COUPS DE GUEULE
Posté le 04.06.2008 par abdoumenfloyd
Décidément les membres du gouvernement n’arrivent pas à accorder leurs violons sur cette énigmatique « main étrangère » qui serait à l’origine des événements ayant secoué la ville de Berriane (Ghardaïa). Alors que le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, soutient mordicus « qu’il y a eu bel et bien manipulation venant de l’étranger », celui de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, parle avec réserve de cette question.
« Nous n’avons accusé aucun pays étranger d’être à l’origine de ces événements », déclare-t-il lors d’une conférence de presse animée à l’issue de la réunion du conseil de gouvernement tenue hier à Alger. Selon lui, l’enquête est toujours en cours et « ce n’est qu’à la fin qu’on va déterminer les responsabilités dans cette affaire ». « Le ministre de l’Intérieur a parlé des 38 personnes arrêtées après les événements, dont 6 détenaient des tracts subversifs », précise-t-il.
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Posté le 26.05.2008 par abdoumenfloyd
Le CCDR réagit à la dernière dérive de Belkhadem voici le communiqué :
Dans une allocution prononcée le jeudi 22 mai 2008, à l'occasion du lancement de la «Caravane des chevaliers du Saint Coran», le chef du gouvernement a déclaré : «La société algérienne s'est attachée au Saint Coran depuis qu'elle a embrassé l'Islam (…) le Coran représente sa Constitution qu'elle n'acceptera point de changer.»
Faut-il comprendre par cette déclaration péremptoire que l'actuelle Constitution est à considérer comme nulle et non avenue ?
Faut-il comprendre que le Premier Ministre, qui n'a d'autre légitimité que celle conférée par sa nomination, se substitue, de fait, au peuple souverain qui a approuvé par voie référendaire l'actuelle Constitution, et à toutes les institutions nées de sa mise en œuvre, quelles qu'en soient la nature et la situation hiérarchique.
Ou bien, s'agit-il d'un plan sciemment ourdi contre la République dans un climat d'intolérance et d'inquisition, marqué par les manœuvres insidieuses du pouvoir et le regain de velléités politiques islamistes encouragées.
Dans tous les cas, il s'agit là d'une dérive dangereuse et d'un glissement déclaré vers un projet théocratique, archaïque et intégriste; projet qui fut la source d'inspiration de ceux qui ont ensanglanté et détruit le pays et continuent à le faire, et contre lesquels le peuple algérien s'est mobilisé pour s'opposer aux voies et déchirements de la discorde sociale et de la fitna.
Il convient de rappeler avec force que ce projet est en totale contradiction avec les principes et valeurs de l'Appel de Novembre 1954 et de la Plate forme de la Soummam, grâce auxquels nous réaffirmons, aujourd'hui, notre attachement à la construction d'un République Algérienne Démocratique et Populaire, ouverte sur l'universalité, la justice sociale et le progrès.
C'est sur cette base, partagée par la majorité du peuple algérien souverain, que nous dénonçons ce discours d'un autre âge, et que nous interpellons toutes les institutions, sans exception, garantes du respect de la Constitution, pour prendre les mesures qu'exigent cette situation.
Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens désireux de vivre en paix, dans la légalité, le respect de la Constitution et des lois qui en découlent, à élever les légitimes protestations qui s'imposent à tous les niveaux.
Alger le 26.05.08
Le Bureau national du CCDR
Posté le 24.05.2008 par abdoumenfloyd
Par D.Benchenouf
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. C’est en tout cas valable pour l’oligarchie qui nous dirige, qui semble baigner dans la concorde et qui s’arrange pour que cela se sache. Il n’y a plus un seul nuage dans son ciel serein. C’est la paix des braves, la fin des hostilités. A moins que ce ne soit la paix des cimetières.
Lorsque les informations sur le régime se font rares, ou qu’elles ne filtrent plus, c’est un signe fort que les clans ne sont plus en guerre. Qu’ils ne pratiquent plus, les uns contre les autres, ce qu’il convient, dans le jargon médiatico-politicien, de qualifier de « fuites organisées ». Or, depuis quelques mois, et plus précisément après le bain de foule du Président Bouteflika à Tamanrasset, en janvier dernier, plus aucune information sur la situation politique, c’est à dire sur la vie des clans, ne parvient à quiconque d’entre les observateurs qui s’y intéressent, et encore moins à l’opinion publique. C’est le silence radio, le black out.
