CORRUPTION
Posté le 18.07.2008 par abdoumenfloyd
Assainissement des dettes des entreprises d'impression ALGER (APS)
-Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a annoncé mercredi à Alger l'assainissement des dettes, estimées à 1,5 milliard de DA, des entreprises d'impression ainsi que celles de certains éditeurs privés (1) de l'ordre de 2,5 milliards de DA. Dans une allocution prononcée au terme des travaux de la première journée d'une rencontre d'étude sur le redressement des entreprises de communication, le ministre a souligné la nécessité d'appliquer les règles commerciales dans les transactions (2) afin de limiter, à l'avenir, l'intervention de l'Etat. Réitérant la nécessité de favoriser “l'émergence d'une presse écrite porteuse des messages du développement de l'Etat algérien”, M. Boukerzaza a précisé, chiffres à l'appui, que l'Etat soutient la presse nationale en général.
(1)admirez la formule: “certains éditeurs privés”
(2)admirez la contradiction:
Cet acte de corruption de masse inique de la presse algérienne lance le compte à rebours de l'intronisation d'Ouyahia comme président sans élection.Voici le scénario concocté par le pouvoir en trois temps:
1/ Révision de la Constitution par les deux chambres pour porter le mandat présidentiel à 2×7ans et la nomination d'un vice-président
2/ Nomination d'Ouyahia comme vice-président et pas d'élection en 2009 mais report en 2011.
3/ “Coup d'Etat” médical contre Bouteflika ou “décès prévisible suite à une longue maladie” pour le remplacer par le vice-président (comme le système amléricain). En janvier 1992, le pouvoir avait procédé de la même façon en effaçant les dettes des journaux pour le soutenir dans la répression qui allait s'abattre sur le peuple algérien.
Saad Lounes
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Posté le 18.07.2008 par abdoumenfloyd
Pendant que le petit peuple crève la dalle, respire un «sale…air», que les enseignants contractuels sont en grève de la faim pour dénoncer le mépris des pouvoirs publics à leur égard, pendant que des milliers de travailleurs sans salaires des mois durant souffrent en silence, pendant que les retraités guettent le versement de leur pension de retraite de misère, nos députés, eux, les «représentants» du peuple, se battent pour un salaire de 30 millions et un passeport diplomatique…
Au fond, ont-ils vraiment tort, eux qui traînent tel un boulet, un humiliant «12 % de légitimité», que de compenser ce déficit chronique par un grand nombre de zéros sur leur fiche de paie ? C’est légitime et on les comprend, près tout. Quant au passeport diplomatique, franchement, à quelle diplomatie peuvent-ils prétendre ? Qu’est-ce qui leur arrive ! Ils se trompent scandaleusement de revendication ! Un passeport touristique leur siérait mieux…
Rahim Zenati
Posté le 17.07.2008 par abdoumenfloyd
Les pouvoirs publics ont ordonné le retrait des passeports de plusieurs hauts responsables algériens poursuivis en Justice ou placés sous contrôle judiciaire pour affaires de corruption, annonce le quotidien El-Khabar de « sources crédibles ». Certaines « figures » de la scène politique et économique sont concernées par cette mesure.Les mêmes sources précisent que ces retraits de passeports, de personnalités et de haut responsables, effectués tout récemment, ont pour but d’empêcher leurs détenteurs de quitter le pays. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amar Saâdani, a été récemment empêché de quitter le pays.L’accélération des procédures prouve que les enquêtes sont bouclées, qu’elles ont abouti à la certitude quant à l’implication de ces responsables dans les scandales, mais cela signifie aussi que la lutte des clans repart de plus belle.
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Le récent accord algéro-marocain sur le transit et l’échange d’électricité vient d’apporter deux réponses à la question de la fermeture des frontières terrestres.
