ECONOMIE
Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
Issad Rebrab, PDG de Cévital, multiplie les trophées et les distinctions internationales. Hier soir, il a terminé dans les trois premiers chefs d'entreprises africains de l'année à l'occasion de la remise du trophée de l'homme d'affaires de l'année à Londres, au Royaume-Uni. Une cérémonie avait lieu dans un grand hôtel de la capitale anglaise pour honorer la vigueur des acteurs économiques des 53 pays d'Afrique. Plusieurs grands chefs d’entreprises ont été nominés, dont le patron du groupe Orascom.
Les trophées CBC-African Business 2008 avaient choisi de nominer Isaad Rebrab dans la catégorie de « l'entrepreneur de l'année », la plus prestigieuse des distinctions. Un des organisateurs, contacté par TSA, a confié que le PDG de Cévital était le seul représentant de l'Afrique du Nord parmi les nominés. Le trophée est revenu au président de la jeune et dynamique banque africaine Ecobank. «M Rebrab a fini dans les trois premiers, certainement « victime » d'un jury très anglophone », souligne l'organisateur.
Hayet zitouni
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Posté le 30.06.2008 par abdoumenfloyd
Comment exporter dans un pays où il y a déjà 20 000 importateurs ! » La remarque faite hier à la Bibliothèque nationale du Hamma, à Alger, à la faveur du lancement du programme de soutien aux exportateurs algériens, Challenge Optimexport, financé par l’Agence française de développement (AFD), n’a pas eu de réaction. Ou presque.
La réponse d’une représentante du ministère du Commerce, Mme Bouabdallah, était curieuse : « Ce n’est pas le sujet du jour ! » Justement, a-t-on un jour organisé un débat public et sérieux pour savoir pourquoi il y tant d’importateurs et tant d’anarchie et d’opacité dans ce secteur ? Ahmed Ouyahia, qui reprend du service à la tête du gouvernement, a dénoncé « la république des containers ». Les Algériens sont en attente de savoir comment va-t-il procéder pour « démanteler » cette république à dix mois de l’élection présidentielle. Avant cela, les exportateurs hors hydrocarbures peinent à « déverrouiller » le système. « Le plus grand problème pour nous est celui du financement. Les banques ne jouent pas du tout le jeu. Elles ne sont pas à côté de nous, mais à l’opposé », a regretté Fayçal Khebizat, directeur de Biodattes Algérie, entreprise spécialisée en produits agricoles biologiques basée à Oran. Selon lui, les banques publiques se cachent derrière la législation pour éviter de s’engager et prendre des risques.
« Il y a un problème de mentalité. Pour les banques étrangères privées, je n’ai pas envie de dire qu’elles sont là pour gagner de l’argent sur des segments porteurs. L’accueil y est aimable, mais au final il y a des refus. Nous avons des contrats auxquels nous ne pouvons pas répondre parce que nous n’avons pas les financements derrière. Les banques préfèrent financer des opérations d’import », a-t-il souligné. Kamel Aït Adjediou, responsable de l’entreprise Rizzo spécialisée dans les coffrets de luxe, s’est plaint du manque d’accompagnement. « Les pays européens ont des chambres de commerce actives, des associations et des syndicats qui favorisent les exportations », a-t-il noté, soulignant n’avoir aucune relation avec la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci).
L’exportateur algérien a besoin, selon lui, d’être soutenu sur le plan commercial. « Les entreprises doivent être mises en relation, grâce à l’action des associations, avec des acheteurs, pas avec des vendeurs. Comme en Tunisie ou au Maroc, des subventions sont nécessaires pour aider les exportateurs à supporter les frais de transport. Une remorque qui part d’Algérie et livrée en France coûte 3000 euros (4725 dollars), alors qu’une remorque similaire partant de Chine vers la même destination coûte 3000 dollars », a-t-il appuyé. Kamel Aït Adjediou exporte 100% de sa production vers la France. Les parfumeurs de luxe, comme Dior, Givenchy ou Paco Rabane, sont ses principaux clients. Fayçal Khebizat a observé que les difficultés sont à tous les niveaux devant les exportateurs : « La logistique, le transport, le conditionnement, la bureaucratie, le système douanier... » « Il y a trop d’embûches bureaucratiques. On n’est pas encore rodé à l’export.
