivence avec ces hommes armés qui écument la région depuis de longues années.
En tout état de cause, ils rendent responsables le Sous-préfet, les autorités militaires et policières ainsi que l’Etat, de toutes les dérives passées et à venir dans cette région livrée à l’insécurité quotidienne. Le mépris des autorités locales qui se suffisent de barricades autour de leur siège d’exercice du pouvoir est intolérable. Leur souci, après leur petite personne, est d’assurer la sécurité des campements militaires et policiers et non celle des citoyens. Le MAK condamne ces agissements et la complaisance dont ils bénéficient de la part des autorités locales.
Il appelle la population d’At Wasif et de toute la Kabylie à la vigilance et à la solidarité.
At Wasif le 1er septembre 2009
P/La Coordination, Azru Lukad
(*) :Titre du modérateur.
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du CLUB DES DEMOCRATES sur la question de l'autonomie de la Kabylie.
Publié le 09/08/2009 à 10:02 par abdoumenfloyd

Kabylia :Hell of Summer 2009
Comme chaque année depuis le redéploiement de l’armée en Kabylie, au lendemain de la réélection de Bouteflika en 2004, la période estivale y est un enfer fait d’incendies criminels permanents. Des témoins oculaires ont quasiment toujours mis en cause les militaires dans ces départs de feux. On se souvient qu’en 2007, même les hélicoptères ont été utilisés pour lancer des bombes incendiaires sur plusieurs oliveraies, notamment à Mâatqa et Bouzegène, Amizour …loin des maquis où se terreraient les terroristes islamistes qui servaient de prétexte à ces incendies et ces bombardements.
Cette année dépasse toutes celles qui l’ont précédée en foyers d’incendies et comme toujours, les rapports des citoyens accablent le pouvoir d’en être l’instigateur. Parce qu’elle est hostile au régime en place depuis 1962, la Kabylie subit les représailles infernales des gouvernants.
La preuve que c’est le pouvoir qui est à l’origine de ces sinistres est le fait que
1- Aucun moyen n’est déployé pour éteindre ces feux. Pire, les citoyens dont les propriétés et les maisons sont attaquées par les flammes sont sommés par les militaires de ne rien tenter pour empêcher leurs biens de brûler.
2- Aucune enquête n’a jamais été diligentée pour faire la lumière sur ces nombreux et simultanés départs de feux afin d’arrêter les pyromanes et les traduire en justice.
Vendredi 24 juillet 2009, les citoyens de Tadmait, une localité située à 18 km à l’Ouest de Tizi-Ouzou, ont surpris deux agents de sécurité en train de mettre le feu près de leur agglomération. Ces pyromanes ont été ramenés par la population en colère au siège municipal pour être entendus publiquement. Ils ont avoué avoir reçu des ordres de leur hiérarchie militaire et paramilitaire et qu’ils n’étaient que des exécutants. Ils ont été roués de coups et l’un d’entre eux serait dans un état critique.
Les troupes arrivées pour les confisquer à la population ont usé de force contre les citoyens et des émeutes ont éclaté. Les manifestants kabyles ripostent en fermant l’axe autoroutier à hauteur de leur ville qui relie Alger-Tizi-Ouzou. Deux nuits d’échauffourées et beaucoup de blessés. Des arrestations sont aussi opérées au sein des jeunes de Tadmait.
La preuve est, une fois de plus, faite que le pouvoir algérien est derrière les incendies criminels qui ravagent chaque été la Kabylie empêchant ainsi le développement d’un tourisme bénéfique sur nos localités et en entretenant artificiellement le terrorisme et le banditisme dans la région.
Le MAK dénonce avec vigueur ce régime pyromane dans tous les sens du terme et apporte son soutien aux jeunes manifestants de Tadmait. Il est vital que ceux qui sont arrêtés soient remis en liberté.
Nous appelons le peuple kabyle à la solidarité avec les insurgés légitimes de cette localité et à rester disponible pour toute action publique que les circonstances nous dicteraient.
Pour terminer, le MAK relève la simultanéité entre cet enfer que le pouvoir allume et les chants soufis que le ministre algérien de la religion voudrait distribuer gratuitement aux Kabyles : Les larmes face au feu.
M---A---K
Vive la Kabylie
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du CLUB DES DEMOCRATES sur la question de l'autonomie de la Kabylie.
Publié le 17/06/2009 à 08:33 par abdoumenfloyd
Les commerçants de Tigzirt reviennent à la charge
Les commerçants de la localité de Tigzirt ne décolèrent pas. En effet, après les deux jours de grève initiée récemment, en l’espace de quelques semaines, ils reviennent à la charge en décidant de mener une autre grève de trois jours à partir d’aujourd’hui.
