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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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19.08.2008
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KABYLIE

Photo en hommage aux enfants du printemps noir *3

Posté le 21.04.2008 par abdoumenfloyd
Photo en hommage aux enfants du printemps noir



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Ali Yahia et Saïd Sadi appellent à « l’offensive républicaine »

Posté le 19.04.2008 par abdoumenfloyd

Ali Yahia Abdennour et Saïd Sadi ont donné ce wee-end un coup d’envoi remarqué à la commémoration du Printemps berbère.

Le président d’honneur de la Ligue pour la défense des droits de l’homme, Ali Yahia Abdennour, a animé une conférence en la petite salle de la maison de la culture Mouloud- Mammeri, à Tizi-Ouzou, appelant à « reprendre l’offensive » contre cette politique décadente du pouvoir ». Il estime que « les mouvements de colère qui secouent un peu partout le pays en ce moment sont dus à ce manque de respect que le pouvoir a, à l’égard des Algériens. » Il n’a pas été de mainmorte avec le pouvoir de Bouteflika : « Ce n’est pas avec Bouteflika au pouvoir que le combat pour l’identité aboutira », dira-t-il, évoquant les fameuses phrases «De loin je vous voyais des géants, mais d’ici vous êtes finalement des nains» ou encore «je vais crever votre ballon de baudruche» prononcées à Béjaïa puis à Tizi-Ouzou par le président de la République. Ali Yahia Abdennour, fut aussi prolixe quand il s’est agi de livrer le fond de sa pensée sur l’actualité et les échéances qui s’annoncent avec la prochaine révision constitutionnelle et l’élection présidentielle qui suivra. Là, le vieux militant des droits de l’homme ne se privera pas d’écorcher à l’envie, le pouvoir qui, juge-t-il, n’a pas fini de prendre le peuple non pas pour des citoyens mais des sujets auxquels on propose des référendums destinés à plébisciter les présidents en guise d’élection présidentielle telle celle qui s’annonce.

Même démarche pour Saïd Saadi, président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, RCD, qui a rencontré, hier, les militants et sympathisants de son parti à la maison de la culture de Bejaia. Il a rappelé que « les valeurs d’Avril 1980 ont été le crédo et base de la construction démocratique en Algérie ». Sadi a fait un réquisitoire sur l’actuelle politique du pouvoir. « Pourquoi donc le président de la République aspire-t-il à un troisième mandat alors que son bilan n’a été marqué que par l’augmentation du nombre de Haragas, qui ont préféré se noyer en mer plutôt que de faire face à la torture du pouvoir », s’est-il interrogé ?
A ce propos, il a indiqué que le nombre de mandats doit être limité selon les règles de la démocratie. Le président du RCD a affirmé que la situation politique en Algérie est plus dégradée qu’elle ne l’était à l’ère du parti unique. Alors que 11 pays de l’Afrique noire ont adopté le régime démocratique, le pouvoir algérien bafoue les libertés et mène une stratégie de marginalisation des Amazighs. Il a affirmé qu’il est impossible de bâtir un Etat fort tout en niant l’Histoire.

L.M.

Commémoration du printemps berbère : Le MAK appelle à une marche à Béjaïa

Posté le 15.04.2008 par abdoumenfloyd

Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a appelé, hier, à une marche à Béjaïa pour marquer le 28e anniversaire du printemps berbère du 20 avril 1980.

Dans une déclaration diffusée à l’occasion d’une conférence-débat animée hier par Ferhat Mehenni à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, le MAK a mis en exergue la symbolique de cette date repère du combat identitaire pour la cause amazighe. « Cette date historique marque la rupture avec la dictature algérienne et révèle la prise de conscience de la Kabylie sur son identité berbère. Elle va devenir le porte-drapeau de la renaissance culturelle amazighe sur l’ensemble de l’Afrique du Nord. Ces événements ont permis de porter sur la scène internationale la question kabyle et ses valeurs ancestrales de liberté, de démocratie, de droits de l’homme et de laïcité. » Le MAK constate par ailleurs que « depuis 7 ans, la Kabylie est soumise au durcissement de l’état de siège par l’envoi de renforts militaires et l’usage de moyens des plus condamnables, comme le sabotage économique, les incendies volontaires, l’encouragement des fléaux sociaux, les kidnappings et rackets, ainsi que l’envoi massif d’imams intégristes pour faire des Kabyles des arabo-islamistes ».