Les sources se sont taries. Le microcosme est totalement plombé. Les salons algérois, et tous ces « boudoirs » de pacotille, qui se la jouent côté cour du pouvoir, parce qu’ils abritent les orgies, les vomis et les étreintes essoufflées de quelques barons du régime, ne résonnent plus que de chuchotements craintifs. Comme si une consigne martiale avait été lancée. Comme si le régime avait menacé des pires représailles quiconque se laisserait aller à la moindre confidence.
Les clientèles et parentèles du régime, que l’importance de leurs confidences sur le président, le frère du président ou les généraux cotaient en bourse, celle de la considération du « tout Alger », ont soudainement perdu leur langue et leurs airs entendus d’initiés. La moindre question qui leur est posée au téléphone déclenche une diarrhée de protestations véhémentes et de professions de foi. Ils ne savent rien. Ils condamnent énergiquement toutes ces rumeurs exécrables qui sont répandues par « les ennemis de l’Algérie ».
Mais au-delà de cette consigne de silence total, et qui travestit en secret d’état le moindre fait et geste du Président, de ses proches, des généraux et des barons du régime, jusqu’à les isoler totalement de la curiosité publique, il faut retenir que pour arriver à un tel résultat, et à un si bel ensemble, il faut que les principaux différends entre les clans aient été applanis, définitivement réglés. C’est là la seule information qui filtre, et qui est même claironnée, allègrement. « Que les envieux en crèvent ! Nous nous sommes réconciliés. Nous sommes d’accord sur tout ! Bouteflika est notre père et nous, nous sommes ses enfants. Makra fel âdyane »
En réalité, nous le savions depuis quelque temps déjà. Nous savions que la paix entre les principaux maîtres du pays avait été conclue. Sur le dos des Algériens, de leurs enfants et même de leurs arrières petits enfants.
Alors, à défaut de développer nos thèses farfelues, depuis des informations plus ou moins vérifiées, émanant de sources plus ou moins informées, usons donc de la seule alternative qui nous est laissée. Alors, plutôt que de nous taire, spéculons ! Spéculons à satiété. Donnons nous y à cœur joie. Laissons libre cours à notre imagination. Et si nous sommes à côté de la plaque, qu’ils se disent que c’est de leur faute. Puisque ce sont eux qui enferment la vérité, et qui cachent leur vilenie à ce peuple qu’ils trompent, qu’ils volent et qu’ils tuent.
Commençons par Bouteflika. Puisqu’il faut bien commencer par quelque chose.
Il faut reconnaître à cet homme un sentiment cardinal. Immense, exclusif et qui occupe tout son être. C’est l’amour sans bornes qu’il voue à sa famille. Pour lui, le seul devoir sacré, pour lequel il donnerait tout, y compris l’Algérie entière, est le bonheur des siens. Sa mère, sa sœur, ses quatre frères, et, dit-on, dans une moindre mesure, ses trois demi-sœurs sont sa vie et sa raison d’être.
Bouteflika a toujours eu une vision messianique de son destin national. Il s’est toujours imaginé figurant dans les livres d’histoire, comme celui qui a construit la grande Algérie, qui l’a relevé du chaos où elle avait été plongée, dont le mausolée, plutôt que la sépulture, serait visité par des millions de pèlerins. Son obstination à vouloir construire la plus grande mosquée du monde après celle de la Mecque, dans un pays où la misère pousse des centaines de milliers de femmes vers la prostitution, et toute une jeunesse à vouloir émigrer, montre toute l’ampleur de sa mégalomanie. Mais cela n’est rien à côté de sa sollicitude pour sa famille. Nous savons avec certitude, qu’il a déployé beaucoup d’efforts pour faire accepter par la junte un projet ahurissant qu’il ambitionnait plus que tout : Faire « bénir » par celle-ci la candidature de son frère Saïd au poste de vice président. Une voie royale pour en faire le futur chef de l’Etat algérien. Il s’était montré disposé à accepter toutes les concessions à la junte, pourvu que celle-ci agrée cette demande. Le clan présidentiel distillait doucement cette perspective, n’oubliant pas de rappeler que les frères Kaczinski, dirigeaient légalement la Pologne sans que personne ne trouve à y redire, que le président avait besoin de quelqu’un en qui il pouvait avoir une totale confiance, et que de toute façon Saïd Bouteflika était déjà le vice président, et même le président, dans la réalité du pouvoir.
