ECONOMIE
Publié le 17/06/2009 à 07:42 par abdoumenfloyd
Hier aux environs de 22 h 30 au lieu-dit Tekouk dans la daïra de Béni Boussaïd, à 85 km de Tlemcen, Le gardes-frontières ont tué un trafiquant de carburant marocain et blessé un autre sur le territoire national.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux contrebandiers avaient pénétré sur le sol algérien pour s’approvisionner en carburant. Surpris, ils ont tenté de rebrousser chemin. Les soldats leur ont sommés de se rendre, mais les fuyards ont fait la sourde oreille. Les tirs de sommation ont été fatals aux trafiquants. La dépouille du défunt a été transportée à la morgue de Maghnia, à 25 km du lieu du drame, tandis, que le blessé a été transféré en urgence au CHU Damerdji de Tlemcen à 1 h du matin.
C. Berriah
Publié le 26/05/2009 à 07:35 par abdoumenfloyd
Les représentants des syndicats des entreprises publiques du textile menacent de recourir à une grève générale pour dénoncer la politique appliquée par la Société de gestion des participations industries manufacturières et le président du groupe Texmaco.
La filière du textile risque d’être paralysée par une grève générale si les pouvoirs publics n’interviennent pas pour désamorcer la crise que traversent les entreprises du groupe Texmaco. Dimanche, au terme d’une réunion initiée par la Fédération nationale textiles et cuir de l’UGTA (FNTTC), 80 représentants syndicaux ont décidé de déclencher une grève générale afin d’alerter les autorités politiques et économiques sur la crise qui pèse sur leurs entreprises. Dans une déclaration commune, ils ont accusé la SGP industries manufacturières d’être responsable de cette situation et exigent le départ du président groupe Texmaco. «Les syndicalistes considèrent qu’il est quasiment impossible de continuer à travailler dans cette atmosphère de démobilisation et de suspicion, de règlement de comptes et de mépris envers les travailleurs et demandent le départ du président du groupe Texmaco dans les plus brefs délais.
Publié le 24/05/2009 à 16:27 par abdoumenfloyd

Qualifiée de « chantier du siècle », l'autoroute est-ouest risque de devenir un véritable gouffre financier pour l'Etat algérien. Le projet devrait coûter beaucoup plus cher que prévu initialement en 2006, lors de l'attribution du contrat à deux groupements asiatiques, Cojaal (Japon) et Citic-Crcc (Chine) pour près de 11,4 milliards de dollars.
De nombreux avenants à ce contrat ont été conclus entre l'Agence nationale des autoroutes (ANA) et ces groupements attendent. Ils sont actuellement en attente de validation au ministère des Travaux et la Commission nationale des marchés (CNM) pour les intégrer dans le coût du projet. Le montant global de ces avenants dépasserait cinq milliards de dollars, selon nos sources. Le coût total du projet devrait avoisiner les 17 milliards de dollars. « Personne n'ose annoncer cette réévaluation au président de la république », confie une source proche du dossier.
Depuis 2006, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, affirme que le contrat de l'autoroute est-ouest est ferme et non révisable. Mais, le marché a été mal négocié et sa réévaluation est inévitable, ajoute notre source.
Explication : « les groupements chinois et japonais se sont engagés sur la base des travaux définis par le ministère des Travaux publics lors de l'attribution du contrat. Les quantités de déblais et de remblais, par exemple, ont été fournies par le ministère et c'est sur cette base que les deux groupements ont fait leurs offres techniques et financières. Mais ces quantités n'étaient pas exactes ». « Avec l'avancement des travaux, les deux groupements ont découvert que certains travaux de terrassement étaient surestimés et d'autres sous-estimés. La signature d'avenants est devenu obligatoire pour le paiement des travaux supplémentaires », ajoute le proche du dossier.
Des spécialistes du secteur des travaux publics précisent que dans un contrat de construction clés en main, le maître de l'ouvrage se contente de fournir uniquement les caractéristiques générales du projet, sans détailler les travaux à effectuer. « Dans les contrats type design & build, le maître de l'ouvrage ne quantifie pas les travaux. C'est aux sociétés de réalisation de le faire et de s'engager ensuite à les réaliser avec un prix non négociable », explique t-ils.
