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joli site qui promet! merci de bien vouloir visiter mon jeune blog à l'adresse: htt p://utopia-666 .over-blog....
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Par Nader Kamel, le 23.11.2009

les 2 gouvernements algeriens et egytiens se sont servit de leurs peuples pour remonter leurs cotes de popula...
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Par Nath+Allayenes, le 23.11.2009

le ton est donné… mais au-delà de la qualification en coupe du monde et des blessés, qu’on le veuille ou pas, ...
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Par Sans plus, le 23.11.2009

samira on sait tous que le message d'on tu parles ne t'ai pas attribuer. quand aux egyptiens laissons les a le...
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Par Nath+Allayenes, le 23.11.2009

samira. assalem ahlèkoum. bien-sur se sont les égyptiens les fauteurs de troubles je ne le nie pas, ils ont b...
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Par Anonyme, le 23.11.2009

il faut oublier cette episode d'avec les egyptiens;ce qu'il faut se mettre dans la tete que les arabes ne veu...
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Par Nath Allayenes, le 23.11.2009

slt je m"appelle linda je suis une algerienne rana douk fel mondial enchalah nerebhou ou netel3ou la coup ou h...
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Par Anonyme, le 23.11.2009

samira vous les hommes vous ne pensez qu'a vous entretuez. c'est de la diplomatie qui nous manque a nous les a...
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Par Anonyme, le 23.11.2009

ellah ibarekk tous fhoule ...
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Par massinissa , le 22.11.2009

en tant que marocain francophone t'aurai beaucoup a apprendre;sach e que tu t'exprime mal. apprend deja a lir...
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Par AKRAKVAR, le 22.11.2009

sahra maroc dyalna ojrb dkhol l sahra .... vive le maroc & sahara % marocain badr ...
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Par bom, le 22.11.2009

les grossieretées ne serves a rien se n'est qu'un manque de maitrise de soit-meme et de retenue envers ses se...
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Par AMENAASH, le 22.11.2009

ce n'est pas une perte si med meziane quitte la sh tous ces rats d'egouts doivent le faire.en reponse a hadjir...
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Par karin, le 22.11.2009

arretez de racoller personne ne s'est permit de nous empecher de vivre notre foi ;ni les americains ni les is...
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Par AMENAASH, le 22.11.2009

je suis désoler pour tout ce charabia de merde ils étaint ou tout ces pédés lorsque notre équipe à été masacré...
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Par Anonyme, le 22.11.2009

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La lutte antiterroriste “booste” les dépenses militaires

Publié le 09/06/2009 à 21:01 par abdoumenfloyd
La lutte antiterroriste “booste” les dépenses militaires
ELLES ONT ATTEINT UN RECORD DE 1 464 MILLIARDS DE DOLLARS EN 2008

Les dépenses militaires mondiales ont atteint, en 2008, un record de 1 464 milliards de dollars, soit une hausse de 45% sur 10 ans, représentant 2,4% de la richesse mondiale et 217 dollars par habitant de la planète. Selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm, la lutte antiterroriste dans le monde a poussé plusieurs pays à débloquer des budgets faramineux avec une perspective fortement militarisée. Selon le même rapport, citant un cas de figure, ces dépenses ont été gonflées par la guerre en Irak, le retour de la Russie sur le marché et l’émergence de la Chine.

CRISE DU DARFOUR--Les Américains vont-ils attaquer le Soudan?

Publié le 12/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
CRISE DU DARFOUR--Les Américains vont-ils attaquer le Soudan?
Le président américain, Barack Obama, vient de mettre les pieds dans le plat, se faisant le porte-parole de la «communauté internationale» en fustigeant durement le Soudan, après l’expulsion d’ONG, accusées par Khartoum de collaborer avec l’étranger, déclarant: «Combien il est important de notre point de vue d’envoyer un message international fort et uni et de dire qu’il n’est pas acceptable de mettre en danger tellement de gens, que nous devons être en mesure de faire revenir ces organisations humanitaires sur le terrain.» Ces déclarations ont été faites après un entretien, à la Maison-Blanche, avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon Le président Obama trouve ainsi «inacceptable» la décision du gouvernement soudanais d’exclure 13 ONG sur les 105 présentes au Soudan, travaillant au Darfour, lieu de tensions mais, surtout, de convoitises des puissances étrangères.
Cette mesure prise par les autorités soudanaises fait suite au mandat d’arrêt international lancé par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), M.Moreno-Ocampo, à l’encontre du président soudanais, Omar el-Bechir. Ce dernier est accusé de «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité». Dès lors, cette fermeté affichée par le président américain laisse planer le doute sur les motivations réelles de «la politique du fait accompli» que l’administration Obama compte suivre dans les régions conflictuelles, notamment le continent africain.
En effet, par quelle incantation politico-juridique l’administration démocrate s’est-elle retrouvée à «oeuvrer aussi activement que possible avec les Nations unies pour essayer de résoudre la crise humanitaire immédiate et nous remettre sur la voie de la paix et de la stabilité à long terme au Soudan», comme l’a affirmé Barack Obama au secrétaire général des Nations unies? Il faut dire que ce souci humanitaire qui honore le président américain aurait été plus en phase avec l’actualité internationale s’il y avait associé le peuple palestinien, qui vit une situation dramatique, notamment à Ghaza, aggravée par l’agression israélienne contre ce territoire en décembre et en janvier derniers. Ce deux poids, deux mesures, reste d’autant plus inacceptable que le gouvernement américain qui lui-même réfute la compétence de la CPI à laquelle il n’adhère pas, ne semble pas par ailleurs habilité à défendre la cause d’une ou de plusieurs ONG, au risque de jeter la suspicion sur la fonction réelle de ces dernières.
Lors de l’agression de la bande de Ghaza par Israël, le chef de la diplomatie française n’a-t-il pas affirmé qu’il était «informé» de la situation dans ce territoire par les ONG qui y travaillaient, soulevant un tollé parmi ces organisations humanitaires.
Le Soudan, pays africain riche en pétrole, suscite en fait de plus en plus l’intérêt et l’on a supposé que les événements certes tragiques du Darfour, semblent mis à profit par certains gouvernements pour tenter d’y établir une présence militaire. Cela d’autant plus que Washington cherchait, de longue date, à établir une force américaine dite «Africom» dans le Sahel. Et la crise du Darfour pourrait bien ouvrir des perspectives dans ce sens.
Cette option n’est pas à écarter, surtout après le retrait des militaires américains de l’Irak et le changement de ton, notable, vis-à-vis de l’Afghanistan.
Sur cette dernière question, le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, avait déclaré à la radio publique américaine, NPR: «Je dirais qu’au minimum, la mission est d’empêcher les taliban de reprendre le pouvoir des mains d’un gouvernement démocratiquement élu (...) et de transformer ainsi à nouveau l’Afghanistan en un refuge potentiel pour Al Qaîda et d’autres extrémistes.»
A la question de savoir la possibilité d’engager des négociations avec «certains éléments taliban», le secrétaire d’Etat américain s’est contenté d’évoquer une «révision» de la stratégie militaire américaine dans la région.
Cette révision ne peut être dissociée du contexte international frappé d’une crise qui appelle des positionnements stratégiques à même d’assurer la sécurité énergétique des puissances étrangères, à leur tête les Etats Unis. Il en va de leur sécurité nationale. La crise économique mondiale touche de plein fouet l’Afrique et favorise la déstabilisation politique des Etats de ce continent.
La Mauritanie, le Zimbabwe, la RDC et, plus récemment, Madagascar, vivent des crises politiques qui semblent s’inscrire dans la durée. Fait curieux, l’instabilité politique qui semble prendre des proportions endémiques en Afrique s’inscrit en pleine mire de l’étude présentée, dernièrement, par Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), à Washington. Pis, le FMI et la BM sont soupçonnés, par les Etats africains, d’agir selon les injonctions voire, les inserts des pays industrialisés dont les USA. Nous y voilà donc, l’administration Obama compte accaparer le marché africain quitte à opter pour la solution militaire.
Autant dire que l’agitation actuelle autour du Darfour ne semble pas aussi innocente que l’on veut bien nous le faire croire.