Tizi Ouzou : Une bande de malfaiteurs démantelée

Posté le 24.03.2008 par abdoumenfloyd

Un groupe de malfaiteurs auteurs présumés d’enlèvements de personnes suivis de demandes de rançon a été démantelé par les éléments de la Gendarmerie nationale dans la région de Tassaft (Iboudrarène), à une quarantaine de kilomètres au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, a-t-on appris hier de source bien informée.
Les quatre membres présumés de cette bande, ajoute-t-on, ont été appréhendés par les gendarmes au moment où ils complotaient pour l’enlèvement d’un citoyen « très connu » au village Aït Abdelmoumène, près de la ville des Ouadhias. Deux des malfaiteurs sont originaires de Haute Kabylie et les deux autres d’Alger, mais résidant à Tizi Ouzou. Selon la même source, cette bande est soupçonnée d’être derrière des rapts et des tentatives de rapt dans le versant sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle sera présentée aujourd’huiau parquet. Cette arrestation intervient au lendemain de la mise en échec par des citoyens d’une autre tentative de kidnapping à Aïn El Hammam. Deux individus ont tenté mercredi dernier d’enlever un enfant qu’ils ont enfermé dans la malle de leur véhicule au village Aït Nzar, avaient rapporté des sources locales. Pendant que les malfaiteurs étaient à la recherche d’une autre victime, l’enfant s’est enfui en criant, alertant les villageois. Pris de panique, les ravisseurs ont démarré en trombe. Notons que la fillette Nabila, 11 ans, disparue le 6 février à Aïn El Hammam dernier, demeure introuvable à ce jour. Sources El Watan

Commentaire: Cet article dément les informatiosn faisant état d'enlèvements par le GSPC !!!!!!!!!!!!!!!!

L’antikabylisme ou l’algérianité sclérosée

Posté le 16.03.2008 par abdoumenfloyd
Prise en otage, la Kabylie sert aux tenants du pouvoir à rééquilibrer leurs forces à chaque fois qu’ils épuisent leur réserves de coups tordus et de stratagèmes diaboliques, la seule et unique science dans laquelle ils excellent.

L’antikabylisme ou l’algérianité sclérosée

On ne revendique jamais assez la liberté d’opinion et celle de la presse. Mais se retrouver face à une campagne de lynchage médiatique portée par des titres arabophones et (ECHOUROUK n'est qu'un simple exemple), ampute cette presse idéologiquement orientée du peu de crédit qu’elle aurait été en droit d’espérer si elle avait accepté le contrat de la modernité au lieu de s’épuiser dans de vilaines courbettes et autres avilissantes allégeances.

Ce faisant, c’est toute la presse, la liberté et l’éthique qui la sous-tendent qui accusent durement le coup, sans doute pour longtemps.

Les multiples attaques dont fait l’objet la Kabylie et ses farouches défenseurs ne sont pas fortuites et méritent réflexion pour mettre la lumière sur leurs desseins inavoués.

C’est pourquoi l’on ne s’étonnera pas de voir le sinistre Ben Aicha, émir de la sanguinaire armée du FIS, AIS à l’ouest du pays, intervenir dans le journal El-Bilad proche du Hamas et de surcroit en une, pour verser sa haine, son animosité envers la Kabylie, laquelle refusait et refuse toujours son projet islamiste assassin.

La place prépondérante qu’occupe la kabylophobie dans les titres de la presse arabophone est le résultat d’un régionalisme criminel qui mine les hautes sphères de l’État. Elle répond exactement au tribalisme caractérisant les alliances au sein du pouvoir.

Se retrouver alors en un demi-siècle d’indépendance nationale avec la quasi-majorité des responsables issus de la même ville pour ne pas dire du même quartier, sonne comme la réponse à nos affabulations nationalistes que nous avons défendues des années durant, sans savoir que nous travaillions contre nous-mêmes.

