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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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ECONOMIE

L’Algérie devrait gagner 80 milliards de dollars en 2008, mais pour en faire quoi ?

Posté le 08.05.2008 par abdoumenfloyd

Bonne nouvelle : l'Algérie va, une fois de plus cette année, engranger des recettes records qui pourront atteindre et même dépasser la barre de 80 milliards de dollars, contre près de 60 milliards l’année dernière, selon les estimations des experts.

Cette performance est, bien sûr, dûe à la flambée des cours du pétrole, qui ont dépassé le seuil record de 122 dollars avant-hier, et qui ne semble pas près de s’arrêter.

La hausse des prix du pétrole a eu pour effet de doubler quasiment la valeur du baril de brut depuis un an et l’Algérie, à la faveur de cette hausse, voit son aisance financière se confirmer d’année en année.

Mais l'argent pourquoi faire ? Le revers de la médaille est que cette envolée des prix s’est accompagnée, entre autres, d’une hausse vertigineuse des cours des produits de base (huile, sucre, farine…) qui dépendent pour beaucoup de l’importation, conduisant inéluctablement à une érosion du pouvoir d’achat.

Pour l’économiste et consultant international, M. Abdelhak Lamiri, cette «inflation importée est à 80 % induite par la hausse des prix du pétrole du fait que ce dernier est utilisé pour la production. D’autre part, beaucoup de pays ont réduit les superficies consacrées à l’agriculture au profit de la production des biocarburants, pour réduire l’impact de la flambée des cours sur leurs économies».
Outre la réduction des surfaces agricoles, la hausse effrénée des prix du pétrole a également eu pour effet d’induire une augmentation de plus de 80 % des prix du fret, note le professeur Lamiri, selon lequel la conséquence sur l’Algérie se traduit par «un Etat de plus en plus riche, alors que le peuple s’appauvrit».

Les recettes pétrolières sont aujourd’hui suffisamment importantes pour permettre à l’Etat de «consacrer une partie de cette plus-value à la stabilisation des prix des produits de base», selon notre économiste qui estime, dans ce cadre, que la proposition faite par les syndicats de créer un fonds de stabilisation des prix est très judicieuse. Certes, la hausse des recettes pétrolières qui pourraient avoisiner 80 milliards de dollars cette année, après avoir frôlé 20 milliards de dollars durant le premier trimestre, peut être relativisée en raison de la baisse, au même moment, du cours du dollar qui est la monnaie d’échange officielle pour le pétrole. Toutefois, selon M. Lamiri, on ne peut en aucun cas dire que l’augmentation des recettes est annihilée ou annulée par la baisse du dollar, car la progression de l’or noir est plus rapide que la dépréciation de la devise américaine. Et pour cause.
En trois ans, explique l’économiste, «la valeur du pétrole a gagné entre 60 et 70 %, alors que le dollar a perdu entre 25 et 30 % de sa valeur». En conséquence, on peut considérer qu’en dépit de la dégradation de la valeur du dollar, «nos recettes d’hydrocarbures augmentent tout de même de 30 %», selon M. Lamiri. L’Algérie n’envisage pas pour le moment de facturer ses exportations pétrolières en euros pour limiter les pertes, à la différence du Venezuela qui a annoncé avoir mis à l’essai des contrats pétroliers libellés en euros pour faire face à la chute du dollar.

Mais pour le professeur Lamiri, «le problème de l’économie algérienne n’est pas la baisse du dollar ou la hausse du pétrole, c’est un problème de productivité d’entreprise, de stratégie de développement, de gestion de l’économie et de promotion de la ressource humaine».
Et au-delà de la hausse des revenus pétroliers, l’Algérie continuera, selon lui, à essuyer les contrecoups de la flambée des cours du pétrole tant qu’une solution de fonds n’aura pas été trouvée pour faire face aux situations conjoncturelles.


Safia Berkouk




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Quatre compagnies pétrolières étrangères ont détourné des millions de dollars

Posté le 07.05.2008 par abdoumenfloyd
Des salaires fictifs et des sous-traitances à Londres pour des évasions fiscales
Quatre compagnies pétrolières étrangères ont détourné des millions de dollars

El khabar

El Khabar a appris de sources sûres que des équipes mixtes des impôts, des douanes et du commerce enquêtent sur des dizaines d’opérations de fraude par des compagnies pétrolières internationales ayant d’importants projets avec la Sonatrach.