La première est que le gouvernement algérien est favorable à la coopération et l’entraide économique avec le Maroc. La deuxième réponse est que l’électricité comme le gaz sont les seuls produits que les réseaux de contrebande ne peuvent s’accaparer. Ils sont donc autorisés à traverser légalement la frontière. Tout le reste des produits qui traversent illégalement la frontière (drogues, carburant, produits alimentaires, médicaments, …) sont gérés par des circuits de contrebande tombés au fil du temps sous le contrôle direct des généraux du système makhzénien du DRS. Le monopole de la contrebande leur rapporte des gains de plus d’un milliard de dollars par an uniquement pour le hachich. Ils ne veulent donc pas partager cette source de gain facile avec des réseaux concurrents que l’ouverture des frontières va faciliter.
C’est donc bien le monopole des véritables barons algériens du trafic de drogue qui bloque la décision d’ouverture malgré l’appel fraternel pressant et répété du gouvernement marocain.
On savait tous que la contrebande frontalière était couverte par les corps constitués qui fermaient les yeux en échange de commissions plus ou moins grosses selon les grades. Mais depuis la reddition en juillet 2006 du «baron» Ahmed Zendjabil, surnommé le «Pablo Escobar» algérien, on a apprit avec stupeur que ce n’était qu’un homme de paille. Alors que la frontière a été fermée en août 94 sur décision du DRS, Zendjabil a été remis en selle en 1997 pour organiser les réseaux de clientèle en Europe avant ceux du transit algérien. C’est l’ex-Chef de sûreté d’Oran qui a affirmé «avoir délivré un passeport à Zendjabil en 1997 sur ordre du DRS dont il était un indicateur» (El Watan du 23-10-2006).
Auparavant, Zendjabil était connu de la police comme un acteur du fameux réseau Taïwan des véhicules volés en Europe et recyclés en Algérie avec de vraies-fausses cartes grises. Ce trafic de voitures Taïwan était en fait une idée diabolique du DRS pour compromettre les membres des corps constitués, des magistrats, des fonctionnaires… C’est une méthode connue des services secrets de salir le casier judiciaire pour décrédibiliser par anticipation des éléments jugés peu fiables selon les normes maffieuses du pouvoir. Habib Souaïdia, l’officier auteur du livre La Sale Guerre, a été, comme certains de ses collègues du bataillon des forces spéciales de Lakhdaria, une des victimes de ce coup monté.
Ahmed Zendjabil a causé un séisme à l’échelle des autorités algéro-marocaines en se rendant à la police de Blida et en demandant à bénéficier de l’amnistie prévue par la Charte de réconciliation nationale. Il a surtout déjoué le scénario de son élimination avec de grosses manchettes à la une des journaux.
Aussitôt son arrestation rendue publique, la presse a vite pris la mesure de l’ampleur du scandale en croyant découvrir une nouvelle affaire Khalifa qui fera vendre les journaux. Elle a vite été rappelée à l’ordre pour oublier le nom de Zendjabil et tout ce qu’il représente.
«Les officiers de police qui avaient déclenché des enquêtes sur la base de ses aveux ont été sommés de cesser toute investigation…. Un colonel du DRS, qui enquêtait sur le trafic de drogue à Oran avait été mis aux arrêts par le chef de la 2ème région militaire» (El Watan du 23-10-2006).
Le général Kamel Abderrahmane, ex-directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA) et commandant de la 2ème région, a été publiquement mis en cause par l’ex-wali d’Oran Bachir Frik au cours de l’audience de son procès qui l’a condamné à 8 ans de prison.
Aujourd’hui, Zendjabil croupit dans l’isolement d’une prison secrète du DRS. Au même titre que Hassen Hatab ou Abderrezk El para, il détient des secrets sur l’implication directe du DRS comme commanditaire du terrorisme qui a ensanglanté le pays. Zendjabil a avoué que sur ordre de ses officiers traitants, il servait d’agent de liaison avec des groupes terroristes pour les financer et leur livrer armes et munitions transitant par le Maroc. Il leur dictait aussi des cibles à abattre ou à terroriser.