Quant à notre projet nationaliste, nos ennemis (les ennemis de l'Algérie)savent notre dénuement matériel qui affecte d’une terrible vanité nos convictions les plus tenaces ; laquelle impuissance ne peut être contournées qu’à l’aide d’une union à toutes épreuves. Nos bourreaux tablent aussi sur le manque de vision et la petitesse de nos responsables et, bien entendu, l’hypocrisie légendaire des "Algériens" envers tout ce qui vient de nous"Algériens aussi".

Cette campagne orchestrée au moment où le projet de troisième mandat bat son plein, vise à mettre la Kabylie sur la défensive pour épargner au candidat au trône les mésaventures d’une Kabylie médiatiquement debout et politiquement offensive.

Il serait aisé pour Bouteflika, le candidat à sa propre succession, de nous opposer un nouvel ennemi. Du reste, le choix des acteurs n’illustre-t-il pas l’intérêt des gouvernants à provoquer pour la énième fois la frondeuse Kabylie ?

Cela d’une part, et de l’autre, le massacre de Kabyles en 2001 ne peut rester impuni, donc le justifier, en nous collant l’étiquète d’évangélistes ou celle de racistes leur semble la mieux adaptée. La Kabylie sert aux clans au pouvoir à rééquilibrer leurs forces à chaque fois qu’ils épuisent leurs réserves de coups tordus et de stratagèmes diaboliques, seule et unique science dans laquelle ils excellent.

Les Kabyles de service (KDS), assimilés sous d’autres cieux à une participation conséquente de la Kabylie à la gestion des affaires du pays, se sentent décrassés de la poussière régionale qui les suit.

Au sein du pouvoir, être Kabyle, c’est être coupable d’un crime contre « la nation » algérienne, d’où l’excès de zèle des KDS et autres aliénés à prouver leur bonne foi et leur non Kabylité.

Pour ce qui est des journaux arabophones, bras armé de cette campagne contre la Kabylie "ECHOUROUK""ELBILAD"... leur déchainement prouve leur hantise d’une Kabylie affranchie du joug du pouvoir arabo-islamiste.

La Kabylie, porte-étendard de la modernité, de la démocratie et des libertés, ne cesse donc de faire les frais de la haine du régime et de ses sous-traitants arabo-islamistes qui voient dans son insoumission et sa ténacité à réaliser ses objectifs autonomistes un danger d’effritement de son édifice idéologique définitivement inadapté à notre époque.

Dissimuler sous un discours politisé une haine acerbe contre la Kabylie acquiert pour ses instigateurs crédit et respect au sein des hordes de militants arabo-islamistes tout en revigorant le pouvoir qui tire ainsi les marrons du feu.

L’antikabylisme, un gage de bonne volonté pour le pouvoir

Les expériences vécues depuis presque un siècle prouvent sans ambages toute la kabylophobie des dirigeants algériens : De l’élection de Messali Hadj à la tête de l’Étoile nord-africaine en 1926 à l’aval de certains chefs de wilayas pour l’assassinat d’Abane (1958) en passant par tant d’autres tristes événements ancrés dans l’histoire de notre pays, la liste est très longue.

Ces Kabyles assassinés(la liste est malheureusement trés longue) ou écartés des postes de responsabilité connaissent leur tort. Pour ceux qui vivent au milieu des cercles de décisions, taire sa spécificité kabyle constitue aux yeux de leurs maîtres un gage de soumission, d’aliénation et de bonne volonté ...

Autrement, le cachet d’appartenance régionale les suivra toute leur carrière politique. Cette situation vécue durant le Mouvement national n’est pas inédite. Elle se poursuit même aujourd’hui. Une continuation peut être remarquée. La naissance du RND avec à sa tête un Kabyle du système, nommé Ahmed Ouyahia, n’est pas accidentelle. Son élection et son maintien à la tête de cette formation, illustre cet anti-kabylisme du régime qui voudrait que les Kabyles soient identifiés à cet homme qui se fait volontiers le chantre de l’arabisme. Bref, une manière d’en finir avec la question kabyle.

