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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
17.01.2008
Dernière mise à jour :
19.11.2008
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bonne nouvelle mais hhc ne quite jamais
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Il faut savoir s'arrêter à temps ! être
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@ Nardjes ...Moi je ne lui laisse que le
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Je me souviens justement avoir vu une sc
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La piraterie est devenue une arme redout
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UN CHIEN S'EN VA ET BIEN FAIT POUR SA G
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HHC a un appart au golf il raméne tout l
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Bonjour, c'est une très bonne nouvelle
19.11.2008 par Nardjes
hamdouallah hamdouallah bon débara quell
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18.11.2008 par marzouk
Ne jamais dialoguer avec ces barbares qu
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quelle honte,et quel putch il n'ya au m
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J'adore le dessin qui accompagne votre
15.11.2008 par hchicha
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ISLAMISME D'ETAT--Trois ouvriers condamnés pour avoir fumé pendant le RAMADAN

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd

La cour d’appel d’Alger a prononcé mardi des peines de deux mois d’emprisonnement avec sursis contre trois ouvriers surpris en septembre dernier par la police en train de fumer des cigarettes pendant le mois de ramadan.Un quatrième ouvrier mis en cause a été acquitté.

Condamnés le 30 septembre en première instance par le tribunal de Bir Mourad Rais (est d’Alger) à trois ans d’emprisonnement ferme “pour flagrant délit”, ces quatre ouvriers, détenus depuis cette date à la prison d’El Harrach à Alger, ont été libérés.

La consommation de cigarettes pendant le mois de ramadan, où les musulmans sont astreints du lever au coucher du soleil à l’abstinence alimentaire et sexuelle est assimilée à un “outrage à l’Islam”.

Le collectif SOS LIBERTES, composé de journalistes, d’avocats, d’universitaires et de représentants d’organisations des droits de l’Homme, s’est réjoui dans un communiqué “de la libération, qui met fin au calvaire de près de deux mois d’incarcération arbitraires de quatre jeunes détenus”.

Ce même collectif, à l’origine en mars dernier d’un “appel à la tolérance et au respect des libertés”, a cependant exprimé “sa très vive inquiétude face aux persécutions récurrentes pour délit de culte”.

En septembre dernier, six hommes, âgés de 32 ans à 53 ans, avaient été surpris par la police dans un local à Biskra (au sud d’Alger) en train de jouer des cartes avec une bouteille d’eau sur la table. Ils ont écopé en première instance d’une peine de quatre ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 100.000 DA.


AP




--

PÉTROLE--Le baril penche vers les 50 $ à Londres et pessimisme général

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd

Les prix du pétrole repartaient en direction du seuil de 50 dollars lundi en début d’échanges européens, plombés par le pessimisme des Bourses et la dégradation des perspectives de demande, le marché ignorant la menace pesant sur une cargaison piratée de 2 millions de barils.

Vers 12H00 (11H00 GMT), le pétrole de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier s’échangeait à 52,23 dollars, en baisse de 7 cents.

A la même heure, le baril de “light sweet crude” pour livraison en décembre valait 54,90 dollars, cédant 5 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Dans la matinée, les cours du pétrole sont descendus à 51,25 dollars à Londres et 54,13 dollars à New York, entraînés vers le bas par la glissade des Bourses d’actions mondiales ainsi que par une cascade de mauvaises nouvelles émanant des banques et de l’industrie.

Lundi, la banque américaine Citigroup, très affaiblie par la crise financière, a annoncé qu’elle allait tailler massivement dans ses effectifs, avec la disparition de 50′000 emplois dans les prochains mois.

En Europe, quarante-sept industriels européens, dont Nokia, Saint-Gobain et Renault, ont souligné lundi le “besoin urgent de nouvelles actions politiques” et “de mesures de relance budgétaires d’une ampleur exceptionnelle”.

Lundi matin, le Japon, deuxième économie mondiale, avait annoncé qu’il avait rejoint la liste des pays entrés en récession, après l’Allemagne, l’Italie, la zone euro.

Sous ces nouveaux coups, Wall Street a nettement chuté lundi, imitée mardi matin par les marchés asiatiques : la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 2,28%, Hong Kong a perdu 4,54%, Shanghai 6,31%, Sydney 3,55%.

Pour ne rien arranger, le marché a reçu de nouveaux pronostics très pessimistes quant aux perspectives de demande: dans son rapport mensuel publié mardi, le cabinet londonien CGES estime que la demande mondiale de pétrole devrait se contracter en 2008 pour la première fois depuis un quart de siècle.

Cet avertissement repose sur la conviction que “la croissance de la demande pétrolière en Asie, en Amérique latine et au Moyen Orient ne peut plus compenser le déclin persistant (de la demande) dans les pays de l’OCDE, sachant que la demande de bien de consommation fabriqués en Asie vacille et que la croissance débridée de la demande dans les pays producteurs de pétrole se calme”.

La veille, le rapport mensuel de l’Opep avait déjà porté un coup au moral des investisseurs en réduisant de 260′000 barils par jour son estimation de demande mondiale pour 2008. L’Opep ne table plus dorénavant que sur une très faible hausse de la demande cette année, de 280′000 barils par jour.