Ces dernières sous-traitent entre elles conformément à des contrats conclus à Londres afin d’éviter de payer les taxes qui en découlent, ce qui occasionne au Trésor des pertes en millions de dollars selon nos sources.
Les compagnies pétrolières étrangères qui sont soumises à l’enquête sont au nombre de quatre, et la commission d’enquête commune aux impôts, à la gendarmerie et au commerce planche, entre autres, sur les transactions de sous-traitance qui ont lieu entre les quatre compagnies qui ont refusé de divulguer leur nom, et d’autres compagnies étrangères afin de réaliser des parts de différents projets dans le domaine du pétrole et des mines.
Parmi les infractions commises et qui ont été révélées par les premières enquêtes, les fausses déclarations des quatre compagnies sur le niveau d’instruction de certains de leurs cadres ou travailleurs techniques, car les cahiers des charges des transactions conclues entre ces quatre compagnies et Sonatrach leur imposent un nombre précis de chercheurs et de docteurs, qui se chargent de présenter de simples travailleurs techniques, dans la fiche technique, et déclarent des salaires fictifs versés en devises.





Sept milliards de dollars de bénéfices transférés en 2007

Posté le 06.05.2008 par abdoumenfloyd

Dans les 10 à 15 prochaines années, la proportion pourrait atteindre les 50 milliards de dollars de transferts de dividendes. Les ressources gelées dans les banques américaines « ne génèrent, en réalité, qu’environ 2% de bénéfices ».

Nous allons connaître, fort probablement, un sérieux problème de dividendes à l’image de la crise asiatique si nous continuons à adopter les mêmes politiques à l’égard des IDE (investissements directs étrangers). » Cela fait partie des calculs économiques de Abdelhak Lamiri, économiste et PDG du groupe Insim, conforté dans son opinion par bon nombre d’experts et d’économistes. En 2007, le volume des bénéfices transférés vers l’étranger par les investisseurs s’élève à plus de 7 milliards de dollars, si l’on se réfère aux déclarations de Abdelhak Lamiri lors d’un séminaire consacré aux « réformes financières et transition » organisé hier à Alger par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC). Le montant risque d’être encore plus lourd dans les années à venir. Selon le conférencier, il est impossible de redresser économiquement un pays en se basant uniquement sur les IDE. Le pays reste ainsi exposé à deux menaces au moins. Primo, « si l’on ne développe pas un capital et un privé national qui est appelé à se déployer ici et ailleurs, cela veut dire que d’ici quelques années, 80% des secteurs industriel et bancaire seront entre les mains des étrangers ». Secundo, le risque est beaucoup plus grand et dangereux pour l’économie nationale, surtout lorsqu’on commence à rapatrier les dividendes, avertit Abdelhak Lamiri pour qui l’économie doit se développer aussi grâce à l’apport des entreprises nationales, notamment un capital privé compétitif. Le risque qui menace l’Algérie est très sérieux, a-t-il souligné encore. « Dans les 10 à 15 prochaines années, la proportion pourrait atteindre les 50 milliards de dollars de transferts de dividendes, un volume nettement plus important que ce que l’on peut exporter à travers ces mêmes IDE. » Il s’agit là d’un avertissement de taille à prendre sérieusement en compte. Néanmoins, Abdelhak Lamiri remarque que l’Algérie a des surliquidités et des réserves beaucoup plus importantes pour financer le développement du secteur privé productif. Cela pour expliquer une sorte « d’allergie » qu’affichent les banques à l’égard des investisseurs locaux, « appelés pourtant à constituer le moteur de la croissance en mesure de compenser les pertes que peuvent engendrer les IDE ». Les ressources gelées dans les banques américaines « qui ne génèrent, en réalité, qu’environ 2% de bénéfices », viennent s’ajouter à cette situation qui menace d’être très risquée pour l’économie nationale. A entendre Abdelhak Lamiri, il est plus que jamais temps de prendre les décisions nécessaires car, si crise il y a, « l’Etat sera contraint d’inventer d’autres solutions d’urgence, si risquées aussi, à l’instar de la dévaluation de la monnaie qui conduira inévitablement à l’inflation ». Tout se concentre, a-t-il plaidé, donc sur « l’industrialisation du développement local et la nécessité d’un financement intensif de la production nationale ». La Banque mondiale a évalué à 15% le taux de financement par les banques des PME en Algérie. Un chiffre qui vient contredire les statistiques avancées par les instances algériennes qui font état d’une proportion de 55%, selon les banques, et 85%, d’après le ministère des Finances. Il y a déjà contradiction flagrante dans les chiffres, relève Abdelhak Lamiri. De son côté, Hamdi Mohamed Lamine, expert comptable et président de l’Ordre des experts comptables, a noté que le taux de création d’entreprises en Algérie est très inférieur à la moyenne admise dans les pays développés. Le taux ne flirte qu’avec la barre de 100 entreprises par 100 000 habitants. D’autres pays sont à une proportion beaucoup plus avancée qui se situe entre 3000 et 4000 entreprises créées dans une zone de 100 000 habitants. L’Algérie, d’après le président de l’Ordre des experts comptables, demeure aussi un mauvais exemple en termes de création d’entreprises sur les cendres des sociétés déstructurées. Le taux ne dépasse pas 1%, si l’on se réfère aux statistiques de Hamdi Mohamed Lamine.