Le projet d’arabisation lancé par ce même personnage alors qu’il était chef du gouvernement en 1998 est un autre gage de son aliénation et de sa soumission.
À titre d’exemple, le zèle et l’empressement de cet « homme d’État » à broyer le Mouvement citoyen tient lieu d’arrhes ouvrant droit à un siège toujours éjectable au sommet de l’État. Les exemples ne s’arrêtent pas là. L’entrisme adopté par Saïd Sadi juste après l’élection de Bouteflika en 1999 l’a poussé à prendre des positions aux antipodes des principes qui étaient ceux déclarés de son parti jusque là.

D’ailleurs il est déjà en train de s’agiter pour se présenter en 2009 dans le seul but de légitimer le 3e mandat de ce même Bouteflika qui pour ce faire va violer sa propre constitution qui plafonne le nombre de mandats consécutifs d’un président à deux.

Les attaques effrontées de Louiza Hanoune, la trotskiste anti populaire, ne sont pas sans arrières pensées racistes. Depuis sa prise de conscience qu’être politique en Algérie implique indubitablement la mise à sec de certains principes, n’a cessé de nous descendre en flammes. Le lancement du carnaval « Alger capitale de la culture arabe » par une Kabyle, issue du camp démocratique, appelée Khalida Toumi, à ceux qui ont la mémoire courte, il s’agit de Khalida Messaoudi du RCD, « l’Algérienne debout », n’est pas aussi sans atteintes aux droits légitimes des peuples amazighs d’Algérie. Les festivités ont commencé un certain 12 janvier, jour de l’an Berbère. Pour qu’elle assure sa désignation au poste de ministre de la Culture, nous tirer des balles dans le dos demeure sa seule chance de perdurer là où elle est.

Les acteurs choisis cette fois-ci ne sont pas exempts de reproches. Comme Hamas,ECHOUROUK et autres...sont en réalité des acteurs d’arrière-plan .Revigorés par le racisme antikabyle à la mode, ils essayent contre vents et marées de se placer dans le débat et susciter l’intérêt du pouvoir.

Tous ces agissements racistes, délictueux dans les pays qui se respectent, sont, malheureusement chez nous des signes de bonne volonté, d’amour du pays et d’algérianité.

Amnay Ait Ifilkou (avec ABDOUMENFLOYD)

Huit enlèvements dans une seule commune en kabylie !!

Posté le 11.03.2008 par abdoumenfloyd

Maâtkas dans la spirale des kidnappings !

Un kidnapping sur dix en Algérie a lieu en Kabylie. Un enlèvement sur trois commis à Tizi Ouzou a pour théâtre la localité de Maâtkas. Cette commune déshéritée du sud de la wilaya comptabilise à elle seule 8 affaires sur les 24 cas de rapt enregistrés ces deux dernières années dans la région. Un sinistre tableau de chasse des « seriet Maâtkas », selon les services de sécurité, ou « seriet Ennour », selon le maquis. Virée dans une commune pauvre devenue le tiroir-caisse du GSPC.