Dans ce contexte, le marché semblait faire peu de cas du détournement par des pirates armés d’un supertanker saoudien chargé de 2 millions de barils de brut. Le navire se trouvait mardi au large de la Somalie, selon l’armée américaine qui s’est dite surprise par ce détournement sans précédent.

De la même manière, la perspective de nouvelles réductions de l’offre de l’Opep ne suffisait pas à contrer la tendance à la baisse des prix. Le cartel va se réunir à deux intervalles rapproches, le 29 novembre au Caire en Egypte, puis le 18 décembre à Oran (Algérie) et il devrait décider, selon toute vraisemblance de réduire à nouveau sa production. Une baisse de l’offre de 1,5 million de barils par jour décidée le 24 octobre à Vienne, appliquée par les producteurs depuis le 1er novembre, a échoué à ce jour à enrayer le déclin des cours.

Les ministres iranien et koweïtien de l’Opep se sont déclarés favorables à une baisse de la production dès le 29 novembre au Caire, mais le ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, président en exercice du cartel, a prévenu que la réunion du Caire serait “une consultation”, et ne donnerait lieu à aucune “décision réaliste”.

AWP


Lisez aussi :


Chakib Khelil refuse la proposition Russe quant à la création d’une Opep de Gaz :
« Attention ! Il ne faut pas menacer l’Europe car elle possède une arme qui nous détruira »

Le ministre de l’énergie et des Mines, Chakib Khelil, a réitéré son refus catégorique quant à l’idée de créer un nouveau bloc pour les pays producteurs et exportateurs du Gaz intervenant dans les prix et la quantité de l’offre tel que mis en vigueur par l’organisation OPEP.

Le ministre de l’énergie a déclaré qu’une telle idée ne fait pas les affaires de l’Algérie et les autres pays exportateurs dans leurs relations avec les grands consommateurs « il foudroie la relation de confiance nécessaire pour la stabilité du marché ».
A une question à ce sujet, Chakib Khelil a répondu « Tu ne peux pas pointer une arme sur la tête d’une personne et lui dire que tu ne la menace pas », ajoutant « si tu ne porte pas de balles, c’est encore pire car le vis-à-vis a suffisamment de balles et d’armes pour t’anéantir ». Une allusion faite aux grands consommateurs, et à leur tête l’Europe, qui ne resteront pas les bras croisés dans ce cas.

Khelil a déclaré : « Il ne faut pas menacer l’Europe avec les ressources énergétiques qu’on lui vend » et il a cité exemple de précédentes expériences « on a fait cela en 1973, et que s’était-il passé, les pays développés consommateurs d’énergie avaient recouru à la diversification de l’énergie, et sur 20 ans les prix du pétrole allaient de 10 à 20 dollars le baril ». Les déclarations de Chakib Khelil sont venues juste après l’annonce de l’Union Européenne, depuis quelques jours, quant à son opposition à la création de tout cartel ou organisation des pays exportateurs de Gaz naturel.

A.B



Somalie : Un superpétrolier saoudien piraté

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd

Le superpétrolier saoudien détourné par des pirates est à l’ancre au large du port somalien de Harardere, a déclaré, mardi 18 novembre 2008, la marine américaine. Harardere est l’un des ports utilisés par les pirates somaliens pour garder les bateaux qu’ils ont capturés en attendant de recevoir leur rançon. "On pense que les vingt-cinq membres d’équipage à bord sont en bonne santé", a précisé Vela International, filiale d’armement maritime du groupe pétrolier saoudien Aramco, le propriétaire du navire.

Le Sirius-Star transportait deux millions de barils de brut -plus du quart des exportations quotidiennes de l’Arabie saoudite- pour une valeur de 100 millions de dollars, quand il a été saisi, dimanche 16 novembre 2008, à 450 milles au sud-est du port kényan de Mombasa, loin du golfe d’Aden où se produisent la plupart des attaques de pirates. Le détournement de ce superpétrolier "grand comme un porte-avions", selon l’US Navy, est sans précédent dans les annales de la piraterie moderne, soulignaient les acteurs du secteur. L’abordage s’est fait malgré l’envoi, ces dernières semaines, de plusieurs bâtiments de guerre de l’OTAN, de l’Union européenne, des Etats-Unis ou de la Russie pour protéger l’une des routes maritimes les plus fréquentées du globe, particulièrement menacée : d’après le Bureau international des affaires maritimes, quatre-vingt-douze actes de piraterie ont été enregistrés en 2008 au large de la Somalie, dont trente-six détournements de bateaux -les pirates détenant toujours un cargo ukrainien avec à son bord une trentaine de blindés et autres équipements militaires.