Les relations de Zendjabil avec l’establishment marocain ne pouvaient qu’être couverte par la hiérarchie militaire algérienne du renseignement puisqu’elles remontaient jusqu’au général Hamidou Lâanigri, ex-DGSN marocain tombé en disgrâce depuis. L’arrestation de Zendjabil a aussitôt fait tomber le réseau de ses fournisseurs marocains. Notamment Cherif Benlouidene, alias Kharaz, qui connaissait tous les secrets de son client et ami. Sa chute a entraîné celles de ses complices hauts gradés dans la gendarmerie royale, la police et la douane. Le roi du Maroc ne transige pas avec ce genre d’organisation maffieuse qui peut se développer en contre-pouvoir puissant dans le style colombien.
En Algérie, seuls quelques lampistes ont été arrêtés alors qu’ils avaient reçu des ordres et des commissions pour laisser Zendjabil utiliser à sa guise le port d’Oran sans que ses véhicules bourrés de drogue ne soient fouillés.
Deux ans après l’arrestation de Zendjabi, on ne sait pas qui l’a remplacé pour servir de faire-valoir, mais on sait que le trafic de drogue n’a pas cessé et que le monopole a été renforcé par le durcissement des contraintes imposées aux petits concurrents. Des hauts gradés continuent de contrôler le trafic de drogue et laissent leurs subordonnés racketter les petits «hallabs» qui utilisent des mulets pour transporter toutes sortes de marchandises. Comme l’axe Oujda-Maghnia est plus encombré et surveillé, les contrebandiers descendent jusqu’à l’axe Figuig-Bechar.
Pour satisfaire leur appât du gain facile, certains généraux n’ont aucun scrupule à sacrifier les populations frontalières. On ne sait pas ce que ça coûte du côté algérien. Personne ne s’est jamais intéressé à mesurer les conséquences de la fermeture des frontières. Mais la région est du Maroc, surnommée l’Oriental, souffre du mur algérien.
A Oujda, le Chambre du Commerce a fait une étude sur l’apport du secteur informel de la contrebande hors trafic de drogue. Le chiffre d’affaires annuel a été estimé en 2004 à 6 milliard de dirhams (environ 500 millions $). Le nombre de personnes employées était de 6000, essentiellement des jeunes. Le «blocage» de 2 à 3 millions de touristes algériens enlève au Maroc un apport de 2 à 3 milliards de dollars par an. Ce blocage empêche aussi la création de plus de 1000 PME/PMI devant générer plus de 30.000 emplois uniquement dans la région d’Oujda. Alors qu’ils s’implantent partout au Maroc, les investisseurs étrangers, surtout français, évitent l’Oriental à cause de sa proximité avec l’Algérie assimilée à un horrible épouvantail.
Depuis sa création en 994, Oujda la «cité martyre», comme la nomment les historiens, était le point de passage obligé des caravaniers. Les sultans de Fès et Tlemcen se la disputèrent. Elle symbolise aujourd’hui le martyre de la désunion des peuples du grand Maghreb. Oujda est condamnée à vivre avec les algériens. Elle a enfanté Bouteflika qui l’a oubliée et ne songe qu’à mourir au pouvoir à Alger, alors qu’il n’a jamais pensé à revenir dans sa ville natale avec l’habit et les honneurs de président.
Oujda a aussi enfanté le clan d’Oujda qui a renversé le GPRA de Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda pour prendre le pouvoir en 1962. C’est aussi à Oujda qu’a été formée la première promotion Larbi Ben M’Hidi des «marocains du MALG» qui ont structuré les services secrets algériens qui se sont transformés en Makhzen autour du DRS.
En soutenant la nomination par le président Chadli de Mohamed Mediene, dit Toufik, à la tête du DRS en 1990, le général Larbi Belkheir a en fait placé un virus mortel dans le cerveau de l’ANP. Comme sous l’emprise d’un sida ou d’un cancer, l’ANP, est devenue comme l’Algérie, un grand corps malade incapable de se débarrasser de ses membres corrompus qui souillent son honneur, salissent ses nobles missions et la discréditent aux yeux de la population.
