BOUTEFLIKA
Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé lundi à un remaniement ministériel et nommé M. Ahmed Ouyahia en qualité de chef du gouvernement, en remplacement de M. Abdelaziz Belkhadem, nommé ministre d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat, indique un communiqué de la présidence de la République.
"Dans le cadre du remaniement ministériel, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a pris un décret- présidentiel portant nomination de Madame et Méssieurs :
Amar Tou, ministre des Transports en remplacement de Mohamed Maghlaoui, appelé à d’autres fonctions.
Said Barkat, ministre de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière en remplacement de Amar Tou.
Djamel Ould Abbes ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger.
Rachid Benaissa, ministre de l’agriculture et du développement rural en remplacement de Said Barkat.
Hamid Bessallah, ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication, en remplacement de Boudjemaa Haichour, appelé à d’autres fonctions.
Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger, chargée de la Famille et de la condition féminine.
Melle Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des finances chargée de la Réforme Financière, est appelée à d’autres fonctions.
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Posté le 02.06.2008 par abdoumenfloyd
Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales Yazid Zerhouni a affirmé dimanche à Annaba que le président Bouteflika était en bonne santé. «Il est en parfaite santé et il travaille normalement », a t-il dit en réponse à une question d’un journaliste en marge de la cérémonie d’installation du nouveau Wali de Annaba.
Le ministre de l’Intérieur cherche ainsi à mettre un terme - du moins officiellement- aux rumeurs qui circulent depuis quelques jours à Alger et répercutées par la presse sur l’état de santé du Président. Depuis quelques semaines, Abdelaziz Bouteflika a en effet réduit au strict minimum ses activités et ses déplacements, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Sa dernière visite à l‘étranger remonte à fin avril dernier.
Dans plusieurs rendez-vous internationaux où il devait participer, il a été remplacé par l’ex-chef du gouvernement et patron du RND, Ahmed Ouyahia. Lors de plusieurs rencontres organisées récemment à Alger, il s’est fait représenter par son conseiller politique. Ses rares apparitions se limitent à la réception des lettres de créance de certains ambassadeurs étrangers pour une accréditation à Alger. Des cérémonies dont l’image sont souvent diffusées au JT de 20 heures de l’Entv.
Par ailleurs, Zerhouni, comme pour répondre à ceux qui le donnaient partant pour occuper le poste d’ambassadeur à Paris, a exclu un éventuel remaniement ministériel dans l’immédiat.
Posté le 02.06.2008 par abdoumenfloyd

Abdelaziz Bouteflika ne cherche même plus à exploiter les « grandes occasions » pour lever les doutes sur son état de santé, observe le quotidien El-Watan. « Plus de voyages à l’étranger, peu d’activités à l’intérieur et plus de campagne pour « le troisième mandat » lancée tambour battant au début de l’année en cours. Mis à part les messages de félicitations envoyés à ses homologues étrangers et les cérémonies d’accréditation de nouveaux ambassadeurs à Alger que la télévision nationale (ENTV) ne manque pas de diffuser, les activités présidentielles se comptent sur les doigts d’une main : présidence de l’ouverture des assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le 19 mai 2008, visite officielle au Koweït et au Qatar (du 19 au 21 avril 2008) et visite d’amitié aux Emirat arabes unis en avril 2008. » Mais depuis plus d’un mois le chef de l’Etat n’a effectué aucun déplacement à l’étranger. Pourtant, ce ne sont pas les événements qui manquent. Il a préféré, à maintes reprises, se faire représenter par l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui se voit ainsi propulsé au-devant de la scène comme représentant personnel du chef de l’Etat. Le dernier sommet en date est la 4e conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) dont les travaux se déroulent au Japon. Inexplicable ! En d’autres temps, le président Bouteflika tenait à être présent personnellement lors de chaque rencontre importante qui concerne le continent noir. « Il ne supporte pas les longs voyages », dit-on. Toutefois, ce n’est pas un argument