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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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21.07.2008
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24.07.2008
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22.07.2008
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22.07.2008
peut etre un regain d'espoir
19.07.2008
malaise generale
19.07.2008
non
18.07.2008
voila enfin la fin du grand walou !
18.07.2008
C'est vrai
17.07.2008
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BOUTEFLIKA

Algérie : Mésentente Bouteflika-Ouyahia ?

Posté le 21.07.2008 par abdoumenfloyd

Quelle est la nature de la relation entre le président Bouteflika et son premier ministre Ahmed Ouyahia ? La nomination, le 23 juin dernier, du chef du RND à la tête du gouvernement en remplacement d’Abdelaziz Belkhadem avait donné lieu à de nombreuses interprétations, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

Pour de nombreux commentateurs, ce changement serait le signe de la volonté du président Bouteflika de prendre ses distances avec les islamistes. D’autres y ont vu la main des militaires, M. Ouyahia ayant la réputation d’être proche des décideurs de l’armée…

En réalité, près d’un mois après son annonce, le remaniement gouvernemental reste entouré de mystères. Selon nos informations, Ahmed Ouyahia a appris sa désignation à la tête de l’exécutif par téléphone. Le président Bouteflika l’avait informé la veille de sa décision lors d’un bref échange téléphonique, sans prendre la peine de le recevoir comme c’est de coutume en Algérie : Ahmed Benbitour avait été reçu pendant cinq heures avant sa nomination et Ali Benflis a eu droit au même traitement. Plus inquiétant : près d’un mois après sa désignation, Ahmed Ouyahia n’a toujours pas rencontré officiellement le président. Le gouvernement est en vacances pour une quinzaine de jours et une rencontre entre Bouteflika et Ouyahia ne devrait pas intervenir avant la rentrée.

Pourquoi M. Bouteflika n’a-t-il pas pris la peine de recevoir son nouveau Premier ministre alors que celui-ci a été officiellement rappelé pour accélérer la réalisation du programme présidentiel ? Mystère. Pour sa part, Abdelaziz Belkhadem a, selon la même source, été informé de son limogeage par téléphone. M. Belkhadem, pourtant réputé proche du chef de l’Etat, avait indiqué quelques jours après son départ « ignorer » les raisons de son limogeage.

En nommant Ahmed Ouyahia au gouvernement, le président Bouteflika a-t-il cherché à neutraliser un éventuel concurrent à la présidentielle de 2009 ? Ahmed Ouyahia lui a-t-il été imposé dans le cadre d’un nouveau consensus autour du troisième mandat ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre…




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« L’Algérie est soumise à un pouvoir royal »

Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Maâmar Boudersa, chercheur et universitaire algérien

La première séance des travaux du conseil national du FFS a été dédiée au débat sur la situation politique du pays. Le professeur Maâmar Boudersa a été convié dans ce cadre à donner une conférence sur l’alternative démocratique au pouvoir. L’invité du FFS n’a pas manqué d’adjectifs pour dénoncer la pratique du pouvoir en Algérie, résultat d’une « succession de viols des différentes Constitutions ».

Maâmar Boudersa qualifie d’ailleurs le pouvoir dans sa pratique de « régime monarchiste » qui s’exerce « sans légitimité et en dehors de la légalité ». Prenant le cas de la situation d’état d’urgence décrété depuis 16 ans, l’enseignant et chercheur universitaire indique que contrairement au discours officiel, « l’Algérie est toujours en état de guerre, puisque les âmes algériennes continuent d’être fauchées par le terrorisme fasciste ». Ce qui confirme cet « état de guerre », estime le conférencier, c’est le maintien de l’état d’urgence qui est une pratique « héritée du pouvoir colonialiste qui l’avait décrété en 1956. C’est une pratique qui a été perpétuée depuis 1962 avec l’arrivée du groupe d’Oujda qui a usurpé le pouvoir en disqualifiant le GPRA ». Ben Bella a instauré, dira le conférencier, l’état d’exception en installant les cours criminelles révolutionnaires. « Hocine Aït Ahmed a eu la vie sauve grâce au président égyptien, Gamel Abdel Nasser, qui avait envoyé un message à Ben Bella lui disant de faire attention à ne pas verser le sang de Aït Ahmed. Boumediène a lui-même apporté un témoignage dans lequel il disait que Ben Bella avait ordonné à l’armée de tuer Aït Ahmed. Boumediène a refusé d’exécuter la sentence et a préféré le livrer vivant et de laisser Ben Bella décider de son sort. » Le conférencier souligne que la situation d’état d’urgence ne peut être décrétée qu’après l’adoption par le Parlement d’une telle option, « alors que le Parlement algérien n’a jamais été saisi sur la prorogation de la durée de l’état d’urgence ». Prenant l’exemple de la Constitution marocaine, l’invité du FFS précise que dans ce pays voisin, l’état d’urgence ne peut excéder les trois mois. « Or, en Algérie c’est illimité. Ce qui veut dire que le pouvoir du roi au Maroc est limité par rapport à celui du président algérien », déclare Boudersa qui s’interroge sur le pourquoi du changement d’une Constitution qu’on ne respecte même pas. Les cas de remplacement de Liamine Zeroual, de Bachir Boumaza et de Karim Younès sont aussi patents du viol des principes de la Constitution, estime le conférencier qui précise que le Conseil constitutionnel n’a pas joué son rôle comme il se doit.

« Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait pas été Président » L’invité du FFS évoquera en outre les changements successifs des chefs de gouvernement. « C’est en totale violation de la Constitution. On est devant un pouvoir royal qui met fin aux fonctions du chef de gouvernement sans que son équipe soit changée. Où est la responsabilité collective du gouvernement ? », s’interroge Boudersa qui note que le chef de l’Exécutif est destitué de son droit de choisir son cabinet. « Même au Maroc, le Premier ministre est libre de proposer son équipe, chez nous, il ne fait rien. Il ne fait même pas de déclaration de politique générale devant le Parlement. Ouyahia voulait le faire dans un premier temps, il a été congédié, comme Belkhadem aujourd’hui. Au Maroc, le gouvernement est responsable devant le roi et le Parlement, en Algérie, il est responsable devant qui ? Le pouvoir algérien est bien plus royaliste que celui de la monarchie marocaine », affirme l’analyste. Continuant dans l’énumération des cas de non-respect de la Constitution, Boudersa cite l’article 39 de la première Constitution qui disait que le parti se devait de choisir le candidat à la présidence de la République qui devait être élu ensuite par le peuple. « Je n’ai trouvé aucune trace de la désignation de Ben Bella par le parti pour devenir Président. Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait jamais été Président », indique l’analyste, en relevant que la nationalité algérienne par la filiation comme condition pour devenir président de la République, comme énoncé par la Constitution, n’a pas été respectée dans le cas d’Ahmed Ben Bella. « Il a lui-même accordé un entretien à un journal suisse dans lequel il affirme qu’il est de nationalité algérienne et de parents marocains », indique encore le conférencier. Revenant à nos jours, M. Boudersa relève que les pouvoirs législatif et judiciaire n’exercent pas leurs pleins pouvoirs et sont menacés par le pouvoir exécutif. « L’Assemblée est menacée de dissolution et les magistrats de licenciement. Au Maroc, il existe des cours où les magistrats sont inamovibles, dont une chargée de contrôler les délits des ministres. En Algérie, c’est l’impunité totale, les ministres sont des maîtres et les Algériens n’ont pas le droit d’exprimer leur colère. Tout est soumis à autorisation sous le prétexte du maintien de l’ordre, tout justifie l’arbitraire », assène Boudersa.

« C’est au peuple d’élaborer la Constitution et pas à un groupe de personnes » Ce dernier évoque le projet de révision constitutionnelle et se demande : « Pourquoi suspendre l’avenir d’un pays à un non-évènement ? Les Algériens sont en otages, pourquoi tout ce folklore ? La Constitution est l’affaire du peuple algérien, c’est à lui que revient le droit de l’élaborer et non pas à un groupe de personnes ou au Président ». L’invité du CN du FFS a estimé par ailleurs que la fête de l’indépendance « est devenue une fête officielle, le peuple algérien a été écarté de cette célébration. Il s’agit pour moi aussi d’une date triste, car c’est celle de la signature de la capitulation du Dey d’Alger. Pour moi, la coïncidence n’est pas un hasard », déclare Boudersa en soulignant que l’histoire du peuple algérien a été pervertie pour devenir celle de quelques personnes.

Par Nadjia Bouaricha

Les échecs diplomatiques de BOUTEFLIKA

Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd

Depuis l'installation de Bouteflika au palais d'El Mouradia, en Avril 1999, notre pays, qui était, il est vrai, isolé et peu fréquenté à cause de la tragédie qu'il vivait en raison de la lutte fratricide sanglante pour le pouvoir, qui s'y déroulait à huis clos, n'a cessé de collectionner les échecs diplomatiques.

En déphasage quasi-complet avec la réalité du monde d'aujourd'hui, dont ils ignorent les clés d'entrée majeures, Bouteflika et ses "Conseillers Diplomatiques" et "Ambassadeurs chevronnés" octogénaires et septuagénaires : Bedjaoui, Rahal, Sbih, Bessaïh, Jazaïri, Belkheir, Bencheikh, Khelladi, Maaoui, Hadjar, Yousfi, Dembri, Ghreib etc... interprètent les tendances fortes des relations internationales à travers leur grille de lecture désuette.

Autistes et cupides, les « Papis » se trompent d’époque et font de la résistance passive à tout ce qui qu'ils estiment contraire à leurs intérêts personnels.Même leur légitimité préhistorique ne peut plus cacher leurs multiples déficiences criardes.