Ali Titouche

L’incroyable main-mise des americains sur notre pays : Arfaa rassek ya bba !

Posté le 29.04.2008 par abdoumenfloyd

Chakib Khellil, le ministre algérien de l’énergie, a la nationalité américaine. Très curieusement, il est aussi président de l’OPEP. Autant dire, pour les deux fonctions qu’il exerce, que c’est la métaphore du loup dans la bergerie qui vient à l’esprit.
Cet homme, né au Maroc, a très peu connu son pays d’origine et a fait ses études aux USA. Il y a exercé en qualité d’ingénieur et de manager dans des sociétés comme Shell, Philips Petroleum et notamment avec le Bureau d’Études Mc Cord à Dallas.
Il a atterri à Sonatrach en 1971 où il est nommé Chef de département gisements à la Sonatrach, et président de la société Alcore - Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine. Deux ans plus tard, il est bombardé Conseiller technique auprès de la Présidence de la République. Il exercera, par la suite, et jusqu’en 1999, diverses fonctions de conseiller avant d’être mis à la retraite anticipée. Il n’y restera pas longtemps en inactivité, puisqu’il sera appelé par le Président Bouteflika au poste de Conseiller à la présidence. Avant d’être propulsé au poste le plus stratégique et le plus vital du pays. Celui de ministre de l’énergie et des mines.
De nombreuses personnalités ont affirmé, de façon catégorique, que cette nomination a été “souhaitée” par les Américains.
On le comprend d’autant plus, lorsqu’on connaît la pratique des assassins financiers telle que décrite par John Perkins, que Chakib Khellil a abandonné une carrière très prometteuse aux USA, pour venir travailler à Sonatrach, dans un poste où il ne s’éternisera pas. Son parcours fulgurant laisse penser, en effet, qu’il a bénéficié de l’appui déterminant de ses compatriotes américains.
Ses efforts, remarqués, pour faire passer une loi sur les hydrocarbures, qui n’était rien d’autre qu’un vaste plan de bradage de nos ressources à des compagnies pétrolières, laisse deviner ce qu’est la mission de cet assassin financier.
La création de BRC en 1994, au moment où les carnages des populations civiles faisaient rage, une période propice pour toutes les grosses opérations de pillage perpétrées par les généraux janvieristes, est un argument frappant sur le véritable rôle que cet homme joue dans le régime.
BRC, un joint venture entre Sonatrach et Halliburton, une des sociétés du très neocon Dick Cheney, a bénéficié de 43 marchés de gré à gré, en violation flagrante avec le code des marchés publics. Une inspection de l’IGF, dilligentée par Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque, qui est pourtant une créature du DRS, allait révéler un scandale sans précédent dans l’histoire du pays. La valeur de ces marchés de gré à gré a été surestimée, jusqu’à 700% pour certains, comme les hôpitaux militaires de Constantine et d’Oran. Cette incroyable prédation s’élève à plusieurs milliards de dollars. Mais le plus choquant est que la BRC, supposée être spécialisée dans les travaux pétroliers, a fourgué à l’Algérie des mallettes
de transmission et d’écoute militaire qui avaient été “bricolées” par la CIA pour espionner l’armée algérienne. Un lampiste tout désigné, le PDG de BRC fut jeté en prison, et la BRC dissoute sur ordre du président. Une dissolution en catastrophe, pour empêcher la vérité d’éclater en plein jour.
Mais ce n’est pas tout. Il s’est avéré, plus tard, malgré le black out qui pèse sur tout ce qui concerne la BRC, que celle-ci a fait réaliser, en sous traitance, par une société canadienne qui n’avait rien à voir avec le génie civil, une base américaine dans le sud algérien. A l’insu du peuple algérien, et contre la volonté de certains décideurs militaires algériens. C’est probablement à la suite du mécontentement de nombreux officiers de l’armée algérienne, que la construction de cette base américaine, qui avait déjà accueilli des marines américains, sera interrompue. Ce cas de haute trahison sera étouffé. On croit savoir que le général de Corps d’armée Mohamed Lamari aurait été prié de partir à cause de cette scabreuse affaire. Le fait que Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque ait demandé une enquête de l’IGF montre bien qu’un clan du DRS était contre les agissements de BRC et de l’installation d’une base américaine dans le Sahara algérien.
Le fait que le Président Bouteflika ait dissous cette société dans la précipitation, sans véritable audit, et que l’IGF ait été empêchée, malgré ses attributions et son ordre de mission, de pousser ses investigations jusqu’à un certain niveau, sont significatifs d’une volonté d’empêcher les algériens d’accéder à une terrible vérité. Celle de pratiques criminelles sur le trésor algérien et de haute trahison contre la sûreté de la nation, dont Chakib Khallil est l’un des suppôts.
L’information que ses fils,Jean Kriss et Paul Ahmed, dont l’un a été employé par la Sonatrach, avant d’être engagé par la société Poten, spécialisée dans la commercialisation du GPL, domiciliée à la 3eme Avenue à New York, et dont certaines sources disent qu’elle appartient, en partie, à des personnalités du régime algérien, nous renseigne un peu plus sur le personnage.