convaincant. D’autres faits rendent encore son absence énigmatique. En plus de l’abstraction faite sur la réunion du Conseil des ministres, qui ne s’est pas tenue depuis le 13 avril, le président de la République n’assiste plus aux séminaires et autres rencontres considérés comme importants. Amoureux du sport, Abdelaziz Bouteflika n’a pas, contrairement à la saison dernière, organisé la cérémonie en l’honneur de l’Entente de Sétif qui s’est adjugée récemment et pour la deuxième fois d’affilée la coupe de la Ligue des champions arabe de football. Un événement plus qu’important dans un pays qui ne cesse de cumuler les déboires dans le domaine du sport en général et du football en particulier. C’est le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui a été chargé, jeudi dernier, d’honorer les champions arabes. Des faits qui laissent, une nouvelle fois, libre cours à des rumeurs en tous genres. Et la question de la capacité du Président à poursuivre la gestion des affaires du pays remise en avant… »
Madjid Makedhi
Posté le 23.05.2008 par abdoumenfloyd
Bouteflika attendu en juin à Paris : l’Algérie sera représentée au niveau ministériel au sommet de l’UPM
Le président Abdelaziz Bouteflika effectuera en juin prochain une visite officielle en France, a appris toutsurlalgerie.com de sources concordantes à Alger et Paris. Selon une source diplomatique française, c’est Michèle Alliot-Marie qui lui a remis, lors de sa visite à Alger au début du mois de mai, une invitation du président Sarkozy. Une semaine plus tard, au cours de sa rencontre avec Bernard Kouchner, M. Bouteflika a confirmé au ministre français des Affaires étrangères sa venue en France, en dépit de la persistance de fortes divergences entre les deux pays sur le dossier de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Les deux parties travaillent actuellement sur la date de la visite.
Selon une source algérienne, le déplacement du président Bouteflika à Paris devrait intervenir à la fin du mois de juin, quelques jours avant la tenue, le 13 juillet à Paris, du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la future Union pour la Méditerranée (UMP). Le président français Nicolas Sarkozy va, à cette occasion, tenter une dernière fois, de convaincre son homologue algérien de prendre part au sommet. Mais une telle perspective parait désormais très difficile.
En effet, selon une source française, Alger a officiellement informé Paris de son refus d’être représenté au niveau du chef de l’Etat à la réunion du 13 juillet dans les «conditions actuelles». Comprendre : la persistance des conflits au Sahara occidental et au Proche-Orient ainsi que la volonté française de confier les postes clés de la future UPM à l’Egypte (vice-présidence), le Maroc (Secrétariat général) et la Tunisie (Siège). «Les Français ont fait n’importe quoi avec nous. Ils ont travaillé sans nous consulter, distribué les postes à tous les pays, sans nous demander notre avis», souligne un haut responsable algérien qui a requis l’anonymat. Sans doute conscient de cette situation, Nicolas Sarkozy a tenté, début mai, de rassurer à Alger, via des messages transmis par Michèle Alliot-Marie et Bernard Kouchner. «C’est un peu trop tard. Bouteflika pourrait venir le 13 juillet à Paris. Mais aura-t-il toutes les garanties nécessaires que l’Algérie ne sera pas oubliée dans la distribution des postes ? », s’interroge le même haut responsable.
Par ailleurs, le président Bouteflika, qui s’apprête à lancer officiellement le projet de révision de la Constitution en juillet prochain, pourrait difficilement prendre part à un sommet aux côtés du Premier ministre israélien Ehud Olmert, dans un contexte où l’armée israélienne multiplie les exactions à Ghaza. La défection annoncée de l’Algérie viendrait s’ajouter à celles de la Libye et de la Syrie. Ces deux pays ont e effet émis de fortes réserves sur leur éventuelle participation au sommet du 13 juillet
TSA
Posté le 20.05.2008 par abdoumenfloyd
L'Algérie a acquis à Toulouse (France) un Airbus A340-500 qui servira aux déplacements présidentiels du chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika, a annoncé mardi le quotidien Liberté. Une photo de l'appareil aux couleurs nationales portant la mention en arabe et en anglais: "People's Democratic Republic of Algeria" (République algérienne démocratique et populaire) illustre l'information publiée à la "une" du journal.