Outre les avenants liés aux travaux supplémentaires, le ministère des Travaux publics doit s'acquitter d'une grosse facture, liée à l'expropriation des terres traversées par l'autoroute, la déviation des réseaux d'assainissement, d'eau potable, d'électricité, de téléphonie, de gaz et de pétrole se trouvant sur le tracé de l'autoroute. « Le ministre Amar Ghoul aime donner des instructions aux entreprises de réalisation pour planter des arbres, du gazon ou de goudronner des tronçons de routes aux alentours de l'autoroute, mais tous ces travaux ont un coût et sont ensuite facturés par les entreprises », conclut le proche du dossier.
Ali Idir
Publié le 23/05/2009 à 21:38 par abdoumenfloyd

L’autorail reliant la ville de Béjaïa à Alger a heurté ce jeudi 21 mai un camion s’étant engagé sur un passage à niveau non gardé, non loin de la gare de la ville d’Akbou.
L’incident, le premier du genre depuis la mise en service de la ligne le 3 mai dernier, n’a heureusement pas fait de victimes et a juste occasionné quelques dégâts au camion. L’autorail a du par ailleurs être immobilisé pendant prés d’une heure, le temps d’effectuer les formalités du constat in situ de l’accident par la police. Ce qui est arrivé à Akbou repose la question de l’adéquation des conditions globales de l’exploitation avec la vocation et les ambitions du nouveau « train rapide ». Les passages à niveau « clandestins » sont en effet légion sur le parcours en attendant la finalisation du programme de modernisation de la ligne qui, lui, risque de durer encore quelques années. Ce qui laisse craindre la répétition de ce type d’accidents, avec peut être des conséquences autrement plus regrettables.
Mourad Slimani
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Le week-end actuel nous fait perdre un milliard de dollars par an !
Afia, la filiale algérienne du géant saoudien de l'agroalimentaire Savola, a décidé de réaménager la semaine de travail dès dimanche 3 mai.La direction de cette entreprise basée à Oran a informé ses employés que « le 1er jour de la semaine ouvrable sera le dimanche au lieu de samedi et le dernier jour le jeudi au lieu de mercredi ». En optant pour le week-end semi universel, Afia cherche à améliorer « l'efficacité de ses opérations, d'assurer une plus grande synergie avec les filiales de son groupe et de s'adapter au mode de fonctionnement d'un grand nombre de nos partenaires en Algérie et à l'étranger ».
La direction de cette entreprise basée à Oran a informé ses employés que « le 1er jour de la semaine ouvrable sera le dimanche au lieu de samedi et le dernier jour le jeudi au lieu de mercredi ». En optant pour le week-end semi universel, Afia cherche à améliorer « l'efficacité de ses opérations, d'assurer une plus grande synergie avec les filiales de son groupe et de s'adapter au mode de fonctionnement d'un grand nombre de nos partenaires en Algérie et à l'étranger », selon la même source.
Afia, qui fabrique les huiles alimentaires qui portent le même nom, n'est pas la première entreprise basée en Algérie à réaménager la semaine de travail. De nombreuses filiales locales de groupes étrangers et des entreprises privées l'ont déjà fait. Comme Siemens Algérie dont les employés se reposent depuis la mi-février durant le vendredi et samedi. La filiale algérienne du géant français Air Liquide a changé ses jours de repos hebdomadaire le 5 octobre 2008. Le 6 septembre 2008, la Nouvelle conserverie algérienne (NCA), qui fabrique les jus de fruits "Rouiba", avait également annoncé le passage au week-end semi-universel.
Siemens, Air Liquide et Rouiba ont emboîté le pas à Arcelor-Mittal Annaba. La filiale algérienne du géant mondial de l'acier avait décidé dès juin 2007 d'adopter le week-end du vendredi-samedi au lieu de jeudi et vendredi. La décision, la première du genre pour un groupe industriel basé en Algérie, avait été applaudie par le Forum des chefs d'entreprises (FCE). L'organisation patronale avait alors appelé ses adhérents à opter pour un nouveau week-end.