Mohamed Sadek LOUCIF

Abdul Qader Khan, l'homme qui effraie les Etats-Unis

Publié le 07/02/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Abdul Qader Khan, l'homme qui effraie les Etats-Unis
Abdul Qader Khan, le père de la bombe atomique au Pakistan.


Le père de la bombe atomique pakistanaise a été libéré ce vendredi. Barack Obama veut obtenir des assurances du Pakistan...

Le président américain veut être sûr que Khan n'est plus impliqué dans des activités de prolifération nucléaire. «Nous avons bien sûr entendu les informations sur sa libération mais n'avons pas reçu de déclaration officielle du gouvernement» pakistanais, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.

«Et quand nous aurons un point du gouvernement sur ces informations, bien évidemment le président et le gouvernement (américains) veulent des assurances que le Dr Khan n'est pas impliqué ou engagé dans une des activités qui avaient conduit à son arrestation"»

Vente de technologies

Un doux euphémisme alors que la justice pakistanaise a rendu ce vendredi sa liberté au scientifique pakistanais qui vivait depuis cinq ans en résidence surveillée pour s'être livré à des activités scientifiques peu recommandables.

En février 2004, Khan avait admis à la télévision avoir mené des activités de prolifération nucléaire en vendant dans les années 1990 la technologie pakistanaise à la Libye, l'Iran et la Corée du Nord. Il était revenu ensuite sur ses déclarations. Mais les Etats-Unis ont eu le temps de le prendre très au sérieux.



Avec : AFP/REUTERS/AP

La France prête à parler avec le Hamas !

Publié le 21/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
La France prête à parler avec le Hamas !
A condition que le mouvement islamiste «accepte le processus de paix»...

La France est-elle en train d'assouplir sa position diplomatique vis-à-vis du Hamas? Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a tout en cas affirmé ce mardi que Paris parlerait avec le mouvement islamiste palestinien quand celui-ci «accepterait» le processus de paix avec Israël.

La France, tout comme l'Union européenne et les Etats-Unis, avait boycotté diplomatiquement et financièrement le gouvernement palestinien lorsque celui-ci était dirigé par Ismaïl Haniyeh, Premier ministre issu du Hamas, après sa victoire aux élections législatives en janvier 2006. Ce dernier avait été limogé en juin 2007 par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas quand le mouvement islamiste avait pris le contrôle de la bande de Gaza après un coup de force contre le Fatah.

«La renonciation à la violence» avant tout

Depuis, les Européens avaient posé trois conditions pour renouer le dialogue avec le Hamas, qu'ils considèrent comme une organisation terroriste: la renonciation à la violence, la reconnaissance d'Israël et la reconnaissance des accords passés entre l'Etat hébreu et les Palestiniens.

Avant Bernard Kouchner, le porte-parole de son ministère, Eric Chevallier, avait déclaré lui aussi que la France était prête à discuter avec un gouvernement palestinien qui intègrerait des membres du Hamas dès lors qu'il s'engagerait en faveur de la paix avec Israël. Mahmoud Abbas a en effet appelé à la formation d'un gouvernement «d'entente nationale» comprenant des membres de son mouvement Fatah et du Hamas.

Interrogé pour savoir si Paris réclamait toujours, en préalable à tout contact avec le Hamas, la renonciation à la violence, la reconnaissance d'Israël et la reconnaissance des accords passés entre l'Etat hébreu et les Palestiniens, Eric Chevallier a mis en exergue le fait «qu'il y a un élément absolument majeur: c'est la renonciation à la violence».

Une question qui divise en France et en Europe

La question du dialogue avec le Hamas divise en France et en Europe. Jean-Pierre Jouyet, quand il était encore secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, avait souligné en mars 2008 l'incohérence de la politique des Vingt-Sept sur ce sujet : «Nous devons faire face à nos contradictions. Nous avons encouragé des élections démocratiques, nous avons eu raison. Nous en avons boycotté les résultats, nous avons eu tort».

Un avis partagé par Yves Aubin de La Messuzière, un ancien diplomate français, qui a rencontré les principaux dirigeants du Hamas. Selon ce dernier, «l'UE a eu tort de ne pas reconnaître le résultat des élections législatives. Cela aurait permis de changer de ce dogme trop rigide concernant la perspective d'un dialogue avec ce mouvement, puisque trois conditions sont posées: l'arrêt des violences, la reconnaissance de l'Etat d'Israël et la reconnaissance des accords signés avec l'Autorité palestinienne. Les deux dernières conditions ne devraient pas être un préalable pour ouvrir un dialogue critique avec le Hamas, parce que ce dialogue est nécessaire», confiait-il au Monde.fr le 9 janvier dernier.

Le Quai d'Orsay semble s'être rangé à cette opinion: «C'est notre avis et nous avons pensé aussi - nous l'avons découvert il y a longtemps - que le Hamas était un des interlocuteurs», a déclaré Bernard Kouchner ce mardi. «Nous pensons qu'il faudra parler avec eux quand ils accepteront le processus de paix, lorsqu'ils accepteront de s'inscrire dans la négociation», a-t-il ajouté.

Le Hamas veut avant tout restaurer son autorité

«Si demain il y a un gouvernement d'union nationale, on ne va pas sortir de la pièce parce qu'il y a des ministres du Hamas; il y a bien des ministres du Hezbollah dans le gouvernement libanais», a-t-on également indiqué à l'Elysée.

Pour l'instant, le Hamas s'est surtout efforcé d'afficher son autorité au lendemain de l'arrêt de offensive meurtrière israélienne de 22 jours à Gaza, minimisant ses pertes humaines et matérielles.