Le nouvel Airbus présidentiel algérien, dont le coût avoisine 300 millions de dollars, selon le quotidien, comporte un bureau, un salon et une chambre de repose, précise-t-il. L'Algérie prendra possession de cet avion dans les prochains jours.
COMMENTAIRE DE ABDOUMENFLOYD:
Lisez l'article :La Présidence prend de l'altitude ! Posté le 05.02.2008 par abdoumenfloyd
Posté le 13.05.2008 par abdoumenfloyd
Le ministre français des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner a été reçu lundi par le président Abdelaziz Bouteflika avec lequel il a abordé les points de discorde entre les deux pays et principalement la présentation du projet d'Union pour la Méditerranée (UPM).
"Je viens discuter du Liban et de la situation dans ce pays qui n'est pas simple et aussi de notre sujet positif, à savoir l'Union pour la Méditerranée, avec le président Abdelaziz Bouteflika, le chef du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères", a déclaré M. Kouchner à l'aéroport international Houari Boumédiène.
M. Kouchner a été accueilli à l'aéroport par le ministre algérien des Affaires étrangère Mourad Medelci, avec lequel il a eu un premier entretien avant d'être reçu par le président Abdelaziz Bouteflika et le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem."Je viens dans un milieu fraternel", a-t-il souligné. Cette visite sera l'occasion de "discuter entre gens qui se disent la vérité et qui ont des intérêts communs".
Selon la presse, l'Algérie chercherait à obtenir des éclaircissements sur le projet, qui doit être lancé officiellement le 13 juillet au cours d'un sommet des candidats à l'UPM, par le président français Nicolas Sarkozy immédiatement après sa prise de fonction en tant que président de l'Union européenne.
"Les entretiens de M. Kouchner à Alger visent d'abord à vaincre les réticences algériennes", écrit Al Watan (indépendant). "Pari difficile pour l'ex-French Doctor qui aura du mal à convaincre le partenaire algérien", souligne-t-il. "La politique pro-israélienne du président français Nicolas Sarkozy et la politique de va-t-en guerre contre l'Iran et la Syrie de son ministre des Affaires étrangères ont refroidi nombre de pays arabes de la rive sud de la Méditerranée et risque grandement de compromettre le projet de l'UPM", ajoute le quotidien algérien.
Selon Djazair News (indépendant), l'Algérie poserait "trois conditions" à son adhésion à l'UPM: "la reconnaissance par la France de ses crimes contre l'humanité lors de sa présence en Algérie de 1830 à 1962, une solution équitable et définitive du conflit du Sahara occidental et une solution juste de la question palestinienne, car il n'est pas logique qu'Israël participe à ce projet (UPM), alors qu'elle est la source des problèmes au Proche-Orient". Dans un entretien accordé dimanche à l'Agence de presse algérienne APS Bernard Kouchner avait indiqué que l'Algérie faisait partie des "partenaires majeurs sur lesquels (la France) compte beaucoup" pour participer à l'UPM. "Nous sommes très attachés à la réussite de ce projet, qui sera au coeur de la présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet prochain", avait-il dit. Le ministre français doit regagner Paris en milieu d'après-midi.
L.M.
Posté le 10.05.2008 par abdoumenfloyd
Le Deuxième congrès des confréries plombé par la lutte des clans
Aux yeux du président de l’Union nationale des zaouïas algériennes (Unza), Mahmoud Chalal, “les zaouïas sont libres d’exercer leur activité. Les appartenances ne nous concernent pas”.