Sur le CW147, le dernier barrage des services de sécurité se trouve à la sortie sud de la ville de Tizi Ouzou, à Anar Amellal. Plus loin, c’est un territoire incertain, une route serpentant des collines où les derniers incendies (ou ratissages) ont fait apparaître les chemins tracés par les groupes terroristes. Aucune présence sécuritaire sur les 20 km de route menant au chef-lieu de Maâtkas, et même au-delà. C’est sur ce chemin qu’un homme de 58 ans, entrepreneur, a été enlevé le 2 mars dernier. C’est le 8e otage de la localité. Il a été intercepté sur la route à 16h, avant la fin de la journée des fonctionnaires et la sortie des classes. Arrogance et impunité de la « seria » du kidnapping qui ne travaille plus au-delà des heures ouvrables. Le groupe avait déboulé de la colline et a disparu dans l’oued. Le 7e otage venait d’être relâché, une semaine plus tôt, après 12 jours de captivité. Le record d’un séjour en casemate a été de 32 jours pour un entrepreneur qui a pu rejoindre sa famille après de pénibles tractations avec les ravisseurs. La plus brève visite forcée du maquis terroriste a été de 24 heures. Un livreur de pain enlevé en février dernier et relâché au bout d’un jour. Les terroristes l’avaient pris pour le patron de la boulangerie. Ils ont libéré cet ouvrier qui pouvait rester un an au maquis sans rien pouvoir payer. « Pourquoi on nous enlève ? On est les plus pauvres de la wilaya ! », s’étonnent les gens de Maâtkas. La raison est simple. A l’Ouest, le maquis de Boumehni en contact avec Sidi Ali Bounab. Au Sud, le maquis d’El Maj jusqu’à Takhoukht. Au Nord, Amjoudj, vers Ath Zmenzer et Tizi Ouzou. Enserrée de maquis, la localité de Maâtkas est devenue un « havre » terroriste pour le GSPC. Sofiane El Fasila, n°2 présumé d’Al Qaïda au Maghreb, a été abattu en octobre 2007 à 10 km au nord de Maâtkas. Un succès antiterroriste, mais qui n’a pas été fatal pour l’organisation de Droukdel. Un mois plus tard, le 10 novembre 2007, des dizaines de terroristes assiègent la ville à 20h. Des groupes armés se postent devant la sûreté de daïra et la garde communale, neutralisant toute intervention, tandis qu’un terroriste qui devait être le kamikaze pousse à bout de bras vers le celibatorium de la police une voiture piégée qui a calé en cours de chemin. Il était « couvert » par des rafales de ses acolytes à bord d’un fourgon. L’explosion fera d’importants dégâts matériels, sans faire de victimes. Mais l’impact psychologique sur la population est considérable. L’ouverture d’une sûreté en décembre 2006 n’a donc rien changé.

Une ville livrée aux bandits

« Regardez. Nous avons une belle sûreté de daïra. C’est la plus belle d’Algérie », ironisent les citoyens de Maâtkas. C’est pourtant une réalité. Un bel édifice, à trois niveaux, aux couleurs de la police, domine le chef-lieu. La construction était destinée, initialement, à devenir la maison de la poterie de la ville, devant accueillir la fête nationale de cette activité artisanale dont la région est réputée. Créée par des associations de la commune en 1991, la fête de la poterie de Maâtkas a connu un succès tel qu’un ministre en visite dans la région en 1999 l’a proclamée fête nationale, en affectant un projet de construction d’une structure culturelle dédiée à cette activité. Construite à 50%, la maison est reprise en 2003 par la DGSN qui en fera une sûreté de daïra. « Il n’y avait pas de terrain communal disponible », disent les élus locaux, ajoutant : « Les citoyens étaient prêts à accueillir les services de sécurité sur leurs terrains privés, devant l’explosion de la délinquance et du banditisme. » C’était au lendemain des événements de Kabylie et la délocalisation de la brigade de gendarmerie. Les personnes âgées étaient agressées à la sortie du bureau de poste et des cambriolages tournent au meurtre dans l’impunité la plus totale. « La situation était intenable. La ville était livrée aux bandits. Il nous fallait en urgence une structure des services de sécurité », ajoutent les élus. La délinquance a reculé au chef-lieu depuis l’arrivée de la police. Mais la lutte antiterroriste est une autre histoire… La commune est concernée par le redéploiement de la Gendarmerie nationale, apprend-on. Un terrain aurait été acquis auprès d’un particulier. « Nous manquons de terrains. Nous n’arrivons même pas à implanter une unité de la Protection civile inscrite depuis 2003 », dit-on à l’APC. Ce sont les pompiers des Ouadhias (25 km) ou de Draâ Ben Khedda (20 km) qui interviennent en cas d’incendie. Cette commune de 40 000 habitants ne dispose ni d’une maternité ni d’un service des urgences. Les responsables en charge du secteur de la santé ont vraisemblablement oublié Maâtkas. Un projet de crèche communale a été affecté en 2006 sur le Fonds commun des collectivités locales (FCCL), mais deux consultations lancées par l’APC pour sa réalisation se sont avérées infructueuses, faute de… soumissionnaires. « On ne désespère pas de trouver un entrepreneur pour réaliser le projet », affirment les élus. Même le revêtement d’une piste sur 1 km (PCD 2008) n’a pas trouvé preneur. « Nos entrepreneurs ont gelé leurs activités ou ont émigré vers des localités plus clémentes », avoue-t-on. Les patrons d’entreprises de réalisation ont le profil bas, livrés à la menace terroriste. La ruine est plus probable que l’expansion de leurs entreprises. Acheter un véhicule ou un engin est devenu un enjeu vital et l’on est plus tenté de tout vendre que d’acquérir des équipements trop voyants.