Il semble pourtant que la junte n’ait pas été persuadée par ces puissants raisonnements. Le président Bouteflika a-t-il, pour autant, renoncé à ses rêves dynastiques ? Nous ne le savons pas encore. Par contre, il est hautement probable qu’il ait voulu mettre tous les siens à l’abri du besoin. L’intrusion de ses frères, et de nombreux autres proches parents, dans le milieu des affaires de haute voltige, montre que Bouteflika met les bouchées doubles pour « doter » ses frères et sœurs. Pour construire une grosse fortune familiale. Comme s’il n’avait plus beaucoup de temps. Comme si ses jours étaient comptés. Et c’est là que se situe le centre de notre spéculation débridée. Débridée comme un cheval libre qui court et qui fait des cabrioles. Comme autant de pieds de nez aux commentaires de Hamraoui Habib Chawky.
Ainsi, peut-on, sans risquer de se couvrir de ridicule, penser que si le Président Bouteflika ne fait aucune allusion à ce fameux troisième mandat, ni même aux « rumeurs » insistantes d’une rallonge de l’actuel mandat de deux autres années, c’est parce qu’il été fixé de façon catégorique sur son état de santé. Le couperet est tombé. Bouteflika laisse les uns et les autres s’abîmer en conjectures, le supplier d’accepter un autre mandat, ou s’opposer à celui-ci, sans se départir du silence qu’il observe depuis des mois, ni de ce calme olympien avec lequel il nous écrase, du haut de son mépris, parce qu’il sait qu’il ne pourra pas aller jusqu’au bout de ce troisième mandat. Les médecins le lui ont confirmé. Et la petite mine qu’il affiche ces derniers temps le confirme avec certitude. Bouteflika est très malade. Bouteflika est condamné. Bouteflika n’en a plus pour très longtemps.
Les généraux, qui le savent très bien, et peut être même avant qu’il ne le sache lui-même, jouent dorénavant gagnant gagnant. . Le temps joue pour eux. Alors, plutôt que de braquer le président contre eux, dans une ultime et farouche réaction d’un homme qui se sait perdu, ils ont trouvé le moyen de l’amadouer, et de le périmer en douceur. De l’amener à faire tout ce qu’ils veulent. Ils ne sont pas stupides, ces messieurs. Ils se sont dits que dans l’état où il se trouvait, un état de fatigue extrême, en plus de la détresse qu’il doit éprouver, personne n’accepte de mourir de gaieté de cœur, si l’on excepte les djihadistes, Bouteflika pourrait avoir un sursaut de courage. Le courage des désespérés. Il pourrait, ont-ils pensé, se dire que mort pour mort, autant mourir en homme, en se sacrifiant pour son peuple, en les débusquant, et en les chassant du pouvoir, quoiqu’il lui en coûte. Il leur fallait donc éviter de telles velléités, et lui faire parvenir un message clair. Le voici, tel qu’il m’a été rapporté par une brise espiègle et indiscrète, qui rasait les murs du côté d’El Mouradia : « Ecoute, ya sayed erraïs ! On sait qu’il ne te reste pas beaucoup de temps. On sait aussi que tu penses que tu n’as plus rien à perdre et que tu envisages de nous dégommer. Mais on sait aussi que tu penses beaucoup à tes frères et sœurs et que tu voudrais les mettre à l’abri. On est d’accord ? Bonh…Alors voilà ce qu’on te propose : Tu continues à gouverner comme bon te semble. Dorénavant, plus personne d’entre nous ne se mettra en travers de ton chemin. Tu peux décider de tout. De toute façon, on est d’accord avec tout ce