Il semble donc, qu’en plus d’être américain, ce qui aurait dû être totalement rédhibitoire pour occuper le portefeuille de ministre de l’énergie, qu’en plus d’avoir cherché à privatiser, par des moyens scélérats, la principale ressource du peuple algérien, au profit de ses compatriotes américains, qu’en plus d’avoir placé ses enfants au cœur du business américain, qu’en plus d’avoir mouillé dans une sombre histoire de haute trahison, et d’avoir fait jouer la pression américaine pour étouffer le plus grand scandale qu’ait connu le pays, Monsieur Chakib Khellil continue de vaquer à ses affaires et à celle de sa chère Amérique sans être inquiété le moins du monde.
Voilà où en réduite l’Algérie. Voilà ce que sont nos dirigeants. Admirez avec quelle cynisme ils nous dépouillent et rient de nous !
Pendant que les enfants de l’Algérie meurent noyés parce qu’ils ont voulu quitter leur malheureux pays, pour aller se réfugier en Europe, leurs enfants à eux, Américains, Français, Britanniques et autres font leurs études dans les écoles les plus prestigieuses d’Europe et d’Amérique et sont introduits dans les milieux les plus huppés du Business. Le tout avec l’argent du peuple algérien et sur son dos !

D.Benchenouf

Algérie-Stratégie Industrielle : la nouvelle coquille vide du ministre Temmar

Posté le 28.04.2008 par abdoumenfloyd


Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, la théorie économique se limitait à l’optimisation et aux moyens de coordination aux marchés. Elle excluait ainsi de facto de ses préoccupations le champ de la gestion, au prix d’une conversion de l’économie théorique en économie normative. Les économistes ont depuis lors redécouvert l’entreprise, et beaucoup d’entre eux portent même désormais un intérêt passionné au fonctionnement interne de l’organisation.Ma vision n’est donc pas celle d’un économiste mais d’un consultant en gestion industrielle, dont la fonction essentielle consiste à analyser les systèmes d’entreprises, à corriger leurs dysfonctionnements, et construire des stratégies industrielles afin de les aider à atteindre des objectifs de performances (compétitivité, rentabilité, satisfaction des clients…).

L’histoire de l’économie algérienne se résume principalement en trois périodes phares :

Avant les année 80, lorsque l’Algérie avait adopté un système soviétique basé sur les nationalisation de tous les secteurs clés − banque, hydrocarbures, mines…etc.−, et mis en œuvre un plan d’investissement dans diverses industries lourdes avec un objectif de créer une industrie industrialisante. Ce plan centralisé alimenté par les ressources pétrolières avait donné naissance à de grandes sociétés publiques qui se sont essoufflés durant leur existence en raison de l’absence d’une gestion transparente et performante. Ces entreprises étaient toutes en sureffectifs, presque toutes déficitaires (sauf celles des hydrocarbures) ; elles ne visaient que le marché local (en principe), celui de certains pays socialistes et africains. La raison principale de cet échec est que l’entreprise publique n’était pas seulement une entreprise qui crée des richesses, mais aussi une institution chargée d’un rôle social et idéologique.