L’OTAN réfléchit d’ailleurs au rôle qu’elle pourrait jouer à plus long terme dans la région. Son porte-parole, James Appathurai, a évoqué, mardi 18 novembre 2008, la possibilité de "fournir un soutien complémentaire à l’opération de l’Union européenne", "Eunavfor Atalanta", qui est "plus grande et mieux adaptée à cette mission" de lutte contre la piraterie que les autres flottes stationnées dans la zone. Les experts estiment cependant que la solution militaire ne suffira pas, d’autant qu’"il n’existe pas de capacité navale pour couvrir la région menacée", estime Roger Middleton, de l’institut de recherches Chatham House à Londres. "Les opérations de sécurité maritimes dans la région ne sont qu’un emplâtre. Elles répondent aux symptômes, pas aux causes", insiste Jason Alderwick, expert à l’Institut international d’études stratégiques. Le problème apparaît aussi politique : l’absence d’autorité centrale en Somalie, en proie au chaos depuis dix-sept ans, assure une sorte d’impunité aux clans qui se partagent les bénéfices de la piraterie. "Le gouvernement fédéral intérimaire [soutenu par l’Occident] ne remplit pas ses obligations d’Etat sur le maintien de l’intégrité dans ses propres eaux territoriales, souligne Roger Middleton. Il lui faut un plan pour l’aider dans cette tâche, ou bien choisir une autre option." Cette option pourrait prendre la forme d’un accord, soutenu par l’ONU, de partage du pouvoir entre l’actuel gouvernement et les islamistes modérés.

Frank BRUNNER


Commentaire :

Cette situation de piraterie n’est pas sans évoquer la bataille de l’Atlantique contre les sous-marins allemands, pendant la Seconde guerre mondiale. Il a fallu organiser les navires en convois escortés, car les navires isolés étaient des proies trop faciles sur l’imensité de l’Océan.

Les clignotants au rouge dans divers secteurs : Le front social en voie de radicalisation

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd
Finies les grèves de deux ou trois jours. L’Intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) opte, comme d’autres entités syndicales, pour le durcissement. « Les débrayages de courte durée ne rapportent rien.

Nous en avons déjà fait l’expérience et vu que cela pénalisait les fonctionnaires contestataires qui subissaient à chaque grève des ponctions sur salaire sans que cela ne fasse avancer pour autant leurs revendications », souligne Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du SATEF, lors d’une conférence de presse de l’IAFP tenue hier au siège du SNAPAP à Alger.

Ce constat pousse l’Intersyndicale à revoir son plan d’actions futures. « Les militants syndicaux veulent passer à un niveau supérieur. Certains d’entre eux insistent pour qu’on aille vers une grève illimitée. D’autres suggèrent la radicalisation du mouvement de contestation. Une chose est sûre : aucun militant de base ne veut la poursuite de ces grèves cycliques d’une ou deux journées », indique-t-il. Pour décider de la forme et du ton à donner à sa prochaine action, l’Intersyndicale va retourner vers sa base militante. En premier lieu, elle compte soumettre à l’approbation de la base une « charte d’actions », qui comporte plusieurs points dont l’organisation de rassemblements régionaux dans toutes les wilayas du pays.

Mais le point focal reste la rencontre prévue le 28 novembre à Alger, qui permettra à ce regroupement syndical de fixer ses actions futures, selon le vœu de la base. Dans la « charte d’actions », il est prévu également l’organisation d’un sit-in devant le Palais du gouvernement. Cela parce que les animateurs de l’Intersyndicale savent qu’ils ne peuvent rien arracher en s’adressant aux différents ministères dont ils dépendent. « La question des salaires ne relève plus d’un ministère. C’est la responsabilité du gouvernement », explique Idir Achour, chargé de la communication au sein du CLA. Pour amener tout un gouvernement à écouter leurs revendications, les membres de l’IAFP tablent sur l’unité de leurs rangs. « Notre seule arme est de renforcer notre solidarité syndicale. Nous ne voulons pas de batailles entre syndicats. Les portes de notre organisation restent ouvertes à tout syndicat crédible », soutient le représentant du CLA.

Le SG du Satef, M. Sadali explique cette « prudence » par ce qui s’est passé dernièrement au sein de l’autre entité syndicale, à savoir la Coordination autonome de la Fonction publique qui, selon lui, a été parasitée des « syndicats clonés qui ont été créés et gérés par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale ». L’Intersyndicale affirme qu’il n’y aura pas de trêve sociale ni de répit. « Nous allons continuer notre contestation jusqu’à l’aboutissement de notre plate-forme de revendications », affirme M. Sadali. Parmi les points relevés dans la plate-forme de revendications, il y a la revalorisation des salaires, l’abrogation de l’article 87 bis, la révision à la hausse du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat viable. « Avec l’inflation qui risque d’atteindre, en 2009, les 7%, la situation est des plus inquiétantes. Car une forte inflation se traduit par baisse du pouvoir d’achat », affirme Messaoud Boudiba, chargé de la communication au CNAPEST.