Pour sa part, l'UGTA soutient le réaménagement de la semaine de travail et le changement du premier jour ouvrable de la semaine du samedi à dimanche. La centrale syndicale a préconisé aux pouvoirs publics de modifier les journées de repos hebdomadaire et d'opter pour le vendredi et samedi comme nouveau week-end pour tous les travailleurs algériens. Mais le gouvernement n'a pas encore répondu, tout en laissant aux entreprises le choix de décider seules de modifier leurs journées de repos hebdomadaire.
En fait, les autorités avaient sérieusement envisagé, durant les années 90, de revenir au week-end universel pour lutter contre l'influence des islamistes radicaux. C'était pour des raisons politiques. Aujourd'hui, les raisons sont beaucoup plus économiques.
L'abandon en 1976 du week-end universel pénalise fortement l'économie algérienne : les opérateurs locaux ne travaillent que trois jours par semaine avec l'étranger (lundi, mardi et mercredi). Selon les estimations de la société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale), l'Algérie perd chaque année, près d'un milliard de dollars, à cause du décalage entre le congé hebdomadaire local et le week-end universel, en vigueur dans les pays occidentaux, avec qui l'Algérie réalise l'essentiel de ses échanges commerciaux.
Ali Idir
Publié le 17/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

Des indices moins déprimants donnent de l'espoir, mais la prudence reste de mise...
Même ceux qui multiplient les déclarations optimistes, depuis quelques semaines, n'attendaient pas la divine surprise. Le nombre de nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis, publié jeudi, a chuté lors de la semaine du 4 au 11 avril, alors que les économistes s'attendaient à ce qu'il reste stable. De quoi apporter de l'eau au moulin du président américain, Barack Obama, qui a distingué mardi des «lueurs d'espoir» pour l'économie. Les mesures prises en l'espace de moins de trois mois par son administration «commencent à susciter des signes de progrès», a-t-il affirmé. «Récemment, nous avons vu des signes timides que la forte baisse de l'activité économique pourrait être en train de ralentir», a confirmé le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, qui espère une lente reprise dès 2010. Un scénario qui séduit aussi le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le président du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Quant à l'économie chinoise, elle est «en meilleure santé que prévu», a estimé jeudi le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, son pays affichant une croissance de 6,1 % au premier trimestre.
L'emploi et le pouvoir d'achat dans le rouge pour longtemps
Plusieurs indices contribuent à ce regain d'optimisme: les enquêtes sur le moral des entrepreneurs, une petite reprise des ventes de logements aux Etats-Unis, les résultats convenables des banques au premier trimestre, la remontée des Bourses ou encore des prix sages. Malgré cela, la production industrielle, l'emploi et le commerce mondial restent résolument au rouge. «L'activité se dégrade toujours, mais moins vite, donc on pense toucher le fond bientôt», nuance Alexander Law, chef économiste chez Xerfi. «Les dirigeants politiques ont intérêt à expliquer que leurs coûteuses politiques de relance sont efficaces, met en garde Nicolas Bouzou, de l'institut Asteres. En effet, si les indicateurs suggèrent une stabilisation des carnets de commandes des entreprises, on n'en est pas du tout au rétablissement de l'emploi et du pouvoir d'achat, qui intervient toujours en dernier.» «On est encore au début de la crise. Certains veulent rassurer les populations, mais le système est plombé pour plusieurs années», affirme même Mathieu Plane, économiste au Centre de recherche en économie de Sciences-Po.
Angeline Benoit
Publié le 04/04/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Une catastrophe a été évitée de justesse, hier matin, au port pétrolier de Béjaïa. Un incendie s’est déclaré dans une cuve de bitume en phase de nettoyage pour servir de réservoir de gasoil.
L’usage d’un combustible pour fondre la couche de goudron qui, avec le temps, a trop durci, a donné naissance à un feu vite maîtrisé par les éléments de la Protection civile de Béjaïa, dont les opérations de simulation ont fini par trouver un terrain d’application. En moins d’une demi-heure le feu a été maîtrisé et la cuve refroidie, avons-nous constaté hier.