La période des années 80. Le contre choc pétrolier de 1986 a porté un coup dur à une l’économie quasiment rentière. Commencée en 1983/1984, la crise économique en Algérie a été aggravée, dés 1986, par les chutes des prix du pétrole et du dollar qui ont réduit les revenus des exportations, fondés à 97% sur les hydrocarbures. L’Algérie s’engage alors dans une restructuration de ses entreprises publiques. l’Etat les éclate alors en plusieurs centaines entreprises publiques de taille moyenne ou petites, selon un glissement vers un mode horizontal, contrairement au schéma vertical précédent . Certains analystes et observateurs économiques voient même dans cet événement une première rupture avec le modèle Soviétique. Si on considère que l’économie fait bouger les lignes des marchés, et la gestion étudie le fonctionnement des entreprises, on peut considérer que cette restructuration est une sorte de lifting apporté au modèle soviétique par une nouvelle gestion de ces entreprises publiques. L’ancien modèle, certes a généré une gestion opaque et anarchique, mais avait un avantage fondamental, celui de la trésorerie. Ainsi les activités les plus performantes étaient solidaires avec celles qui l’étaient moins. Sur le plan économique, les lignes des marchés n’ont pas substantiellement bougés, et sur le plan de la gestion, les rendements des entreprises restructurés n’ont guère donné de meilleurs résultats. Ainsi, l’Etat, voulant alléger son interventionnisme financier, a continué d’équilibrer les comptes de ses entreprises à coup de millions et de milliards de dinars. L’éclatement en entreprises autonomes, sans aucun plan d’assainissement, a rendu cette restructuration tout simplement suicidaire.

Echec des privatisations : le cauchemar continu

La troisième et actuelle période. Au début des années 1990, l’Algérie se rapproche des institutions de Bretton Woods en vue de conclure un premier accord d’ajustement structurel. Accord en vertu duquel, elle concrétise son passage à l’économie de marché, dans le contexte du libre échange et de la mondialisation. En contre partie de facilités de financements, l’Algérie se retrouve donc encadrés par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européennes, qui l’obligent à amorcer un processus de relance économique, ouvrant ainsi pour la première fois dans son histoire, un énorme chantier de réformes afin d’adapter le droit Algérien à cette économie du marché .Maintenant que l’économie a des lignes claires, on peut dire qu’il ne reste effectivement qu’à travailler sur le plan de la gestion industrielle, en vue d’offrir au pays une réelle stratégie.Pourtant, le problème de la rentabilité des entreprises publiques n’étant pas été solutionné par le passé, l’Algérie se retrouve de nouveau confronté à ses anciens cauchemars.La privatisation des entreprises déficitaires était l’une des premières pistes du gouvernement de Bouteflika. En 2004, 904 entreprises étaient destinés à la privatisation ; quatre ans plus tard, il en reste encore 800 qui n’ont pas trouvé de preneurs : autrement dit, l’Algérie a privatisé quelque 104 entreprises, soit une moyenne de 26 par an. A à ce rythme là, il faudrait 30 ans pour privatiser le reste, ce qui est inacceptable.Les raisons de l’échec de la privatisation des entreprises publique sont dues, à mon avis, d’abord à l’absence de gestion et de régulation du marché local, et à l’ouverture sauvage aux importations. Cette nouvelle concurrence agressive a piégé les entreprises publiques qui ont rétrécir de jour en jour leurs parts de marché dans le local . Quant à l’export, point d’espoir !L’entrée en vigueur des accords avec l’UE a permis aux produits européens, exonérés de taxe de douanes, d’arriver sur le marché algérien. Sans parler des diverses opérations d’imports sauvages et mafieuses de produits dont les droits de taxes douanières sont régulièrement détournés par leurs bénéficiaires. Tout cela a fait que ces pauvres entreprises publiques de production se sont retrouvées au bord de l’agonie.

Les bricolages de Hamid Temmar

Face à cet échec, une nouvelle réorganisation est adoptée qui consiste à regrouper ces entreprises au sein de société de gestion (SGP) afin de les maintenir en activité jusqu’à leur privatisation. Or, justement ces privatisations se font toujours attendre et les SGP montrent très vite leurs limites. Et voilà qu’au cours d’un prétendu séminaire de réflexion sur la stratégie industrielle, M. Temmar, qui s’était vu dessaisir du dossier privatisation au profit des anciennes tutelles ministérielles puis avait retrouvé ses prérogatives un mois plus tard, annonce son intention de créer… 13 nouvelles grandes entreprises nationales à partir des entreprises publiques existantes( elles-mêmes promises à une privatisation qui n’a pas eu lieu), dans divers secteurs : pétrochimie, pharmacie, sidérurgie, transport aérien et de les renforcer à coup de millions ou de milliards de dollars. La décision du Ministre illustre parfaitement le bricolage des stratèges en matière industriel. Après avoir fait, défait et refait, structuré, déstructuré, restructuré, nous voilà presque revenu à la case départ.Aujourd’hui, force est de constater que ces pseudo stratégies industrielles, autant celles d’hier que la dernière et énième annoncée par Hamid Temmar, n’ont mène à rien d’autre qu’à des impasses. Elles ont été très coûteuses et ont fait perdre un temps précieux aux pays. Pas moins de 17 milliards de dollars ont été consacrés, entre 2000 et 2004, à la stabilité macro-économique du pays, et je vous laisse imaginer les futurs milliards qui seront encore dépensés pour la création de ces nouvelles sociétés, sans savoir d’avance leur impact sur l’économie algérienne. Cet énième scénario, inquiétant à plus d’un titre, me réconforte dans l’idée que l’Algérie souffre réellement de manque d’experts en stratégies industrielles. Le plus choquant aujourd’hui n’est pas tant le fait de chercher à créer des nouvelles entreprises publiques forte, mais plutôt l’absence de méthode et de démarche qui justifieraient telle ou telle décision. M. Temmar est en train de faire du rafistolage et c’est la raison pour laquelle ses propositions n’apporteront pas de solution aux problèmes de l’industrie algérienne. Comme dit l’adage populaire, il met la charrue devant les bœufs et continue de taper sur les l’attelage jusqu’à ce qu’ils crèvent. Sa stratégie est une coquille vide qui déboule sur un marché encore désorganisé.