Ils commettent fatalement erreur sur erreur.

En voici quelques unes :

1- Afrique


Sahara Occidental :

Grâce au rajeunissement de sa classe politique, à la modernisation de son appareil diplomatique et à l'assistance "technique" des pays amis et alliés, auxquels la monarchie alaouite reste fidèle, dévouée et reconnaissante et sans avoir les moyens financiers et humains de l'Algérie, le Maroc a enregistré, ces dernières années, des points positifs auprès de plusieurs pays africains notamment, qui ont retiré leur reconnaissance à la République Arabe Sahraouie Démocratique et auprès des puissances occidentales, qui soutiennent aujourd'hui activement son "Plan pour une large autonomie du Sahara Occidental".

Notre Diplomatie, enferrée dans des "principes" archaïques et minée par la bureaucratie, le régionalisme et le clientélisme, s'accroche désespérément au "Plan Baker" que les Etats Unis eux-mêmes jugent dépassé.

" C'est une chèvre, même si elle s'est envolée ".


Médiations

Malgré le tapage médiatique qui les a entourées, les médiations entreprises par notre pays entre l’Ethiopie et l’Erythrée et entre le Gouvernement malien et les rebelles Touaregs, sont dans l’impasse ou battent de l'aile.

C'est la Libye qui en tire avantage, sur le plan diplomatique.

Pour pouvoir assurer une médiation crédible et durable entre les autres, qui seront inévitablement appelés à faire des concessions mutuelles, il faut d’abord avoir le courage et la probité morale de demander pardon à son propre peuple pour les dénis, abus et drames dont il a été victime depuis 1962.

S’il cherche donc réellement l’intérêt du pays, comme il ne cesse de le déclarer, sans vraiment convaincre, le Président Bouteflika, qui est un des géniteurs du système imposé au pays en 1962 par le Clan d’Oujda, devrait faire ce mea culpa.

Ce geste, honorable et hautement symbolique, lui vaudra aux yeux des Algériens et de la postérité tous les mandats et Prix Nobel du monde.

Mais est-il capable de résister à ses pulsions égocentriques et aux pressions du clan ?

Avant d' être crédible à l’étranger, il faut d'abord l’être chez soi.


NEPAD

A part la photo-souvenir que la rencontre annuelle G8-NEPAD permet à Bouteflika de prendre avec les dirigeants des nations les plus puissantes du monde et de la Russie, le NEPAD, qui va être "restitué" à l'Union Africaine, n'a engendré que des obligations sonnantes et trébuchantes pour notre pays.


2- Accord d'Association avec l'Union Européenne :

Pour l'instant, notre pays ne subit que les effets négatifs et les contraintes de cet Accord.

En effet, contrairement à ses voisins de l'Est et de l'Ouest, l'Algérie n'a profité ni des fonds MEDA ni de la mise à niveau de ses entreprises.

Au contraire, la production nationale hors hydrocarbures, déjà insignifiante, est à l'agonie à cause de la suppression des barrières douanières qui la protégeaient relativement contre la concurrence déloyale des produits étrangers.

En outre, l'Union Européenne veut nous forcer, en vertu de cet Accord, à signer avec elle un accord stratégique en matière d'énergie pour garantir sa sécurité énergétique et reste sourde à nos demandes répétées pour l'établissement d'une meilleure circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée.

Elle cherche, en quelque sorte, à faire des pays du Maghreb des camps de concentration pour l'immigration clandestine en provenance d'Asie et d'Afrique sub-saharienne.

L'émigration algérienne en France a même perdu le statut spécifique dont elle jouissait jusqu'à la signature de l'Accord d'Association, en 2002.

3-Pays Arabes :

Malgré tous les sacrifices consentis par notre pays pour les différentes causes arabes, jamais les pays "frères" de la Ligue Arabe, ne nous ont appuyé sur la question du Sahara Occidental ni n'avaient condamné le terrorisme islamiste.

Pire, de l'Egypte à l'Arabie Séoudite, ils ont toujours soutenu activement le Maroc et les groupes terroristes islamistes, jusqu'à récemment encore, ouvertement incités et financés par cette dernière.

Pour casser le mythe cultivé par les baathistes, M. Daho Ould Kablia, Président de l'Association des anciens du MALG, vient de révéler que les pays arabes s'étaient, dans leur grande majorité, abstenus d'apporter la moindre aide et assistance financière, diplomatique et encore moins militaire à la Révolution algérienne.

Bien au contraire, certains pays "frères" comme la Tunisie, le Maroc ou l'Egypte se sont sucrés sur son dos en prélevant un quota important sur les armes acquises par le GPRA et destinées à l'ALN

A l'exception donc de la corruption, dont les noms des "grands" bénéficiaires commencent à être sussurés ici et là, rien, absolument rien n'explique les concessions juteuses qui ont été ou qui vont être octroyées à certaines compagnies des pays "frères".