C.F.

Israël 2020 - Les 2 scénarios d’avenir

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Israël 2020 - Les 2 scénarios d’avenir
Extrait GEAB N°7 (première publication : 15 Septembre 2006)

Scénario 1 : Vers la fin de l’état d’Israël / Scénario 2 : Vers un état israélien durable


Poursuivant son analyse en profondeur des conséquences de la fin de l’ordre mondial hérité de l’après-Seconde Guerre Mondiale, LEAP/E2020 a entamé depuis plusieurs mois une réflexion stratégique concernant l’avenir d’Israël. Dans ce numéro 7 du GlobalEurope Anticipation Bulletin, nos équipes présentent donc les deux grandes options qui, selon nos travaux, s’offrent aux Israéliens quant à l’avenir de leur pays à l’horizon 2020. La crise libano-israélienne de l’été 2006 a en effet permis d’identifier beaucoup précisément les paramètres qui vont désormais définir l’équation régionale du Moyen-Orient.

L’élaboration des deux scénarios intègre donc la transformation souvent radicale de sept paramètres stratégiques. Chacun des deux scénarios résulte ensuite de la nature des réponses des principaux acteurs concernés aux modifications de leur environnement stratégique. Le premier présente les conséquences, dans l’environnement radicalement nouveau qui a émergé de la crise de l’été 2006, de la continuation pour encore une décennie de la politique adoptée par Israël depuis le milieu des années 90. Le second explore le potentiel d’une rupture radicale de la politique israélienne avec celle suivie ces dernières années, afin de s’adapter aux nouvelles contraintes pesant sur le Moyen-Orient.

Sept hypothèses structurantes :

1. Des forces fondatrices désormais épuisées : La création de l’Etat d’Israël est le fruit de deux grandes tendances caractéristiques de l’immédiat après-Deuxième Guerre Mondiale, désormais en voie d’extinction voire complètement éteinte ; à savoir d’une part, le sentiment général de culpabilité de l’Occident face au génocide du peuple juif perpétré par les Nazis ; et d’autre part, le modèle colonial. La première tendance qui s’affaiblit rapidement avec l’éloignement historique croissant de son événement-fondateur est un facteur-clé de la création de l’état d’Israël qui fut en effet considérée par l’Occident comme une tentative de compensation des atrocités commises contre le peuple juif durant les années 1930-1945 en Europe. La seconde tendance, qui a pratiquement disparu suite à la décolonisation, a fondamentalement influencé le choix du lieu de création de l’état d’Israël dans la mesure où elle permis de « découper un morceau de terre » sur des territoires administrés par les Européens sur un mode colonial.

2. La fin de la période de « surpuissance » militaire : La période historique de « surpuissance » israélienne par rapport à l’ensemble de son environnement direct au Moyen-Orient s’est close avec la crise israélo-libanaise de l’été 2006. Cette période s’était ouverte avec la victoire israélienne lors de la Guerre du Kippour en 1973 et reposait en particulier sur deux hypothèses désormais caduques : l’invincibilité de l’armée israélienne et l’omnipotence de l’Allié américain. L’incapacité de l’armée israélienne à atteindre les objectifs qu’elle s’était elle-même fixée à l’origine du conflit de l’été 2006, ainsi que la capacité du Hezbollah à s’opposer efficacement à cette armée israélienne, ont replacé la puissance israélienne dans une certaine normalité régionale [1] . L’incapacité de l’Allié américain à intervenir militairement dans le conflit, comme à bloquer les résolutions de l’ONU appelant à l’interruption précoce de l’offensive israélienne, ont sanctionné l’affaiblissement significatif des Etats-Unis dans la région [2] . Cette situation contribue à diminuer encore plus fortement le concept de la « surpuissance » israélienne puisqu’il était très lié à l’impression d’un soutien total par une puissance américaine elle-même irrésistible.

3. La fin de l’option unilatéraliste : Les choix stratégiques opérés par les dirigeants israéliens depuis l’assassinat d’Itzhak Rabin, et tout particulièrement par la série des Premiers Ministres Netannyahou, Sharon et Olmert, consistant à utiliser cette « surpuissance » pour tenter d’imposer des solutions unilatérales aux problèmes régionaux, ont abouti à accélérer la fin de cette période de « surpuissance ». Il est probable que, comme nombre de dirigeants dans l’Histoire, ces derniers se soient eux-mêmes laissés prendre au piège de « croire à leur propres communiqués de presse » et aient surestimé les capacités de leurs propres forces. Toujours est-il que l’utilisation systématique de l’appareil militaire pour fonder et mettre en œuvre leurs politiques, en lieu et place du dialogue et de la négociation, a créé une situation qui a contribué à affaiblir ce même appareil et à renforcer le désir, chez leurs adversaires, de pouvoir s’y opposer [3] .

4. Le renforcement constant de la capacité militaro-stratégique des adversaires : Le monde arabo-musulman dans son ensemble connaît une amélioration constante de sa capacité de lutte contre les stratégies et tactiques militaires américaines, ou directement inspirées de ces dernières (comme cela a été le cas pour l’offensive israélienne de l’été 2006). Depuis plusieurs années maintenant, les conflits en Afghanistan et en Iraq fournissent en effet chaque jour des enseignements en la matière qui sont analysés et diffusés dans l’ensemble du monde arabo-musulman. La supériorité stratégique ou tactique de l’armée israélienne est donc désormais durablement confrontée à un défi particulièrement complexe à relever. La question nucléaire posée par l’Iran en est un exemple plus sophistiqué que la capacité de résistance du Hezbollah ; mais fondamentalement il s’agit de la même tendance. On peut d’ailleurs constater, et ce malgré les oppositions américaine et britannique, que le reste du monde est parvenu à imposer (certes péniblement) à Israël un arrêt de la destruction des infrastructures publiques et privées du Liban. Le potentiel dissuasif de l’arme nucléaire israélienne est donc indirectement posé, car on peut se demander quelles puissances dans le monde soutiendraient la quasi-destruction des principales installations pétrolières mondiales et la stérilisation pour des décennies de zones concentrant d’immenses réserves d’hydrocarbures (en cas de frappes nucléaires sur l’Iran ou une autre puissance du Golfe persique). Là aussi, la puissance militaire potentielle pure ne mesure pas nécessairement la capacité politique réelle.