L’intersyndicale affirme que la situation ne présage rien de bon. Les fonctionnaires sont confrontés à des lendemains incertains. Pour le représentant du CNES-section, Saïd Goussam, ce qui se passe en Algérie est atypique. « Citez-moi un seul pays au monde où les députés touchent 40 fois le SNMG. Aucun, sauf le nôtre. C’est scandaleux ! », fulmine-t-il. En dénonçant les dernières augmentations salariales accordées aux députés qui perçoivent désormais une mensualité de 300 000 DA, M. Goussam souligne la précarité dans laquelle se trouvent les fonctionnaires tous corps confondus. « Il y a des enseignants qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis 5 ans », indique-t-il, déplorant par là même le démantèlement du tissu économique national. « Le dernier coup en date est celui des terminaux à containers cédés aux Emiratis », relève-t-il.

De son côté, Idir Achour tente d’illustrer la précarité des enseignants et autres travailleurs de l’éducation en livrant quelques chiffres. « La majorité des lycées a de 5 à 10% d’enseignants en préemploi et 50% d’agents administratifs en emploi de jeunes. Leurs salaires varient entre 2500 et 8000 DA », atteste-t-il, précisant que les salaires appliqués actuellement permettent à peine aux fonctionnaires de subvenir à leurs besoins pendant les 15 premiers jours du mois. Ce constat dramatique est partagé par les autres membres de l’intersyndicale. Dans ce sillage, Smaïl Hadji, secrétaire général du syndicat des professeurs en paramédical (SNPEPM), dénonce la politique du deux poids, deux mesures. « Pourquoi l’austérité s’applique-t-elle uniquement aux simples fonctionnaires ? Qu’ils commencent d’abord à l’appliquer sur eux », note-t-il. Outre les prochaines actions de l’IAFP, le puissant syndicat des dockers a appelé à une grève nationale dans les ports, les 24 et 25 du mois en cours.

Aussi, la Coordination autonome de la Fonction publique envisage-t-elle d’autres journées de grève, n’ayant rien obtenu à son dernier débrayage de trois jours observé la semaine dernière. Les adjoints de l’éducation ont, de leur côté, fait grève ces derniers jours. Les vétérinaires comptent, eux aussi, reprendre la voie de la contestation. Les semaines à venir risquent d’être « explosives ».


M. A. O.

La fin d’un dualisme,BOUTEF-ARMÉE *

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd
Le coup de force constitutionnel vient de consacrer un brutal retour à l’ère de la glaciation. Avec un président omnipotent et omniprésent, il est opportun de (re)poser la lancinante question de savoir s’il y a encore dans ce pays d’autres centres décisionnels qui pouvaient brandir le veto contre la tentation hégémonique, désormais inscrite dans les textes, de Bouteflika. Il serait naïf de croire que le futur candidat président a décidé seul.

L’homme qui ne voulait pas être un « trois quarts » de président en 2000 a simplement fini par prendre du galon depuis. Il a pu et su dégrader la hiérarchie militaire de son poids dans la vie politique nationale pour asseoir sa domination. A quel prix ? Cela mérite plus qu’une analyse face aux insondables rabibochages du régime. On retiendra néanmoins que l’adversaire le plus farouche du deuxième mandat en 2004, l’ex-chef d’état-major des armées, Mohamed Lamari, était venu présenter ses vœux à Bouteflika à l’occasion du 1er novembre. On retiendra, également, que l’autre homme fort de la grande muette, Larbi Belkheir, connu pour être le faiseur des rois en Algérie, est souffrant. Qui pouvait donc se mettre au travers de Bouteflika pour lui intimer l’ordre de ne pas toucher aux fondamentaux de notre démocratie de façade ? Le Président a mis certes beaucoup de temps pour passer à l’acte, mais il a fini par avoir le dernier mot avec, sans doute, les compliments des chefs militaires. Même l’hypothétique poste de vice-président qu’on présentait comme un joker et un contre-poids des militaires aux visées autocratiques de Bouteflika a volé en éclats. C’était juste pour amuser la galerie et entretenir un semblant de débat politique dans les journaux, histoire de crédibiliser autant que faire se peut cette révision de la constitution.

Zeroual en avance…

Il y a donc deux lectures à faire. Ou bien les chefs militaires sont arrivés à la conclusion que Bouteflika est le seul à même de garantir le maintien du statu quo qui les arrange également. Ou alors, hypothèse moins plausible, ils ont dû batailler dur avant de se rendre. Mais dans les deux cas, l’Algérie qui avance se retrouve orpheline d’un guide du fait qu’elle s’est fourvoyée, à croire – des décennies durant – que son salut allait de pair avec la logique de la caserne. Les amendements que vient de décréter Bouteflika et la présidence à vie ou à mort – c’est selon – qui en découle constituent quelque part une formidable mise à nu du régime dans sa façade civile et son arrière-plan militaire. C’est ce mariage de raison qui va donner naissance à un système politique hybride incatalogable ni dans un régime présidentiel ni dans celui parlementaire. Ironie de l’histoire et du sort, l’avancée démocratique de l’Algérie via la limitation des mandats présidentiels fut décidée par un général en 1996 et la reculade despotique est l’œuvre d’un civil en 2008. Autant le président Zeroual a eu le courage politique et la dignité de tirer sa révérence avant même la fin de son mandat, autant Bouteflika ordonne avec arrogance de remettre en cause cet acquis. Le comble est que cette entreprise liberticide attentatoire à la règle de l’alternance est emballée sous forme d’une conquête politique et populaire ! Le peuple algérien si éprouvé par toutes les mascarades politiques et militaires ne mériterait-il pas autre chose que de se faire arnaquer de façon aussi inintelligente ? Cela étant dit, est aussi pitoyable la posture de tâcheron d’Ahmed Ouyahia qui, en 1996, applaudissait à tout rompre, l’avancée démocratique de l’Algérie qui n’avait « rien à envier aux grandes démocraties », grâce à la courageuse décision de Zeroual de limiter les mandats. Et, aujourd’hui, le même Ouyahia applaudit de la même manière la (re)fermeture de la parenthèse démocratique… Encore une fois, c’est un général, Rachid Benyelles, qui dénonce courageusement un scandale politique aussi particulier. C’est peut-être un signe qui ne trompe pas que l’armée est politiquement K.O. dès lors que les intérêts bien compris de ses officiers et ceux du Président sont plutôt OK. Quant à la démocratie « populaire », elle peut toujours attendre une prochaine mystification.