que veux pour l’Algérie. Enfin, tant que tu es parmi nous. Ne t’avise pas à nous faire un bébé dans le dos et tout ira bien. Bonh…Nous connaissons tout des affaires de tes frères et nous sommes même disposés à leur permettre de prendre tout ce qu’ils veulent. Tout ! Nous allons demander à Chakib Khalil de continuer à les gaver et à les faire rentrer dans tous les quotas. Et nous allons demander à Orascom d’augmenter leurs stock options. Et même que nous te promettons de nous occuper de leurs intérêts après ta mort. Désormais, ils sont des nôtres. Nous te promettons même de caser Saïd. Il sera ministre et il aura droit de veto dans notre cercle. Il est jeune et rien ne dit qu’il ne sera pas président un jour. En tout cas, il sera très, très riche. Voilà ! Tu peux donc mourir tranquille. De ton côté, tu vas accepter que Ouyahia te seconde. C’est lui qui prendra ta place, et si tu tiens à garantir l’avenir de ta famille, tu devras tout faire pour le mettre en orbite. C’est lui que nous voulons. Il n’y a plus rien à discuter à son sujet. Si tu fais comme on te dit, tout va très bien se passer. Nous espérons que Dieu prolonge ta vie (œillades et sourires entendus). Dieu est omnipotent. Tant que tu seras parmi nous, tu seras le seul grand patron. A l’avenir, nous ne te chercherons plus noise et nous ne te ferons plus de problèmes.Tu peux considérer que tu n’es plus un quart de président. Nous sommes totalement à tes ordres. Dans le respect des lignes rouges, bien sûr, sayed erraïss »
La petite brise espiègle et indiscrète qui passait donc par là au moment où les généraux enterraient la hache de guerre, en attendant de pouvoir enterrer Bouteflika, ma rapporta la réponse de celui-ci à ses interlocuteurs : « Ecoutez moi bien ! Vous connaissez ma foi inébranlable en Dieu et mon amour infini pour mon pays. Je suis en charge d’un dépôt sacré et je répondrai devant le créateur des lourdes décisions que j’aurais prises avant de quitter ce monde. Aussi, je me décharge de toute cette responsabilité et je la remets entre vos mains. Vous en serez comptables devant Dieu. Si vous m’avez trompé, vous en serez les seuls coupables. N’oubliez pas que Dieu nous regarde, et que la vie est éphémère. Pour ma part, je dois accomplir mon devoir à l’endroit des miens. Je vous fais confiance. Je sais que vous êtes des hommes d’honneur et que vous êtes tous des hommes pieux. Le dernier d’entre vous a fait sept fois le pèlerinage à la Mecque. J’accepte donc de prendre le frère Ouyahia sous mon aile. Je le recommanderai au peuple algérien. Mais n’oubliez jamais les promesses que vous m’avez faites au sujet de ma famille. Maintenant, lisons la Fatiha…Pour que Dieu soit témoin. »
Et voilà pourquoi depuis ces derniers mois rien ne filtre des conflits entre les clans. Parce que de conflits, il n’y en a plus. Tout simplement. Tout est rentré dans « l’ordre ».
Bouteflika se prépare à répondre à la convocation ultime et veut mettre de l’ordre dans les « affaires » familiales avant de tirer sa révérence.
Les généraux et leurs amis américains n’ont plus besoin d’agiter le microcosme, de provoquer des attentats terroristes, ou de parler de l’Africom, puisqu’ils ont trouvé le moyen imparable de placer leur canasson, en menaçant des pires représailles la famille de Bouteflika, s’il n’obtempère pas à leur demande de placer Ouyahia.