5. L’incertitude croissante sur la nature du soutien américain de long terme à Israël : Les échecs américains au Moyen-Orient, en particulier l’enlisement en Irak, sur fond d’affaiblissement généralisé des Etats-Unis, sont en train d’alimenter une remise en cause des relations privilégiées entre Israël et les Etats-Unis, alimentée tant par les adversaires d’un soutien inconditionnel américain à Israël [4] que par les avocats de ce même soutien, inquiets de l’incapacité d’Israël à mettre en œuvre les priorités américaines dans la région [5] . En fonction de l’évolution politique et économique aux Etats-Unis, Israël peut même craindre un renversement de tendances très brutal pouvant faire basculer les choix stratégiques américains au Moyen-Orient. Les dirigeants israéliens mentionnés à l’hypothèse 3 ont choisi de privilégier aux Etats-Unis l’alliance avec notamment la droite chrétienne du Parti républicain. Cette alliance de circonstance ne doit pas faire oublier que cette famille politico-religieuse américaine possède une longue tradition anti-sémite et que, étant très liée au pouvoir actuel à Washington, elle sera tentée, en cas de revers en politique intérieure, de « faire porter le chapeau » à un bouc émissaire aux échecs de sa politique au Moyen-Orient. Nul besoin d’être un grand visionnaire pour imaginer quel groupe pourrait bien être ce bouc émissaire ; et les conséquences d’une telle évolution sur les relations stratégiques Israël/Etats-Unis.

6. L’influence croissante et durable de l’Union européenne au Moyen-Orient : On peut considérer comme anecdotique le fait que les Européens reviennent militairement au Moyen-Orient exactement 50 ans après en avoir été chassés par le tandem américano-soviétique lors de la crise de Suez [6] . Cependant il n’en est pas moins réel que ce sont 7.000 soldats Européens qui vont assurer désormais la protection de la frontière Nord d’Israël et qui surveillent les côtes libanaises. Cette éventualité a toujours été considérée comme non souhaitable par les gouvernements israéliens successifs de ces dernières décennies, et par Washington. Loin d’être une répartition des tâches souhaitées par l’administration américaine, ou par les autorités de Tel-Aviv, il s’agit bel et bien du grand retour des Européens dans la zone (heureusement avec d’autres objectifs que ceux de la période coloniale et post-coloniale). Et ce retour est durable puisqu’il s’accompagne d’un fort soutien de l’opinion publique européenne (91% de soutien d’après le GlobalEuromètre de ce mois-ci) et que les Européens considèrent cette opération libanaise comme une première étape vers un rôle leader pour le règlement du conflit israélo-palestinien (là encore avec un plébiscite de l’opinion publique, à 98% d’opinion favorable [7] ). Cette importance croissante des Européens dans la région va s’accompagner d’une approche beaucoup plus équilibrée du conflit et marque la fin de l’ère du soutien automatique à Israël qui a été celle de la dernière décennie de « parrainage américain » de l’ex-processus de paix.

7. Le conflit israélo-palestinien devient un vrai conflit régional : Cela signifie que le conflit concernant l’avenir des Israéliens et des Palestiniens devient un conflit impliquant essentiellement les puissances régionales ; et de moins en moins des puissances non régionales. C’est d’ailleurs une conséquence logique des hypothèses 1, 2 et 6 : la disparition de l’URSS, l’affaiblissement durable des Etats-Unis, et la montée en puissance de l’UE ou de l’Iran illustrent un phénomène de « recentrage ». Au cours des décennies 1950/1990, c’était à Moscou et Washington que les grandes décisions concernant ce conflit étaient prises. A partir du début des années 1990 et jusqu’à l’été 2006, c’était à Washington. Dorénavant, et pour une longue période, ce sera dans un périmètre délimité par Téhéran à l’Est, Ankara au Nord, Bruxelles à l’Ouest et Ryad au Sud que se décideront les grandes lignes de l’avenir des Israéliens et des Palestiniens. Cela ne signifie pas que le reste du monde n’a plus d’importance ; il aura seulement une importance secondaire.

Scénario 1 : La fin de l’état d’Israël / Vers de simples communautés juives dans un Moyen-Orient musulman

Le scénario 1 suppose les deux hypothèses fondamentales suivantes :

1. Une continuité politique majeure avec la décennie 1995/2006 : au lieu d’intégrer positivement les nouvelles contraintes pesant sur son environnement (telles que définies par les sept paramètres stratégiques retenus par LEAP/E2020), les dirigeants et le peuple israéliens continuent à s’appuyer sur une logique de rapport de force avec leurs voisins (dont les Palestiniens au premier chef) et avec le reste du monde (en refusant notamment de reconnaître les résolutions de l’ONU qui leur déplaisent). Politiquement c’est notamment l’option de la prise du pouvoir par Benjamin Netanyahou et affidés.

2. L’échec du renouveau du processus d’unité arabe, ouvrant la voie à une influence religieuse croissante (radicalisation islamique) de tout le Moyen-Orient. Cette tendance marquerait notamment la pérennisation de l’Iran comme puissance régionale, incluant une satellisation d’une grande partie de l’Irak ; ainsi qu’un effondrement en cascade de l’Egypte au Maroc des régimes pro-occidentaux [8] . L’Egypte est en effet aujourd’hui dans une situation de « fin de règne » qui positionne les Frères musulmans comme la principale force capable de prendre le pouvoir après la disparition du président Moubarak [9] .

Dans ces conditions, à l’horizon de la décennie 2010/2020, l’ensemble du voisinage direct et indirect d’Israël (à part l’UE) lui deviendra farouchement hostile, tout en étant doté d’une capacité militaro-stratégique accrue. Un conflit militaire ouvert avec plusieurs pays voisins, avec implication directe de l’Iran ou d’autres puissances du Golfe, devient alors inévitable. Pour les raisons développées précédemment (paramètre 4), sauf à ce qu’Israël subisse une attaque nucléaire préalable directe, il est probable que les principales puissances mondiales (membres du Conseil de Sécurité) empêcheront l’utilisation par Israël de son arsenal nucléaire.

La montée de tensions et le début d’un conflit classique, précédé de pluies de missiles sur Israël, provoquera d’abord l’exode rapide d’environ 1 million de citoyens israéliens qui ont également (ou peuvent avoir automatiquement) un passeport européen ou américain [10] , soit 20% de la population juive d’Israël. L’Union Européenne et les Etats-Unis les accueilleront sans difficulté, surtout si cela leur évite un engagement militaire direct aux conséquences totalement imprévisibles. Puis des offensives militaires terrestres, accompagnées d’échecs israéliens à faire cesser les tirs de missiles sur le centre du pays (comme la crise de l’été 2006 l’a déjà montré), entraîneront un rapide effondrement du pays dont la très petite taille ne permet pas de créer plusieurs lignes de front durables [11] .

Ainsi, en l’espace de quelques semaines, l’état d’Israël aura disparu [12] . En revanche, trois à quatre millions d’ex-citoyens israéliens de confession juive resteront dans la région ; a priori les plus pauvres ou ceux dont les familles seront issues de pays ne souhaitant pas les accueillir (comme probablement la Russie, l’Ethiopie, …). Pour la Communauté internationale, le problème prendra la forme d’une inversion de celui, créé en 1948, des réfugiés palestiniens. Probablement qu’un ou deux millions d’entre eux trouveront encore refuge en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie ou en Amérique latine. Mais il restera de fortes communautés juives sur le territoire de l’ancien Israël qui deviendront une nouvelle source de tensions. Ainsi pendant que l’ONU cherchera à négocier le meilleur statut possible pour ces communautés, on assistera probablement à l’émergence d’un terrorisme juif, local et international, revendiquant la re-création de l’Etat d’Israël.

