INJUSTE JUSTICE
Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
Verdict du tribunal de Tissemsilt
Rachid et Djallal, les deux accusés de prosélytisme chrétien, ont exprimé leur déception à l’issue du verdict qu’ils considèrent injustifié, tout comme leur avocate.
Le tribunal correctionnel de Tissemsilt, relevant de la cour judiciaire de Tiaret, a rendu, hier, son verdict dans l'affaire de Rachid et Djallal, les deux chrétiens jugés la semaine dernière dans un procès en appel à l'issue duquel le représentant du ministère public avait seulement demandé l'application de la loi. La condamnation, jugée accablante tant pour les accusés que pour leur défense, est de 6 mois de prison avec sursis et 10 millions de centimes d'amende à l'encontre de ces jeunes informaticiens, accusés de prosélytisme. Le tribunal s'est référé à l'article 11 de l'ordonnance n° 06-03 datée du 28 février 2006, condamnant la pratique de prosélytisme.
Cependant, au vu de cette sentence considérée comme pour le moins ahurissante, dans la mesure où ils considèrent injustifiés les chefs d'inculpation retenus contre eux, les accusés semblaient en état de choc Néanmoins, si Djallal campait dans son silence, synonyme d'une profonde angoisse morale, Rachid, avec ses quarante ans, a été affecté par cette abominable expérience vécue tel un feuilleton qui n'arrive pas à trouver son épilogue, dans les couloirs de la justice. “Lorsque je reprends aujourd'hui le cheminement de cette affaire, je réalise toute la souffrance que j'ai endurée et qui persiste. Cette physionomie que vous voyez n'est que le miroitement d'une âme brisée et scandalisée pour le seul péché d'être chrétien dans la mesure où je maintiens que je suis victime de la pire des choses qui puisse arriver à une personne, à savoir l'injustice”, tenait-il à déclarer avant d'enchaîner : “ Je n'ai pas honte, cependant, d'être condamné pour l'Évangile car je suis convaincu que l'Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui y croient”. Quant à ses espérances, avant le verdict, ce dernier affirmait qu'il attendait une certaine clémence du tribunal qui devait, selon lui, rétablir les valeurs de base. Mais, dira-t-il, “nous sommes irrémédiablement confondus à un état d'esprit hanté par la dislocation, la mise à l'écart, la méfiance soigneusement habillée et minutieusement entretenue vis-à-vis de la communauté chrétienne”.
Au demeurant, les concernés condamnés par défaut le 27 novembre 2007, dans le sillage de cette affaire, à la peine de deux ans de prison ferme assortie d'une amende de 50 millions de centimes chacun, sont déterminés à faire appel encore une fois. S'agissant de l'avocate de la défense, Me Khalfoun Khalloudja en l'occurrence, elle considère s'accorder un temps de réflexion et d'analyse avant de prendre une décision quant à la suite qu'elle aura à réserver à ce dossier. “Il est vraiment tôt de me prononcer sur ce que je dois entreprendre, mais je vous promets de vous tenir au courant au moment opportun. Pour l'heure, je dois bien me concentrer sur cette affaire et me concerter avec mes clients”, nous répondait-elle.
Pour revenir à cette affaire, elle remonte, pour rappel, au 7 avril 2007 quand, se trouvant à Tissemsilt dans un but socioprofessionnel, Rachid et Djallal, âgés respectivement de 40 et 36 ans et informaticiens de profession, furent arrêtés par des policiers qui, auparavant, avaient inventé une histoire d'irrégularité de leur véhicule avant de les conduire au commissariat et procéder à une fouille pour trouver en leur possession des livres chrétiens et des cassettes audio. Après une garde à vue émaillée par une série d'interrogatoires, ces derniers furent présentés devant le magistrat qui leur avait rendu leur liberté jusqu'au jour où, à leur insu, ils ont écopé de la condamnation par défaut citée plus haut.
Toutefois, pour une affaire similaire ayant entraîné la comparution de quatre autres chrétiens, dont deux ont été acquittés pour avoir nié leur appartenance au christianisme, Rachid et Djallal sont déjà frappés, le 3 juin dernier, d'un même sursis de
6 mois et 20 millions d'amende par le tribunal correctionnel de Tiaret. Par ailleurs, le cauchemar continue pour Rachid dans la mesure où il comparaîtra le 15 juillet prochain à Oran, en compagnie de deux autres jeunes Hamid et Youssef, pour le délit d'offense à l'endroit du Prophète Mohamed.