Ils savaient qu’ils tenaient Bouteflika. Ils savaient que pour celui-ci, rien ne comptait plus que sa famille. Le tout pour lui, a consisté à se laver les mains, en mettant entre les leurs, le dépôt sacré qu’ils lui avaient eux même confié. Parce que au fond de lui-même, il sait que ce sont eux qui l’ont élu. Et qu’ils sont donc les euls responsables. CQFD ! Il a fait une cabriole d’andalou en se convainquant qu’il n’avait rien à se reprocher devant Dieu et devant les hommes, puisqu’il avait obtempéré aux injonctions de gens qui priaient et qui allaient au Hadj comme on va au bain. Il ne veut surtout pas savoir qu’Ouyahia est une créature des généraux qui ont fait main basse sur la volonté du peuple algérien et sur ses richesses. Il ne veut surtout pas savoir que la première mission de Ouyahia consistera à privatiser toutes les richesses du sous sol algérien, à les faire glisser dans la poche des généraux et de leurs associés américains. Il ne veut surtout pas savoir qu’avec Ouyahia, l’Algérie va devenir une dépendance américaine. Il ne veut surtout pas savoir que Ouyahia va permettre à une nouvelle caste de parvenus et d’arrivistes de mettre tout le pays dans leur poche, de faire des Algériens des boys et des bonniches d’une nouvelle « grande bourgeoisie ». Il ne veut surtout pas savoir que Ouyahia, sous la direction « éclairée » de ses mentors galonnés, va permettre à l’Algérie, d’ « entrer de plain pied dans une ère nouvelle de modernité et de progrès »
Voilà pourquoi le sérail ne bruît plus de folles rumeurs. Voilà pourquoi règne sur tout le pays le silence des agneaux.
Ceci n’est qu’une pure spéculation. Une folle spéculation sortie de l’esprit dérangé d’un journaleux en mal de copie. Toute ressemblance avec toute personne portant ces noms imaginaires ne serait que pure coïncidence. Et vogue la galère
Posté le 23.05.2008 par abdoumenfloyd
DES INVESTISSEURS ALGÉRIENS LES ONT MIS À L’INDEX
«Vous bloquez le pays, Messieurs les walis»
Au lieu de discuter des projets à réaliser, des postes d’emploi à créer et des marchés à conquérir, les investisseurs se réunissent pour dénoncer la bureaucratie dans leur pays en 2008.
Dans un de ses discours au Palais des nations, le président a eu cette petite phrase pour dire à quel point il est difficile de contacter un wali: «Il est plus facile d’être reçu à la Maison-Blanche que par un wali.» Tout est dit dans cette phrase quant à la bureaucratie régnante. Hier, des investisseurs ont dénoncé les blocages et les lenteurs de ces commis de l’Etat, notamment quand il s’agit de l’attribution du foncier. «Certains walis n’osent même pas nous recevoir», a déclaré, déçu, M.Bouatou, représentant de la société Ifri.
Pourtant l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) a enregistré la disponibilité de 2500 hectares sur le territoire national. Un autre investisseur tout aussi excédé a souligné, avec ironie que «depuis l’Indépendance, l’Etat algérien a géré la pénurie au lieu de gérer l’abondance».
A ce propos, la majorité des hommes d’affaires réunis, hier, au Forum des chefs d’entreprise, ont rapporté leurs «aventures» pour l’acquisition d’un terrain dans une zone industrielle.
Lors des débats, les chefs d’entreprise et des promoteurs de projets ont soulevé des questions relatives aux prix et au mode d’acquisition des lots de terrains destinés aux projets industriels, ainsi que la procédure d’accès au foncier. Un fait grave: au lieu que ces capitaines d’industrie discutent des projets d’investissement, des postes d’emploi à créer et des marchés des pays voisins à conquérir, ils se réunissent pour dénoncer la bureaucratie en 2008.
Certains walis sont à critiquer, à dénoncer, voire à blâmer. Leur gestion des affaires de la cité s’oppose au mouvement de la relance économique, initiée par le gouvernement. En fait, il n’ y a pas que les walis qui sont mis à l’index. Les investisseurs fustigent, haut et fort, les agissements de certains gestionnaires de wilaya. Ceux qui mettent le foncier industriel au centre de la spéculation.
D’après lui, s’il y a plus d’offres, il n’y aura pas la spéculation, l’anarchie et surtout la confusion. Les voisins tunisiens déroulent le tapis rouge pour les investisseurs. Le prix de cession est fixé à 10% du prix du foncier. Chez nous, ce prix est estimé à 30% «N’est-ce pas là une manière de freiner et de casser la relance de l’économie?», se demandent les intervenants. Les nouvelles règles pour l’accès au foncier industriel ont fixé les modalités de concession et de cession des terrains.
Les terrains domaniaux destinés à recevoir des projets d’investissement peuvent être accordés en concession pour une durée minimale de 20 ans renouvelable.