L’équipe de LEAP/E2020 a conscience que ce scénario peut susciter l’incrédulité chez certains, voire un rejet pur et simple d’une telle éventualité. Pourtant, il nous apparaît essentiel de rappeler deux éléments historiques fondamentaux pour mettre en perspective les tendances à l’œuvre dans la région du Moyen-Orient :

I. Le double choix d’Israël de la décennie passée consistant, d’une part, à lier de plus en plus son destin collectif à celui du « Prince mondial » que sont les Etats-Unis et, d’autre part, à se protéger derrière un mur de défense (physique et/ou virtuel), ressemble étrangement au processus passé de ghettoïsation des minorités juives dans les mondes chrétien et musulman. Le renforcement d’une telle tendance (ce qu’incarnerait le choix politique qui sous-tend le scénario 1 oblige à se poser la question des conséquences et à intégrer à l’analyse les évolutions des ghettos juifs dans l’Histoire. Et cette étude n’incite pas à l’optimisme en ce qui concerne l’issue du Scénario 1.

II. Démographiquement, financièrement, technologiquement, … Israël dépend fortement de son assise extérieure à la région. Ce fut aussi le cas d’autres Etats créés par des Européens (ce que furent l’essentiel des fondateurs d’Israël) dans cette même région il y a environ un millénaire. L’affaiblissement durable de la Papauté, puissance initiale derrière l’émergence de ces Etats, sur fond de désintérêt progressif des puissances européennes préoccupées par d’autres enjeux, scellèrent l’avenir de ces Etats.

L’Histoire ne se répète pas, mais elle est dotée d’une ironie féroce qui se nourrit notamment de la capacité humaine à toujours se croire plus habile à réussir là où les autres ont échoué.

Scénario 2 : Un état israélien durable, partenaire d’un monde arabe en voie d’intégration régionale

Le scénario 2 suppose deux hypothèses fondamentales suivantes :

1. Une rupture majeure avec la politique suivie au cours de la décennie 1995-2006 : Les dirigeants et le peuple israéliens intègrent positivement les nouvelles contraintes pesant sur leur environnement (telles que définies par les sept paramètres stratégiques retenus par LEAP/E2020) et rompent avec la logique de rapport de force vis-à-vis de leurs voisins (dont les Palestiniens au premier chef) et avec le reste du monde (en commençant notamment à accepter de reconnaître les résolutions de l’ONU qui leur déplaisent). Aujourd’hui, il est très difficile d’identifier les leaders ou la force politique crédible pouvant incarner une telle voie. Néanmoins elle est présente au sein de la jeune génération israélienne. C’est la 4° Génération, après celle des « fondateurs » (éteinte depuis une vingtaine d’années), celle des « bâtisseurs » (dont Sharon a été le dernier exemple politique) et celle des « héritiers » (dont Olmert et Peretz sont les plus édifiants exemples). Ce qu’elle fera est encore incertain, mais une partie de ces 20/35 ans [13] essaye d’ouvrir une nouvelle ère, celle de l’intégration d’Israël dans son environnement régional.

2. Le succès, même limité, d’un processus d’unité arabe : Après l’éradication par l’Occident du pan-arabisme, à partir des années 60, et la montée corollaire du pan-islamisme dont Ben Laden est un produit abouti, on assiste aujourd’hui parmi les jeunes élites arabes à un retour vers l’espoir d’unité arabe. Cette évolution est notamment nourrie par trois phénomènes complémentaires : d’une part, le sentiment d’humiliation généré par l’invasion américaine de l’Irak et d’impuissance face à la politique unilatérale d’Israël ; d’autre part, la visibilité croissante du succès du processus d’unité européenne qui génère une réelle émulation ; et enfin une inquiétude croissante que les échecs américains profitent surtout actuellement à des forces musulmanes non arabes (Iran, Pakistan, …) qui utilisent l’identité religieuse musulmane au détriment de l’identité arabe. Le renouveau de la démarche d’unification du monde arabe contribuerait à réduire fortement le sentiment d’infériorité et d’inégalité qui est omniprésent dans les pays arabes, et nourrit actuellement un sentiment d’injustice propice aux extrémistes. L’UE, du fait de son rôle croissant dans la région, va renforcer cette tendance ; et la nature même de son processus de relations extérieures va la conduire à privilégier un processus d’intégration régionale arabe. L’échec du processus Euromed [14] l’oblige de toute manière à chercher des alternatives. Cette hypothèse, sur une période de 10 à 15 années, n’est donc pas une vue de l’esprit. Pour l’équipe de LEAP/E2020, elle est enracinée dans des tendances, encore fragiles, mais déjà à l’œuvre actuellement.

Si ces hypothèses se confirment, au cours de la décennie 2010/2020, Israël sera en mesure de contribuer grandement à l’amélioration de son propre environnement en agissant notamment comme un facilitateur de ce processus d’unification arabe naissant. Sa position géographique, à la croisée de plusieurs pays-clés pour le succès d’un tel processus (Egypte, Liban, Irak, Syrie,… ) lui offre de remarquables atouts stratégiques. Sa capacité, dans un tel contexte, à être le vecteur privilégié de partenariats européens ou américains avec le reste du Moyen-Orient, renforcera encore cette situation. Le paradoxe, par rapport à l’idéologie dominant actuellement à Tel-Aviv et Washington, c’est que c’est un monde arabe unifié et puissant qui serait largement moins problématique pour l’existence d’Israël qu’un Moyen-Orient morcelé, en proie à une guerre entre Islam et Chrétienté, Orient et Occident, Arabes et Américains [15] . Le Moyen-Orient ne restera pas indéfiniment hors du XXI° siècle. Et un futur TGV Beyrouth-Le Caire, projet techniquement concevable à l’horizon 2020 devra de toute façon passer par Jérusalem, ou Tel-Aviv.

Pour LEAP/E2020, l’un des points cruciaux de cette évolution sera le renoncement par Israël comme par les Palestiniens (et autres peuples arabes) de faire de Jérusalem une capitale politique. Qu’elle soit simple, double, triple ou quadruple, Jérusalem ne doit pas devenir une capitale politique. C’est par le renoncement à ce symbole cher aux yeux de toutes les parties que pourra se concrétiser la route du scénario 2. Inspiré notamment de l’expérience de construction européenne, c’est en effet l’un des messages essentiels que doit communiquer la Communauté internationale. Il s’agira d’« inhiber la puissance » pour déplacer les enjeux de la confrontation à la coopération, au lieu de l’utiliser pour tenter d’écraser les oppositions.