Tigzirt risque ainsi d’être complètement paralysée trois jours durant. Les commerçants ont décidé de hausser le ton à cause du “mutisme” observé par les pouvoirs publics, face à la revendication soulevée lors de leur premier mouvement de débrayage. Aucune décision concrète n’a été prise concernant l’ouverture de la RN 24 reliant cette coquette ville à Dellys. Une ouverture qui constitue l’une des revendications des protestataires qui réclament également la revue à la baisse du taux d’imposition qu’ils sont appelés à honorer, un taux jugé exorbitant, vu que les commerçants exercent dans une zone classée “zone touristique”. Pour ces commerçants qui se trouvent soumis à des impôts plus élevés que leurs homologues des localités de l’intérieur du pays, cela est inadmissible car, disent-ils, ils ne travaillent pas plus que les autres. Outre, ces deux revendications “purement professionnelles”, les commerçants de Tigzirt revendiquent aussi de l’eau potable pour les localités ainsi que du gaz naturel entre autres commodités. Cela dit, la réouverture de la fameuse RN 24 fermée à la circulation, depuis 1993, pour des raisons sécuritaires, reste l’une des principales revendications des grévistes qui estiment que l’état actuel des choses a fait que le commerce se retrouve à un point mort. “Paradoxalement, on est appelé à payer plus d’impôts que les autres !” dénonce un de ces commerçants. Quoi qu’il en soit, Tigzirt est décrétée ville mort à partir d’aujourd'hui, pour une durée de trois jours. Les estivants doivent certainement déchanter d’autant que cette grève coïncide avec le week-end. Tigzirt se voit ainsi “obligée” de marquer un “temps d’arrêt” après qu’elle a renouée avec l’ambiance de la saison estivale. La ville balnéaire de Tigzirt a, en effet, repris des couleurs depuis quelques jours. Des milliers de visiteurs s’y rendent quotidiennement notamment durant les week-end. Avec la canicule qui sévit depuis une semaine, Tigzirt à l’image d’ailleurs d’Azzefoun, devient un lieu de vilégiature par les Tizi ouzéens et même des citoyens des autres régions. Cette grève qui constitue par ses initiateurs un «ultime recours», risque de perturber la sérénité de Tigzirt qui vivra trois jours pas comme les autres à partir d’aujoud’hui.
DDK
Publié le 26/05/2009 à 23:01 par abdoumenfloyd

Le chanteur et militant berbériste Ferhat Mehenni a plaidé, mardi 26 mai à New York, lors de la huitième session de l'instance permanente des peuples autochtones de l'ONU, en faveur l'autonomie de la Kabylie. M. Mehenni est le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), non reconnu officiellement.
«Avec l'appui de la communauté internationale et des organes des Nations Unies chargés du respect des pactes internationaux relatifs aux droits sociaux économiques et culturels, nous espérons faire ensemble pression sur le pouvoir algérien pour que le peuple kabyle puisse jouir de l'ensemble de ses droits que seule une autonomie régionale qu'il revendique à travers le MAK, lui donnera », a notamment déclaré Ferhat Mehenni.
« J'en appelle personnellement à toutes les consciences éclairées de par le monde pour aider ce peuple de 10 millions d'âmes qui, même en état de légitime défense, préfère une solution politique, l'autonomie régionale, à une solution militaire », a affirmé M. Mehenni.
« La solution de l'autonomie est celle qui pourrait régler bien des conflits dans le monde dont celui de l'Afghanistan, du Kenya, de l'Irak, de la Côte d'Ivoire, de la Somalie ou, plus proche de nous, celui opposant l'Algérie à travers le Polisario au Maroc qui, depuis quelques années, propose avec sagesse une autonomie régionale pour la bande du Sahara anciennement colonie espagnole », a ajouté Ferhat Mehenni.
sonia lyes
Publié le 24/05/2009 à 16:16 par abdoumenfloyd
Ferhat Méhenni, membre de la Coordination Autochtone Francophone, sera à New.York du 18 au 29 mai 2009.Il participera aux travaux de l’instance Permanente sur les questions Autochtones aux Nations-Unies.
Durant ce voyage, Ferhat rencontrera la communauté Kabyle installé à Washington aux USA le 1 juin.
Il sera ensuite le 6 juin à Montréal,Québec. Il donnera une conference sur l’évolution de la situation en Kabylie.
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du modérateur du blog sur la question de l'autonomie de la Kabylie.
Publié le 28/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, une indépendance chèrement payée par les algériens et à laquelle la kabylie s’est sacrifiée corps et âme, en offrant ses meilleurs enfants, la sécurité et l’hospitalité de ses villages, le courage et l’intégrité de ses hommes et ses femmes,la protection de ses montagnes et les larmes et les cris de ses dignes et fières femmes, la kabylie n’a cessé de militer pour une Algérie meilleure.
On a tous en mémoire les contingents d’hommes kabyles qui ont adhéré, milité ,structuré le PPA-MTLD, en France et en Algérie, ce n’est pas un hasard que la rédaction de la déclaration de 1er Novembre 1954 et le déclenchement de la guerre d’indépendance soient fait à Ighil Imoula , un village d’iwadiyene, en Kabylie, et chez l’un des premiers maquisards algériens Ali Zamoum. On a tous en mémoire les milliers de kabyles qui ont quitté villages, foyers, terres et enfants pour rejoindre le maquis non seulement en kabylie (wilaya 3) mais aussi dans d’autres régions d’Algérie pour parfois soutenir et épauler la révolution, comme dans l’Algerois, ou carrément pour la déclencher, comme en Oranie, on se rappelle de cette fameuse diction des populations de l’oranie justement au moment du déclenchement de la guerre « wach bihoum zwawa maa legwar » qu’est ce qu’ils ont les kabyles avec les français ?