Il existe également des difficultés en termes de connaissance de marché et de nouvelles méthodes d’approche de ces marchés », a remarqué, pour sa part, Idir Hocine de Sogedex Algérie, spécialisée dans la fabrication de badges et d’identification. Domaine récent en Algérie, selon lui. « Il y a un travail de marketing à faire, inculquer la culture du badge et de l’identification et expliquer que cela sert pour la gestion des zones sensibles, des entrées des bâtiments (...). Cela dit, il n’est pas facile de trouver des parts de marché. Nous voulons bénéficier du savoir-faire de Sogedex pour élargir notre marché, notamment vers l’Afrique », a expliqué Idir Hocine. Sogedex Algérie a déjà réalisé un chiffre d’affaires à l’export de 6 millions de dinars.
Le jeune Hadj Hamou Billel d’Afrique Câble, qui produit des câbles pour véhicules légers et engins, a pour ambition d’exporter à partir de la fin 2008. « Nous sommes en contact avec des clients en Europe et au Maghreb. Nous allons entamer les procédures d’exportation », a-t-il dit. Il se fera accompagner par Optimexport qui a pris une année de retard avant de lancer le programme. « Cela a été plus lent que prévu. Il nous a fallu sectionner nos équipes. Nous venons de lancer l’appel à candidatures pour les PME pour notre programme. Mais cela fait des mois que nous travaillons sur la formation des relais au diagnostic d’export, aux techniques de base, au domaine de l’information », a expliqué Marc Martinant, chef du projet Optimexport. « Entreprises potentiellement exportatrices, votre heure a sonné. Faites un dossier, envoyer un mail à Optimexport. On veut travailler avec les moyens modernes, les sites internet, les blogs. Aujourd’hui, un chef d’entreprise, qui veut se développer à l’international et qui n’est pas présent sur la toile, n’a tout simplement aucune présence », a-t-il ajouté.
Faycal Metaoui
Posté le 13.06.2008 par abdoumenfloyd
Les ambassadeurs des pays présents à la 41e édition Foire internationale d'Alger (du 7 au 13 juin) vont protester officiellement auprès du ministère du commerce, a appris toutsurlalgerie.com de source officielle. Motif: le retard de trois jours pris par le président Abdelaziz Bouteflika pour inaugurer cette foire.
La plus grande manifestation économique du pays qui devait être ouverte officiellement par le Chef de l'Etat samedi a été inaugurée lundi. Résultat: un retard de 4 jours pour les exposants. Les ambassadeurs se sont réunis il y a trois jours avec comme ordre du jour "l'envoi d'une protestation au ministère du commerce sur le retard dans l'inauguration de la foire", ajoute la même source. "La foire était prévue initialement durant 7 jours, mais elle a été écourtée à 3 jours. Nous avons perdu les trois premiers jours et le dernier jour est consacré à sa fermeture", explique un chef d'entreprise français.
Outre les frais d'hôtels et de restauration durant trois jours à Alger, les patrons étrangers venus établir des contacts d'affaires avec leurs homologues algériens, se plaignent de la perte de temps considérable de trois jours à attendre l'ouverture de la Foire.
La 41e édition de la FIA a été un échec sur le plan organisationnel. Le millier d'exposants étrangers présents à cette foire est reparti peu satisfait de son organisation et certains d'entre eux ont juré de ne plus y mettre les pieds durant les prochaines années. Les organisateurs auront beacoups de peine pour convaincre des exposants étrangers de participer à la foire de l'année prochaine.
Posté le 08.06.2008 par abdoumenfloyd
Elles sont éreintées par la bureaucratie et les complications de l’administration
De nombreux représentants de compagnies étrangères, qui travaillent en Algérie et veulent y développer des projets, ont observé que les contraintes administratives et bureaucratiques continuent de les éreinter, et ont conduit à de nombreux retards.
Des représentants de compagnies européennes présentes à la Foire Internationale d’Alger, et qui sont spécialisées dans les équipements industriels et les solutions informatiques, ont indiqué que le marché algérien est prometteur, mais que la non-détermination des responsabilités et les complications bureaucratiques font que de nombreuses compagnies préfèrent faire du commerce au lieu d’investir.
Par ailleurs et malgré la participation étrangère qui a dépassé 1000 compagnies à la Foire Internationale d’Alger qui s’est ouverte hier, on remarque que les grandes compagnies n’étaient pas au rendez-vous, à l’exception d’un très faible nombre.