LEAP/E2020 a conscience que le scénario 2 peut apparaître comme très optimiste, mais il est lui aussi inspiré de l’Histoire, en particulier celle récente du continent européen, ou de pays comme l’Afrique du Sud, où le pire paraissait inéluctable.

Pour nos équipes, la crise israélo-libanaise a ouvert une porte sur un avenir qui peut donner naissance à ces deux scénarios. C’est bien entendu aux acteurs directement concernés de définir leurs actions en fonction de ces alternatives ; mais c’est aussi aux Européens, force montante dans la région, de prendre conscience de leurs lourdes responsabilités.

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[1] Même s’il ne fait aucun doute que l’armée israélienne reste l’armée régulière la plus puissante de la région.

[2] Les causes en sont multiples. Ce scénario n’a pas vocation à les développer ici. Les différents numéros de GEAB ont déjà exploré cette évolution des Etats-Unis sous de nombreux aspects.

[3] On peut noter que l’armée israélienne a subi une bureaucratisation qui fait que ses officiers supérieurs actuels n’avaient aucune expérience concrète de la guerre, à la différence des générations précédentes qui avaient dû combattre sur le terrain. Son utilisation constante dans les territoires palestiniens ne leur a appris que des méthodes de maintien de l’ordre ; tandis que leur formation s’est déroulée de plus en plus sur le modèle américain. Les officiers supérieurs israéliens qui ont planifié l’échec militaire de l’été 2006 ont suivi les mêmes formations que les officiers supérieurs américains qui ont planifié le bourbier irakien actuel. Les dirigeants politiques ont d’ailleurs une grande proximité intellectuelle. A ce sujet, la lecture de l’excellent article « Un été meurtrier », paru dans De Defensa le 07/09/2006, s’impose

[4] Le fameux article de Mearsheimer et Walt, paru à Harvard en Mars 2006, illustre la montée de cette tendance. Source : John Kennedy School of Governance

[5] Le récent article de Aron Raskas, intitulé « What US Jews now expect from Israel ? » est en la matière très éclairant. Aron Raskas est un éminent responsable de plusieurs organisations juives importantes aux Etats-Unis. Source : Haaretz, 04/09/2006

[6] Ainsi que l’a fait remarqué Franck Biancheri dans un article paru le 29/08/2006 dans Newropeans-Magazine

[7] Source GlobalEuromètre 09/06

[8] Pour LEAP/E2020, l’impuissance des Occidentaux à empêcher la possession de l’arme nucléaire par l’Iran est une donnée. Une action préventive israélo-américaine dans le contexte actuel ne ferait qu’accroître la probabilité du Scénario 1.

[9] Dans ce pays aussi les chercheurs de LEAP/E2020 ont également constaté l’épuisement des tendances dominantes des dernières décennies. Initiées dans les années 70, lors du basculement égyptien du camp proche de l’URSS vers l’orbite américaine, elles ont notamment permis la paix israélo-égyptienne et font jouer un rôle « tampon » à l’Egypte en ce qui concerne l’extension des tendances affectant le Moyen-Orient vers le Maghreb. Cependant la paix avec Israël n’a jamais réussi à s’ancrer dans l’opinion publique égyptienne et aucun acteur crédible de l’après-Moubarak ne paraît désireux de brider l’opinion publique égyptienne en la matière.

[10] En particulier avec l’élargissement de l’UE. Source : Jerusalem Center for Public Affairs, Jewish Political Studies Rewiew, 2005 ; and Fall 2001.

[11] Lors de la guerre de 1967, il s’en était fallu de très peu pour qu’une telle situation existe. Les distances se mesurent dans la région en dizaines de kilomètres et toute percée significative rend très difficile le rétablissement d’une nouvelle ligne de front.

[12] La France a par exemple connu un effondrement brutal de tout son appareil étatique lors de la percée rapide des forces allemandes en Juin 1940. Une telle situation est généralement le fruit d’un mélange complexe d’irresponsabilité des élites, d’impréparation du peuple et de non prise en compte de nouveaux rapports de force qui rendent possible ce qui est censé être « impossible ».

[13] LEAP/E2020 en a rencontré à plusieurs reprises ces dernières années à l’occasion de différents travaux.

[14] Le processus Euromed, lancé par l’Union européenne au milieu des années 90, en direction des pays des rives Sud et Est de la Méditerranée a de facto échoué même s’il reste formellement dans l’agenda européen. La reprise du conflit israélo-palestinien à la fin des années 90 a paralysé un processus fondamentalement bureaucratique, sans vision politique de long terme. Dans le cadre de sa maturation en matière de politique extérieure, l’UE est, d’une part, en train de définir une politique moyen-orientale propre qui vise in fine à traiter le problème israélo-palestinien, d’autre part, à élaborer une politique de voisinage. Parallèlement, elle tente de sortir de la vision politico-religieuse (centrée sur l’Islam) imposée par les Etats-Unis de G.W. Bush et relayée par le Royaume-Uni de Tony Blair depuis le 11 Septembre 2001. C’est dans ce cadre qu’elle découvre progressivement une nouvelle option politique traitant spécifiquement du monde arabe.

[15] Pour LEAP/E2020 les Européens refuseront de suivre Washington dans une telle voie comme l’a déjà montré l’Irak ; et comme va continuer à le montrer, d’ici la fin 2006, leur désengagement progressif d’Afghanistan.

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Gaz russe plus cher que la vie à Gaza ??!

Publié le 19/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Gaz russe plus cher que la vie à Gaza ??!

Par Khoukoum Samy de Paris

Devrions-nous nous étonner de la mobilisation quasi convulsive de la commission européenne pour le rétablissement des livraisons du gaz russe, pendant que les mêmes acteurs politiques ou intellectuels s’auto-congratulent de leur silence scandaleux face au massacre de civils à Ghaza ? Au mieux, lorsqu’ils tentent de commenter la barbarie de l’armée israélienne, c’est plutôt pour la minimiser ! Si ce n’est tout simplement pour la nier. Préférant passer un coup de pinceau noir sur la partie palestinienne. En brandissant la menace du siècle : l’arsenal « artisanale » du Hamas !