Une équipe est cependant maintenue sur place pour surveiller l’évolution de la situation. Aucun blessé n’a été fort heureusement dénombré au cours de ce que l’on peut considérer finalement comme un incident mineur.
Un incident, qui aurait pu, cependant, être catastrophique dans ce lieu d’empotage de Naftal.
Arezki SLIMANI
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Par mr Belkacem :
Fin 2008, l’Algérie posséderait plus de 138 Milliards de Dollars en réserves de change et occuperait la première place à l’échelle planétaire. C’est incroyable mais vrai. Dieu Tout Puissant, préservez-nous du mauvais œil ! il en manquerait une douzaine de Milliards car, dernièrement, d’autres sources plus crédibles faisaient état d’une cagnotte de pas moins de 150 Milliards de Dollars que les argentiers algériens avaient pris le méticuleux soin de mettre en lieux sûrs, là bas en Amérique du nord, dans les banques de l’oncle SAM dont l’économie est en train de battre dangereusement de l’aile.
Une question me taraude les méninges, est-il concevable de se faire du mourant et de broyer du noir quand votre pays possède autant d’argent ? Normalement, il n’y a aucune raison pour que la grande majorité du peuple vive dans la dèche en mourant de faim à moins que tout ce blé ne soit la propriété privée de certaines gens qui n’ont pas intérêt qu’on connaisse les noms; auquel cas … Quelles auraient été les véritables intentions de ceux qui auraient pris la lourde décision d’expatrier en catimini ce précieux trésor qui appartient au peuple. Il est possible que quelqu’un me réponde que c’est là une opération financière qui doit revêtir le sceau du secret absolu. Et du moment que ce placement peut rapporter gros au trésor algérien, en matière d’intérêts, il n’y a pas de quoi en faire un drame. C’est fort possible que ce placement serait rentable pour le trésor algérien mais on voudrait bien connaître quels sont les risques encourus par ce pactole qu’on risque, si jamais nous déplaisions à cet oncle lointain au comportement imprévisible, de ne plus voir la couleur de ces billets verts.
Au fait, de quoi je me mêle du moment que les banquiers algériens sont notoirement connus pour leur intégrité morale incomparable et leur amour de la patrie ! Il ne faut surtout pas croire que tous les argentiers algériens ou leur chefs hiérarchiques soient tous des « KHALIFA ». Du moment que la comptabilité des banques algériennes est l’une des plus rigoureuses qui soient, il faut par conséquent faire confiance à ceux qui y travaillent. (Soyons rassurés pour cet argent du moment que nous possédons le système bancaire le plus obsolète où les détournements de deniers publics continuent de battre tous les records en particulier pendant ces dix dernières années d’anarchie généralisée.) Pardonnez-moi de m’occuper de quelque chose qui ne me concerne pas et c’est pourquoi je vous conseille vivement mes chers compatriotes d’avoir une totale confiance aveugle, en vos banquiers qui ne méritent pas que je les dénigre systématiquement comme s’ils étaient coupables d’un crime quelconque !
P.S : Juste pour votre gouverne, mes chers compatriotes, il faut savoir que chaque Milliard de Dollars pèserait QUATRE tonnes de billets de 100 Dollars et nécessiterait un gros semi remorque pour le contenir au cas où l’on voudrait en déplacer un seul. Une brique c’est 100.000 Dollars. Tourmenté par cette affaire, je me demande ; juste au cas où l’on déciderait de rapatrier ces devises, où va-t-on stocker ces 600 tonnes de billets verts qu’on aurait transportés à l’aide d’un long cortège de 150 semi remorques ? Rien qu’à y penser j’ai commencé par perdre le sommeil ! Un conseil à ceux qui nous gouvernent : Pour ne pas vous donner de la peine, la meilleure solution c’est de prendre la lumineuse décision de les dispatcher à parts égales dans les comptes en banques secrets de tous nos honorables responsables en guise de reconnaissance ; et le tour serait joué.)