Tous ensemble pour une stratégie industrielle crédible

Pour être viable et fiable le schéma directeur d’industrialisation doit être le fruit d’une réflexion entre Experts en Gestion industrielles et des chefs d’entreprises publiques et privées.. Ce schéma directeur sera un outil qui fixera les objectifs et permettre de déduire les différents plans d’industrialisation du pays par région et par secteur d’activité. Chaque région Algérienne a ses atouts, et il est absurde qu’une ville comme Tiaret, réputée pour son agriculture et son cheptel, au lieu qu’elle soit choisie pour développer l’industrie Agroalimentaire par exemple, il lui a été affecté une usine de montage de voiture dont personne n’en veut, et une raffinerie de pétrole sans se soucier de son environnement ni de l’absence d’un port maritime.Le schéma directeur industriel doit donc pallier aussi à ces choix absurdes, qui font qu’aujourd’hui les projets de développements sont distribués en fonction des origines des ministres ou du chef de gouvernement.L’Algérie se doit de développer en priorité les secteurs où elle est en meilleur position pour affronter la concurrence mondiale ; par exemple, le domaine de la plasturgie qui souffre de la hausse de la matière première et de l’énergies. L’industrie est un puzzle ou chaque secteur d’activité doit être suffisamment développé pour contribuer à développer un autre, et ainsi de suite. La régulation du marché doit aider cette réorganisation, en luttant sérieusement contre la corruption et l’importation sauvage et en apportant un certain dosage de protectionnisme qui pourrait se traduire essentiellement par deux points : 1/ inciter les exportateurs à produire en locale en contre partie de l’accès au marché local , et 2/ protéger certains marchés fragiles de la concurrence étrangère jusqu’à que tout risque de nuisibilité sociale soit écarté.

Fouzi ALB, Consultant

Algérie- Céréales : Budget d'importations doublé

Posté le 22.04.2008 par abdoumenfloyd

L'Algérie, l'un des premiers pays importateurs de céréales, a subi un quasi-doublement de ses dépenses en semences, en farine et en semoule lors du premier trimestre 2008 en raison de la hausse mondiale des prix, montrent les statistiques officielles publiées lundi. Le montant déboursé par Alger a atteint 793,5 millions de dollars au premier trimestre 2008 contre 399,8 millions de dollars au premier trimestre 2007, indique l'agence de presse APS, citant un rapport des douanes. L'Algérie achète en moyenne cinq millions de tonnes de céréales chaque année sur le marché international. Les importations de café et de thé ont atteint 67,9 millions de dollars sur la même période, en hausse de 20% par rapport aux 56,5 millions de dollars de l'année précédente.
rappelons que les prix agricoles ont connu une hausse moyenne de 35 % en un an, qui atteint 120 % pour les céréales et 80 % pour le riz.

Le projet de coopération Sonatrach - Gazprom a échoué

Posté le 22.04.2008 par abdoumenfloyd

Le protocole d'accord signé en août 2006 entre le groupe russe Gazprom et Sonatrach, qui avait affolé les Européens, s'est terminé au mois d'août 2007 et n'a débouché sur aucun projet concret, a affirmé à l'AFP lundi Mohamed Meziane, PDG de la société nationale des hydrocarbures. «L'accord a expiré au mois d'août 2007», a dit M. Meziane en marge du Forum international de l'Energie, qui réunit pays producteurs et consommateurs d'hydrocarbures à Rome durant trois jours et se termine mardi.