4- Pays occidentaux :


Etats Unis d'Amérique

A cause des contradictions du gouvernement algérien sur les questions de l'Africom, de l'Irak et de l'Iran notamment, les Etats Unis d'Amérique, qui ont entamé avec nous une coopération prometteuse en matière de lutte contre le terrorisme, qui devait s'étendre à d'autres domaines stratégiques, semblent s'éloigner de plus en plus de notre pays et opter, après une période d'hésitation, pour le renforcement de leurs relations stratégiques avec le Maroc, considéré comme un allié traditionnel plus fiable, qu'ils soutiennent fermement dans la question du Sahara Occidental.

En effet, non seulement notre gouvernement n'adhère pas aux thèses américaines sur ces questions et d'autres mais il les dénonce activement dans les fora régionaux et internationaux.

C'est la meilleure manière de pousser cette hyperpuissance dans les bras du Maroc.

C'est peut être l'objectif recherché par certains ?

Espagne, France, Angleterre

Même si la "Perfide Albion" cache bien son jeu, ces trois pays sont avec le Maroc et cherchent à isoler "l'arrogante Algérie", dixit Bernard Kouchner.

Les manoeuvres visant à un isolement régional de notre pays s'accentuent avec le projet de l'Union Pour la Méditérranée.

Il vaut mieux donc être parmi les premiers adhérents à cette organisation pour pouvoir défendre nos intérêts en son sein et ne pas être marginalisé dans la région.

Les réticences et la méfiance exagérées, héritées de la "diplomatie des maquis", l'absence de vision claire et l'hésitation maladive se payent cher en politique et en diplomatie.

La valse-hésitation constatée au sujet de notre adhésion à la Politique Européenne de Voisinage en témoigne largement.

En tout état de cause, la "Diplomatie Attentiste" adoptée, ces dernières années par le gouvernement algérien a considérablement porté préjudice au pays car il se contente de réagir mollement et souvent confusément aux initiatives et mutations sous-régionales, régionales et internationales, qui le concernent pourtant directement, au lieu d'agir sur elles, de manière constructive, pour en tirer profit.


5- Chine et Russie :

Elles cherchent uniquement leurs intérêts.

Connaissons-nous vraiment les nôtres ?


6- Organisation Mondiale du Commerce :

A cause d'une mauvaise évaluation par le Gouvernement SIFI, qui avait conseillé, en 1994, au Président Zéroual de ne pas signer l'Acte de Marrakech portant création de l'Organisation Mondiale du Commerce, notre pays a raté, une fois encore, l'occasion d'entrer par la grande porte dans cette Organisation.

Aujourd'hui, pour y être admise par la petite porte, l'Algérie doit faire d'énormes concessions qui la dépouillent pratiquement de pans entiers de sa souverainté économique.

Il ne faut donc surtout pas croire Chakib Khelil lorsqu'il dit que le gouvernement algérien ne va pas augmenter le prix du gaz domestique car cette exigence, qui émane de nos partenaires à l'OMC, sera tôt ou tard satisfaite, comme toutes les autres conditions.


Ces échecs symptomatiques montrent, s'il en est besoin, les limites atteintes par une diplomatie accaparée par une seule personne et livrée à ses humeurs changeantes.

Le miracle promis en 1999 n'a pas eu lieu. Dix ans après, la désillusion et la déception sont grandes.

Les observateurs avertis et neutres avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme sur la démarche archaique en soulignant avec force que les "shows" diplomatiques présidentiels relevaient beaucoup plus du folklore que de l'analyse et de l'action mûrement réfléchie.

A cause de l'autisme et du bricolage de ses dirigeants, notre pays renoue avec l'isolement.

En sont-ils, au moins, conscients ?

Que faire donc pour sauver d'urgence une Diplomatie visiblement en panne d'imagination et à la dérive, qui a perdu la capacité d'initiative et d'action qu'elle avait jadis ?


Amine Benrabah

De Mugabe à Bouteflika : l’hypocrisie occidentale

Posté le 30.06.2008 par abdoumenfloyd

La réélection frauduleuse et arrogante, hier au Zimbabwe, du président sortant Robert Mugabe, est en train de soulever d’énormes vagues internationales. Mugabe, au pouvoir depuis 1980, était seul en lice au second tour de la présidentielle de vendredi. Son rival, le responsable de l'opposition Morgan Tsvangirai, s'était retiré de la course dimanche, disant vouloir éviter que ses partisans ne risquent la mort en votant pour lui. L'opposition a dénoncé une très violente campagne d'intimidation contre ses partisans.Le Conseil de sécurité de l'ONU a estimé à l'unanimité que la réélection du président sortant Robert Mugabe ne pouvait être considérée comme le résultat d'un procédé juste et équitable. Les Etats-Unis ont demandé aux pays-membres d'envisager l'imposition de sanctions à l'encontre du régime de Robert Mugabe, une option qui devrait vraisemblablement être examinée de façon plus approfondie la semaine prochaine.