Hassan Moali


* : Titre de Abdelmoumene Jazairi

Le FLN annonce officiellement la candidature du président Bouteflika

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd

Le Front de Libération Nationale a décidé de présenter, de manière individuelle, Abdelaziz Bouteflika comme candidat aux présidentielles en dehors du cadre de l’alliance présidentielle sans consulter ses partenaires politiques, Le Rassemblement National Démocratique, RND, et le Mouvement de la Société pour la Paix, MSP.

Cela s’inscrit dans le cadre de la concurrence politique engagée entre le Front et le Rassemblement National Démocratique notamment sur « le rapprochement» du président Bouteflika et son soutien durant les présidentielles.

L’Annonce officielle de la candidature du président d’honneur du FLN aux élections présidentielles devait être faite lors de la session du conseil national à la fin du mois en cours, selon le porte-parole du parti, Saïd Bouhedja. Ajoutant que l’annonce de cette décision a été choisie après un congrès extraordinaire que la direction du parti voulait organiser avant de décider, faute de temps ainsi que l’imminence des présidentielles, son abrogation momentanément de son agenda politique.

La décision du FLN de présenter, à lui seul, la candidature de Bouteflika met en garde contre une éventuelle fermeture de toute coordination commune entre les deux partis durant la campagne électorale aux présidentielles à l’image de ce qui s’est passé durant les élections de 2004 qui avaient connu des différends entre les bases du RND et celles du FLN – Le mouvement des redresseurs- sur la représentation de la direction de la campagne électorale du président Bouteflika.


A.L

Marignane démonte enfin la stèle qui célébrait l'OAS

Posté le 19.11.2008 par abdoumenfloyd

A l'aube ce mardi, la mairie de Marignane a démonté la stèle polémique qui célébrait la mémoire des morts pour l'Algérie française. Un monument érigé dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert en juillet 2005 par l'Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad).

A l'origine, cette stèle devait porter les noms de quatre membres de l'OAS condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés. Groupe politico-militaire clandestin, l'Organisation armée secrète a été créée en 1961 par des partisans de l'Algérie française, qui s'est illustrée par de nombeux attentats et assassinats.

Sur le monument démonté, on ne trouvait plus trace des noms mais seulement des dates d'exécution des fusillés. Le site de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Toulon avait justement relié les uns et les autres:

7 juin 1962: Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont tous deux participé à l’assassinat du commissaire Roger Gavoury.

6 juillet 1962: Roger Degueldre, responsable de l'un des commandos qui, le 15 Mars 1962, trois jours avant la signature des accords d’Evian, assassina les six inspecteurs de l’Education nationale, réunis à El Biar : Marcel Basset, Robert Eymard, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutene, Max Marchand et Salah Ould Aoudia.

11 mars 1963: Jean-Marie Bastien-Thiry, l’organisateur des attentats manqués contre le général de Gaulle à Pont-de-Seine et au Petit-Clamart.

Cette stèle avait été autorisée par l'ex-maire de la ville, Daniel Simonpiéri, ancien membre du FN et du MNR et aujourd'hui à l'UMP. Sur son blog, ce dernier s'est contenté de commenter l'événement en deux courtes phrases:

"La stèle érigée en l'honneur de ceux qui sont morts pour l'Algérie française a été enlevée par la mairie dans la nuit du 17 au 18 novembre. Que dira le maire Eric Ledisses au conseil municipal du 19 novembre à 18 heures ?"

"Ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage"

L'Adimad a déclaré à l'AFP que la mairie de Marignane avait apposé à l'emplacement de la stèle un panneau sur lequel il est écrit: "Edification prochaine d'un mémorial en l'honneur de nos morts de la guerre d'Algérie". Jean-François Colin, son président, de commenter:

"C'est la mairie qui a mis ce panneau, elle veut un monument oecuménique sur la guerre d'Algérie, nous ne sommes pas d'accord, on ne peut pas mélanger les terroristes et les victimes."