Il s'agit d'un procès en appel qui fait suite à leur condamnation par défaut, le 27 janvier dernier, à une peine de 3 ans de prison ferme et une amende de 50 000 dinars chacun. Dans ce sillage, Rachid affirmera que cette affaire remonte au mois de décembre 2007 quand un “renégat”, auquel ils avaient porté assistance car prétendant se trouver dans le besoin pressant en usant de subterfuges mesquins, est allé étaler des mensonges auprès des services de sécurité en les accusant d'avoir insulté le Prophète.
R. SALEM
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Posté le 01.07.2008 par abdoumenfloyd
Le directeur et une journaliste du quotidien El Watan condamnés pour «diffamation» en première instance sur plainte du wali d'Oran, ont été acquittés en appel, a annoncé lundi le journal. Omar Belhouchet et Salima Tlemçani avaient été condamnés en première instance en 2006 à une amende de 50.000 dinars chacun, après la publication d'une enquête sur le trafic de drogue à Oran que le wali d'alors, M. Mostefa Kouadri, avait jugé «diffamatoire».
L'acquittement des deux journalistes, prononcé samedi après-midi, est une "première dans les annales juridiques algériennes", souligne El Watan. Le procès s'était tenu le 7 juin devant la Cour d'appel d'Oran. «Il a sonné comme une reconnaissance (par la justice) de l'effort fourni par la journaliste qui a dévoilé les dessous d'un phénomène aussi grave que le trafic de drogue», se félicite El Watan.
Pour l'avocat d'El Watan, Me Khaled Bourayou, "c'est la première décision de justice (en Algérie) qui consacre la légitimité de la presse dans la dénonciation des fléaux sociaux tels que la drogue et la corruption".
AFP
Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Lors d’un colloque tenu récemment à Tizi Ouzou sur « l’impunité en Algérie », les autorités ont réagi comme à leur habitude, en tentant de l’annuler. Résultat, furieux, le public a défoncé les portes et le colloque s’est tenu, de force. Si le moment était mal choisi pour le régime, il était au contraire très bien choisi pour les organisateurs, puisqu’il coïncidait avec le 7e anniversaire du Printemps noir et le 10e de l’assassinat de Matoub Lounès, deux événements majeurs dont les auteurs n’ont pas été sanctionnés pour le premier et l’assassin présumé toujours pas jugé pour le second, une décennie après. Pourquoi le wali et le ministère de l’Intérieur ont-ils voulu interdire ce colloque ? La réponse est évidemment dans l’intitulé de la question, ils interdisent régulièrement tout ce qui ne ressemble pas à un rassemblement des oiseaux et des castors pour un troisième mandat. Mais cette fois-ci, l’excuse concernait Mohamed Benchicou, présenté comme indésirable. Justement, y a-t-il de la part de la justice, de l’Intérieur ou du commissariat de quartier une interdiction pour Benchicou de prendre la parole ? Non. C’est donc une pratique illégale. Le ministère de l’Intérieur et le wali ont abusé de leur autorité, ce qui constitue un délit prévu par le code pénal. Vont-ils être punis ? Non. C’est ce qui s’appelle l’impunité. Un colloque sur l’impunité est donc interdit par abus de pouvoir et les auteurs sont impunis. La boucle est bouclée, le régime a attendu la tenue d’un colloque sur l’impunité pour montrer en direct ce que c’était. Encore bravo, on n’aurait pas pu trouver une application plus pratique d’un concept somme toute théorique. Quel est le contraire de l’impunité ? La punité, a répondu une fillette de 11 ans, régulièrement condamnée pour atteinte à la sécurité de l’Etat. D’après ses avocats, en effet, elle aime bien la musique kabyle.
Chawki Amari
Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd
Le pouvoir a tenté d’empêcher le déroulement du colloque sur l’impunité à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou qui s’est quand même poursuivi de force.
Pour rappel ce colloque à pour thème « l’impunité en Algérie : la résistance face au silence et complicités » et a été organisé à l’occasion du 10e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes, le 25 juin 1998 et à l’occasion du 7e anniversaire des événements du printemps noir en Kabylie. Parmi les conférenciers l’on cite, le professeur Mohand Issad, les maitres, Abdellah Benarbia, Said Mezil, Boudjemaa Guechir, Belkacem Lounes du CMA, Malika Matoub, Docteur Djilali Hedjadj, Bélaid Abrika et Mohamed Benchicou.
L’information de cette interdiction décidée à la dernière minute a été donnée par Bélaid Abrika, porte parole du mouvement citoyen.
Celui-ci a révélé que le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi a d’abord exigé des organisateurs qu’ils retirent Mohamed Benchicou de la liste des conférenciers. L’ordre serait venu du wali sur injonction du ministère de l’Intérieur.
Mohamed Benchicou devait intervenir jeudi 19 juin à 15 heures.
Devant le refus des organisateurs de retirer le nom de Benchicou, le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi leur a signifié alors par écrit l’interdiction de la poursuite des travaux du colloque et que la salle ne leur sera pas octroyée jeudi 19 juin.