En effet, selon Reuters, la Commission européenne se dit prête à recommander aux entreprises de l'UE d'aller devant les tribunaux si les livraisons de gaz russe via l'Ukraine ne sont pas rétablies rapidement. "Si l'accord promu par l'UE n'est pas honoré, la Commission recommandera aux entreprises de l'UE de porter l'affaire devant les tribunaux", a déclaré José Manuel Barroso devant le Parlement européen. "Nous verrons ainsi très rapidement si il y a un blocage technique ou s'il n'y a aucune intention politique d'honorer l'accord", a-t-il poursuivi sous les applaudissements. Que faut-il concevoir de pire à Ghaza pour s’interroger avec la même vigueur pour savoir si l’armée israélienne continue son massacre pour des raisons politiques ou bien l’usage des bombes au phosphore blanc contre la population palestinienne est « simplement » motivé par des raisons ‘‘techniques’’ ou plutôt ‘‘ethniques’’ ?!
"Si l'accord n'est pas honoré, la Russie et l'Ukraine ne seront plus considérés comme des partenaires fiables de fourniture d'énergie pour l’Europe, a-t-il encore dit. Face à ce plaidoyer politique, il nous semble légitime de nous demander quelle est le ‘‘plafond’’ des massacres et quel « type » d’armes qui devrait être utilisé par l’Etat hébreux pour remettre en cause la « fiabilité » du partenariat avec Israël ??!
Alors, Messieurs les députés démocrates européens à quand le futur accord sur l'envoi d'une mission internationale d'observateurs à Ghaza pour enquêter sur les massacres de civils ? Ces « hypothétiques » observateurs auraient-ils la même détermination sur le terrain des tueries que celle dont ils sauront faire preuve en ce qui concerne l’accord de surveillance du transit du gaz en Ukraine ??? La mobilisation pour aller devant les tribunaux concernant la livraison de gaz serait-t-elle plus légitime et plus conforme à la morale européenne et universelle que de réclamer : « justice au peuple de Ghaza » ???

Un proche avenir nous le dira peut-être ? Ou pas du tout ?!


Source : Reuters 14 janvier 2009.

Ghaza--Appel aux vivants ou à la conscience malheureuse ???

Publié le 19/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Ghaza--Appel aux vivants ou à la conscience malheureuse ???
Nous avons le plaisir d’accueillir parmi nous monsieur Khoukoum Samy de Paris.

Il fera partie dorénavant de nos contributeurs associés.


Contribution :

Ghaza : Appel aux vivants ou à la conscience malheureuse ???

Par Khoukoum Samy de Paris.

Face à l’effroyable ethnocide de masse mené par l’Etat d’Israël à Ghaza, il y a de quoi s’interroger de manière compulsive sur ce que sont devenues les « consciences malheureuses » du monde ‘‘libre’’ ? Carnage, massacres, boucherie humaine…Que d’euphémismes face à une réalité dont la sidération devait prendre de court toute rationalité ou conscience politique sur cette terre. Et pourtant, au mieux on évoque « juste » une crise humanitaire ! Rien que ça !
Depuis le 11 septembre et l’invasion de l’Irak par l’armée américaine, rares sont les moments où un silence aussi béant n’a été aussi de rigueur !
Des centaines de morts mutilés et quasiment méconnaissables, des milliers de blessés, des bombes au phosphore blanc prohibées au niveau international et comptant parmi les plus dangereuses, provoquant de graves lésions, sont désormais à l’œuvre, sans qu’aucune voix ne s’élève pour crier au « crime de guerre » !
Où sont-t-ils, ces « éclaireurs » de la nouvelle pensée post nietzschéenne ? Y’aura-t-il un écho aujourd’hui au ‘‘Discours de la haine’’ d’André Glucksmann ? Qui, selon lui « Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.» *
Alain Finkielkraut, serait-il capable aujourd’hui de commenter son propre énoncé : ‘‘Une voix vient de l’autre rive’’ ? Ce court essai qui s’interroge notamment sur le devoir de mémoire. Et son inquiétude de faire d’Auschwitz ou de la shoah un tabou ? Et enfin, Bernard-Henri Lévy auteur de ‘‘ Ce grand cadavre à la renverse’’, est-il toujours aussi fidèle à la mémoire et aux combats de la gauche ?
La littérature ou plutôt la philosophie, feront-t-elles semblant d’annoncer la « faillite » de la pensée que de s’aventurer sur le terrain miné des lobbies obscurs mais bien réels en faveur de l’impérialisme post-moderne ? Le bon docteur viennois, Sigmund Freud annonçait déjà en 1929 le ‘‘Malaise dans la civilisation’’. Sauf qu’aujourd’hui, la voix des soi-disant philosophes préfère se terrer dans la lâcheté de l’indifférence que de bégayer face à l’immonde ! Enfin, tant que Monsieur Shimon Perrés les rassure en direct à la télévision que de toutes les façons « Nous sommes capables de protéger nos enfants ». C’est-à-dire, les enfants israéliens bien entendu. Quant aux bambins de Ghaza, ils peuvent succomber au phosphore blanc sans attendre les dirigeants arabes et occidentaux pour les pourvoir de quelques convois humanitaires. Au même temps, Alexandre Adler, l’historien ami des médias, ne trouve aucun scrupule pour admettre publiquement et en direct sur la télévision Française Fr3** qu’il « ne condamne pas les tueries de civiles palestiniens » !?

Pourquoi ? Il semblerait qu’il suffisait d’installer des ‘‘couloirs humains’’ pendant quelques heures (arrêt de bombardements massifs) et le tour est joué ! Le reste c’est du « détail » ! Tout est permis à l’armée d’occupation y compris à faire convulser les auteurs de toutes les conventions internationales.
Que de honte et d’amertume à entendre en boucle les déclarations assourdissantes de dirigeants transformés à l’occasion en philosophes de l’« humanitaire » ! Une grandeur d’âme, on ne peut plus inouïe. Comme si voir des corps d’humains déchiquetés et de bébés étripés par les déflagrations doit passer à l’arrière plan de la nouvelle conscience universelle version An deux mille…!!!
Des soldats israéliens peuvent utiliser des familles palestiniennes comme boucliers humains, bombarder des écoles de l’URNWA, carboniser des familles entières d’une dizaine de membres, prendre position dans « plusieurs maisons palestiniennes, forçant des familles à demeurer dans une pièce au rez-de-chaussée pendant qu'ils utilisaient leur maison comme une base militaire et une base de sniper »***. Tout cela, ne constitue désormais qu’une simple affaire à connotation généreusement humaine ! De quoi légitimer l’entreprise macabre et la boucherie israélienne.
Tous les décors de grandes démocraties ou de pseudo-attachements aux ‘‘grands’’ principes des droits de l’homme viennent de tomber un par un. Comme un château de cartes. A l’image de l’effondrement des ressorts du capitalisme sauvage et ses institutions boursières dilapidant des milliards de dollars. Une hypocrisie mondiale incapable d’appliquer à soi-même le principe du service minimum à l’égard de la personne humaine. Une incapacité étrange à s’affranchir du carcan diplomatique résolument infâme de tout point de vue. Un bouquet d’image d’enfants, de femmes, de vieillards…, abasourdis par la violence barbare de l’armée n’aura pas suffit à faire réagir les âmes irréversiblement muettes ! Enfin si ! Un semblant d’« opiniâtreté » de trêve de quelques heures, ou encore ce lâché de ballon d’initiative à la Moubarek pour un cessez le feu, après avoir réaffirmé le maintien du blocus sur Ghaza, côté égyptien (le 3 janvier 2009) ! Les signes de retour de la diplomatie algérienne sur la scène internationale ne se font guère ressentir, du moins dans cette partie du monde si éloignée !
Quant à l’auteur du « Yes we can », monsieur Obama, lui semble plutôt pressé pour un vaste plan de relance de l'économie américaine, sans lequel la situation risque d'empirer « de façon dramatique ». Mais le désenchantement risque de provoquer en nous des vertiges beaucoup plus saumâtres en matière de politique étrangère des Etats-Unis. Car, après l’euphorie hystérique des élections de novembre dernier, le lobby impérialo-sioniste finira par reprendre ses droits ‘‘naturels’’. Puisque il constitue l’incarnation même du « principe de réalité ». Donc le massacre de civils à Ghaza n’aura pas d’interlocuteurs escomptés prêts à la compassion outre-atlantique !