Sur certains sites internet proches de l'Adimad et de certaines associations pied-noir, les internautes ont fustigé ce démontage, qu'ils considèrent comme une "défiance" à leur égard:

"Pour oser faire cette sale besogne ce Maire machiavélique et sans honneur doit avoir des appuis en haut lieu. On nous défie. Si cette stèle est vraiment enlevée, il faut agir rapidement car autrement ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage.

Vous vous rappelez du proverbe arabe : "Les chiens aboient, la caravane passe". Pour être respecté dans ce pays (pouvoir, justice) il faut être plus incisif..."

"Lutter contre ce révisionnisme monumental"

Le maire divers droite de Marignane, Eric Le Dissès, a fait appliquer la décision du tribunal administratif de Marseille du 7 juillet qui lui imposait de démonter la stèle dans un délai de quatre mois. Le juge avait estimé qu'elle représentait "une dimension polémique susceptible de heurter les usagers" du cimetière de la ville. Au maire de prendre "toutes les mesures nécessaires à son enlèvement".

Jean-François Gavoury, représentant l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (Anpromevo) et à l'origine du recours qui a abouti à la décision du 7 juillet dernier, se montrait satisfait, mais se refusait à toute forme de "triomphalisme":

"Chaque fils, chaque fille, chaque veuve des victimes de l'OAS se reconnaît dans le combat que j'ai mené et qui abouti à l'enlèvement d'un monument qui aurait du, dès le départ, être considéré comme une menace de réécriture de l'histoire à travers la pierre. Notre action a consisté justement à lutter contre ce révisionnisme monumental."

L'Adimad a pour sa part fait savoir qu'elle avait saisi le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence pour "atteinte à la propriété privée". Le TGI devrait se prononcer le 2 décembre prochain. L'association assurant, comme elle le fait régulièrement, qu'une autre commune serait disposée à accueillir la stèle si la justice ne lui donnait pas raison.

Pour Jean-François Gavoury, "ces gens-là ne veulent pas s'avouer vaincu aujourd'hui comme ils n'ont jamais voulu s'avouer vaincu en 1962":

"Que ces messieurs de l'Adimad organisent dans leurs propriétés privées des dévotions rendues aux quatre membres de l'OAS, libre à eux. Ce que l'on ne peut supporter, c'est que des cortèges viennent avec des portes-drapeaux tricolores s'incliner dans un cimetière sur des monuments comme celui-là."


Rémi Leroux

En dépit de son "interdiction" par Khalida Toumi : «Journal d'un homme libre» sort à Alger

Posté le 18.11.2008 par abdoumenfloyd

Le dernier livre de Mohamed Benchicou, « Journal d'un homme libre», "interdit" par la ministre de la Culture Khalida Toumi, est quand même sorti à Alger depuis deux jours. Son auteur a pu l'imprimer et le diffuser en librairie. " Je n'ai pas à me soumettre à l'humeur et au caprice de Khalida Toumi, a déclaré Benchicou au quotidien londonien Al-Qods Al-Arabi.

Accepter sa censure aurait été une défaite, une de plus, pour la liberté et l'Etat de droit en Algérie. J'ai déjà dit que je reconnaissais pas cette interdiction et que c'est à la jusctice de me la notifiier. Jusque là, je n'ai rien reçu. Et Mme Toumi n'est pas un juge. Assez de décider à la place des Algériens ! Basta !"
Aux dernières nouvelles, la police aurait été déployée à travers les librairies d'Alger pour empêcher la circulation du livre.

L'auteur a néanmoins programmé des séances de dédicaces et des rencontres avec le public, à Alger et Oran, à partir du 23 novembre.

Rappelons que « Journal d'un homme libre», dont la sortie devait coïncider avec le Salon international du livre d'Alger, a été bloqué à l'imprimerie par la police. Dans cet ouvrage, qui fait suite aux «Geôles d'Alger», Mohamed Benchicou raconte sa vie du 14 juin 2006, date de sa sortie de prison, au mois de juin 2008, et son contenu, il le dit lui-même, «n'est pas très favorable au pouvoir».La décision d'interdire ce livre a été prise pour «banalisation des crimes coloniaux et propos antisémite», a ensuite déclaré la ministre de la Culture Khalida Toumi, qui dit avoir lu le manuscrit du «Journal d'un homme libre».

Benchicou rencontre le public vendredi prochain

A l’occasion de la publication du livre « Journal d’un homme libre », l'auteur Mohamed Benchicou convie le public ainsi que les confrères journalistes et écrivains Vendredi 21 novembre à partir de 18H00 à une rencontre-débat autour d’un pot suivie d’une séance-dédicaces.

VENDREDI 21 novembre à partir de 18H00
BRASSERIE « L’ENTREPOTS’ »
68, rue MENILMONTANT à Paris 20ème
Metro : Menilmontant
Contact : 01 46 05 80 51 ou 06 64 98 08 96


*Video : MOHAMED BENCHICOU SUR FRANCE 24


Image ou texte alternatif




Alger : un libraire arrêté pour avoir exposé le livre "Journal d’un homme libre"

La police a arrêté lundi soir M. Boussad Ouadi, gérant de la librairie des beaux-arts, pour avoir exposé le dernier livre de Mohamed Benchicou , "Journal d’un homme libre", a-t-on appris de l'intéressé.