Le Makhzen du DRS ne s’est pas contenté de nommer les présidents, les ministres, les ambassadeurs et les attachés militaires. Il a aussi placé des officiers du DRS à la tête des régions militaires. Cette totale anomalie organisationnelle a donné au DRS les pleins pouvoirs et soumis tous les autres officiers de l’ANP sous son autorité.
Cette grave décadence du pouvoir totalitaire du DRS a engendré la démobilisation politique, la désobéissance civile, la désintégration sociale, la fuite des cerveaux, le phénomène des harragas, la faillite du secteur et du service public, la destruction du tissu économique frontalier, la spoliation de nos richesses, etc …
La décadence du pouvoir algérien a considérablement affaibli l’Algérie et met dans la gêne ses voisins du Maghreb et du Sahel. Il devient de plus en plus urgent d’isoler le virus et de l’éradiquer.
Saâd Lounès
Posté le 18.06.2008 par abdoumenfloyd
Monsieur El-Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, est attendu devant la justice pour répondre des accusations de détournements de fonds publics dans l’affaire de l’Agence de promotion du commerce extérieur, annonce le quotidien arabophone Djazaïr News.
Les services de la gendarmerie nationale qui ont diligenté l’enquête, ont transmis le dossier de M. Djaâboub au parquet d’Alger, ajoute le journal.
Le scandale de l’Agence de promotion du commerce extérieur porte sur des transferts de fonds douteux depuis quatre ans.
Posté le 16.06.2008 par abdoumenfloyd
Ils ont créé un Etat parallèle dans l’administration publique
Des cadres et employés dirigent un réseau de détournement de deniers publics à Tlemcen
La brigade criminelle appartenant à la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Tlemcen a mis fin, cette semaine, à l’activité d’un dangereux réseau criminel, composé de cadres et employés dans plusieurs administrations publiques de cette wilaya.
Depuis le début de cette semaine, la wilaya de Tlemcen a vécu un véritable scandale. Plus de 40 cadres et employés sont impliqués dans une affaire de fraude et d’escroquerie. Les enquêtes menées par les services de sécurité ont révélé tout ce que les professionnels de la criminalité peuvent faire en imitant les sceaux de l’Etat.
Ces sceaux sont utilisés dans le trafic des documents officiels publics et bancaires, des documents administratifs, faux et usage de faux, reconnaissance des faits qui ne correspondent pas à la réalité, vol de documents administratifs et dilapidation de deniers publics, et participation et mauvais usage de la profession.
Ce gang était spécialisé dans le trafic des documents administratifs et la composition des dossiers au nom de personnes imaginaires qui sont déposés auprès de l’Agence nationale de soutient et d’emploi de jeunes Ansej, à Tlemcen, afin de bénéficier des crédits dans différents projets, sans que ces dossiers ne soient contrôlés.
L’enquête a prouvé l’existence réelle d’un réseau composé d’employés appartenant à l’Agence nationale pour le soutien et l’emploi de jeunes, en plus de quelques employés de trois banques. Ces derniers ont effectivement participé à cette opération en déposant des dossiers composés de faux documents et des dossiers de personnes imaginaires.
40 personnes ont été présentées, avant-hier, au procureur de la République près le tribunal de Tlemcen. Elles ont été auditionnées de 9 heures du matin jusqu’à minuit. Le procureur de la République près le tribunal de Tlemcen a ordonné de placer 25 personnes de ce réseau en détention provisoire. Il a également ordonné de placer 19 autres personnes, dont trois femmes, sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, trois personnes de ce gang sont en fuite et d’autres sont à l’étranger.