La concession confère à son bénéficiaire le droit d’obtenir un permis de construire. La cession concerne surtout la promotion immobilière. L’ordonnance présidentielle du 30 août 2006, donne aux walis le pouvoir de décider sur les modalités de concession ou de cession aux enchères publiques selon le résultat de l’adjudication ou de gré à gré, selon la valeur vénale du terrain. L’ordonnance ne précise pas comment choisir entre la concession de gré à gré ou aux enchères publiques. Le gré à gré permet aux walis de prendre des décisions rapides lorsqu’il s’agit de terrains qui ne font pas l’objet de convoitises, notamment dans les régions isolées.
Pour mettre fin à toute cette confusion, l’Aniref se propose en tant qu’interlocuteur privilégié d’assister et d’accompagner les investisseurs potentiels qui souhaitent acquérir un bien foncier ou immobilier nécessaire à la réalisation de leurs projets. Cette agence, nouvellement créée, lancera dans quelques jours la première vente aux enchères de 11 actifs au niveau de la wilaya de Blida. Après 5 mois d’existence, l’agence a commencé par la mise en place de dix agences régionales afin de gérer, au niveau local, les disponibilités foncières pour les besoins de projets d’investissement.
Le but de ces représentations est de répondre au souci de décentraliser les activités de cette institution pour plus d’efficacité et de rapidité dans le traitement des dossiers, a indiqué Mme Mokraoui, directrice générale de l’agence.
L’Aniref s’attelle, de ce fait, «à simplifier et à expliquer la procédure et les modalités d’acquisition» aux potentiels investisseurs. Ces derniers peuvent s’informer sur les disponibilités foncières existantes en consultant le site Internet de l’agence (aniref.com).
Abbas AÏT HAMLAT
Posté le 19.05.2008 par abdoumenfloyd

الجزائريون في العاصمة عاشوا، يوم الجمعة الماضي، يوما بدون سيارات.. شمل ذلك عدة شوارع في العاصمة! أحد المواطنين قال لي: ماذا لو اقترحت في عمودك على الجزائريين أن يدخلوا في تجربة العيش بدون حكومة وبدون سلطة مدة شهر.. بحيث لا نسمع عن أخبار الوزراء في التلفزة؟! ألا يعد ذلك شيئا جميلا يمكن أن يؤدي إلى تنقية الأجواء الجزائرية من التلوث الحاصل في الأذهان وفي السياسة وفي الحياة العامة؟!
في البداية ظهرت لي الفكرة جيدة.. ولكن عندما قلبتها من الأوجه الأخرى رأيت أنها فكرة واقعية.. لأن الواقع هو أن الحكومة في الأصل غير موجودة.. ووجودها في التلفزة تزوير إعلامي قد يتجاوز حجمه ذلك التزوير الذي حصل في الانتخابات ووصلت بموجبه الحكومة إلى الحكم! ولذلك كان من الواجب على هذا المواطن أن يقترح عليّ الدعوة إلى تنظيم يوم جزائري فيه سلطة كاملة وحكومة كاملة.. أي حكومة تنشط بلا إعلام كاذب! سلطة تؤدي واجباتها الحكومية بدون كاميرات وميكروفونات! فلو حدث هذا لنام الجزائريون شهرا كاملا بدون كوشمارات وكوابيس مزعجة!
قد يكون هذا المواطن على حق في بعض الجوانب.. فلو عاش سكان بريان أو الشلف شهرا بلا مير وبلا وال وبلا شرطة، فهل ستكون البلدتان محل تحطيم وتكسير من طرف الشباب؟!
وهل لو أن البلاد عاشت شهرا بلا حكومة سيتجرأ نواب الأرسيدي على مطالبة رئيس البرلمان بمساءلة الحكومة عما حدث في بريان والشلف؟!
نعم مجلس الوزراء لا يجتمع وإذا اجتمع فمرة كل ستة أشهر، ومع ذلك يسكن الوزراء في أروقة التلفزة والبرلمان ويملأون الدنيا صخبا عن الإنجازات الوهمية التي يعيشها الجزائريون في نشرات الأخبار فقط!