Les forces de police ont fait irruption dans la libraire des Beaux-arts 28 rue Didouche Mourad, ont procédé à la saisie des deux livres de Benchicou , Les geôles d’Alger et Le journal d’un homme libre.

"Les services de police ne m’ont produit aucune décision de justice, de circulaires, arrêté, décret ou loi que j’aurais enfreints en commercialisant ces livres", affirme M. Ouadi.

"Ensuite j’ai été conduit au commissariat pour un interrogatoire sur la vente de ces livres qui, au regard de la réglementation algérienne, comportent toutes les mentions légales requises : dépôt légal et ISBN."

M. Ouadi a été relâché dans la nuit et devrait être de nouveau convoqué dans la journée de mardi.

Dans une lettre à la Présidente de l’association des libraires algériens, M. Ouadi lui demande " de prendre position publiquement sur de tels agissement qui, s’ils ne sont pas dénoncés fermement aujourd’hui, risquent de conduire au renouvellement de telles pratiques à l’endroit de tous les libraires et de tous les livres qui ne plairont pas à l’humeur de tel ou tel autorité ou personnalité".

L.M.


Lisez aussi :


Le livre circule partout en Algérie

Les policiers ont saisi le bouquin chez le libraire ... ok ! Savent ils au moins que des milliers de e-mails reprenant toutes les pages scannées du livre ont été adressés à des milliers d'Algeriens dans leur boites outlook ? Que ces e-mails ont été imprimés, photocopiés et vendus sur la base de 3 DA la page ? Donc le livre circule partout en Algerie, je ne vois pas pas pourquoi on saisi ce livre dans une librairie .....Non je ne comprends pas .

Farouk Bougandoura



DERNIERE MINUTE--Hamraoui Habib Chawki quitte la direction de l’ENTV

Posté le 18.11.2008 par abdoumenfloyd

Abdelkader Eulmi remplace Hamraoui Habib Chawki à la tête de l’ENTV

Les changements se poursuivent à la tête du secteur de la communication et au sein des grands médias publics. Après le ministère de la Communication et la Radio nationale, c'est autour de la Télévision de changer de tête.

Hamraoui Habib Chawki a quitté aujourd'hui la direction de l'ENTV, un poste qu'il occupait depuis 1998. Selon la même source, il a été remplacé par Abdelkader Eulmi. Ce dernier a été notamment directeur de la Radio nationale à la fin des années 1990, puis directeur des archives au ministère de la communication avant d'être promu au poste de directeur de l'information du même ministère. L'information sur le départ de Habib Chawki n'a pas encore été rendue publique.

Le départ de Habib Chawki était dans l'air depuis quelques jours. Il y a un mois, le directeur de l'ENTV avait déposé sa démission, pour des raisons qui restent inconnues. Connu pour être proche de la présidence de la République, il aurait peut-être cherché ainsi à peser dans certaines décisions liées à la gestion des médias publiques et du secteur de la communication. A-t-il cherché à « sauver » la tête de Abderrachid Boukerzaza ? Les deux hommes sont en effet réputés très proches. A-t-il payé l'incapacité de l'ENTV à fournir une information crédible sur le président et le gouvernement, dont la popularité et le manque de crédibilité auprès de l'opinion sont au plus bas ? Ou ce départ serait-il lié aux multiples rumeurs sur l'implication de Habib Chawki dans ce qu'on appelle en Algérie le « business » via des agences de communication ou des boites de production audiovisuelles ? Enfin, ce départ pourrait être lié à la préparation de la campagne des présidentielles qui s'annonce difficile.

En réalité, tout comme pour le limogeage de Boukerzaza du ministère de la communication, les raisons du départ de Habib Chawki de l'ENTV seront difficiles à connaître.


Samir Allam

Le multipartisme est mort ! Vive le bipartisme!

Posté le 18.11.2008 par abdoumenfloyd

L’Histoire retiendra que l’humiliation du viol constitutionnel du 12 novembre 2008 a signé l’acte de décès du multipartisme né des événements d’octobre 88. L’Algérie est revenue à la case départ du parti unique, l’Alliance Présidentielle militaro-islamo-nationaliste.

Vingt ans après, le champ des batailles politiques est en ruine. On ne dénombre que 21 survivants dans l’hémicycle parlementaire et des milliers de «déserteurs du territoire national» entre exilés, harragas, dissidents, et clandestins politiques. Aucun ministre, général ou élu quelconque n’a démissionné dans une capitulation générale. A qui la faute?

D’abord à l’infantilisme politique. Le multipartisme a été compris comme une fragmentation des leaderships aggravée par un incroyable turn-over des militants.

Ensuite à la stratégie d’entrisme dans les arcanes du pouvoir qui a été aussitôt contrée par une stratégie de clonage partisan et de contre-entrisme à l’intérieur même des partis redressés ou poussés à la dissidence ou la dissolution.