L’assassinat de Abane, un crime fondateur :
On a tous en mémoire les Ouamrane,les Bennai, les Amirouche, les Krims et les Abane et tous les martyrs anonymes sacrifiés sur l’autel de la guerre de libération. Abane justement, ce géant, selon les témoignages de tous les historiens, qui a planifié, pensé, structuré la révolution et pour lui donner un sens, la projeter dans l’avenir, en faisant rallier tous les militants, même les plus réticents, à la cause nationale ,comme les oulémas et les communistes. Ce natif d’iazouzene , à At Yiraten, après 5ans d’emprisonnement dans les geôles françaises, a sillonné le territoire algérien à convaincre les militants, toutes tendances confondues à rejoindre le processus libérateur. On a tous en mémoire la reconnaissance et la gratitude qui lui ont été réservées la part de ses soi-disant frères d’armes, on a tous en mémoire le lâche et l’ignoble guet-apens orchestré pour sa liquidation. On nous a expliqué que les raisons, plutôt le justificatif, de cette honteux assassinat, sont à chercher dans les principes qu’il a instauré pendant le congrès de la Soummam et qui s’est tenue deux ans après le déclenchement de la guerre, et comme par hasard toujours en Kabylie, à savoir la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, et la primauté du civil sur le militaire. Des principes, par ailleurs, instaurés en consensus avec tous les représentants d’autres régions présents au congrès. Ce que l’on nous cache officiellement et officieusement c’est que cet homme intègre, n’est pas liquidé pour ce qu’il a fait ou ce qu’il a voulu faire, mais pour ce qu’il est, un Kabyle. Comme il le rappelle Ben youcef Ben Khedda, le premier président du GPRA, dans ses mémoires, le détournement de la révolution algérienne et la confiscation de son indépendance ne datent pas de l’été 1962 mais bien avant, en 1957 avec la liquidation de Abane Ramdane.
Le thème de notre intervention n’est pas de revenir sur cet épisode douloureux et caché de notre histoire contemporaine, et qui a jalonné notre guerre d’indépendance, les historiens sont mieux placés pour nous apprendre un peu plus, mais pour nous cet événement reste capital, c’est un virage sur lequel nous devons méditer afin de comprendre la suite des évènements et les torrents de cette machination anti-kabyle fondatrice.
Il y a eu la guerre, il y a eu la mort, il y a eu le sang et les larmes mais il y a eu aussi l’indépendance, les kabyles qui se sont massivement engagé dans cette terrible guerre, sans rancune ni arrière pensée, aspiraient légitimement, comme tous les algériens d’ailleurs, à une vie meilleure et à un avenir radieux. Ils rêvaient d’une indépendance qui leur offre, ne serait ce que par reconnaissance à ces villages « génocidés » par l’armée française - d’ailleurs nos anciens racontent qu’au lendemain de la guerre, il n’y avaient plus d’hommes dans les villages et les femmes ne trouvaient plus de prétendants au mariage- le progrès, l’épanouissement et surtout la consécration et la reconnaissance de sa langue et son identité, la promotion de sa culture. Le rêve devient illusion et le cauchemar pointe à l’horizon, la première déclaration du premier président , putschiste au passage, de la république algérienne indépendante est : « nous sommes des arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des millions d’arabes », en répétant trois fois la formule comme s’il s’agissait d’un rappel à ceux qui se posaient la question sur l’identité du nouvel État, et surtout de répondre aux kabyles qui ont déjà manifesté, par le passé, leur désaccord avec cette identification homogénéiste, exclusiviste au relents panarabistes. Les Kabyles n’ont pas répondu à la provocation mais le ressentiment monte d’un cran, ce qui se focalisera un an plus tard dans la désobéissance du FFS et le maquis qu’il a organisé.
L’indépendance s’ouvre sur la répression anti-kabyle :
Le FFS et notamment son leader Hocine Ait Ahmed, à aucun moment n’ont fait allusion à quelque séparatisme que ce soit ou à une certaine spécificité kabyle, ou même à des revendications d’ordre culturel ou linguistique propre aux kabyles, bien au contraire ceux qui ont repris les armes sous la houlette du FFS l’ont fait pour :
Dénoncer la nouvelle dictature installée à Alger et qui confisque l’indépendance.
S’opposer au régime et donc constituer la premier opposition politique visant à l’instauration d’une démocratie
Défendre les idées socialistes et instaurer un système égalitaire qui profite à tous les algériens et qui leur garantie une vie meilleure.
On connait la suite des événement et le résultat de l’aventure du FFS :
Ouamrane qui rejoint l’ANP-ALN pour défendre l’Algérie contre soit-disant l’occupant marocain.
Après deux ans d’emprisonnement Ait Ahmed trouve le moyen de fuir et de se réfugier en Suisse
400 nouveaux martyrs auxquels le régime tournent le dos jusqu’à nos jours, et la destruction de ce qui restait de capital humain et d’espoir pour la région.
On peut se poser légitimement la question, pourquoi les autres régions n’ont pas soutenu la kabylie ? bien au contraire, toutes les autres wilaya ont rallié le clan de Oujda qui vient de prendre les règnes par la force à Alger ?
La réponse est facile à trouver, les algériens ne veulent pas suivre les kabyles qu’ils soupçonnaient de régionalisme, d’anti-islam, si ce n’est de collusion avec l’ex ennemi, autrement dit la France. On peut comprendre aussi, par complicité objective ou par peur, que la seule région, finalement, qui aspirait à la démocratie et au progrès, après avoir aspiré à la liberté à l’indépendance, est seulement et uniquement la Kabylie ; d’ailleurs les leaders d’autres régions ont soi rallié le nouveau régime mis en place par la force, et gagné ainsi la bénédiction du chef et avoir les avantages qui en résultent, soi quitté la scène politique, autrement dit démissionné pour ne pas gêner les décideurs qui, finalement, vont défendre leur politique arabo-baathiste et rentière, à laquelle politique ils ne s’opposaient pas forcément.