Le président américain George W. Bush a quant à lui annoncé samedi avoir ordonné de nouvelles sanctions "contre le gouvernement illégitime du Zimbabwe et ceux qui le soutiennent".
"Vendredi, le régime de (Robert) Mugabe a organisé une élection honteuse, ignorant la volonté du peuple du Zimbabwe", écrit le président américain dans un communiqué.
L'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert a rappelé que "le gouvernement du Zimbabwe a choisi d'ignorer ce message et de spolier la démocratie".
"Cette élection a perdu toute légitimité", a-t-il estimé. Mais alors, qu’est-ce qu’une élection « légitime » ?

Celle que prépare, avec les mêmes méthodes que Mugabe, le président algérien Abdelaziz Bouteflika qui n’envisage rien moins qu’un mandat à vie ?Bouteflika va se faire réélire, de force, après avoir violé la Constitution.Bouteflika va se faire réélire, de force, avec l’argent et les moyens de l’Etat.Bouteflika va se faire réélire, de force, dans un contexte de bâillonnement de l’opposition… Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 sinon un futur Mugabe ? Son pays est en ruine, il a 84 ans et il règne depuis 28 ans... Robert Mugabe s’est présenté pour un sixième mandat, à l'élection présidentielle au Zimbabwe, et a fait en sorte de ne pas pouvoir perdre ! Bouteflika est sur le chemin… Si Robert Mugabe a fait son putsch d’hier, c’est parce que les forces internationales ont reculé devant l'obstacle et toléré les outrances d'un homme qui a mené son pays et son peuple dans l'impasse. Les Zimbabwéens ont été laissés seuls dans un huis-clos avec un despote octogénaire qui n'aura connu, dans sa vie, que la guerrilla marxiste mâtinée d'éducation jésuite, et 28 ans de pouvoir absolu entamé par une répression sanglante au Matabeleland et poursuivie par une fuite en avant suicidaire. Ses successeurs, un jour prochain, auront tout à reconstruire sur un champs de ruine. Voilà ce qu’on risque si l’amendement de la Constitution algérienne se réalise…Voilà ce qu’on risque si les élections de 2009 se passent avec la candidature de Bouteflika. Car les Algériens sont aujourd’hui seuls face à la machine d’un futur Mugabe… Et on n’entend ni la voix de Bush, ni celle de Sarkozy, ni celle de l’ONU…

Bakchich : Ouyahia, nouveau lien entre Bouteflika et le général Tewfik

Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd

Un mini remaniement ministériel et un changement de Premier ministre qui sont passés comme une lettre à la poste. Rien ne change sous le ciel bleu d’Alger où l’on continue de préparer cahin-caha la prochaine élection présidentielle prévue en avril 2009. En jeu : une réforme de la Constitution cet été et le remplacement à terme du président Bouteflika.

Vite fait bien fait. Le 23 juin, la présidence algérienne annonçait un mini remaniement ministériel et, surtout, un changement de Premier ministre. En effet, Ahmed Ouyahia, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) succède à Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN). Ce dernier connaît bien la chanson : en bon joker des militaires et des services secrets qui tirent les ficelles du théâtre politique algérien, il a déjà dirigé le gouvernement à deux reprises : entre 1996 et 1998, sous la présidence de Liamine Zeroual, puis entre 2003 et 2006, sous Abdelaziz Bouteflika qu’il a donc déjà pratiqué.

Si, depuis une semaine, Alger bruissait de rumeurs de remaniement ministériel imminent, rien, en surface, ne présageait de ce changement. Le Premier ministre français, François Fillon, n’a-t-il pas rencontré le 21 juin, dans la capitale algérienne, Abdelaziz Belkhadem comme si de rien n’était ? Plus qu’un énième clash entre le président Bouteflika – qui milite pour un troisième mandat – et les services de sécurité dominés par le général Mohamed Mediène, le renvoi de Belkhadem relève d’un deal passé entre les hommes de Bouteflika et Ahmed Ouyahia. Objectif : dégager Belkhadem qui a été rétrogradé au poste de ministre d’Etat et de représentant personnel du président de la République.

Remaniement au rabais, trêve bien ficelée

En témoigne notamment le fait que le remaniement du 23 juin ne concerne que trois ministres : celui des Transports, celui de la Poste, des technologies de l’information et de la communication et celle des Réformes financières. Dérisoire ! Par contre, le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, qui, au sujet d’émeutes sociales, avait récemment décrété que c’était le problème du chef du gouvernement et non le sien (sic !), a conservé son poste. Sans parler du fait que, ces derniers mois, les ministres avaient méchamment tendance à sécher d’importantes séances de travail. Ils ont un jour tous pris la tangente lors d’une réunion autour du Premier ministre. Prétexte invoqué : entre midi et deux la collation qui était habituellement servie a été zappée. Du coup, chacun est parti de son côté grignoter tout en se gardant bien de revenir au turbin !