Le deuxième congrès national de l’Union nationale des zaouïas algériennes (Unza) n’a pas eu lieu, hier à l’hôtel le Grand-Bleu de Tipasa. Du moins à l’heure fixée dans le programme, à savoir à 10h du matin. Motif : un blocage administratif. ہ son arrivée tôt le matin, le président de l’Unza, Mahmoud Chalal, semblait très agité. Le téléphone à la main, le premier responsable des confréries algériennes sentait de l’électricité dans l’air alors que tous les représentants des zaouïas étaient au rendez-vous. Il y avait même des congressistes qui étaient informés au milieu de la semaine et qui ne sont rentrés à l’hôtel qu’à une heure tardive dans la journée de vendredi. En plus des invités d’honneur, comme l’ex-président Ahmed Ben Bella, des responsables des confréries étrangères (Libye, Nigeria, etc.) et des ministres de la République, comme Amar Tou, Tayeb Louh et Djamel Ould-Abbès étaient annoncés à prendre part à cette rencontre, qui n’a bénéficié, cependant, d’aucun parrainage. Y compris du ministère de la Solidarité nationale dont elle dépend puisque cette organisation nationale revêt d’un caractère beaucoup plus social que religieux. Aux environs de 12h30, le chef de file de l’Unza revient de la wilaya de Tipasa. La mine défaite, même s’il affichait un optimisme mesuré que la rencontre devait avoir lieu à partir de 15h ou 16h. Il annoncera tout de go aux chouyoukh : “Les travaux du congrès ont été bloqués par la wilaya de Tipasa. Il s’agit vraisemblablement d’un quiproquo administratif. On nous dit qu’une association aurait elle aussi l’ambition d’organiser un congrès”. Mais quelle association ? Mahmoud Chalal ne citera pas, certes, le nom de l’association en question et qui draine aussi des confréries, mais évoque les statuts de ladite organisation. “Je ne comprends pas pourquoi ce quiproquo, mais je précise que notre union dépend du ministère de la Solidarité nationale et cette association dépend du ministère des Affaires religieuses. Pour notre part, nous avons un dossier en bonne et due forme et nous sommes légalistes”, tentera d’expliquer M. Chalal qui semblait déstabilisé devant ce fait accompli. Mais ce n’est pas fini !
La tension montera d’un cran quand M. Chalal prendra la parole au moment du déjeuner pour rassurer les congressistes et les journalistes présents. En effet, au moment où il expliquait les raisons de ce retard flagrant et annonçait que le congrès allait bel et bien avoir lieu, un responsable de l’hôtel intervient et abrège le discours du président de l’Unza. “Non Cheikh ! Ici, vous êtes dans un restaurant d’un hôtel. Nos n’avons qu’une relation commerciale ! Venez avec votre agrément et une autorisation et faites ce que vous voulez. Moi aussi, j’ai des pressions”, dira ce responsable à M. Chalal devant une assistance qui tombait des nues. “Des pressions”, ce mot à lui seul a donné lieu à des lectures diverses sur le lieu d’un congrès mort-né. Et la guerre des zaouïas venait de commencer avec son lot de déchirements des confréries, de malentendus administratifs et de ceux qui avaient l’habitude de parrainer la moindre rencontre à caractère religieux ou qui revêt un caractère social. Aux yeux de M. Chalal, “les zaouïas sont libres d’exercer leur activité. Les appartenances ne nous concernent pas”. ہ l’heure où nous mettons sous presse, aucune information n’a filtré sur les travaux du congrès et l’issue de cette crise, la première du genre depuis que les confréries ont affiché leur plein soutien au chef de l’ةtat, Abdelaziz Bouteflika.
Si Hadj Mohand à Liberté : “L’évangélisation est un chantage contre la Kabylie”
En marge de cette rencontre, Si Hadj Mohand Tayeb, ex-instituteur, ex-inspecteur de l’éducation, ex-maître-assistant à l’université et actuel secrétaire général du conseil national Iqra, a bien voulu répondre aux questions de Liberté sur le phénomène de l’évangélisation de la Kabylie et la campagne de dénigrement qui a ciblé cette région. Si Hadj Mohand, qui a traduit le Saint Coran en kabyle, a estimé que “l’évangélisation est un phénomène qui vise à faire chanter la Kabylie en profitant de la situation socioéconomique de la région, et ce, en proposant des visas aux jeunes démunis et en promettant un paradis outre-méditerranéen”. Pour lui, “la traduction du Saint Coran en kabyle est une double réponse.