47ans après l’indépendance, 27ans de parti unique, de politique arabo-islamiste, d’emprisonnement d’opposants et parfois de liquidations physiques, de musellement d’expression, 20ans de dictature militaire à visage découvert, de népotisme et de corruption, et une plus value, 15ans de terrorisme aveugle, d’assassinat d’intellectuels et de journalistes, de génocide économique et culturel, un recul de siècles des droits et libertés - Bien entendu, comme pendant la guerre de libération, la Kabylie a eu son lot de misère et de souffrance, il est à noter que le premier journaliste algérien assassiné n’est autre que Tahar Djaout, un Kabyle de grande probité intellectuelle, les conditions de son assassinats restent encore flous. On ne peut oublier le lâche assassinat qui a ciblé la voix de la jeunesse kabyle Matoub Lounès en 1998, assassinat dans lequel il semble que le régime algérien plus que jamais impliqué, si ce n’est le commanditaire- Un an de boycott scolaire, toute une région,un million d’élèves et d’étudiants désertent les bancs de l’école, d’une école qui leur interdit leur langue maternelle et l’accession au savoir intellectuel, à l’universalité, une action sans précédant dans les anales de l’action politique et dans l’histoire humaine, pour revendiquer la reconnaissance de leur langue et de leur culture, une revendication qui a déjà 24ans. Le 20 avril 80, suite à l’interdiction d’une conférence sur la poésie kabyle ancienne, animé par Mouloud Mammeri, les étudiants de l’université de Tizi-Ouzou, soutenus par la population, sort dans la rue, la réponse officielle a été la violation des franchises universitaires et l’arrestation de 24 militants, cet événement, nommé printemps berbère, sera célébré chaque année dans tous les coins de kabylie.
La coupe est pleine, en 2001 précisément lors des célébrations du printemps berbère, un lycéen est lâchement assassiné dans une brigade de gendarmerie algérienne. Comme si l’histoire se répète,la population locale ulcérée par cette énième provocation sort dans la rue,un mouvement des Archs, coordination des communes et daira de la Kabylie voit le jour dans le feu des manifestation et une plate forme de revendication fut élaborée dans l’espoir d’être remise au chef de gouvernement algérien ; pendant des années un climat insurrectionnel règne sur la région, aucune revendication n’est satisfaite et 124 jeunes kabyles sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Il est à noter que la revendication identitaire ne figure que dans le 8eme point de cette plate forme de revendication.
Comme en 1963,comme en 1980, comme en 1985 avec la création de la ligue algérienne des droits de l’Homme, comme en 1994 et comme en 1998 la révolte ne franchira jamais les frontières de la kabyles, que les revendications soient démocratiques, culturelles ou même sociales les autres régions d’Algérie ne suivront jamais la Kabylie, au delà de la différence linguistique, c’est des divergences sociologiques, culturelles et politiques qui séparent les kabyles du reste des algériens. C’est au cour de cette ultime guerre que livre le pouvoir algérien à toute une région que le MAK a vu le jour , le 05 juin 2001 des hommes et des femmes mettent les choses sur la table et essayent de trouver une solution à l’impasse, d’anciens militants, qui ont, par ailleurs, tout fait pour que la démocratie triomphe en Algérie et que l’identité kabyle soit reconnue dans toutes ses dimensions et dans le respect des autres composantes de la société algérienne, lancent l’idée de l’autonomie de la kabylie.
Par ailleurs les autres partis politiques kabyles-algeriansites proposent ,dans une tentative de calmer la population et de récupérer le mouvement, une régionalisation positive pour l’un et une régionalisation modulables pour l’autre, une façon de reconnaitre une spécificité kabyle mais sans avoir le courage de l’affirmer et le revendiquer, la kabylie servira encore une fois de bouc émissaire à la démocratisation. Le premier secrétaire du FFS, originaire de Jijel, bastion du maquis islamiste qualifie la Kabylie de locomotive de la démocratie, sans se rendre compte que la locomotive peut se détacher du reste du train si ce dernier freine et n’avance pas. Le leader du RCD quant à lui anime une conférence pour annoncer le retrait de ses ministres du gouvernement algérien, deux mois après le déclenchement des émeutes, et déclare je cite “ il n’y a plus de tabou , nos frontières sont claires”
Pourquoi l’autonomie de la kabylie ?
A travers ce rappel historique nous voulons démontrer que la Kabylie, comme le reconnaissent tous les politiques algériens, y compris Abassi Madani, est spécifique pour ne pas dire spéciale, et ses revendications ne sont pas partagées par les autres algériens. Même si des fois elles le sont, la suspicion est toujours de mise, séparatisme, anti-islamisme et même sionisme, si ce n’est pas la main de l’étranger qui est brandie derrière ce pare-feu, la France bien entendu. Il n’y a que l’autonomie régionale de la Kabylie et l’instauration d’un Etat kabyle, dans le respect de l’intégrité territoriale de l’Algérie et de la personnalité kabyle, qui répondra à ses revendications et concrétisera ses aspirations.
A quoi aspire la kabylie ?