Ce ne sont toutefois pas les difficultés de Belkhadem à animer son équipe gouvernementale qui lui ont coûté sa place. Mais plutôt ses penchants pro-islamistes et son activisme pour amender en profondeur la Constitution algérienne. Ses propos enflammés sur la société algérienne qui ne doit avoir pour seule Constitution que le Saint-Coran avaient provoqué quelques hauts-le-coeur dans les casernes et indisposé certains au sein du FLN. Au moins, ces problèmes ne se poseront pas avec Ahmed Ouyahia : l’homme a la réputation d’avoir des penchants laïcs et d’être un « éradicateur » de barbus.

Ouyahia, nouveau lien entre Boutef’ et le général Tewfik

En tant que nouveau chef du gouvernement, Ouyahia aura à gérer la révision de la Constitution de laquelle dépend un (très) hypothétique troisième mandat du président Bouteflika. Jusqu’à ces derniers jours, restait à décider si elle serait adoptée par le biais d’un référendum ou par voie parlementaire. A ce sujet, le mercredi 25 juin, le quotidien algérien L’Expression, qui sert de porte-voix à la présidence, parlait de « dénouement » et annonçait que « la question est tranchée en haut lieu ». Signe que le consensus permettant l’équilibre du système a été atteint après moult tractations ; signe également que le renvoi de Belkhadem, partisan d’un référendum, résulte d’un accord entre les hommes de Bouteflika et ceux du général Mediène. Ainsi, selon L’Expression « le président de la république convoquera les deux chambres du Parlement pour soumettre son projet de révision constitutionnelle au courant du mois de juillet. » Et le quotidien de prédire, citant une « source » anonyme : « cela se fera entre le 5 et le 20 juillet ». En temps normal, la session en cours du Parlement aurait dû s’achever le 2 juillet et sera donc prolongée à titre exceptionnel.

Reste à savoir maintenant sur quoi portera la révision de la Constitution. En son état actuel, elle stipule dans l’article 74 que « La durée du mandat présidentiel est de cinq ans. Le Président de la République est rééligible une seule fois. » Bouteflika obtiendra-t-il un troisième mandat ? Ou au mieux une prolongation de deux ans en vertu d’un passage du mandat présidentiel de cinq à sept ans ? Le fait qu’un Belkhadem, qui clamait dans le quotidien Le Monde, à quatre jours à peine de son éviction, que « si on procède à un amendement de la Constitution, pourquoi se limiter à une prolongation de deux ans ? », ait été mis hors-jeu, donne un aperçu de la réponse.

www.bakchich.info

Pour le Figaro, Bouteflika prend ses distances avec les islamistes

Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd

Le quotidien Le Figaro résume le tout en une phrase : «L'éradicateur» anti-islamiste Ahmed Ouyahia remplace à la tête du gouvernement l'islamo-conservateur Abdelaziz Belkhadem."

«Le fauteuil de premier ministre est un siège éjectable !» Vingt-quatre heures après cette boutade énigmatique prononcée, dimanche, par François Fillon à l'École supérieure des affaires d'Alger, Abdelaziz Belkhadem, le patron du FLN, a perdu sa place au profit de son rival Ahmed Ouyahia, le chef du Rassemblement national démocratique (RND).

Depuis l'arrivée de M. Belkhadem à la tête du gouvernement en 2006, les signes d'une islamisation rampante ont soulevé interrogations et inquiétude. Alors que plusieurs villes sont secouées par des émeutes récurrentes, ce chef de file des «barbéfélènes » (le courant islamiste du vieux parti unique) s'est lancé dans une guerre idéologique d'un autre âge : fermeture de débits de boissons alcoolisées, condamnation de «mécréants» pour rupture illicite de jeûne durant le ramadan, chasse aux couples illégitimes, refus des restaurants de servir des femmes seules…

Depuis janvier 2008, c'est la justice qui persécute les chrétiens en multipliant les procès pour «pratique de culte non musulman sans autorisation». Le cas de Habiba Kouider, la jeune convertie de Tiaret arrêtée en possession de bibles et pour laquelle le procureur a requis, le 20 mai, trois ans de prison ferme, a ému l'opinion. Cerise sur le gâteau, Belkhadem a décrété «le Coran seule Constitution de la société algérienne». Sa nomination à la tête du gouvernement il y a deux ans était un gage donné aux islamistes radicaux. À la veille de la présidentielle d'avril 2004, il avait déjà réussi à attirer dans le giron du candidat Bouteflika tous les dirigeants historiques du FIS, excepté le tonitruant Ali Belhadj, qui refusait la réconciliation des seigneurs de la guerre au détriment de leurs victimes.