Les organisateurs ont alors avancé à mercredi 18 la conférence de Mohamed Benchicou (lire la conférence). Ce qui a provoqué la colère de M. Ould El Hadi.
Ce dernier a alors verrouillé les portes de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour empêcher le déroulement de la seconde journée du colloque.
Cette décision a forcé les organisateurs à envahir les lieux par la force et de poursuivre les travaux du colloque malgré l’interdiction.
L.M.
Posté le 21.05.2008 par abdoumenfloyd
Le tribunal correctionnel près la cour de justice de Tiaret a statué, hier, dans une affaire relative à la liberté de culte qui s’est soldée par un réquisitoire de trois ans de prison prononcé par le représentant du ministère public. L’accusée, une jeune femme de 36 ans, originaire de Tiaret et ayant résidé à Oran, a été arrêtée le 29 mars dernier à un barrage dressé par les éléments de la Gendarmerie nationale au niveau du col de Guertoufa, à la sortie ouest de Tiaret. “Au moment de mon interpellation, je me trouvais à bord d’un bus venant d’Oran vers Tiaret et, lors de la vérification, les hommes de loi m’ont singulièrement ciblée pour m’intimer l’ordre d’ouvrir mon sac qui contenait effectivement des livres chrétiens”, reconnaîtra cette dernière qui nous a affirmé être une pratiquante de la religion chrétienne depuis l’année 2004.
Après son arrestation, cette dernière fut remise aux éléments de la sûreté de wilaya qui l’ont interrogée et retenue en garde à vue durant 24 heures avant de la présenter devant le procureur de la République. Pratique d’une autre religion autre que l’Islam étant le chef d’inculpation retenu contre elle. Au moment du procès, le président lui a posé nombre de questions : as-tu opéré par un baptême le jour de ta conversion ? As-tu reçu l’eau du Paradis ?... Une autre série d’interrogations s’en est ensuite suivie, tournant autour de l’utilité exacte des livres trouvés en sa possession.
Comme réponse, l’accusée maintiendra qu’elle en faisait un usage personnel, alors que le représentant du ministère public apostrophe en précisant que l’argument ne peut être admis dans la mesure où plusieurs livres sont du même tirage. Une manière somme toute de laisser entendre qu’elle pratiquait du prosélytisme. Lors de sa plaidoirie, l’avocate de la défense, Me Khelfoun, a mis en relief ce qui est rapporté dans la Constitution algérienne, qui stipule que bien que la religion d’État dans notre pays soit l’islam, il n’en demeure pas moins que l’État garantit le libre exercice de culte, ainsi que le respect et la tolérance entre les différentes religions.
Plus loin, elle rappellera que l’utilisation de l’appartenance religieuse comme base de discrimination à l’égard d’autrui est réprimée par l’État et par la Constitution dans la mesure où toute personne doit jouir de la pleine liberté de manifester son obédience religieuse ou sa conviction personnelle dans ce volet. Pour disculper sa cliente du délit de prosélytisme, l’avocate n’a pas manqué d’insister sur le fait que cette dernière se trouvait assise seule dans le bus, au moment de son arrestation et que les documents en question se trouvaient à l’intérieur de son sac, ce qui contrarie toute tentative de subversion et encore moins de propagande. Par ailleurs, cette dernière épiloguera par la nette conviction que la Constitution algérienne se trouve au-dessus de toute autre considération et, par conséquent, l’appareil judiciaire est sollicité pour faire montre de clémence et appliquer ce que dit la loi dans ce sens, à savoir le respect de la loi fondamentale qui protège les droits et les libertés individuelles et collectives.
Toutefois, le verdict de cette affaire sera connu mardi prochain, à l’issue des délibérations, et ce, le même jour où doivent comparaître six autres individus impliqués dans des délits similaires.
Liberté
Posté le 16.05.2008 par abdoumenfloyd

Que prépare le pouvoir contre Mouloud Djaziri ? Car il y a un cas Mouloud Djaziri. Presqu’incroyable ! Ce cadre, seul contre tous, qui désigne les connivences mafieuses au sein même du gouvernement, qui refuse de se taire après avoir été révoqué de son poste de PDG d’Algérie Télécom, cet Algérien qui brave la loi de l’omerta à une époque où l’on se couche volontiers, cet homme est en train de perturber puis d’irriter le régime. Ecoutons-le, il dit ceci : le ministre m’a limogé parce que j’ai refusé de payer des factures douteuses ; il m’a avoué que c’est la présidence de la République qui a ordonné ma destitution ; le ministre a menti à la presse en prétendant que « c’est l’assemblée générale qui a fait une proposition au conseil d’administration de mettre fin aux fonctions du PDG » : il n’y a jamais eu d’AG !Autrement dit, l’ex-PDG d’Algérie Télecom affirme avoir été sanctionné pour délit de « défense des deniers publics » par un pouvoir qu’il accuse de rapine, de mensonge et de falsification !