La reconnaissance d’abord : La Kabylie est forgée par des siècles d’Histoire, elle descend de la grande famille amzighe, comme les Chaouis, les Touaregs, les Mozabites et les chleuhs. Comme toute l’Afrique Du Nord elle a connu invasion sur invasion, l’histoire moderne a fait que cette région d’Algérie se distingue des autres en construisant une personnalité (un habitus diront les sociologues) différente, une langue(le Kabyle), un mode de vie, (taqbaylit), et surtout une conscience. Après l’indépendance de l’Algérie à laquelle elle a payé un lourd tribut, elle s’est investie dans le combat démocratique, aspirant à drainer les populations arabophones d’Algérie face à la junte militaire qui s’est accaparé du pouvoir, et dans la revendication de l’identité culturelle Amazighe aspirant à drainer les populations amazighophones de toute l’Afrique Du Nord face aux régimes dictatoriaux et arabo-islamistes qui leur dénient le droit à l’existence. C’est en Avril 80 qu’une brèche est cassé et que le régime algérien est bousculé. C’est le printemps Berbère et l’Algérie découvre sa diversité linguistique et culturelle, Les kabyles créèrent alors le Mouvement Culturel Berbère et revendiquent la berberité de toute l’Afrique du Nord, au moment ou le fait de parler kabyle à Alger est passible d’emprisonnement, des années de lutte, un an de boycott scolaire, 126 jeunes assassinés en 2001 pour que Tamazight soit reconnue comme langue nationale , mais jamais officielle, selon les propos de l’actuel président. Dans ses combats la Kabylie, après des dizaines d’années de sacrifice, est resté seule. Pis, elle a tellement donné de ses enfants, notamment durant le printemps noir et lorsque des gendarmes algériens tirent a balles explosives sur des jeunes manifestants, sans contrepartie ni reconnaissance, que sa population est épuisée et même désorientée. Les kabyles assument pleinement leur héritage historique, ils ne peuvent plus prendre en charge le destin du sous-continent, ils veulent vivre kabyles et le rester, avec leurs valeurs et sur leur territoire, ils aspirent à la reconnaissance de leur langue et la promotion de leur culture plusieurs fois millénaires, ils aspirent à la liberté, à la paix et au progrès.
La démocratie : les deux seuls partis algériens classés dans la case démocratiques sont kabyles, leaders, implantation et terrain politique, le MDSL de Hechemi Chérif, de tendance progressiste et le PST de Salah Chawki, trotskyste sont kabyles et leur discours ne franchira jamais la kabylie, les rares militants qu’ils ont en dehors de la kabylie sont originaires de la kabylie. Avec tous leur efforts, leur discours algeriansite ils n’arrivent pas à sortir du ghetto kabyle.
La laïcité : on l’a vu, la seule région ou l’islamisme politique peine à s’implanter est la Kabylie, avec l’encouragement de l’État algérien (école, TV et mosquées )les islamistes restent très minoritaires en kabylie. Au cour des premières élections pluralistes algériennes,de Décembre 91, le FIS (Front Islamique du Salut )a remporté presque toutes les communes d’Algérie et plus que la majorité des sièges à l’assemblée mais pas un seul en kabylie. Effectivement l’Islam est présent en Kabylie, presque chaque village a sa mosquée, mais nullement la vie des citoyens n’est régie par des lois islamiques ou des prédicateurs fanatiques,l’Islam relève de la sphère privée.
Le pluralisme syndicale, l’UGTA le syndicat unique rallié au régime a pratiquement mis la main sur toute l’activité professionnelle algérienne, le syndicat unique monopolise l’action syndicale dans le privé et le public et il peine à s’implanter dans une seule région la kabylie ou on trouve des syndicats autonomes qui essayent de contrecarre l’action de l’UGTA, SNAPAP, SATEF, FNTE, CNES, et même les sections locales de l’UGTA sont en dissidence permanenta avec leur centrale.
L’autosuffisance : en kabylie une tradition ancestrale a fait que l’individu compte sur soi, la mendicité et la sollicitation des autres notamment de l’Etat sont mal vus, une honte ,elles sont bannies des mœurs locales, c’est l’individu qui contribue à la collectivité à travers Timecret, Tiwizi, Lewziaa et Tacemlit, des actions collectives visant le bien commun et auxquelles l’individu est tenu d’y participer, ce qui fait du kabyle un citoyen autonome qui n’attend rien de l’Etat , nous sommes proportionnellement la communauté le plus importante en immigration, locale ou outre-méditerranéenne. Les raisons sont d’abord économiques, la kabylie s’est constituée sur le piémont de Djurdjura versant nord tizi, versant sud Bouira, la vallée de la Soumam et sur la côte méditerranéenne, de ce fait elle ne dispose pas de plaine ou de grand bassin d’emploi, la seule solution pour les population reste l’immigration
. Les seules infrastructures étatiques en kabylie sont les mairies, les dairas, les wilayas qui, au lieu d’être des lieux de représentation populaire locale sont des représentations du régime au niveau local, des collectivités qui gèrent les affaires courantes avec toute la bureaucratie et la corruption que cela engendre ,et bien sur de contrôler les populations locales, l’école a été faite dans le seul objectif d’arabiser et d’islamiser les kabyles puisque leur langue n’y pas enseignée, le Français et l’Anglais sont enseignés comme un faire-valoir, je ne vais pas m’étaler sur l’école algérienne et ses tares, on a tous subi son dictat et on a tous vu ses résultats, une école productrice de terroristes et de corrompus. La seule erreur de l’État algérien en la matière c’est la construction de l’université de Tizi-Ouzou et les centres universitaires de Bejaia et de Bouira, ces infrastructures conçues au départ pour éloigner les étudiants kabyles des grandes métropoles arabophones, de peur de contagion . D’ailleurs le régime s’est rendu compte de la gaffe et pour la rectifier, ou plutôt en diminuer l’ampleur , fait tout pour appauvrir ces universités de moyens et d’encadrement, les trois universités kabyles sont souvent en grève.
L’universalité : les kabyles, bercés par les chants des grand-mères de dignité et d’amour, grandis dans les valeurs de respect, de solidarité et d’hospitalité, nourris par les principes de démocratie et d’altérité aspirent à l’universalité, à la modernité et au progrès, tout en s’attachant à leur identité kabyle plusieurs fois millénaires matrice de leur soif d’ouverture et d’universalisme, à l’opposé des autres populations algériennes attachées à la religion regardant non vers le nord mais à l’orient. La presse francophone algérienne dans sa majorité est de composante kabyle et son lectorat est, à part les grandes villes algériennes ou la bourgeoisie locale est francophone, se concentre en kabylie. Deux tiers de la population algérienne immigrées en France est Kabyle, proportionnellement les kabyles représente un tiers de la population algérienne.