D’abord, à ceux qui considèrent que la langue kabyle ne travaille pas notre religion, ensuite pour ceux qui estiment que la Kabylie est une proie facile au phénomène de l’évangélisation. Ces gens-là doivent savoir que nous avons défendu l’image du Christ et de Moussa mieux qu’ils le prétendent !” Notre interlocuteur, qui accuse ouvertement les Français et les Américains d’être derrière cette campagne de dénigrement, a fait une genèse historique sur ce phénomène en remontant jusqu’au premier colloque de 1868, organisé par le cardinal Lavigerie en Algérie sur le christianisme. “ہ l’époque, Lavigerie avait promis au gouverneur français de “faire de l’Algérie, à travers la Kabylie, un bastion du christianisme”. C’était à cette date que le complot avait commencé ! Mais pour vous dire, il existe toujours des tentatives d’évangélisation. Ce phénomène connaît de jour en jour un net et perceptible recul. Et la plupart des jeunes qui ont rejoint les rangs des chrétiens sont victimes d’une situation socioéconomique chaotique”, nous dira encore Si Hadj Mohand. Celui-ci a annoncé également que la première édition du Saint Coran traduit en kabyle a été achevée et corrigée par des docteurs spécialisés en la matière.
Selon lui, l’impression de la première édition est actuellement envoyée en Arabie Saoudite et sera diffusée bientôt en Algérie. Bien plus, des CD seront commercialisés pour compléter la version rédigée. “C’était mon rêve depuis que j’avais l’âge de 8 ou 10 ans, quand je ne maîtrisais pas un seul mot en arabe ! Aujourd’hui, j’ai concrétisé ce rêve grâce au concours des autorités religieuses et j’offre cette opportunité aux gens qui ne comprennent pas la langue arabe de découvrir le Saint Coran”, nous avouera fièrement Si Hadj Mohand.
Bouteflika, la chaîne arabe Al-Moustaqila et le reste
Même si le congrès n’a pas eu lieu comme prévu, dans les coulisses, les congressistes n’ont pas manqué d’éloges envers le président de la République. Cheikh Djazouli de la zaouïa Aïssaouia a estimé que “jamais le pays n’a autant de richesses, et ce, grâce à un homme, notre frère Abdelaziz. Nous devons non seulement le soutenir, mais lui prêter aide et assistance car il édifie un grand pays comme l’Algérie. Cette conjoncture doit être profitable à tous les Algériens qui devront se réconcilier, s’aimer et travailler pour l’intérêt de tous. En Arabie Saoudite, nous avons même été conjurés de l’aider et de le soutenir dans son œuvre”. Cheikh Djazouli, qui a ravi la vedette durant les longues heures d’attente de ce congrès, se rappelle également des moments forts qu’il a vécus en Kabylie. “J’ai l’habitude, dira-t-il, de visiter cette grande région d’Algérie. C’est une région où l’enseignement coranique se porte bien et Dieu merci ! Nous ne pouvons qu’être contents, mais aussi fiers de la Kabylie !” En outre, le dernier débat organisé sur le plateau de la chaîne arabe Al-Moustaqila a provoqué la colère de certains congressistes qui ont tenu à dénoncer les auteurs des déclarations attenantes aux confréries algériennes et selon lesquelles les zaouïas n’ont pas participé à la libération de l’Algérie. “Nous n’accepterons jamais des accusations pareilles ! Ceux qui ont tenu ces propos savent ce qu’ils étaient. Celui qui se sent morveux se mouche ! Ce sont eux (sans les désigner) qui voulaient que l’Algérie reste sous la domination française sous le couvert d’une appartenance politique ou identitaire ! Les grandes références historiques sont toujours là pour le prouver”, nous dira un congressiste originaire de l’ouest du pays.
Farid Belgacem
Posté le 26.04.2008 par abdoumenfloyd
Une économie gangrénée par la corruption ; un regain du terrorisme ; phénomène des harragas ; une justice toujours corrompue et aux ordres, des libertés individuelles malmenée, une politique étrangère absente : tel est le bilan que dresse le quotidien algérien El-Watan des neuf années de règne de Bouteflika.
Dans un dossier spécial publié à l’occasion de la date anniversaire de la réelection d’Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême, le journal dresse un bilan noir des années Bouteflika.