En contrepartie de cette allégeance, Madani Mezrag, l'ex-émir de l'Armée islamique du salut, a annoncé il y a quelques jours le retour, en septembre prochain, du parti intégriste sous une autre dénomination. S'appuyant sur cette alliance, Abdelaziz Belkhadem avait orchestré une cam­pagne pour la révision de la Constitution, en vue d'offrir un troisième mandat au président Bouteflika. Signe d'un rapport de forces défavorable au sommet de l'État, la frénésie est retombée depuis quelques semaines ; le retour d'Ahmed Ouyahia sur le devant de la scène confirme un timide recentrage «républicain», d'autant plus salutaire que le terrorisme a repris du poil de la bête, menaçant même les investissements étrangers.

Trouver un héritier au président

Réputé «éradicateur» et proche des militaires, cet énarque aux compétences reconnues est un anti-islamiste décomplexé. Discret directeur de cabinet du ­président Liamine Zéroual en juillet 1995, il avait fait une entrée remarquée sur la scène publique en annonçant la fin du dialogue avec les dirigeants du FIS qui refusaient de condamner le terrorisme et d'appeler à une trêve. En janvier 1996, il devint premier ministre, un poste qu'il conserva jusqu'en décembre 1998. Il fut rappelé en 2003 par le président Bouteflika qui le remerciera peu élégamment en 2006.

Si l'idée d'un troisième mandat s'éloigne, la succession du chef de l'État, en avril 2009, est loin d'être réglée. La révision de la Constitution, envisagée pour juillet par voie parlementaire, devrait se limiter à un passage du quinquennat au septennat, avec effet rétroactif, prolongeant ainsi le mandat d'Abdelaziz Bouteflika jusqu'en 2011. Le temps, pour les «décideurs», d'être fixés sur sa santé déjà précaire et de trouver un héritier consensuel. Dans le casting des prétendants, Ahmed Ouyahia est bien placé, même s'il est loin de faire l'unanimité dans le sérail ; cependant, il pourrait déjà représenter l'Algérie au sommet de l'Union pour la Méditerranée, le 13 juillet à l'Élysée.

Arezki Aït-Larbi, à Alger

URGENT-OUYAHIA CHEF DU GOUVERNEMENT

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé lundi à un remaniement ministériel et nommé M. Ahmed Ouyahia en qualité de chef du gouvernement, en remplacement de M. Abdelaziz Belkhadem, nommé ministre d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat, indique un communiqué de la présidence de la République.

"Dans le cadre du remaniement ministériel, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a pris un décret- présidentiel portant nomination de Madame et Méssieurs :
Amar Tou, ministre des Transports en remplacement de Mohamed Maghlaoui, appelé à d’autres fonctions.
Said Barkat, ministre de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière en remplacement de Amar Tou.
Djamel Ould Abbes ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger.
Rachid Benaissa, ministre de l’agriculture et du développement rural en remplacement de Said Barkat.

Hamid Bessallah, ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication, en remplacement de Boudjemaa Haichour, appelé à d’autres fonctions.

Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger, chargée de la Famille et de la condition féminine.
Melle Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des finances chargée de la Réforme Financière, est appelée à d’autres fonctions.



Bouteflika est en «parfaite santé», selon Zerhouni

Posté le 02.06.2008 par abdoumenfloyd

Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales Yazid Zerhouni a affirmé dimanche à Annaba que le président Bouteflika était en bonne santé. «Il est en parfaite santé et il travaille normalement », a t-il dit en réponse à une question d’un journaliste en marge de la cérémonie d’installation du nouveau Wali de Annaba.

Le ministre de l’Intérieur cherche ainsi à mettre un terme - du moins officiellement- aux rumeurs qui circulent depuis quelques jours à Alger et répercutées par la presse sur l’état de santé du Président. Depuis quelques semaines, Abdelaziz Bouteflika a en effet réduit au strict minimum ses activités et ses déplacements, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Sa dernière visite à l‘étranger remonte à fin avril dernier.

Dans plusieurs rendez-vous internationaux où il devait participer, il a été remplacé par l’ex-chef du gouvernement et patron du RND, Ahmed Ouyahia. Lors de plusieurs rencontres organisées récemment à Alger, il s’est fait représenter par son conseiller politique. Ses rares apparitions se limitent à la réception des lettres de créance de certains ambassadeurs étrangers pour une accréditation à Alger. Des cérémonies dont l’image sont souvent diffusées au JT de 20 heures de l’Entv.

Par ailleurs, Zerhouni, comme pour répondre à ceux qui le donnaient partant pour occuper le poste d’ambassadeur à Paris, a exclu un éventuel remaniement ministériel dans l’immédiat.