Enfin, la population de Gaza finira bien par panser ses plaies, surpasser sa douleur, enterrer ses martyrs, retrouvera des ressources mentales pour digérer son deuil, saura résorber sa mélancolie, à l’image de ses frères libanais en 2006. Elle trouvera le courage nécessaire pour affronter les fresques diaboliques des démolitions, de maisons, d’écoles, de cliniques…Elle saura inventer des histoires à conter aux petits pour retrouver leur sommeil naturel. Elle trouvera des astuces pour leur faire oublier le cauchemar des nuits sombres des bombardements. A imaginer des récits pour atténuer la souffrance de leurs parents, frères, sœurs et proches morcelés dans la fumée et poussière des obus israéliens.
Mais nul ne saura se consoler de la lâcheté des consciences des dirigeants occidentaux ‘‘résolument’’ démocratiques et autres super-promoteurs et théoriciens de principes des droits de l’homme !!! Quant à leur inféodés parmi les régimes des pays arabes, il nous semble laborieux de parier sur la chimie du pire à venir ??!


Sources :

AFP, APS, Amnesty International.

*André Glucksmann - Extrait d'un Entretien avec Guy Rossi-Landi - Septembre 1997, in http://www.evene.fr/celebre/biographie/andre-glucksmann-1526.php

** Lors de l’émission « Ce soir (où jamais !), Fr3, jeudi 8 janvier 2009.

***Malcolm Smart, directeur du programme d'Amnesty pour le Proche-orient et l'Afrique du Nord.

Le Venezuela rompt ses relations diplomatiques avec Israël

Publié le 16/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Le Venezuela rompt ses relations diplomatiques avec Israël
Des soldats israéliens attaquent la bande de Gaza, le 13 janvier 2009


Le Venezula a rompu ses relations diplomatiques avec Israël, mercredi 14 janvier 2009, en guise de protestation contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, a indiqué le ministère des Affaires étrangères vénézuélien.

Il y a une semaine, le président, Hugo Chavez, avait déjà décidé d’expulser l’ambassadeur israélien à Caracas. Le Venezuela "a décidé de rompre les relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël en raison des persécutions inhumaines du peuple palestinien" a déclaré le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

AP



A la une--Ghaza face au cruel consensus pour sa reddition

Publié le 08/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
A la une--Ghaza face au cruel consensus pour sa reddition
Bruxelles bruisse de révélations, de petites bribes de phrases, d’indiscrétions et aussi d’informations qui indiquent que l’expédition guerrière israélienne, version 2009, bénéficie d’un large consensus d’Etats. Pas seulement ceux que l’on croit.

L'attitude européenne le démontre de façon nette. Sans fioritures. L’expédition punitive israélienne sur Ghaza bénéficie d’un large consensus d’Etats. Si les Etats-Unis n’hésitent pas à soutenir, ouvertement, la descente sur Ghaza, l’Union européenne, pharisienne, mise sous pression par les opinions publiques des Etats membres, fait semblant de vouloir un cessez-le-feu. Cependant, il n’en est rien. Les 27 sont sur les mêmes positions que Washington et Tel- Aviv. Au niveau régional, il y a lieu de constater le peu d’allant de la Ligue arabe à tendre la perche aux Palestiniens. Si plusieurs pays arabes dont le nôtre et la Syrie, notamment, adoptent sincèrement une attitude juste par rapport à cette guerre de 2009, les autres sont, pour la plupart, sinon complices, du moins consentants. Et afin que nul n’ignore, des gorges profondes bruxelloises, traditionnellement informées, indiquent qu'Israël a mis tous blindés, avions et navires en branle sur Ghaza avec l’aval de l’Egypte.



On se souvient, en effet, que Tzipi Livni était au Caire à la veille de la réinvasion de Ghaza. Pour autant, les calculs des uns et des autres qui veulent faire croire qu’en agissant ainsi Israël défriche au profit de Mahmoud Abbas et du Fatah, sont non seulement faux, mais dangereux politiquement. Tout d’abord, parce que le président de l’Autorité palestinienne n'assoira pas son pouvoir en entrant dans Ghaza sur un char ou dans le sillage d’un char israélien. Que du contraire ! C’est Ramallah qu’il contrôle, plus ou moins, actuellement, qui risque de tomber dans l’escarcelle du Hamas. En attendant que les jours, voire les semaines à venir dévoilent les enjeux et les motivations de cette énième expédition israélienne contre les Palestiniens, le carnage continue. Hier, les combats de rue entre populations civiles désarmées et soldats israéliens continuaient, notamment à Khan Younès. Précision : contrairement à des manipulations médiatiques sophistiquées, l’incursion dite terrestre israélienne n’en est pas une. C’est une opération de guerre d’envergure comportant des attaques par avions, un soutien maritime dense et conséquent et des troupes d’infanterie armées jusqu’aux dents. En face, c’est à couteaux de cuisine, quelques fusils datant de la dernière Intifadha et d’autres objets plus ou moins dangereux que les pauvres gens de Ghaza résistent. Militants et sympathisants du Hamas ou pas. Dieu reconnaîtra les siens !

De Bruxelles, Aziouz Mokhtari

Ghaza : la France condamne l’offensive terrestre israélienne

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Ghaza : la France condamne l’offensive terrestre israélienne
La France, via son ministère des Affaires étrangères, a condamné dans la soirée de samedi l'offensive terrestre lancée quelques heures auparavant par Israël dans la bande de Ghaza. Paris estime que cette initiative israélienne complique les efforts engagés par la communauté internationale pour faire cesser les hostilités déclenchées depuis le 27 décembre.

«Cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne et la France, les membres du 'quartet' et les états de la région, pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent (...) », souligne le Quai d'Orsay.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui a présidé l'Union européenne jusqu'au 31 décembre, est attendu à partir de lundi dans la région où il aura des entretiens en Egypte, en Syrie, en Israël, au Liban et avec l'autorité palestinienne.

Par ailleurs, une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies est annoncée dans la soirée.

*Cliquez sur l’image pour agrandir .
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