D’un autre côté, M. Bassim Karakchi, président du groupe américain Bivision System, spécialisé dans le domaine des solutions informatiques, a indiqué que la compagnie comprend plusieurs experts et spécialistes, en plus d’un grand nombre d’experts d’origine algérienne, qui sont prêts à effectuer des projets d’investissement en Algérie.
Le même responsable a conclu : « Nous avons des projets et des propositions qui peuvent être appliqués en six mois, comme le règlement du problème des déchets dans la capitale et les grandes villes, ainsi que la modernisation de la gestion des mosquées et des écoles, et la création de bureaux électroniques. Nous pouvons également installer un réseau Internet hautement efficace pour tous les Algériens, en un temps très court et régler le problème du transfert financier, avec la contribution d’experts algériens résidant aux Etats-Unis, si la volonté y est et s’il n’y a pas d’obstacles à l’investissement ».
El Khabar
Posté le 02.06.2008 par abdoumenfloyd
Le nouveau gazoduc Galsi portera la capacité d'exportation de gaz algérien vers l'Italie et l'Europe à 40 milliards de mètres cubes à partir de 2012, a déclaré dimanche l'ambassadeur d'Italie à Alger, Giampaolo Cantini. Le Galsi, un gazoduc sous-marin actuellement en construction, va renforcer les capacités du Transmed, qui relie déjà depuis 1984 l'Algérie à l'Italie via la Tunisie. La capacité du Transmed a été augmentée en 2006 de 27 à 33 milliards de m3/an.
Le Galsi fournira notamment 8 milliards de m3 de gaz par an à l'Italie via la Sardaigne à partir de mai 2012, a précisé l'amabassadeur italien lors d'une conférence de presse. L'accord sur la construction du gazoduc Galsi avait été signé en novembre 2007 en Sardaigne, lors d'une visite du président Abdelaziz Bouteflika.
L'Italie est actuellement le principal marché de gaz naturel algérien avec un volume exporté de plus de 27 milliards de m3 par an.
AFP
Posté le 21.05.2008 par abdoumenfloyd
Le baril de pétrole a dépassé, mercredi 21 mai, pour la première fois 130 dollars sur le marché new-yorkais, dopé par la crainte que l'offre ne puisse répondre à la demande, le sentiment que la production reste vulnérable, la réticence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à augmenter son offre et la baisse du dollar. Une frénésie d'achats, qui s'est emparée à nouveau du marché mardi, a poussé les cours jusqu'à 130,30 dollars à New York et 129,70 dollars à Londres mercredi vers 11 h 05.
Les prix du pétrole, qui ne cessent de voler de record en record, avaient franchi le seuil psychologique des 100 dollars pour la première fois le 2 janvier, et ont accéléré depuis leur envolée, dans un contexte où tout concourt à enflammer les prix : l'attitude de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), des nouvelles alimentant le sentiment de précarité de l'offre, et le spectre d'un épuisement plus rapide que prévu des réserves mondiales. Sur un an, les prix du pétrole brut ont plus que doublé, et leur ascension ne devrait pas s'interrompre de sitôt, selon certains analystes. La banque Goldman Sachs avait ainsi pronostiqué début mai un baril à 200 dollars d'ici six mois à deux ans.
INERTIE DE L'OPEP
Cette nouvelle flambée se nourrit du sentiment, partagé par une majorité d'opérateurs, que l'écart entre offre et demande se resserre dangereusement au fil des mois : alors que la demande ne cesse de progresser dans les pays émergents, l'offre peine à suivre, notamment chez les producteurs hors OPEP. L'inertie de l'OPEP, qui assure 40 % de l'offre mondiale, a contribué à l'envolée. Le cartel pétrolier a observé la flambée sans apporter une goutte supplémentaire aux consommateurs qui réclamaient plus de brut. L'OPEP estime le marché suffisamment approvisionné et compte sur les producteurs non-membres de l'OPEP pour fournir aux nouveaux consommateurs, qu'ils réclament.
Selon Rafael Ramirez, "une quelconque hausse de la production serait immédiatement stockée et cela aurait un impact négatif sur les prix". La hausse des cours du brut "n'est pas liée à l'offre et à la demande" car "il existe suffisamment de pétrole sur le marché", a insisté M. Ramirez, conjointement avec Abdallah El-Badri, son interlocuteur de l'OPEP, qui n'a de cesse également de répéter que le marché est correctement approvisionné. Signe que le torchon brûle entre pays producteurs et pays consommateurs, la Chambre des représentants américaine a adopté mardi à une majorité écrasante un projet de loi visant à permettre au département de la justice de poursuivre les pratiques anticoncurrentielles dans le milieu pétrolier, notamment parmi les "entités contrôlées par l'OPEP".