Le respect de la femme : La culture Amazighe en général accorde une place importante à la femme, nous sommes parmi les rares civilisations ou la femme a gouverné et a conduit son peuple, Dihia et Tin Hinan ont été de grandes reines qui ont amené leurs peuples à la victoire contre l’occupant. En Kabylie « Laanaya n tmetut » , autorité et respect de la femme en Kabyle, dépasse toute les autres. Il est clair que la société traditionnelle, notamment avec l’arrivée de l’islam, a minoré la femme et lui a fait subir beaucoup d’injustice, il reste que la polygamie en Kabylie est très mal vue et même bannie, les seules associations féminines en Algérie sont kabyles, « Tarwa n fadhma n soumer », du nom de cette première combattante-chef contre l’occupant français, qui a mené sa lutte vers Michelet dans les années 1850, et les premières militantes contre le code de la famille sont kabyles, on a vu aussi la mobilisation des femmes kabyles soit à l’université soi au sein des partis politiques et notamment les marches qu’elles ont organisées pendant le printemps noir. Une fois la kabylie autonome l’égalité homme femme sera consacrée définitivement.
Un patrimoine culturel et une richesse artistique : au delà du fait linguistique ,la kabylie a donné naissance à des intellectuels et artistes de dimension universelle, Mammeri, Feraoun , Mimouni, les Amrouche : Taoues et jean , leur mère Fadhma At Mansour sont étudiés dans les universités du monde alors qu’ils sont méconnus et bannis de l’école algérienne. Slimane Azem, Cherif Khedam, Ait Menguellet, Matoub Lounès, Ferhat, Iguerbouchene ne sont pas uniquement des chanteurs, musiciens kabyles mais ils représentent ce que la Kabylie a donné de meilleur pour le patrimoine culturel universel. Interdits dans leur soit-disant pays, censurés dans les médias algériens, aucun algérien non kabyle ne les connait, il n y a qu’un Etat autonome kabyle qui pourra les faire connaitre et promouvoir leur œuvres. l’Etat algérien préfère diffuser le Madih religieux ou le Rai, dépenser des millions pour organiser des méga-concerts pour des chanteurs et chanteuses orientaux, égyptiens ou libanais.
De ce fait les kabyles minoritaires en chiffres en Algérie ne peuvent et ne doivent imposer leur modèle de société à tous les autres algériens aux valeurs aux antipodes, il n’y a que l’autonomie régionale qui peut être salutaire pour sa population.
En matière d’infrastructures économiques, à part la zone industrielle de Oued-Aissi et le port de Bejaia construite justement dans les années 70 pour empêcher les kabyles d’aller dans d’autres régions la zone industrielle de Oued-Aissi avec celle de DBK sont actuellement dans un délabrement total, compression d’effectifs, prédation si ce n’est la fermeture simple sont le lot de ses unités industrielles, c’est le cas à Tubirets et Bgayet. Les rares investissements locaux sont d’initiative privée, c’est le cas de la zone industrielles d’Akbou . Le port de Bgayet qui jouit d’une situation géographique importante est à l’asphyxie. Comme toutes les entreprises portuaires algériennes il est à l’abandon et livré à la prédation. D’ailleurs, à propos de ce port et à l’aune du développement du commerce entre l’Europe et la méditerranée un projet visant l’extension de tous les ports méditerranéen , en Algérie c’est celui de Bgayet qui a été choisi, ce qui n’est pas du goût des autorités algériennes qui bloquent le projet. Il est à noter que les grands complexes industriels, construits sous l’ère boumediennienne, à Rouiba, Annaba (El Hajar) et surtout la Sonatrach, la seule entreprise nationale florissante, et exportatrice, le levier de l’économie algérienne, compte un nombre important de personnel et d’employés kabyles, et cela non par favoritisme mais pour leur compétence, mais jamais des postes importants de hauts cadres ont été confiés aux kabyles, tout simplement par méfiance de ces derniers. C’est le cas aussi dans l’institution militaire, rarement un kabyle accède aux postes d’officiers supérieurs ou de général sauf pour le remercier à la retraite ou une fois convaincu de sa servilité et son allégeance au régime. Après l’assassinat de Matoub Lounès et pendant les évènements du printemps noir tous les kabyles, actifs et surtout appelés, ont été désarmés et mis en récupération, de peur que ces derniers désertent avec leurs armes et leurs bataillons et rejoindre leur région. Ce n’est pas du racisme cela ?
Économiquement démunie, culturellement appauvrie et politiquement isolée, la kabyle sombre dans les années les plus tristes de son histoire, chômage endémique, islamisation rampante, fléaux sociaux jamais connus sont le lot quotidien de cette région qui meurt au grand dam de régime algérien, qui a juré son avilissement, et des islamistes qui en fait une ultime terre de conquête et un refouloir de leur rêves les plus fous, tout cela au vu et au su de ses enfants qui préfèrent se voiler la face sous l’illusion algerianiste.
Nous ne pouvons pas changer les algériens, nous avons peut être échoué mais nous nous sommes certainement trompés, nous sommes linguistiquement différents, sociologiquement divergents et politiquement définitivement opposés, on ne peut pas imposer notre vision aux autres algériens, et nous ne pouvons pas subir éternellement leur politique et leur vision, à eux de choisir le projet qu’il leur convient, islamiste ou autre, mais on ne peut pas attendre à ce qu’ils nous suivent ou qu’ils nous comprennent. Le pouvoir algérien a certainement réussi à policer et à terroriser la population algérienne mais objectivement l’un soutient l’autre , le seul risque majeur pour les deux est l’accession des kabyles à leur autonomie pour l’un, et au pouvoir pour l’autre , Matoub l’a dit :
« ...aqbayli ur ihekem ghes yeghra yezwar ...dwas a ncereg tamurt anefru s tura... »
C’est pour toute ces raisons que la Kabylie doit accéder à son autonomie, son seul salut. Que les kabyles se rendent à l’évidence et qu’ils se donnent les moyens de leur émancipation. Nous sommes un peuple et nous avons droit à notre Etat, un Etat qui nous protégera et nous valorisera. Le MAK a initié le projet, aux kabyles de le concrétiser.