Je ne connais pas Mouloud Djaziri et je ne peux m’avancer sur l’homme ni sur la qualité de sa gestion.
En revanche, je connais un peu les parrains du régime pour les avoir subis et je sais qu’ils redoutent deux choses : l’indocilité et l’affront. Le pouvoir algérien gouverne par deux leviers classiques : le contrôle et la peur. Le contrôle absolu de la société et la peur qu’il sème et qu’il entretient chez le citoyen.
C’est dire si l’insubordination d’un cadre, d’un rouage dans une société d’Etat dédiée à la rente, contrarie fâcheusement le mécanisme du contrôle absolu : il devient aussitôt le mauvais grain de sable, à éjecter d’urgence ; le mauvais exemple à éradiquer. D’où l’intervention de la présidence de la République qui a ordonné le limogeage de Mouloud Djaziri sans délai. Mais il y a pire pour ce régime : l’obstination dans la rébellion. Elle détruit le rapport de la peur. Elle casse l’image de l’ogre. Et cela, le système le tolère encore moins.
Alors, le pouvoir s’apprête à frapper le « vilain petit canard » Djaziri.Et il l’annonce, perfidement, de la bouche de deux ministres.
D’abord par Boudjemâa Haïchour, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, le supérieur hiérarchique de Djaziri désavoué par ce dernier, et qui a, l’air de rien, indiqué lundi dernier qu’un « audit interne » est en cours de réalisation pour vérifier la bonne gestion du groupe Algérie Télécom. Djaziri, qui a bien compris le message, réplique qu’il n’a rien à se reprocher et qu’il a laissé derrière lui « une entreprise au bilan positif. » Positif aux yeux de qui ? Si le pouvoir décide d’un « audit interne », c’est qu’il compte « trouver » assez de poux dans la tête de notre Djaziri pour le faire condamner par un des juges aux ordres qui peuplent la justice algérienne !
Et puis voilà l’autre ministre, celui de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, qui claironne tout haut que « l’Inspection générale des finances va enquêter chez Algérie Télécom sur les factures douteuses » et, jure-t-il, « déterminera qui a raison et qui a tort. » Qui a raison et qui a tort ? L’IGF, qui est un outil entre les mains du pouvoir, en train de donner raison à un cadre licencié sur ordre de la présidence de la République ?
En vérité, tout indique que l’audit comme l’enquête de l’IGF serviront à salir puis à condamner Mouloud Djaziri. Salir pour démolir l’encombrant exemple du cadre intègre qui s’oppose à la prédation. Condamner pour rétablir le rapport de la peur et éviter la multiplication de la « fronde Djaziri. »
Allons-nous lâcher Djaziri ? Là est la question aujourd’hui.
Nous qui nous plaignons de ce que « personne n’ouvre sa gueule dans ce pays », allons-nous laisser cet homme seul face à la machine répressive pour, précisément, avoir ouvert sa gueule ? Allons-nous, une fois de plus, une fois de trop, détourner la tête devant cette démonstration de force de l’hypocrisie régalienne et consacrer la défaite du droit à la vérité ?
Mouloud Djaziri était déjà notre fait de conscience, comme il se dit, en termes de philosophie, de la connaissance que nous avons de notre propre existence.
Il est devenu un cas de conscience. Incontournable.
Evitons qu’il ne se transforme bientôt en une insoutenable mauvaise conscience.
Il nous faut ressusciter une flamme dans le noir des connivences. N’importe laquelle. Celle, des hommes de Labiodh Sidi Cheïkh qui, par la foudre et le sang, déchira cette nuit dans l’histoire qu’il pleuvait de l’honneur sur la tribu du Touat. Ou celle de Zola. Pourquoi pas ? « J'accuse le secrétaire général de la présidence d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire… » « J'accuse le ministre Haïchour de s'être rendu complice tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités de l’année. » Mais rappelons-nous qu’avant de pouvoir dire « Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur », l’auteur de « J’accuse ! » avait d’abord averti : « Savoir où l'on veut aller, c'est très bien ; mais il faut encore montrer qu'on y va. »
Alors, Djaziri doit devenir l’affaire de la société : pétitions, appels et rassemblements le sauveront du terrible tête-à-tête avec ses persécuteurs.
Djaziri doit devenir l’affaire des partis démocratiques.
Djaziri doit devenir l’affaire de la presse indépendante.
C'est-à-dire notre affaire.Ne lâchons pas Djaziri !