Ce protocole entre deux des principaux fournisseurs de gaz européens prévoyait une coopération algéro-russe dans "l'exploration, l'extraction, le transport d'hydrocarbures, le développement d'infrastructures gazières, le traitement et la vente de gaz" en Russie, en Algérie ou dans des pays tiers. Il avait affolé les pays européens, inquiets pour la sécurité de leur approvisionnement, d'une éventuelle entente sur les prix et de la création d'un éventuel cartel du gaz sur le modèle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

"Nous étions intéressés par l'amont (l'exploration, ndlr) en Russie et eux par la même chose. Nous étions aussi intéressés par un projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au nord de la Russie, qui n'a pas été réalisé", a détaillé le PDG de Sonatrach, ajoutant que le protocole d'accord n'avait "pas donné lieu" à des projets concrets. Il a toutefois précisé que Russes et Algériens continuaient à collaborer indépendamment de cet accord. "Les sociétés russes participent aux appels d'offre que nous lançons sur le projet de gazoduc Transalia, qui relie le Nigéria à l'Algérie pour l'approvisionnement européen et acheminera 20 à 30 milliards de mètres cubes par an".

Ce projet de gazoduc de 4.000 kilomètres a "besoin de financements importants portant sur 10 milliards de dollars", a-t-il souligné, ajoutant qu'il en était "au stade des études de législation et de recherche de financements".

AFP

Algérie : Attention, le gouvernement triche avec la fiche de paie !

Posté le 15.04.2008 par abdoumenfloyd

« Pour ce mois-ci, la fiche de paie des fonctionnaires a été sensiblement gonflée. Il y a eu la comptabilisation de la prime complémentaire ainsi que les augmentations insignifiantes et les rappels de plusieurs mois. Ceci vise à faire croire au fonctionnaire qu’il a bénéficié d’une augmentation conséquente. Ces détails ont été rendu publics à la veille de notre protestation dans l’unique but de nous casser », a soutenu M. Saadali, porte-parole du Satef et membre de l’IAFP. M. Mériane du CNAPEST, qualifie, quant à lui, le gouvernement de tricheur. « Le fonctionnaire se rendra compte de la réalité de ces augmentations à partir du mois prochain et ce, lorsqu’il percevra une fiche de paie maigre avec juste un net des plus dérisoires », a-t-il souligné.

« Le gouvernement a utilisé tous les moyens pour casser notre mouvement de protestation et faire face aux syndicats autonomes. Il a tout utilisé à l’exception de la négociation qui est pourtant l’unique clé pour le règlement de tous les conflits », a déploré hier M. Saadali, .

Il ne comprend également pas le comportement de l’Exécutif qui se permet de se substituer à la justice en décrétant à chaque fois la grève des syndicats autonomes illégale. « Le chef du gouvernement refuse de nous écouter. Il nous ignore, il nous qualifie de non-représentatifs, mais il nous envoie des correspondances pour nous intimider et pour nous traîner devant les tribunaux », ont soutenu les membres de la coordination qui ont opté pour l’unification de l’action pour répondre fortement aux pouvoirs publics. M. Saadali estime que cette nouvelle initiative caractérisée par l’unification des rangs de toutes les organisations syndicales est historique dans le domaine des luttes syndicales. Percutant, notre interlocuteur a rappelé que les fonctionnaires ne font pas grève par gaieté de cœur, ni pour faire dans l’exhibition, mais plutôt pour faire pression et rendre visible leur mécontentement social et leur lutte syndicale.

Source : El-Watan

Algérie : pourquoi l'euro flambe sur le marché noir

Posté le 19.03.2008 par abdoumenfloyd
C'est reparti : après une très forte baisse en 2006 due en très grande partie à l'interdiction d'importer les voitures de moins de 3 ans, l'euro reprend donc l'ascenseur et revitalise du coup le marché noir des devises.La monnaie européenne approche à présent de la barre symbolique de 120 dinars l'unité. Un record historique. Dans les banques, l'euro s'échange entre 105 et 106 dinars l'unité.

Trois phénomènes seraient à l'origine de la flambée

Le premier serait lié à l'effet d'annonce par le gouvernement début 2008 de la levée, durant cette année, de l'interdiction d'importer les véhicules de moins de 3 ans. Explications : importateurs et particuliers achètent des euros pour, éventuellement, acquérir des voitures d'occasion à l'étranger, une fois l'interdiction levée. Les banques n'accordent pas de crédits pour financer l'achat de voitures usagées à l'étranger.

Le deuxième facteur serait la présence de plus en plus importante en Algérie de travailleurs étrangers, notamment asiatiques et africains. Ces derniers sont généralement rémunérés en dinars. Et pour envoyer des devises à leurs familles restées dans leur pays d'origine, ils reconvertissent les dinars en euros dans les bureaux de change clandestins, loin de tout contrôle de l'Etat.