El Khabar
Posté le 05.06.2008 par abdoumenfloyd
Il existe, chez certaines personnes, une curieuse disposition de l’esprit. Le sentiment et la conviction profonde qu’elles ne font rien de mal, même si leurs actes, ou leur passivité, engendrent des souffrances infinies à un grand nombre de gens. Ils ne veulent rien entendre sur leurs propres turpitudes, et lorsque celles-ci leur sont rappelées, ils se convainquent que ce ne sont là que paroles de gens envieux, ou du moins d’une multitude imbécile, qui ne peut pas s’élever à leur niveau, qui ne peut pas comprendre, que le journaleux qui a osé les vilipender est un agent à la solde d’un clan adverse.
Et s’ils persévèrent avec tant d’aveuglement dans leurs vilenies, c’est parce qu’il y a un total décalage entre leurs actes et ce qu’ils pensent eux-mêmes d’eux-mêmes . Si tant est qu’ils y pensent. Une sorte d’attitude schizophrénique. Il faut dire aussi que leur entourage, flagorneur et opportuniste à l’excès, contribue, pour une large part, à les entretenir dans l’idée qu’ils sont des génies incompris, qu’ils sont de grands hommes, qu’ils ne font rien de mal, qu’ils sont enviés, jalousés. Curieusement, et contrairement à ce qu’ils croient et à ce qu’on leur fait croire, ils sont tous d’une intelligence très médiocre, en même temps qu’ils sont tous très imbus d’eux-mêmes, à un point où ils dégoulinent de suffisance. Il n’y a qu’à observer la mine renfrognée, le regard hautain et le rictus amer de Zerhouni, pour mesurer toute leur prétention et toute leur vanité.
Ainsi, ces dirigeants qui se sont imposés à nous, qui se sont partagé notre pays et le droit sur nos vies, comme autant de territoires de chasse, et qui sans aucune légitimité, ni aucun mérite, baignent néanmoins dans un état d’esprit, une sorte de monde parallèle, où ils s’imaginent qu’ils trônent en hommes d’exception sur des peuplades qui ne les méritent pas. Jamais, à aucun moment, ils ne sont habités par le doute sur eux-mêmes, sur leurs capacités, sur leur utilité.
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Prenons l’exemple d’Ahmed Ouyahia. Voilà un homme à l’intelligence très moyenne, vraiment très moyenne, sorti du rang, et que des circonstances particulières ont mis sur le chemin de gens qui dirigent le pays. Il a été récupéré par la sécurité militaire pendant qu’il faisait ses études à l’ENA.
Il effectua son service militaire, en mode civil, à la présidence de la république, où il se forgea définitivement, auprès de ses nouveaux employeurs, la réputation de l’agent totalement dévoué à ses chefs, dénué de tout scrupule, capable d’exécuter n’importe quelle mission, aussi amorale soit-elle, avec un excès de zèle rare. Ces dispositions allaient lui permettre de gravir, de façon fulgurante, tous les échelons de la hiérarchie et de gagner l’estime de ses chefs. Il fut bombardé chef du gouvernement, et on le mit à la tête d’un nouveau parti, le RND, sorti du chapeau, du jour au lendemain. Le RND. Ce parti qui supplanta le FLN, et qui rafla la majorité parlementaire et municipale, à la faveur de la plus grande fraude électorale que connut le pays depuis son indépendance. Cette méga arnaque électorale de 1997, décidée par les généraux janviéristes, et dont l’exécution sera confiée à Ouyahia, mettra à contribution tous les walis, tous les chefs de Daïra et tous les corps sécuritaires. Ce sera le baptême du feu de Ouyahia. Il montra tout son talent en organsinant et en réussissant une fraude qui consacra dès lors la totale main mise de la junte sur la totalité du pouvoir. Il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Il usa de ses fonctions de chef du gouvernement et de chef du plus grand parti du pays pour donner des gages de fidélité à ses chefs. Il leur ouvrit encore plus grandes qu’elles n’étaient, les portes de l’enrichissement frauduleux, réservé à un groupe de grands initiés. Il consolida sa carrière, ses états de service et sa réputation en brisant des milliers de carrières et de vies, en enfonçant davantage les algériens dans la misère et le malheur.