Quand Abdelaziz Bouteflika brille par son absence…

Posté le 02.06.2008 par abdoumenfloyd

Abdelaziz Bouteflika ne cherche même plus à exploiter les « grandes occasions » pour lever les doutes sur son état de santé, observe le quotidien El-Watan. « Plus de voyages à l’étranger, peu d’activités à l’intérieur et plus de campagne pour « le troisième mandat » lancée tambour battant au début de l’année en cours. Mis à part les messages de félicitations envoyés à ses homologues étrangers et les cérémonies d’accréditation de nouveaux ambassadeurs à Alger que la télévision nationale (ENTV) ne manque pas de diffuser, les activités présidentielles se comptent sur les doigts d’une main : présidence de l’ouverture des assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le 19 mai 2008, visite officielle au Koweït et au Qatar (du 19 au 21 avril 2008) et visite d’amitié aux Emirat arabes unis en avril 2008. » Mais depuis plus d’un mois le chef de l’Etat n’a effectué aucun déplacement à l’étranger. Pourtant, ce ne sont pas les événements qui manquent. Il a préféré, à maintes reprises, se faire représenter par l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui se voit ainsi propulsé au-devant de la scène comme représentant personnel du chef de l’Etat. Le dernier sommet en date est la 4e conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) dont les travaux se déroulent au Japon. Inexplicable ! En d’autres temps, le président Bouteflika tenait à être présent personnellement lors de chaque rencontre importante qui concerne le continent noir. « Il ne supporte pas les longs voyages », dit-on. Toutefois, ce n’est pas un argument convaincant. D’autres faits rendent encore son absence énigmatique. En plus de l’abstraction faite sur la réunion du Conseil des ministres, qui ne s’est pas tenue depuis le 13 avril, le président de la République n’assiste plus aux séminaires et autres rencontres considérés comme importants. Amoureux du sport, Abdelaziz Bouteflika n’a pas, contrairement à la saison dernière, organisé la cérémonie en l’honneur de l’Entente de Sétif qui s’est adjugée récemment et pour la deuxième fois d’affilée la coupe de la Ligue des champions arabe de football. Un événement plus qu’important dans un pays qui ne cesse de cumuler les déboires dans le domaine du sport en général et du football en particulier. C’est le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui a été chargé, jeudi dernier, d’honorer les champions arabes. Des faits qui laissent, une nouvelle fois, libre cours à des rumeurs en tous genres. Et la question de la capacité du Président à poursuivre la gestion des affaires du pays remise en avant… »

Madjid Makedhi

Bouteflika attendu en juin à Paris

Posté le 23.05.2008 par abdoumenfloyd
Bouteflika attendu en juin à Paris : l’Algérie sera représentée au niveau ministériel au sommet de l’UPM

Le président Abdelaziz Bouteflika effectuera en juin prochain une visite officielle en France, a appris toutsurlalgerie.com de sources concordantes à Alger et Paris. Selon une source diplomatique française, c’est Michèle Alliot-Marie qui lui a remis, lors de sa visite à Alger au début du mois de mai, une invitation du président Sarkozy. Une semaine plus tard, au cours de sa rencontre avec Bernard Kouchner, M. Bouteflika a confirmé au ministre français des Affaires étrangères sa venue en France, en dépit de la persistance de fortes divergences entre les deux pays sur le dossier de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Les deux parties travaillent actuellement sur la date de la visite.

Selon une source algérienne, le déplacement du président Bouteflika à Paris devrait intervenir à la fin du mois de juin, quelques jours avant la tenue, le 13 juillet à Paris, du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la future Union pour la Méditerranée (UMP). Le président français Nicolas Sarkozy va, à cette occasion, tenter une dernière fois, de convaincre son homologue algérien de prendre part au sommet. Mais une telle perspective parait désormais très difficile.

En effet, selon une source française, Alger a officiellement informé Paris de son refus d’être représenté au niveau du chef de l’Etat à la réunion du 13 juillet dans les «conditions actuelles». Comprendre : la persistance des conflits au Sahara occidental et au Proche-Orient ainsi que la volonté française de confier les postes clés de la future UPM à l’Egypte (vice-présidence), le Maroc (Secrétariat général) et la Tunisie (Siège). «Les Français ont fait n’importe quoi avec nous. Ils ont travaillé sans nous consulter, distribué les postes à tous les pays, sans nous demander notre avis», souligne un haut responsable algérien qui a requis l’anonymat. Sans doute conscient de cette situation, Nicolas Sarkozy a tenté, début mai, de rassurer à Alger, via des messages transmis par Michèle Alliot-Marie et Bernard Kouchner. «C’est un peu trop tard. Bouteflika pourrait venir le 13 juillet à Paris. Mais aura-t-il toutes les garanties nécessaires que l’Algérie ne sera pas oubliée dans la distribution des postes ? », s’interroge le même haut responsable.

Par ailleurs, le président Bouteflika, qui s’apprête à lancer officiellement le projet de révision de la Constitution en juillet prochain, pourrait difficilement prendre part à un sommet aux côtés du Premier ministre israélien Ehud Olmert, dans un contexte où l’armée israélienne multiplie les exactions à Ghaza. La défection annoncée de l’Algérie viendrait s’ajouter à celles de la Libye et de la Syrie. Ces deux pays ont e effet émis de fortes réserves sur leur éventuelle participation au sommet du 13 juillet

TSA
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