Lutte pour la survie

Une présence de l’Etat symbolique, sur la défensive, des groupes terroristes indélogeables depuis 15 ans, s’emparant d’un paisible citoyen à intervalle régulier, le quotidien des gens de Maâtkas est devenu une lutte pour la survie. Face à des horizons menaçants, la population resserre les rangs. Une solidarité illustrée par un exécutif communal constitué d’élus FLN, RCD et FFS, travaillant sans tiraillements ni dissonances, ce qui est une exception dans la région. « Personne n’est à l’abri », lâchent-ils inquiets. Nous rencontrons en ville un citoyen faisant partie d’une catégorie d’hommes tombés dans l’oubli. « On ne nous donne plus de munitions. Quand on s’adresse aux services de sécurité, on nous dit qu’on s’en sert pour faire le baroud dans les fêtes », regrette-t-il. En vérité, la raison est politique. La réconciliation nationale est passée par là. Il fallait démobiliser GLD et patriotes pour une paix unilatérale. « Mes 20 dernières cartouches, je les ai récupérées en 2002. Nous n’assurons que notre propre protection », dira notre interlocuteur. Pour lui, « il n’y a plus de lutte antiterroriste ». « Nous étions plus de 200 dans les années 1990. Nous participions aux opérations et les terroristes ne pouvaient pas se déplacer comme à présent. Aujourd’hui, ils sont les premiers clients des commerces d’alimentation générale des villages isolés », ajoute-t-il. Il garde quelques réflexes de sécurité. « Ne prenez pas le CW147, encore moins le 128. Rentrez par le 2 (Ath Zmenzer) », conseille-t-il. Un élu nous invitera. « Revenez en juin, pour la 10e édition de la fête de la poterie », lance-t-il. Dépossédée de sa maison, la fête de la poterie aura lieu au foyer des jeunes, au CEM Ounar et à l’annexe du CFPA. Mais que n’auraient-ils pas sacrifié les Maâtkis pour un peu plus de sécurité…

Djaffar Tamani

Contre développement en Kabylie (suite)

Posté le 21.02.2008 par abdoumenfloyd
Le 16 février 2008 nous faisions état d’une double délocalisation d’un projet de raffinerie et d’une centrale thermique à Bejaia et Azzefoun(Bouteflika sanctionne la Kabylie !;posté par abdoumenfloyd) .

Dans cette dernière localité, argué de la nature agricole du terrain d’implantation de la centrale alors que toutes les études ont été finalisées. Outre que la nature du dit terrain était connue dés le départ, on comprend moins bien qu’une assiette à vocation agricole avérée ait été affectée à l’entrée même de la ville de Bejaia pour la construction …d’un centre pénitencier de 1200 places au moment ou tout les pays implantent ce genre d’établissements à l’écart des grands centres urbains.

Une envellope de 17 milliards de centimes a été débloquée en un temps record pour les terrassements confiés à une entreprise algérienne. Mais pour ne pas perdre de temps, la réalisation a été confiée à des Chinois. Faut il s’étonner que de tous les projets, celui là n’ait connu aucun retard et que l’avancement des travaux se fait à pas de géants (voir photo).

On pourra tout dire, mais s’agissant de la Kabylie, BOUTEFLIKA aura été clair et cohérent. Raffinerie non, centrale thermique non. Pénitencier : oui, vite et grand.


Bouteflika sanctionne la Kabylie !