سعد بوعقبة
Posté le 06.05.2008 par abdoumenfloyd
Recalé à la présidence du MSP
Menasra pense à la création de son propre parti
Bien qu’il ait échoué dans son entreprise de ravir les rênes du MSP à Abou Djerra Soltani, Abdelmadjid Menasra ne s’avoue pas pour autant vaincu et entend bien rebondir dans les semaines qui viennent. En effet, selon des sources du parti, l’ancien ministre de l’Industrie, qui refuse toute idée de retraite politique ou d’effacement de la scène, envisagerait la création de son propre parti politique avec le soutien des anciens qui ont porté à bout de bras sa candidature. Des soutiens aussi au niveau des “sphères d’influence” (dawair that an noufoudh) pour une formation qui sortirait des flancs du MSP.
Posté le 04.05.2008 par abdoumenfloyd
Il faut blâmer également nos élus enfantés par la fraude électorale; les 11 députés ainsi que les 02 sénateurs qui ont voté tous la loi de finances de 2008 pour la suppression de l’aide de 01 million de DA consentie au profit des sinistrés de la région de Chlef, dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2007.
Les responsables locaux désirant gérer l’aide financière à travers des marchés publics sous prétexte de lancer des programmes de logements au profits des occupants des préfabriqués qui n’ont pas acquis leur habitation dans le cadre régissant la cession biens publics, cherchent à exploser le climat social dans le seul but de passer des marchés publics surévalués et ceci à leur avantage et au détriment du trésor public qui est géré par cette administration locale comme une caisse noire.
Voilà, ce qu’on peut dire sur ce qui se passe dans la wilaya de Chlef. Tous les services de l’Etat sont tenus pour responsables de la dégradation aussi bien du climat social que de la situation économique. Le seul remède à ces maux est le départ du Wali ainsi que les responsables chargés de la sécurité qui n’ont pas pu évaluer à temps le marasme qui règne à Chlef depuis plusieurs mois et particulièrement depuis que le premier nommé a déposé plainte contre le représentant de l’association des préfabriqués dont il avait cautionné en lui accordant l’agrément.
Prévenir c’est bien gérer ! Les dégâts occasionnés à notre wilaya sont les conséquences directes du fait du prince qui s’est entouré d’un conseiller financier et banquier en “euros” sur la place de Chlef où tous les services de l’Etat sans exception le cautionnent et le protègent au vu et au su de toute la population (Il ne s’agit pas d’une diffamation mais d’une triste réalité). Je plains la DGSN, le CMDT de la GN si cette triste situation n’a pas fait l’objet dans le temps de rapports par leur service respectif. Mais, nous prions Dieu que ces derniers ont fait leur boulot car leur mission première est la protection des biens et des personnes.
Par Chakib de Chlef, un administré qui vit en marge de ces fléaux et qui prie Dieu régulièrement que notre wilaya retrouve un développement harmonieux et serein grâce à des responsables locaux désintéressés et sérieux motivés par leur souci premier est de servir la patrie et de préserver la paix dans notre beau pays et non pas d’agir pour semer les doutes et la division entre le peuple et ses dirigeants. A ces derniers de bien réfléchir et de méditer sur ce qui vient de se passer à Chlef.
Posté le 04.05.2008 par abdoumenfloyd
Le Maroc a protesté contre l'amputation d'une partie de son hymne national samedi à Alger lors du match qui a opposé son équipe de football à son homologue algérienne dans le cadre du Championnat d'Afrique des nations de 2009, a rapporté l’AFP. L'hymne marocain “a été amputé” au début du match de “sa partie finale” a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères, dans un communiqué. La dernière partie de l'hymne marocain se termine par “Allah, la patrie et le roi”.
“Les téléspectateurs marocains ont relevé avec indignation légitime que l'hymne national du Maroc a été amputé”, a ajouté le ministère, soulignant que le Maroc a demandé “par le canal diplomatique à leurs homologues algériens les explications nécessaires de cet acte qui porte atteinte au sentiment du peuple marocain”.
L'amputation de la partie finale de l'hymne “concerne les symboles fondamentaux de la nation” (marocaine), a estimé la même source.
Posté le 04.05.2008 par abdoumenfloyd
Bouguerra Soltani a été réélu samedi à Alger président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), pour un 2ème mandat, par le 4ème congrès national du parti.