Il y va du regard que porteront sur nous les pupilles de demain.
M.Benchicou
Posté le 03.05.2008 par abdoumenfloyd
Par D.Benchenouf
Vous avez tous entendu parler d’eux ! Ils constituent le club très huppé de la Grande Bourgeoisie algérienne. J’use de ce vocable consacré, parce que je n’en trouve pas d’autre pour qualifier cette caste dont les fortunes la placent, en terme de valeur fiduciaire, au niveau des classes les plus riches de la planète. C’est toute une histoire.
Je sais que, généralement, la grande bourgeoisie se forme au fil de plusieurs générations, qu’elle génère la richesse et qu’elle l’amasse. Souvent au détriment et sur le dos des classes laborieuses. Mais il n’empêche pas moins qu’elle procède d’un ordre social et qu’elle contribue, serait-ce pour son propre intérêt, au progrès social.
C’est loin d’être le cas de l’oligarchie qui dirige notre pays, et qui a fait main basse sur des pans entiers de l’économie nationale. Parce que cette bourgeoisie, dont il faudra faire l’approche sociologique, a précipité la société algérienne dans un non sens historique, dans un rebours de la logique, et dans un schéma typique de desocialisation.
Cette nouvelle classe, très riche et qui ne s’en cache plus, a mis à profit des situations politiques, souvent tragiques, qu’elle a elle même créées, souvent par son incapacité intrinsèque plus que par sa nuisance acquise, pour concrétiser des rentes et canaliser vers elle toutes les sources importantes d’enrichissement. Au détriment de demain.
Jusque dans les années 70, le régime avait su réfréner les appétits des apparatchiks. Parce qu’il procédait d’un discours idéologique dont il devait incarner l’apparence.
Les privilèges des apparatchiks d’alors se bornaient à s’accaparer de toutes les somptueuses résidences laissées par les pieds noirs, en créant une loi scélérate qui permet à tout locataire d’acheter son logement à un prix dérisoire. La population accepta cette mesure dans la liesse, parce que tous les Algériens pouvaient acheter leur cage à poule de l’OPGI et devenir propriétaire. On oublia de leur préciser que le législateur n’avait pas pensé à mettre en place une réglementation pour gérer les parties communes des immeubles. Du jour au lendemain, les nouveaux propriétaires se retrouvèrent dans des immeubles sans syndics, sans concierges, livrés à eux mêmes. L’immeuble étant devenu la propriété de ses occupants, l’Etat n’avait plus à intervenir pour l’entretenir, le ravaler, en assurer la propreté, le remplacement des vitres cassées, des ascenseurs en panne et une multitude d’autres contraintes. Les nouveaux propriétaires de leurs logements se retrouvèrent coincés dans des immeubles réduits en bâtisses délabrées.
Par contre, cette loi avait permis à ses initiateurs, les barons du régime et leurs parents, presque tous issus de l’armée des frontières, de devenir propriétaires de propriétés de rêve. Des quartiers résidentiels entiers, comme ceux de Hydra, furent ainsi détournés du domaine public. Certains barons du régime qui avaient pris plusieurs résidences, les louèrent à des ambassades et à des organisations internationales.
Il leur fut permis, entre autres privilèges exorbitants à l’époque, et au moment où la population souffrait de pénuries de produits les plus essentiels, de se permettre un luxe relatif. Au frais du peuple. Ainsi, au moment où les Algériens devaient faire une demande au Wali pour l’obtention d’un réfrigérateur, et attendre qu’ils soient tirés au sort, au milieu de milliers d’autres demandeurs, les dirigeants socialistes du pays recevaient des avions cargo d’eau de Vichy ou d’Evian. Les magasins qui leurs étaient réservés regorgeaient de produits de luxe, de fruits exotiques, d’appareils électroménagers, de vêtements griffés, de Champagne et de caviar. Alors que le simple quidam devait attendre une autorisation de sortie du territoire national pour pouvoir aller visiter un pays étranger, avec pour tout pécule la somme de 300 francs français, les dirigeants et leurs familles allaient faire leurs emplettes à Paris, avec des enveloppes gracieusement offertes par une obscure officine du Trésor public. Les Dames de ces messieurs avaient leurs habitudes dans les salons huppés de haute coiffure et autres instituts de beauté de Paris.
D’autres privilèges, comme des voitures, la prise en charge pour des soins dans les hôpitaux français, des études pour leurs enfants dans les universités européennes et américaines, et autres luxes inaccessibles pour les “masses laborieuses”, leurs étaient généreusement octroyés. La seule chose qui leur était imposée en échange de ce statut était une soumission totale au pouvoir personnel du leader et une capacité à la harangue et à la flagornerie.