Le troisième et dernier facteur pourrait être la suppression de la loi des 20 millions de dinars pour la création de sociétés d'importations. Entrée en vigueur en 2007, cette loi n'est plus en vigueur depuis janvier 2008, ce qui a sans doute permis aux petits importateurs, sans grands moyens financiers, de reprendre les opérations d'importation. Pour financer leurs achats à l'étranger, les petits importateurs s'approvisionnent en euros généralement auprès du marché parallèle afin d'éviter les procédures et les lenteurs bancaires pour l'obtention de crédits en devises.

Source : toutsurlalgerie.com

La crise financière mondiale menace l’Algérie

Posté le 18.03.2008 par abdoumenfloyd

Sujet d’actualité et de préoccupation majeure, principalement sur les places économiques mondiales, la crise financière tend à se mondialiser avec effets durables. «Elle va durer assez longtemps avec de graves conséquences économiques». Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, est catégorique quant à l’issue de cette crise qui a touché pour le moment les Etats-Unis et les pays développés. Suivront sur la liste des «contaminés», les pays émergents, Inde, Brésil et plus particulièrement la Chine. DSK, a estimé lundi que «la crise des marchés était devenue plus sérieuse et plus mondialisée» qu'il y a quelques semaines, et qu'elle «risque d'empirer», lors d'une conférence à Paris, au siège de l'OCDE, l’organisation de coopération et de développement économiques. Ce constat est également partagé par cette dernière qui évoque même la possibilité de «risques systémiques» créés par les grandes institutions en difficulté. Comprendre par là une probabilité d'occurrence et gravité d'un dysfonctionnement pouvant paralyser l'ensemble du système financier dans une vaste zone ou dans le monde entier, par le biais des engagements croisés, première étape avant des faillites en chaîne. Cela conduirait à un effondrement du système financier mondial. Les exemples les plus récents d’un tel scénario ont pour date 1973 avec la crise pétrolière qui a entraîné une forte inflation, 2001 et les attentats du 11 septembre 2001 ou encore 2007 et la crise des subprimes qui a trouvé son origine aux États-Unis, et qui s'est traduite par une défiance sur les marchés, et plus pratiquement, une crise de liquidité. C’est dire le degré d’alerte des institutions financières mondiales. Le secrétaire général de l’organisation, le mexicain Angel Gurria, «les nouvelles prévisions intermédiaires traduiront un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis, en Europe et en Chine». En termes de riposte, il est suggéré «des réponses globales à une crise globale», selon DSK qui estimera que la difficulté est de convaincre la population du bien-fondé des réformes sur le marché du travail, l'ouverture des marchés des services ou la réforme budgétaire. Et, pour cela, dira t-il, il faut respecter la diversité des situations car la réforme peut emprunter des voies différentes selon les pays. Une vision qui s’oppose à la tentation qu'aurait Bruxelles d'une «approche uniforme» pour solutionner le problème. Cette crise financière «mondialisée» risque, à court terme, de frapper l’Algérie de plein fouet malgré les discours officiels qui se veulent rassurants. Un risque dont les effets se font déjà ressentir, selon Majid Aït Habbouche, enseignant-chercheur à l’université d’Oran, à travers une répercussion directe sur les prix des produits de consommation. «L’inflation a touché toutes les économies mondiales et notre pays ne fera pas exception», dira t-il. Des faillites en chaîne. Les effets de cette crise se manifesteront à travers les flux financiers avec la nature des taux de change «semi-flexibles» et se répercuteront sur la monnaie, les matières premières, les équipements et les bines de consommation. Même si le marché financier national n’est pas spécialement très important, l’économie algérienne sera davantage touchée par la faiblesse du dollar face à l’euro, conséquence directe de la dépendance des marchés mondiaux. L’Algérie grand pays importateur payera certainement le prix fort face à la crise financière qui menace les économies mondiales. Même l’accord d’association avec l’Europe est qualifié de «désavantageux à court terme» par notre interlocuteur. «Cet accord prendra toute sa pleine lorsqu’il sera lié à d’autres réformes du tissu économique national à l’image de la libéralisation des services, l’adhésion à l’OMC, le droit de propriété, le foncier et les réformes bancaires», expliquera Majid Aït Habbouche. Les solutions à cette menace résident entre autres dans la «maitrise du rythme des importations», dans le choix futur d’une monnaie d’échange autre que le dollar pour les hydrocarbures et dans une stratégie réformatrice de l’économie qui devra tendre vers la libéralisation du marché tout en sauvegardant le pouvoir d’achat du citoyen. Tout un programme!


Saïd Oussad (Le Financier)

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