Le Conseil consultatif (Majliss Echoura), s'était réuni peu auparavant pour avaliser la candidature de M. Soltani à la présidence du parti.
L'autre candidat à ce poste, Abdelmadjid Menasra, avait annoncé, vendredi après-midi, son retrait de la course à la présidence du mouvement devant les délégués au congrès, justifiant sa décision par le souci de “préserver l'unité et la cohésion du parti”.
Par ailleurs, Abderrezak Mokri et Mohammed Megharia Hadj Hamou ont été élu vice-présidents du parti, alors que Abderrahmane Saidi a été élu président du Conseil consultatif par le congrès, qui a également procédé à l'élection des 262 membres du Conseil.
Posté le 03.05.2008 par abdoumenfloyd
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) vient de connaître la crise la plus grave de son existence, au point où il a failli imploser.
La bataille rangée entre un Bouguerra Soltani qui veut un deuxième mandat et un Abdelmadjid Menasra qui rêve d’être à la tête du parti a scindé le parti en deux clans qui se sont affrontés durant trois longues journées, à la Coupole du 5 Juillet (Alger), où se déroulent les travaux du 4e congrès. Des journées durant lesquelles Bouguerra Soltani a réussi à faire annuler toutes les décisions prises par la commission de préparation du congrès, en les soumettant au vote des congressistes qui lui sont majoritairement acquis. Ainsi, l’ordre du jour du congrès, son règlement intérieur et son bureau, proposés par la commission, ont été annulés pour être totalement changés par les congressistes. Bouguerra Soltani arrache un compromis qui permet à ses représentants de prendre part à toutes les décisions. La balance a finalement penché de son côté et tout le monde en a pris conscience. Les trois partisans de Abdelmadjid Menasra jouent alors la carte du blocage, en se retirant du bureau du congrès nouvellement installé et composé de six membres (trois proches de Menasra et trois autres de Bouguerra). La crise atteint son paroxysme, après deux jours de tractations et de sueurs. La situation est tellement grave que la direction du parti a fait appel à l’intervention d’un « comité d’apaisement », une sorte d’instance de sages qui joue le rôle de médiation. Hier, profitant de la prière du vendredi, le président du bureau déchu du congrès et membre du comité d’apaisement, M. Mahdjoubi, prononce un prêche prônant « l’unité des rangs » et à une solution « salvatrice » qui aide le parti à éviter « la scission ». Ce qui contraint Menasra, contre toute attente, à annoncer publiquement, en larmes, son retrait de la course, en dépit du refus de ses partisans. Ces derniers, déçus, ne lâchent pas prise. Ils persistent à maintenir leur position de retrait du bureau, estimant que l’amendement de l’article 61 du statut du parti, proposé par le clan de Bouguerra Soltani, n’est pas du ressort du congrès. L’article en question stipule que le président du parti doit être élu par le conseil consultatif (madjliss echoura) et tout amendement du statut doit être proposé par le conseil et examiné par le congrès. Bouguerra veut à tout prix arracher la dernière épine qui lui reste sur la voie du deuxième mandat, en écartant du jeu un madjliss echoura majoritairement en sa défaveur. Finalement, le comité d’apaisement a fait accepter à Bouguerra Soltani le principe de ne pas toucher à cet article et de se faire élire en tant que candidat unique par une nouvelle composante du madjliss echoura. En effet, ce dernier devait être élu durant la soirée d’hier après l’examen du bilan moral et financier. Les membres du bureau qui s’étaient retirés par protestation ont fini par rejoindre les travaux du congrès après que le compromis eut été trouvé. Sans surprise, les pronostics disent tous que Bouguerra Soltani succédera à lui-même. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire du MSP, la discipline a disparu pour laisser place à la bataille autour du pouvoir. L’enjeu n’est nullement le troisième mandat de Bouteflika, comme l’avancent certains. Le MSP a, depuis Mahfoud Nahnah, adopté « le principe de la participation et du refus de l’aventure politique qui mène vers l’éclatement ». Les deux candidats, Bouguerra et Menasra, sont sur les mêmes positions. L’enjeu se situe principalement dans le pouvoir et des avantages que celui-ci suppose.
Salima Tlemçani