Ils devaient rester discrets et il était inimaginable à l’époque de voir le fiston du frère militant flène frimer dans un quartier populaire avec sa grosse cylindrée. C’était exclu !
Les barons du régime devaient se goinfrer en cachette et garder l’apparence de Monsieur tout le monde. Socialisme oblige.
A cette époque là, qui a laissé des regrets chez la plupart des Algériens, malgré le mensonge, la démagogie et les fourvoiements à répétition d’un pouvoir personnel mégalomaniaque, il faut reconnaître que le pouvoir avait réussi à imposer une moralisation relative de la vie publique. Les seules possibilités d’enrichissement illicite se concentraient dans les transactions de biens d’équipement et d’armement. Cequi n’était pas rien ! Quelques barons du régime et quelques gestionnaires du secteur public, se sucraient subrepticement sur les contrats, en prélevant des 10%. Au besoin, ils acceptaient d’acheter des équipements très au dessus de leur prix pour amadouer définitivement le partenaire qui jouait gagnant-gagnant.
Ils prospéraient donc ainsi sur le dos de l’”outil de production”. Mais ils prenaient bien garde à ne jamais le montrer. Ils s’ouvraient des comptes en France et en Suisse et continuaient de vivre dans leurs modestes masures.
Ceux qui se faisaient prendre le payaient très cher. En ces temps là, il faut reconnaître qu’il était risqué de s’enrichir dans le pillage. Un autre privilège,très réservé celui là, consistait à accorder des “prêts” non rembourseables,en devises étrangères ou en bons dinars, à tous les anciens chefs historiques de la révolution. Pour les “rallier” à la nouvelle révolution.
Ceux qui n’étaient pas d’accord étaient assassinés, ou dans le meilleur des cas, emprisonnés. Leur réputation était ternie et ils devaient marquer leur approbation de leur propre flétrissure en se taisant. Fort heureusement pour eux, l’autocritique publique nE faisait pas partie des moeurs politiques.
A partir de 1982, il se passa dans la société algérienne une mue, presque imperceptible, qui allait bouleverser tous les équilibres sociaux.
Cela commença par une mesure somme toute généreuse. Le programme anti pénurie. Le PAP. Le régime avait fini par comprendre que les frustrations des Algériens, qui rêvaient d’une bouteille de Coca ou d’un Jean, pouvaient être la cause d’une explosion sociale. Le chef de l’Etat de l’époque avait dit dans un discours à la nation que quiconque n’était pas content de la vie qu’il menait en Algérie, n’avait qu’à quitter le pays. Crûment ! Comme si le pays était sa propre propriété.
Puis il revint à de meilleurs sentiments et inonda le pays de produits de consommation.
N’importe qui pouvait désormais voyager librement à l’étranger sans autorisation de sortie.
Les magasins étaient pleins de produits de toute sorte.
Ce fut la boulimie, la ripaille, la société de consommation dans toute sa fatuité.
Mais la démarche du chef de l’Etat était difficile à cerner. Une improvisation totale !
En même temps qu’il démontait la redoutable sécurité militaire, qu’il traduisait le premier général major du pays en justice pour malversation, qu’il envoyait des généraux à la retraite sans leur demander leur avis, qu’il faisait des allusions à la fin du parti unique qu’il appelait les citoyens à s’assumer en peuple libre, il ouvrait la porte à l’initiative privée, sans la baliser, sans la coordonner et surtout sans la moraliser.
On assista à la spectaculaire émergence d’une nouvelle caste de riches. Une bourgeoisie sortie toute casquée de la cuisse du régime.
Comme le privé était autorisé à importer librement, il se créa dans le pays une formidable activité d’import-import. Avec des mécanisme de régulation d’une absurdité absolue.
Le dinar était artificiellement évalué. Officiellement, il était côté presque au même niveau que le FF, alors que dans le marché, il n’en valait que le dixième. L’équation est simple à deviner. Comme les banques réglaient l’équivalent des importations en devises, pour des sommes déposées en dinar, et que la différence de valeur allait du simple au dixième, les importateurs, qui poussaient comme des champignons, se ruèrent sur le créneau. Même en important de l’air, ils engrangeaient 10 fois leur mise initiale.
Ces transactions frauduleuses générèrent des fortunes colossales.
Cela entraîna, dans l’immédiat, l’émergence des nouveaux riches du pays.
Alors qu’au regard de la loi, n’importe quel algérien pouvait importer tout ce qu’il voulait, dans les faits, il se créa des monopoles d’import-import.
Les généraux se partagèrent tout le domaine de l’importation en fiefs.
Tel général avait le monopole du médicament, l’autre celui du ciment, l’autre celui du blé, l’autre celui de la bière, l’autre celui du ciment etc.