Posté le 16.02.2008 par abdoumenfloyd
La raffinerie de pétrole de Bejaia sera, selon toute vraisemblance, délocalisée malgré toutes les expertises (Sonatrach compris) qui donnaient Bejaia comme site privilégié (existence de pipeline, port pétrolier…). Une autre étude commandée par le ministère de l’énergie à un bureau d’études étranger qui a coûté 3 millions de dollars au trésor public est arrivée aux mêmes conclusions que celles de Sonatrach.

S’étant saisi du dossier, le député Djamel FERDJELLAH apprend que le conseil du gouvernement à l’époque d’Ouyahia a entériné le choix des bureaux d’études en retenant l’implantation de la raffinerie à Bejaia. Transféré sur Tiaret, la réalisation patine depuis plus de deux ans à cause de contraintes techniques et surtout l’absence d’adduction d’eau dont le projet nécessite des quantités considérables.

Dans le même temps une centrale thermoélectrique devant approvisionner toute la région d’Azzefoun vient d’être délocalisée cette semaine alors que toutes les études ont été finalisées. A noter que sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue dans le nouveau port d’Azzefoun. Les élus locaux informés par M.Hamdani, émissaire du ministère de l’agriculture, venu signifier le blocage du projet s’apprêtent à organiser la réplique à cette entreprise d’étouffement économique et énergétique.

Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel, délocalisation consécutive aux désordres et abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendent toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné à la Kabylie.

Non content de ne rien programmer, Bouteflika bloque les projets antérieurs


Entretien exclusif avec BOUTEF !!!!

Posté le 06.02.2008 par abdoumenfloyd
Après la finale de la coupe du monde 2006 et la défaite de Zidane, Insi se rend tout droit à Alger et recueille pour nous les impressions du président Sa Majesté De Bouteflika qui a exprimé son soutien au capitaine de l’équipe de France de football qu’il invite officiellement à se rendre à Alger. Insi tente de comprendre les raisons de ce nouveau coup... de Boutef... qui se confie, comme d’habitude, à cœur ouvert et livre le fond de sa pensée sur les Kabyles...


Insi : Il semblerait que vous aviez dépêché un ministre à Aguemoun pour féliciter la famille de Zidane ? Est-ce vrai ?

Bouteflika : Bien sûr ! Zidane, c’est comme à la roulette : tu mises et tu rafles. Ainsi, j’achèverais, en Kabylie, la conquête que mon ancêtre Okba a entamée.

Insi : Mais, ça sera difficile !

Bouteflika : Tu sais, les Kabyles il suffit juste de leur dire que vous êtes beaux et intelligents et hop, tu les mis dans ta poche comme des petits nains.

Insi : Il y a quelques jours, vous avez remis en cause la double nationalité et aujourd’hui vous invitez un Français d’origine kabyle, j’avoue que je ne comprends rien à votre démarche.

Bouteflika : Je parle de la double nationalité des autres Français d’origine kabyle... pas celle de Zidane. Zidane est un algérien avant tout. Il a donc une seule nationalité. Comme moi... Moi je suis algérien, mais j’ai la double... c’est, d’ailleurs, mon ami Chirac qui me l’a faite en me disant : "on ne sait jamais !"

Insi : Zidane est un Français, c’est le capitaine de l’équipe de France quand même.

Bouteflika : Comment ? Pour nous c’est kifkif. Pour une fois qu’un Arabe est leur capitaine....

Insi : (l’interrompt ) : Un Français d’origine kabyle s.v.p.

Bouteflika : Les Kabyles, les Arabes,... quand il s’agit de Tarik ben Zidane, c’est kifkif.

Insi : Alors nous sommes tous des Kabyles.

Bouteflika : Quoi ? Je n’ai pas dit ça.

Insi : Vous dites que les Kabyles et les Arabes, c’est kifkif.

Bouteflika : Oui c’est kifkif. Nous sommes tous des Arabes.

Insi : Vous dites que Zidane a honoré sa région, son pays et son continent.

Bouteflika : C’est vrai.

Insi : C’est-à-dire, Marseille, la France et l’Europe ?