Pourtant tous ceux qui connaissent Ouyahia et qui l’ont approché de suffisamment près pour pouvoir se faire une idée sur son profil psychologique, parlent de lui comme d’une personne affable, attentive, soucieuse de plaire. Dans l’impression qu’il donne sur sa propre personne, il semble être de bonne foi. Il n’a jamais donné l’idée d’être un tant soit peu troublé par sa mauvaise conscience pour tout ce qu’il a entrepris de vil et de haïssable. Toutes les actions qu’il a menées, toutes aussi condamnables les unes que les autres, ne sont pour lui, qui a une si haute idée de lui-même, que des passages obligés, de la haute politique, des manœuvres subtiles, pour un grand dessein : Son propre destin national. Car Ouyahia croit sincèrement et profondément que tout ce qui contribuera à faire de lui le chef de l’Etat algérien, ne peut être que noble et grand. Il ignore ou feint d’ignorer qu’il n’est qu’un outil entre les mains des vrais maîtres du pays, que ceux-ci ne l’ont agrée que parce qu’ils estiment qu’il leur est profitable, qu’ils ne le soutiennent que parce qu’ils sont convaincus qu’il ne représentera jamais le moindre risque pour leur main mise sur le pays, qu’ils le tiennent pour un personnage de moindre importance. Pourtant, Ouyahia, dont la culture générale est incroyablement en dessous de la moyenne, qui est plus rusé qu’intelligent, et plus suffisant que sûr de lui même, mais dont la conscience est totalement atrophiée, est, pour lui-même comme pour les gens qui constituent son entourage, un homme tout ce qu’il y a de normal.
Sauf que ces hommes normaux là sont à l’identique des fauves dans une jungle. Les sentiments qu’ils peuvent éprouver, et la perception des phénomènes qu’ils vivent sont construits autour de la nécessité de survie, dans un monde où les êtres humains, vraiment normaux, n’ont pas leur place. Dans cette jungle là, de grands fauves et de charognards, la prédation, la survie et la reproduction sont les seules choses vraies. La conscience, les principes et les valeurs n’y ont cours qu’en termes de discours vides de sens. Ces prédateurs ne savent pas ce qu’est aimer, avoir des élans du cœur, et encore moins compatir. Ces gens là ne calculent pas le mal qu’ils font aux autres. Ils tracent leur route dans la chair vive de la nation. Tout naturellement et en toute bonne conscience. Comme une chose qui va de soi. Comme un loup tranche la gorge de sa proie. Sans plus d’état d’âme.
Publié dans: http://www.tahiabladi.com
Posté le 03.06.2008 par abdoumenfloyd
Les généraux algériens qui ont fait partie du “groupe des décideurs”, et ceux qui continuent de diriger le pays ainsi que d’autres barons du régime, ont profité des années de sang pour se constituer des fortunes colossales, évalués à des dizaines de milliards de dollars et qui ont été “exfiltrées” vers des paradis bancaires. Cette oligarchie de voleurs et d’assassins continue de piiller le patrimoine de la nation, et envisage même de faire main basse sur les ressources hydrocarbures du pays. Monsieur Jean Ziegler, un grand ami du peuple algérien, n’a cessé de les dénoncer. Voici un de ses nombreux articles sur la junte que nous livrons à nos lecteurs.
Cet article est toujours d’actualité a paru en octobre 1997 à Charlie Hebdo
Par Jean ZIEGLER
LES NABABS DU LAC LEMAN
Pour Jean ZIEGLER, député suisse spécialiste des banques, les généraux corrompus engraissent leurs comptes numérotés grâce aux vieux réseaux de financement de la guerre d’Algérie.