Les imprudents qui n’avaient pas compris la nouvelle organisation et qui tentaient de passer outre la chasse gardée le payèrent chèrement. Aussitôt débarquées au port, leurs marchandises subissaient les affres d’une bureaucratie impitoyable. Certains importateurs ont vu pourrir leurs produits dans le port, et ont dû s’acquitter, en plus, de lourdes amendes et autres frais.
Le ton était donné ! La nouvelle grande bourgeoisie pouvait dès lors sortir du bois. Elle ne s’en priva pas. Elle s’éclata dans l’étalage. Elle triomphait. On vit apparaître dans les rues d’Alger des ferrari et des Mercèdes haut de gamme. Des yatches accostaient à Sidi Ferruch. Des rolex glissaient sur les poignets. Le volume des importations, de la contrebande et de la magouille atteint des sommets. La table était dressée et il y en avait pour tout le monde. Enfin, pour tous les clients et les parents des généraux.
L’Algérie découvrit qu’elle venait d’accoucher de milliers de nouveaux milliardaires. Qui se nourrissaient tous sur la bête.
Les généraux étaient devenus des chefs de bande. Chacun voulait une part pour lui et les siens. Chaque jour un peu plus grande. Nul besoin que les Algériens produisent de la richesse. Le pétrole et le gaz étaient là pour y pouvoir. Ils devaient se contenter de consomme les produits ramenés au pays par les nouveaux riches.
Mais cette économie de bazar, au sens plein du terme, allait susciter un profond changement dans les moeurs. Une cohorte de fléaux s’installa dans la société. La corruption en fut l’élément le plus fulgurant, le plus ravageur.
De cercle concentrique en cercle concentrique, le droit au butin fut tout naturellement accordé à tous ceux qui évoluaient dans les milieux périphériques de la rente.
Tous ceux, qui d’une façon ou une autre pouvaient influer, par leurs fonctions, dans le processus d’enrichissement indû, pouvaient prélever leur dîme.
La corruption devint le passage obligé de tous ceux des cercles secondaires qui devaient sacrifier à des procédures administratives.
Et ainsi, pratiquement du jour au lendemain, des fonctionnaires de tout acabit purent accéder au statut désormais consacré, adoubé et normalisé, de gens de plus ou moins dimportance.
Les fonctionnaires des douanes furent les premiers à apparaître dans le nouveau champ social. Des agents qui touchaient un peu plus que le SMIG commencèrent à étaler leurs nouveaux signes de richesse. De simples agents roulaient carrosse et gîtaient dans des maisons à plusieurs étages. Puis ce fut le tour des gendarmes, des fonctionnaires qui traitent de loin ou de près des marchés publics. Des fortunes mal acquises se dévoilaient en plein jour. Les gens ne se cachaient plus. Ils ne prenaient plus la sacro-sainte précaution de mettre leurs baraques au nom de leurs épouses.
Mais le plus fort et le plus décisif des symptômes qui annonçaient le pourrissement de la chose publique et des valeurs civiques se manifesta par la ruée dans le monde de la corruption et de l’affairisme de deux corps vitaux de la société et des institutions : celui de la Justice et celui des Walis.
La magistrature, jusque là relativement épargnée, au point où le rêve de tous les magistrats était de pouvoir devenir avocat, un vrai créneau, allait devenir une des meilleures possibilités d’accéder de plain pied à la richesse et à la sollicitude des gouvernés et des gouvernants. Les magistrats se voyaient offrir sur un plateau d’argent tout ce qu’ils désiraient. Ce fut la ruée. Ce fut la curée ! La Justice, jusque là plus ou moins épargnée par la déchéance, devint l’archétype de la corruption, de l’interprétation réglable, de la seule loi du plus fort et du plus riche. Un phénomène sans précédent connu y triompha: La quasi totalité des magistrats s’éleva, malgré les salaires dérisoires de ses agents, au rang de classe très aisée. Presque tous les magistrats purent accéder à des trains de vie largement supérieurs à leurs revenus. Je connais personnellement le cas de dizaines de magistrats dont la valeur foncière des seules résidences équivaut à une vingtaine d’années de leur traitement.
Les Walis, qui étaient devenus, de fait, les pourvoyeurs de rente au niveau local, ne se privèrent pas. Chacun, en fonction des revenus de son département, participait à distribuer la carotte, et se servait au passage, notamment dans la gestion du foncier. Ce fut un désastre ! On connaît même des cas d’expropriation pour utilité publique, de biens qui ont été attribués, en toute légalité, à des “personnalités”. Je connais le cas de personnes dépossédées qui ont été “gentiment” persuadés” de mettre une sourdine à leur indignation.