Bouteflika : Non, je veux dire l’Algérie et l’Afrique.

Insi : Et la Kabylie ?

Bouteflika : La Kabylie et l’Algérie, c’est kifkif. C’est l’Algérie.

Insi : Vous aimez vraiment Zidane, monsieur le président ?

Bouteflika : Oui.

Insi : Qu’attendez-vous alors pour officialiser la langue de ses parents ?

Bouteflika : Toi tu veux diviser le peuple algérien, uni, arabe et musulman. D’ailleurs j’ai ordonné à Dalil Boubekeur d’envoyer un message pour Zidane, pour lui dire que les Musulmans sont fiers de lui. Tu vois, on ne laissera aux Kabyles que des miettes. Rien. Nada. On est plus nombreux, plus organisés avec des Etats à la clé.

Insi : Et plus culottés aussi.

Bouteflika : Tu crois qu’on nous appelle les Voleurs pour rien ? Que veux-tu ? On n’a rien, nous. On est venus du désert. On était obligés de tout voler : la terre, l’Histoire, la culture, les poches à Barbès... tout. Les Berbères, les Perses, les Pharaons,... sont nos esclaves, en attendant que les Européens le deviennent à leur tour. Tiens, en parlant de Zidane, tu ne trouves pas qu’il tient le même rôle en Espagne que Tarik Ben Ziad ?

Insi : Malheureusement...

Bouteflika : Vous êtes trop fiers, vous les Kabyles. Votre Nnif vous égarera. Vous avez chassé la France, et nous les Arabes, nous avons pris le pays, le pouvoir et le pétrole. Continuez de défendre le Nnif Oulekhsara... et nous, on se chargera du reste.

Insi : Bravo !

Bouteflika : Un noir d’Afrique du Sud a dit à propos des Blancs : "Quand ils sont arrivés, ils avaient le livre et nous avions la terre, et maintenant, nous avons le livre et ils ont la terre". Méditez pauvres kabyles. En plus, je vous donne des conseils. Mais je sais que vous êtes, au fond, de profonds Algériens, attachés à la langue arabe et à l’Islam. Vous ne voulez pas trahir vos héros : Jugurtha ,Massi,Takfa ,Abane, Krim, Amirouche,Ait Ahmed... Vous culpabilisez... Vous êtes condamnés à vivre officiellement Arabes et Musulmans et officieusement de petits Kabyles. N’ayez pas peur, on vous laissera écouter Matoub, lire Si Muhend Umhend et applaudir la JSK.

Insi : mais...

Bouteflika : La JSK ne vous suffit-elle pas ?

Insi : Si jamais vous invitez Zidane, attention au coup de boule !

Bouteflika : Je ne m’inquiètes guère, car contrairement au géant italien, Materazzi, moi je suis très petit : rien ne pourra m’atteindre.

Insi : Mais attention au râteau ou encore à la "panenka" !




Sans offenser les arabophones on est touts berbères algériens et musulmans .



P.S:
Insi est un personnage imaginaire dont la mission principale est d’imaginer des entretiens avec divers acteurs de la vie politique en Afrique du Nord. Il arrive toujours à leur faire dire le fond de leurs pensées.

Prix de la Gendarmerie 2007 pour Liberté !!

Posté le 24.01.2008 par abdoumenfloyd
La remise des prix de la Gendarmerie nationale s’est effectuée hier au siège du commandement à Chéraga. Pour 2007, rapporte le Radar de Liberté, les prix des meilleurs écrits ont été remis au journaliste Djilali Benyoub pour son reportage sur les gardes frontières “Les sentinelles du désert”, parue dans Liberté et reproduite dans la revue El-Djeich, à Mohamed Mendaci (El Moudjahid), Abderrahmane Timizar (Jeune Indépendant), Amina Medjat du quotidien oranais El-Djoumhouria.

Liberté a même publié la photo de Djilali Benyoub recevant le prix des mains d'un responsable d'une institution qui a tué pas moins de 128 jeunes en Kabylie. Originaire de Kabylie, le “journaliste” de Liberté sait bien que la gendarmerie est mise en quarantaine dans cette région!!!
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