Nous aspirons à donner un nouveau souffle à notre chère kabylie, lui tracer un autre destin, nous la voulons démocratique, laïque, profondément kabyle et résolument moderne et universelle.
H. Mekdam, Militant MAK-France
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du modérateur du blog sur la question de l'autonomie de la Kabylie.
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Les souvenirs, les messages et les acquis des deux printemps chers à la Kabylie rappellent encore cette année que le combat pour l’aboutissement des revendications d’identité, de langue et de culture amazighs ; de liberté, de justice sociale et de démocratie formulées par les artisans du printemps amazigh d’avril 1980 et le mouvement citoyen des archs en 2001 demeure l’unique voie de réappropriation de tous les repères historiques et de civilisation pour le recouvrement libre et entier de tous les droits politiques, économiques et sociaux légitimes et justes des populations amazighes d’Algérie et de tamazgha.
C’est justement à la noblesse et à la grandeur de ce combat porté par plusieurs générations que se heurtent actuellement les agressions mesquines menées avec l’argent du trésor public et au sein même des institutions étatiques, partout dans le pays et particulièrement en Kabylie, par des tacherons ripoux de la politique contre la mémoire et les belles leçons de sacrifices des luttes successives du peuple amazigh. Bouteflika, sa caste mafieuse et ses courtisans corrompus qui, après avoir dévoilé le 12 novembre 2008 leurs intentions hégémoniques en déplafonnant le nombre de mandats présidentiels, ont tenté à l’occasion de la mascarade électorale du 09 avril 2009 de souiller par l’argent sale les symboles et les repères de la Kabylie qui demeurera le bastion de la libre expression et de l’opposition démocratique et le rempart contre l’amnistie, n’en déplaise aux cultivateurs de l’amnésie.
Le mouvement citoyen fera du jugement des instigateurs et des assassins des martyrs du printemps noir 2001 une exigence morale majeure à la hauteur des sacrifices des victimes, martyrs et blessés des événements du printemps noir. C’est toujours ULAC SMAH ULAC sans la vérité et la justice. Aucune concession ne sera par ailleurs faite sur la revendication d’officialisation de la langue tamazight.
Notre combat abattra les plans d’acculturation, d’arabisation et d’islamisation forcée des populations amazighes, fera de tamazight la première langue officielle et son enseignement obligatoire sur tout le territoire amazigh et l’amazighité comme seul élément politique de définition de l’identité.
Notre combat ruinera la volonté de Bouteflika et CO d’imposer une monarchie sous la domination des multinationale sur la terre des vaillants amazighs et chassera toutes les formes d’obscurantisme, d’inégalités sociales et est résolument tourné vers la liberté, le progrès et la modernité. Nous sommes convaincus d’aboutir, nous nous donnerons les moyens d’y arriver. Nous sommes sur la bonne voie.
Gloire aux martyrs de la guerre d’Algérie et du printemps noir 2001 et a tous les martyrs de tamazight et de la démocratie
ULAC SMAH ULAC
LE COMBAT CONTINUE
Tizi-Ouzou, le 20 avril 2009
Mouvement citoyen des archs
C.A.D.C Tizi-Ouzou
Publié le 29/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

C’est avec un impressionnant dispositif de sécurité (des milliers de policiers et gendarmes et de soldats déployés, une flotte héliportée…) qui a été jusqu’à désactiver les téléphones mobiles pendant des heures, que Bouteflika s’est rendu dans une Kabylie assiégée depuis 2001. Le tout, pour une maigre petite foule de fonctionnaires, réunie par la force du chantage de la hiérarchie administrative. Un millier de personnes, à peine. Même un journal proche du président-candidat reconnait la difficulté qu’il ya à traiter la Kabylie autrement qu’en tant qu’entité à part. En effet le quotidien »Le Jour d’Algérie» dans un éditorial intitulé "Une région, une Algérie" » a écrit à cette occasion : « On a beau s'évertuer à désingulariser la Kabylie et lui trouver, ce qui est indéniable, les mêmes attributs, valeurs positives et aspects négatifs mêlées, rien n'y fait, elle est une région particulière" »
Bien que ce voyage s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles du 9 avril prochain, Bouteflika l’a conçu comme un acte belliqueux, une agression supplémentaire contre le peuple kabyle martyr. Il s’y est rendu par défi plus que par électoralisme. Il sait pertinemment que la Kabylie est déjà acquise au mot d’ordre du boycott des présidentielles qui y fleurit sur tous les murs, ces derniers temps.
Son discours est resté haineux envers les Kabyles qu’il prend toujours pour des étrangers et qu’il assimile à des séparatistes. En effet, il n’a pas cessé de marteler : « Je n’ai jamais imaginé l'Algérie sans la Kabylie et la Kabylie sans l'Algérie, en aucune manière", et que " le patriote que je suis ne pouvait pas imaginer un seul instant que l'on puisse discuter en Algérie de l'unité nationale et de l'indivisibilité du pays". Allusion sans équivoque à la revendication autonomiste qui a gagné la majorité des Kabyles, derrière le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie). En ajoutant « L'Algérie vous attend et a besoin de vous, vous nous avez manqué en nous boudant et en tardant à venir nous rejoindre », Bouteflika souligne un peu plus le fossé qui le sépare de la réalité d’un peuple, un peuple kabyle qui aspire à prendre son destin en main.