Posté le 21.05.2008 par abdoumenfloyd
Début mai : le département économique des services de renseignements en Algérie est en état d’alerte. Il fallait évaluer au plus prés les réserves céréalières du pays. Il ne s’agit surtout pas d’ajouter aux explosions sociales récurrentes des émeutes de la faim.
L’opération a permis de révéler que l’Algérie avait un stock couvrant 15 jours de consommation.
Au même moment, un représentant du ministère de l’agriculture annonçait avec insistance sur les ondes de la radio chaine 3 que le pays disposait d’une réserve de 2 ans.
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) déclare, pour sa part, que « les approvisionnements du marché national en blé sont sécurisés » grâce aux stocks qu’il a constitués.
De son coté, l’Organisme algérien de régulation du marché des céréales estime que « l’Algérie détient des stocks qui couvrent les besoins nationaux pour une période de plus de 9 mois.»
Les décalages de ces chiffres révèlent les limites de l’Etat algérien en matière de prévision et de programmation.
La réduction drastique de l’offre sur le marché mondial risque de provoquer des tensions sur le marché intérieur que la maigre production nationale est loin de pouvoir compenser. Le matelas en devises peut toujours faire face à la faim mais la facture sera lourde.
Posté le 20.05.2008 par abdoumenfloyd
Les risques politiques augmentent pour les compagnies pétrolières dans le monde et sont réels dans de nombreux pays parmi lesquels figure l’Algérie, selon une étude de l’agence de notation internationale Standard & Poor’s datée du 15 mai .
Avec Moody's et Fitch, Standard & Poor's est l’une des agences de notation les plus influentes au monde. Ses recommandations sont en effet regardées de très près par les investisseurs.
Si les questions politiques ont toujours été une préoccupation majeure pour les compagnies énergétiques en dehors de la zone des pays de l’OCDE, l’Algérie est notée comme pays à risque notamment après le conflit entre Gas Natural, Repsol et Sonatrach sur le dossier Gassi Touil, cité par les analystes de Standard & Poor’s. « L’expropriation ou l’annulation de contrat sans compensation » est un risque encouru par les opérateurs en Algérie, écrivent les rapporteurs suite à cette affaire. Ils sanctionnent de ce fait l’Algérie d’une mauvaise note. Il y a un « risque d’intervention directe du gouvernement très élevé » qui classe l’Algérie aux côtés de l’Iran et du Yémen en termes de risques liés à l’intervention des gouvernement dans la gestion des contrats pétroliers.
Il y a également un risque «signifiant » de corruption, ainsi qu’un risque « très élevé » pour les rédacteurs du rapport « lié aux incertitudes politiques, juridiques et fiscales », qui classe l’Algérie dans la même catégorie que l’Irak et le Vénézuela. Ce dernier élément de notation est à rapprocher de la décision gouvernementale de taxer plus fortement les bénéfices des sociétés énergétiques étrangères. Il est également à rapprocher du dernier rapport de l’ONG Transparency International qui classe la société nationale des hydrocarbures Sonatrach parmi les entreprises pétrolières les moins de transparentes.
Selon Standard & Poor’s, trois compagnies pétrolières sont particulièrement exposées en Algérie : la française Total, la britannique BP et la norvégienne StatoilHydro. Les deux premières affichent un « risque modéré » alors que pour la troisième le risque est significatif, selon l’agence. En dépit d’une forte présence dans le pétrole, les compagnies américaines ne semblent pas concernées par ces risques. Bénéficient t-elles d’une protection particulière ? Standard & Poor’s ne donne aucune indication…
TSA
Posté le 19.05.2008 par abdoumenfloyd
Il y a quelques années, Bouteflika annonçait péremptoire à Hassi Messaoud que l'Algérie ne disposait encore que de dix ou quinze ans de réserves en matière de pétrole. Avant-hier, l'analyste et professeur à l'Institut français du pétrole (IFP) Jean-Pierre Farennec a déclaré lui que notre pays disposerait encore de quarante-deux années de réserves. La controverse sur le niveau des réserves en pétrole de l'Algérie n'est pas nouvelle. Depuis des décades, elle oppose les optimistes, qui envisagent encore un long avenir pétrolier pour le pays, et ceux pessimistes qui voient la fin d'un tel statut à brève échéance.