Fraternellement. Belkacem.
(P.S : Le poids d’un milliard de Dollars et le nombre de billets dans une liasse de billets, j’en ai pris connaissance sur la chaîne ARTE qui diffusait un documentaire sur les détournements de deniers publics irakiens.) Salutations fraternelles.
Publié le 21/02/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd

On est loin des 11,8% de taux chômage officiel annoncé, le 9 février, par le ministère du Travail. Une source proche du gouvernement qui a requis l'anonymat a indiqué que le chiffre réel du chômage est largement supérieur au taux avancé officiellement par les autorités.
Près de 35% des Algériens en âge de travailler sont considérés comme des chômeurs, selon la même source. Un chiffre qui n'a jamais été rendu public. «11,8% est un chiffre loin de la réalité. C'est presque la moyenne dans beaucoup de pays européens. En France, on est à plus de 10%. Mais on ne peut pas dire qu'ils n'ont aucun revenu. Car, dans le pays, beaucoup de personnes vivent grâce à des activités informelles », précise notre source.
Illustration du nombre élevé de chômeurs dans le pays, les réponses aux annonces d'emploi publiées régulièrement dans la presse par les entreprises. « Nous avons publié récemment une annonce pour le recrutement de deux ingénieurs. Nous avons reçu plus de 2000 demandes en quelques jours. C'était impressionnant», affirme le PDG d'une entreprise privée. « Pour chaque annonce, nous recevons une moyenne de 300 demandes », témoigne le dirigeant d'une entreprise d'emballage basé dans la banlieue d'Alger. « Il est difficile d'évaluer le chiffre exact du chômage dans un pays où l'informel domine. Mais une chose est sûre : il y a une très forte demande sur le marché », affirme un haut cadre d'un grand groupe privé.
La promesse faite, jeudi 12 février, par le président Bouteflika de créer trois millions d'emplois durant les cinq prochaines années contredit également les chiffres officiels sur le chômage. En effet, ce chiffre avancé par le président représente à lui seul près de 10% de la population globale. Si on exclut les enfants, les retraités, les femmes au foyer et les nombreux Algériens vivant à l'étranger, trois millions de personnes représenteraient au moins 20 à 25% des Algériens en âge de travailler.
S.L
Publié le 15/02/2009 à 12:00 par abdoumenfloyd
Quel le montant exact des réserves de change de l'Algérie ? Sont-elles de 120 ou de 140 milliards de dollars?
Depuis jeudi et l'annonce de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 9 avril, la question focalise les discussions dans les milieux économiques. Deux chiffres officiels ont été donnés en l'espace de quelques semaines : 140 milliards et 120 milliards de dollars.
Le premier, 140 milliards de dollars, a été communiqué fin 2008 par la Banque d'Algérie. Le second a été fourni jeudi 12 février par le président Abdelaziz Bouteflika. Dans le discours qu'il prononcé à la coupole du 5 juillet à Alger, le chef de l'Etat a bien dit que les réserves de change de l'Algérie s'élevaient à 120 milliards de dollars.
Mais le lendemain, l'agence APS a corrigé: « l'Algérie a pu accumuler des réserves de change qui totalisent aujourd'hui plus de 140 milliards de dollars et qui (lui) permettent de faire face à la crise économique internationale, avec prudence certes, mais aussi sans crainte pour la poursuite de nos efforts de développement", aurait dit le président de la république, selon l'agence officielle.
Le chef de l'Etat s'est-il réellement trompé en annonçant le chiffre de 120 milliards de dollars ? Ou les réserves de change de l'Algérie ont-elles fondu de 20 milliards de dollars en quelques mois? Dans les deux cas, c'est inquiétant.
Si le chef de l'Etat s'était trompé de 20 milliards, cela voudrait dire qu'il ne maîtriserait pas les chiffres de la situation économique du pays. 20 milliards de dollars constituent une somme trop importante pour être négligée. Si les réserves de change ont fondu de 20 milliards de dollars, le gouvernement va devoir alors s'expliquer.
S.L