Fidèle à sa ligne criminelle, il n’a pas hésité à attenter à la mémoire des martyrs du Printemps Noir en en innocentant les assassins. La phrase est édifiante et mérite qu’on la reproduise pour l’Histoire : « Vous avez dit que l'Algérie est amazighe, mais d'une façon brutale et qu'en face des opposants ont "réagi d'une façon brutale ». Les gendarmes étaient en 2001, d’après Bouteflika, en état de légitime défense face à de jeunes manifestants kabyles désarmés. Nous retenons ces propos pour ce qu’ils sont (un aveu de responsabilité de M. Bouteflika dans l’assassinat de nos enfants) et nous ne manquerons pas de les produire devant les instances internationales en charge du respect des droits humains et de la justice.
Affirmer par ailleurs que « du poste où je suis, je ne sais pas comment et ce qui a provoqué cette tragédie" du Printemps Noir est un aveu soit de son incompétence au poste où il est, soit d’un mensonge avec lesquels il nous invite à ouvrir avec lui une "nouvelle page"... de défiance mutuelle décuplée.
Le MAK appelle la Kabylie à tourner le dos plus que jamais à ce régime et à son représentant jusqu’à ce que PARDON soit demandé AU PEUPLE KABYLE.
Bouteflika a la Répression, nous avons le Droit. Il a la force, nous avons la dignité. Celle-ci nous dicte de manière impérieuse à BOYCOTTER les présidentielles du 9 avril.
MAK
Kabylie, le 28 mars 2009
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du modérateur du blog sur la question de l'autonomie de la Kabylie.
Publié le 20/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Par : Geoffroy Idouassem:
Le gouvernement algérien a lancé TV-Tamazight, une chaîne de télévision publique en amazigh (kabyle, chaoui, mzabi, targui)le 18 Mars 2009. Mis appart son volume horaire scandaleusement faible, cette chaîne vise en réalité deux objectifs inavoués:
1- Donner l’impression que l’État algérien met en œuvre des moyens lourds pour la réhabilitation de la culture et de la langue amazighes et ce afin d’attirer les Kabyles vers les élections qui se tiendront dans quelques semaines. Le pouvoir d’Alger souhaite par là éviter les taux de participation trop faibles enregistrés dans cette région frondeuse dans les précédents rendez-vous électoraux. Donc, le premier objectif est purement électoraliste.
2- Renfermer la culture et la langue amazighes dans le folklore. Dès l’ouverture déjà, l’on concocte une absurde émission de blabla, de danse et de chant de femmes kabyles, qui donne l’impression au téléspectateur que Tamazight (taqbaylit) ne se résume enfin de compte qu’à cela. Un démarrage folklorique intentionnel qui mettra dans la conscience des Algériens en général et des Kabyles en particulier une image folklorique de la culture et de la langue amazighes. Et dans quelques jours, l’on émettra en d’autres dialectes afin de renforcer l’idée selon laquelle tamazight ne peut espérer l’officialisation tant réclamée en raison de sa qualité de langue non-unifiée. Et si l’on rajoute le fait que la notation actuellement en usage pour cette langue n’a pas été encore acceptée dans la télévision de l’État (voir le JT-Amazigh en ENTV), l’on comprend assez vite que cette nouvelle chaîne sera bonne à tout sauf à la culture et la langue amazighes.
Ceux parmi les Kabyles qui croiraient aux bonnes intentions de Bouteflika et consorts devraient se détromper. Le pouvoir algérien restera éternellement manipulateur et trompeur envers la Kabylie et les Kabyles, ce qui devrait inciter ceux-ci à plus de vigilance pour déjouer tout plan visant à les soumettre ou à souiller leur image en tant que peuple avec sa propre culture et sa propre langue.
Rdio-kabyle.com
Publié le 20/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Communique:
Algérie-News rapporte dans son édition de lundi 16 mars 2009 qu’un mandat d’amener contre moi, en tant que président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, aurait été délivré par un juge d’instruction près le Tribunal de Tuvirett (Bouira). La justice aurait été actionnée par les autorités locales. Elles n’auraient pas apprécié la marche dans cette ville, attribuée aux militants du MAK, faite par des étudiants de l’université Muhend-U-lhadj At Wakli , le 20 avril 2008.
Je me demande pourquoi, ce n’est que près d’un an plus tard que cette instance judiciaire entreprend cette action contre moi, juste à la veille des élections présidentielles qui, au demeurant, ne passionnent personne au pays des Kabyles ?
N’y cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire au prévisible et ridicule taux de participation de la mascarade des présidentielles du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas y créer des troubles, un printemps-noir-bis, pouvant servir de diversion pour faciliter le bourrage des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ?
Ou bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer et me pousser à l’exil définitif ?
Quoi qu’il en soit, je voudrais que tous mes adversaires sachent que je ne renoncerai ni à mon action pour l’autonomie de la Kabylie, ni à ma liberté de penser et de m’exprimer.
C’est sur le plan des idées et du combat politique qu’il est sain de me contrer et non par l’anathème, l’insulte, la répression, la corruption ou l’assassinat.
Vive le peuple kabyle
Vive la Kabylie
Vive l’autonomie régionale
Vive le MAK
Paris, le 16 mars 2009
Ferhat Mehenni
PS: L’article n’exprime pas l’opinion du modérateur du blog sur la question de l'autonomie de la Kabylie.