Dès lors la corruption s’étendit à tous les paliers de l’administration, jusqu’au plus petit commis. Jusqu’au préposé de la Mairie qui pouvait vous épargner la la chaîne interminable d’usagers, en vous délivrant un extrait d’acte de naissance livré à domicile contre la petite somme de 100 dinars.
La corruption devint un sport national. Une pratique aseptisée. Il n’y avait plus aucune honte à s’y adonner. La corruption se généralisa au point où elle en fut dédouanée. Elle s’attifa de multiples vocables. Tchippa à Alger, Kahoua à l’Est, D’hina à l’Ouest,
et même H’nana(tendresse) à l’extrême est, elle devint une pratique totalement admise, voire bénie. Au point où ceux qui la perçoivent s’en servent pour accomplir leur pèlerinage à la Mecque.
Voilà un premier état des lieux !
D.B
Posté le 29.04.2008 par abdoumenfloyd
*Le Wali de Chlef, Mohamed El Ghazi, est originaire de Tlemcen
*Le Directeur de Jeunesse et des Sports est originaire de Tlemcen
*Le chef de daïra de Chlef est originaire de Tlemcen
*L’aéroport de Chlef est baptisé au nom de Aboubakr Belkaïd, un Tlemcenien
*Le musée inauguré en 2007 porte le nom d’un Tlemcenien
Par El Mahgour de Chlef
Posté le 15.04.2008 par abdoumenfloyd
Les pays arabo-islamiques tentent de confisquer le temps de parole au Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour éviter les questions qui fâchent, a dénoncé lundi à Genève la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH). En marge de l'examen de l'Algérie par la nouvelle procédure du Conseil des droits de l'homme, l'"Examen périodique universel" (EPU) qui entame sa deuxième semaine à Genève, les défenseurs des droits de l'homme ont à nouveau critiqué les défauts du mécanisme.
"Le bloc latino-européen a posé des questions se fondant sur les documents des ONG et du Haut commissariat aux droits de l'homme, et un second bloc composé des pays arabes et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) a tenté un hold-up du temps de parole et évité les problèmes majeurs des droits de l'homme", a critiqué devant la presse Julie Gromellon de la FIDH.
Les pays arabo-islamiques ont "encore une fois tenté de déplacer le débat sur les droits civils et politiques vers celui sur les droits économiques, sociaux et culturels", a-t-elle ajouté. "Contrairement à ce qui s'est passé pour la Tunisie, il y a quand même eu une évaluation de l'Algérie (par le Conseil), mais tronquée. On a évacué les questions sur l'impunité et les disparitions forcées", a relevé Julie Gromellon.
Dans son rapport remis au Conseil des droits de l'homme, l'Algérie a indiqué que "malgré un contexte de crise qui a duré plus d'une décennie où la difficulté d'allier liberté et sécurité était omniprésente, l'Etat républicain a continué de fonctionner normalement". Or le Collectif des familles de disparus en Algérie comptabilise 8.200 dossiers de personnes disparues du fait des forces de l'ordre depuis le début des années 1990.
"Dans le dossier remis par l'Algérie au Conseil, il n'est fait mention nulle part du dossier des disparitions forcées", a déploré Nassera Dutour, porte-parole du Collectif qui refuse "de clore le sujet" comme le souhaiterait Alger. Le choix de la Concorde civile et de la Réconciliation nationale proposé par Alger en 1999 et 2005 "ne sacrifie ni la mémoire ni ne consacre l'impunité. Il est la voie de la sagesse que la société martyrisée a décidé d'emprunter pour cultiver le pardon", se défend Alger dans son rapport.
AFP
Posté le 14.04.2008 par abdoumenfloyd
Par François Gèze et Salima Mellah
Article publié dans le dossier de la revue Mouvements : « Vérité, justice, réconciliation. Les dilemmes de la justice transitionnelle », Mouvements , n° 53, mars-mai 2008 (en vente en librairie le 10 avril 2008).
Après sept années d'une « sale guerre » (1992-1999) qui a fait quelque 200 000 morts, 20 000 « disparus » et provoqué le déplacement forcé de plus de 1,5 million de personnes, la violence perdure en Algérie, endeuillée en 2007 par des attentats suicides. La « loi de réconciliation nationale » mise en œuvre par le régime en février 2006, loin de pacifier le pays, a surtout fait fonction d'autoamnistie pour les responsables militaires et policiers responsables de violations massives des droits humains, tandis que la grande majorité des membres des groupes armés échappaient également à la justice. La longue lutte des familles de disparus, réclamant « vérité et justice », s'est heurtée jusqu'à ce jour à l'indifférence du pouvoir et de la communauté internationale. Tandis que certaines associations de victimes prônaient en 2007 une forme très restreinte de justice transitionnelle inspirée du modèle marocain de l'Instance Équité et Réconciliation, exonérant les responsables des crimes de toute poursuite.
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