Les centaines de victimes de massacres de Raïs et de Ben Talha ne risquent pas de chagriner les militaires : par leur mort, elles contribuent au maintien de la rente pétrolière des généraux algériens, déposée majoritairement dans les banques de Genève. Depuis plus de cinq ans, depuis le coup d’Etat militaire de janvier 1992, le sanglant chaos organisé par les tueurs islamistes (certains de leurs officiers traitant au sein des services secrets algériens) sert admirablement la stratégie des généraux : aussi longtemps que, dans la Mitidjia, la banlieue d’Alger ou en Kabylie, les femmes, les hommes et les enfants sont égorgés par les émirs du GIA, personne ne parlera d’élections libres. Elections que les généraux seraient certains de perdre. Et avec elles les faramineux profits qu’ils tirent mensuellement des revenus du gaz et du pétrole.
A Genève, des rues entières appartiennent aujourd’hui, par le truchement de sociétés immobilières par actions (qui garantissent l’anonymat des propriétaires réels), à des généraux et des directeurs de sociétés d’Etat de la pétrochimie algériens. D’immenses fortunes prospèrent sur les comptes numérotés algériens. A Berne, un général Algérien - Abdelmalek Guenaizia - occupe l’ambassade. Il veille sur la bonne marche des transferts. Certains diplomates algériens se sont même fait rappeler à l’ordre par le département (Suisse) des Affaires étrangères : ils passent leur temps à fonder des sociétés écrans au Liechtenstein. Ce qui n’est pas exactement une activité classique de diplomate.
Pourquoi Genève ? D’abord parce que Genève est une des grandes places financières de la planète offrant des services compétents et discrets. Les banquiers privés de la place sont habitués à organiser l’accueil des butins de la corruption. Ensuite, entre Genève et les Algériens, il existe une longue histoire : durant la guerre d’indépendance (1954-1962), Genève avait été l’arrière-base financière du FLN. La Banque Arabe SA (tombée plus tard entre les mains de Guenoud, l’exécuteur testamentaire de Goebbels) avait été fondée par Mohamed Khider, trésorier du FLN.
La plus grande partie de la diaspora algérienne en France à, durant toute la guerre, versé annuellement des millions de francs dans les caisses du FLN. Depuis Genève, ces millions ont permis d’acheter des armes, de financer l’infrastructure sociale, politique, diplomatique du FLN, plus tard du gouvernement provisoire. Ben Bella, Hocine Aït ahmed, d’autres dirigeants historiques, ont négocié en 1962 dans les environs immédiats de Genève - à Evian, au Signal de Bougie, dans d’autres lieux encore - avec Joxe et De Leusse la liberté de leur patrie.
Inutile de dire que les dirigeants historiques ont été des hommes profondément honnêtes : Lebjaoui, Aït Ahmed, Ben Bella ont eu des relations suivies avec les banquiers genevois dans l’intérêt exclusif de leur mouvement de libération, plus tard, de leur Etat. Avec le coup d’Etat militaire de 1965 contre le gouvernement Ben Bella, la situation a radicalement changé. Khider a été assassiné à Madrid par les sbires de Boumediene. Lebdjaoui et beaucoup d’autres ont choisit l’exil permanent. Ben Bella a disparu en prison pour quinze ans. Mais les réseaux discrets du financement, les structures d’accueil complexes de capitaux clandestins étaient en place. Ces réseaux, ces structures servent - surtout depuis l’avènement au pouvoir du général Chadli, et plus nettement encore depuis le coup d’Etat de janvier 1992 - les corrompus algériens de tout poils.
Même les députés conservateurs suisses s’en étonnent : jamais jusqu’à ce jour le gouvernement algérien n’a déposé la moindre requête en entraide judiciaire internationale pour récupérer ne serait-ce qu’une modeste partie de ce butin sanglant volé au peuple algérien.
Jean ZIEGLER
Publié dans: http://www.tahiabladi.com
Posté le 03.06.2008 par abdoumenfloyd
par kabylieazouzanet
Un colonel du DRS emprisonné et radié de l'armée pour avoir dévoilé l'implication du général Kamel Abderrahmane et d'autres officiers de l'armée dans un vaste trafic de drogue.
Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.
En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.
Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.
Kada Hezil, un officier qui fait honneur à l'armée algérienne
Publié dans : http://kabylieazouzanet.centerblog.net/
Posté le 23.05.2008 par abdoumenfloyd
Le dernier mouvement des walis rendu public le 7 mai dernier a-t-il servi à couvrir les copains ? C’est ce que sous-entend l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) dans son dernier rapport. L’AACC qui a multiplié et intensifié ces 2 dernières années ses observations et ses enquêtes sur l’étendue de la corruption dans les wilayas et les communes, résume le tout en une formule : « Mouvement des walis : changement dans la continuité prédatrice et gangsters autorisés. »
On y apprend que « Le mouvement des walis rendu public le 7 mai dernier, a suscité un énorme mécontentement exprimé par un grand nombre de citoyens. » Mouvement fait dans l’urgence et la précipitation, suite aux émeutes dans la wilaya de Chlef : tentative de créer une illusion de changement, mais la politique du changement dans la continuité a prévalu. « Mais c’est un mouvement sans surprise pour nombre de citoyens avisés : le pouvoir a de plus en plus peur de la dynamique citoyenne locale en faveur du changement, de la transparence, du progrès et de la modernité », dit l’AACC.Peur de rendre des comptes mais les comptes sont établis : la prédation est très souvent la règle des commis aux ordres du pouvoir. Pour se perpétuer et se protéger, le pouvoir protège ses commis aux ordres.
Certains walis gèrent et agissent comme des commis pyromanes du pouvoir et de ses officines.La notion de commis de l’Etat est en voie de disparition. Les nominations, mutations, et promotions au sein de la Haute fonction publique apparaissent de plus en plus comme une prime à la soumission, la médiocrité, l’incompétence et la corruption. Nombre de walis se comportent en gangsters « autorisés », baignant dans une totale impunité, et sont confortés par les puissants du moment. « Car, se demande l’AACC, sinon comment expliquer que le wali de Khenchela ait été maintenu en place, malgré que les preuves de corruption, de détournements et de racket (Contre des commerçants et des fournisseurs) aient été accumulées contre lui, même par les différentes commissions et inspections dépêchées par le gouvernement, suite aux très lourdes accusations portées contre lui par l’AACC en septembre et décembre 2007 – accusations qui n’ont cessé depuis de s’alourdir, de se multiplier et d’être vérifiées, grâce aux nombreux témoignages avérés de citoyens ? Le maintien de ce wali dans cette région a été ressenti par nombre de Khenchelis comme une provocation et une atteinte à leur dignité ?Sinon comment expliquer aussi que le wali de Chlef et son Secrétaire général - suite aux récents évènements tragiques dans cette wilaya-, que ces commis indélicats ont largement contribués à allumer et attiser, aient été promus dans d’autres wilayas ?
Autres provocations contre les administrés de Chlef , de Annaba et Tindouf, nouveaux points de chute de ces 2 fonctionnaires. Il faut relever la panique à bord du pouvoir lors de ces évènements et les propos anticonstitutionnels et scandaleux du ministre délégué aux collectivités locales et du wali de Chlef à propos de la présence et l’intervention de députés du RCD ! A noter avec intérêt que le groupe parlementaire du RCD a demandé la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements d’avril 2008 à Chlef» et aurait collecté une trentaine de signatures.Et la scandaleuse mutation du wali de Béjaia à Souk Ahras, alors que son bilan est négatif et qu’il a totalement failli dans une wilaya particulièrement sensible ? Et le wali de Boumerdès à Béjaïa, alors que vient d’éclater un énorme scandale de corruption en plein cœur de l’Exécutif de la wilaya de Boumerdès ? Et la Secrétaire générale de la wilaya d’El Tarf, promue wali déléguée à Zéralda, malgré les affaires de corruption qui ont gangréné cette wilaya. »
L.M.