Enfin à la corruption de l’opposition. C’est le constat grave mais légitime exprimé par Yasmina Khadra : «Ce qu’on appelle «opposition en Algérie» est constituée de prédateurs, qui pensent que les partis ne servent pas à défendre des idées, mais à assurer une rente aux membres de leurs bureaux politiques. D’un seul coup, toutes les voix se sont tues. C’est qu’on ne parle pas la bouche pleine».

Après l’intermède 1992-1995 et le retour au processus électoral, le paysage politique s’était scindé en trois forces distinctes: nationalistes, islamistes et démocrates. Ce triptyque, constamment manipulé par le DRS, est aujourd’hui largement dépassé pour ne laisser place qu’à un bipartisme. Une alliance islamo-nationaliste au pouvoir face à une opposition démocratique composée de deux partis, RCD et FFS. Quant aux clones et partis microscopiques, ils ne méritent plus qu’on les prenne en considération.

On en revient donc au «bipartisme clandestin» que nous avions connu à l’université dans les années 70-80 et dont sont issus les principaux leaders d’opinion d’aujourd’hui. D’un côté les «arabo-islamo-baâthistes», et de l’autre les «berbéro-progressistes». Les étudiants fougueux et engagés avaient déjà compris que le combat nationaliste avait pris fin en 1962 et que plus personne ne pouvait s’en prévaloir pour garder le pouvoir… et qu’il fallait se battre soit pour le panarabisme pour les uns, soit le modernisme pour les autres.

Si on remonte plus loin dans le temps, on peut retrouver l’essence de ce bipartisme à l’algérienne dans l’énoncé même de la déclaration du 1er Novembre 1954: «La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.»

A l’heure du tout informatique et de l’Internet, il faut de nouveau réécrire les logiciels politiques, obsolètes et inopérants, des uns et des autres. L’entrisme politique a vécu. Les deux protagonistes doivent inéluctablement s’entendre pour que ni l’un, ni l’autre ne puisse corrompre l’arbitre, c’est-à-dire l’Etat. Il faut donner aux institutions souveraines (armée, justice, administration) la neutralité et l’impartialité qui doit les animer et opérer une réelle séparation des pouvoirs.

Le clan militaro-nationaliste, à travers sa police politique du DRS, s’est d’abord joué des démocrates en s’alliant à eux pour éliminer l’islamisme radical et insurrectionnel du FIS. Puis il s’est détourné d’eux pour s’allier aux islamistes modérés avec lesquels il gouverne depuis 1995. On est passé d’une bipolarisation Pouvoir-FIS à une bipolarisation Pouvoir-Démocrates.

Face à ces tactiques visibles et déclarées, les démocrates n’ont pas su réagir ni par des alliances stratégiques entre eux, ni par des alliances tactiques avec les islamistes quand il le fallait.

Les appels à une alliance insurrectionnelle islamo-démocrate pour faire tomber le DRS sont de plus en plus insistants, notamment parmi les exilés dans un cri de désespoir. Mais la réalité est plus amère. Le concept de «régression féconde» énoncé par le sociologue Lahouari Addi a fini par devenir une réalité. Aussi bien chez les islamistes radicaux que les modérés, on ne parle plus d’un utopique Etat islamique ni de charia, mais de démocratie et de volonté populaire. Le courant islamiste est en lambeaux éparpillés. Entre ceux qui s’opposent à la révision constitutionnelle et ceux qui la soutiennent, qui est plus crédible que l’autre ? Ni les uns, ni les autres. Les méfaits du terrorisme sont passés par là. Leur isolement prolongé découle aussi d’une défiance populaire réelle, car il s’est avéré que les premiers arrivés sur les tapis de prière et les plus assidus à la mosquée ne sont forcément les plus vertueux lorsqu’ils gèrent une APC, une administration, une entreprise ou un commerce.

D’un autre côté, l’infantilisme politique des démocrates n’a pas su profiter des divisions et des errements islamistes. Alors que la maison Algérie brûle, trop de «leaders» se complaisent encore dans le zaimisme en attendant qu’on vienne les chercher, que dire les supplier de s’asseoir sur le koursi du pouvoir. Comme l’incroyable destin de Bouteflika après ses vingt ans d’errance et de «désertion du territoire national».

La division des forces politiques, l’isolement et la dé-crédibilisation des leaders d’opinion et des meneurs de révolte sont en partie aussi l’œuvre de la police politique, incompétente par ailleurs à éradiquer le terrorisme.

Face à ce pouvoir totalitaire clanique et corrompu, l’Algérie a besoin de clarifier les enjeux et fédérer ses forces dans une sorte de nouveau Congrès de la Soummam des forces patriotiques et démocratiques quitte à créer un ou deux nouveaux partis.


Saad Lounès



Commentaire de Abdelmoumene Jazairi du CLUB DES DEMOCRATES ALGERIENS :

Accepteriez-vous de dialoguer avec des gens qui ont appelé à la violence, à la lapidation du peuple et à la xénophobie ?!



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