S'il est évident qu'il faut espérer que l'Algérie continue à disposer de réserves de pétrole le plus longtemps possible, là n'est pas l'important de la préoccupation nationale. La question qui se pose dans les deux perspectives, c'est celle de savoir si l'on se préparer pour l'après-pétrole. Quand Bouteflika avertissait le peuple que l'Algérie n'avait qu'une quinzaine d'années à vivre sur ses rentrées pétrolières, il lui avait signifié l'urgence de se mettre au travail, avec pour objectif de mettre à l'abri le pays des contrecoups de la fin de la rente pétrolière.
Force est de constater que rien de véritablement rassurant n'a été accompli pour nous sortir de la dépendance à l'égard de nos ressources pétrolières. Le pays n'a même pas atteint ce minimum dérisoire de deux milliards de dollars d'exportations hors hydrocarbures que nos dirigeants successifs se sont engagés à atteindre. Il continue toujours à financer son fonctionnement et ses approvisionnements par les seules rentrées financières de son or noir. Alors, qu'il nous reste dix ou quarante ans de pétrole ne change rien à la problématique nationale, si le pays doit rester tributaire de ses seules exportations pétrolières. Hors hydrocarbures, l'économie nationale est en panne. Des milliards de dollars sont injectés pour soi-disant en enclencher et soutenir la relance. S'il est vrai que de grandes réalisations d'infrastructures sont en train de voir le jour, le secteur productif et créateur de richesses de cette économie est lui toujours absolument anémique, en attente d'une stratégie globale qui le boosterait. Jamais comme depuis quelques années, l'Algérie n'a disposé d'autant de ressources et d'atouts pour s'engager dans la voie d'un développement durable.
Il lui manque précisément une vision d'ensemble que les exécutifs dirigeants n'arrivent pas à concevoir, bloqués qu'ils sont sur des préférences de choix économiques contradictoires. Situation qui est à l'origine du «surplace» auquel est condamnée la sphère économique, et du fait que le pays s'enfonce dans le marasme à ce niveau et celui du social, alors qu'il bénéficie d'une richesse financière sans précédent.
L'après-pétrole, tout le monde en parle effectivement et le redoute alors qu'il a déjà commencé, comme le montre l'effervescence sociale avec les explosions d'émeutes citoyennes qui se produisent avec récurrence à travers le pays. Que serait-ce alors quand la rente pétrolière sera vraiment tarie ?
Kharroubi Habib
Posté le 14.05.2008 par abdoumenfloyd
Rebrab dévoile ses projets à l’université de Tizi Ouzou
2,3 milliards de dollars d’investissement en 2008
Le PDG du groupe Cevital, Issad Rebrab, a dévoilé hier le plan de développement de son groupe devant la communauté universitaire de Tizi Ouzou, lors d’une conférence-débat qu’il a animée à la faculté de génie construction de l’université Mouloud Mammeri.
Le patron du leader national de l’agroalimentaire a annoncé, à cette occasion, l’engagement de plusieurs investissements, pour un volume global de 2,3 milliards de dollars, à partir de cette année 2008. Ceci permettra, en revanche, la création de pas moins de 100 000 emplois vers 2015, selon Rebrab. Le principal projet que Cevital a inscrit au chapitre de ses priorités, à l’heure actuelle, demeure l’implantation d’une nouvelle unité de construction en préfabriqué dans la région de Tizi Ouzou, et ce, après les unités d’Alger et de Constantine qui sont opérationnelles et celle de Sétif dont le lancement est prévu pour les jours à venir. Outre l’agroalimentaire, la construction et le verre plat, Rebrab a fait état hier de la nouvelle stratégie que son groupe vient de prôner et qui consiste à diversifier les champs d’intervention de Cevital. En effet, « le groupe lancera prochainement des investissements dans les énergies renouvelables et l’agriculture ». A cet égard, il a fait part de la construction de trois centrales électriques à l’avenir. Par ailleurs, il est utile de souligner qu’au moment où Issad Rebrab donnait sa conférence devant les étudiants de Tizi Ouzou l’unité de production d’eau minérale, Lalla Khedidja, sise dans la daïra de Ouadhias et que Cevital a rachetée auprès de l’EPE ETK (entreprise touristique de Kabylie), est mise momentanément à l’arrêt, suite à la résurgence du conflit qui oppose la direction de l’entreprise aux riverains. Ces derniers continuent à revendiquer le recrutement des jeunes chômeurs de la région.
M. Naili