« Elu dans une conjoncture internationale des plus favorables, marquée par la hausse des cours du baril du pétrole, Abdelaziz Bouteflika a multiplié les promesses d’une réforme en profondeur du système économique à même de préparer l’Algérie à l’ère de l’après-pétrole. Neuf ans après, le gouvernement chargé d’exécuter le programme présidentiel donne l’impression de naviguer à vue, sans vision à long terme, et se permet même de peaufiner une nouvelle stratégie industrielle en fin de mandat », écrit El-Watan.
Promesses non tenues
Le quotidien fait un relevé des promesses non tenues.
Primo : La réforme institutionnelle qui devait accompagner la modernisation des l’économie et inscrite dans le programme présidentiel en 1999 est toujours à la traîne, comme l’illustre clairement la réforme du système financier et bancaire qui tarde à venir.
Deuxio : Abdelaziz Bouteflika, n’a toujours pas réussi à rétablir la sécurité et la stabilité qu’il a promis aux algériens. Bien au contraire, la politique de l’impunité au profit des terroristes, décrétée dès son arrivée au pouvoir en 1999 et réactivée en 2006, après sa réélection pour un second mandat, a permis de mobiliser de nouvelles recrues dans les milieux des repentis et des terroristes graciés ou élargis, après une situation d’essouflement de l’organisation salafiste armée.
Tertio : Réforme de la justice et lutte contre la corruption, un discours creux. « Pour nombre d’observateurs, la lutte contre la corruption n’est finalement qu’un discours creux. La justice est malade et la corruption touche toutes les institutions de l’Etat, au point où même le président n’a pu le combattre, au bout de deux mandats successifs.
Quatro : l’Algérie n’a plus de voix dans le monde. La diplomatie algérienne durant son deuxième mandat a été hésitante voire parfois confuse, la politique étrangère aura péché par un manque de lucidité à tel point qu’il est difficile de saisir les contours d’un hypothétique positionnement stratégique. Pour s’être gaussé durant huit ans de formules aussi pompeuses que celle du « retour de l’Algérie dans le concert des nations » dont on a gavé le peuple jusqu’à l’overdose, le pouvoir de Bouteflika s’est dispensé d’un effort d’imagination si décisif dans un domaine où les erreurs se payent cash. Il n’est pas faux en l’occurrence d’avancer que l’Algérie n’a pas d’amis aujourd’hui, au sens diplomatique du terme.
Cinquo : Le mécontentement social a grandi. Le deuxième mandat du président Bouteflika a été marqué par un front social en ébullition. « Il y a une démobilisation des forces vives du pays, un recul net des libertés individuelles et collectives ainsi que les atteintes à l’activité syndicale et le droit d’informer. »
Lahbib M.
Posté le 20.04.2008 par abdoumenfloyd
Le président Abdelaziz Bouteflika a décidé d’assister aux Jeux olympiques qu’accueillera la Chine du 8 au 24 août 2008, annonce la presse algérienne de source bien informée.
« Cette présence est un signe de soutien en direction de ce pays, qui fait l’objet depuis quelques semaines d’une virulente campagne de dénigrement occidentale visant à altérer le déroulement du plus grand événement sportif mondial, dans la perspective de dicter une ligne de conduite aux dirigeants chinois dans la gestion de l’affaire du Tibet », écrit le quotidien Liberté. Le journal, qui semble exprimer l’opinion du pouvoir sur cette affaire, poursuit : « Mettre en difficultés Pékin en cette période préolympique semble représenter une aubaine pour les États-Unis et leurs alliés, qui redoutent la montée en puissance chinoise sur tous les plans, pour ne pas faire une autre lecture de cette pression. Certains y voient même un acharnement raciste à la limite de l’acceptable. Il ne se passe pas un jour sans que des déclarations d’officiels occidentaux viennent presser les responsables chinois de prendre des mesures concernant le Tibet. »
Citant une source autorisée, le quotidien explique la position de Bouteflika : « Le chef de l’État, qui attache une très grande importance aux relations bilatérales algéro-chinoises, entend donner une preuve tangible de l’appui de l’Algérie et de sa présence effective aux côtés de la Chine. Ainsi, en ces moments, où ils font l’objet d’une terrible pression de la part de certaines capitales occidentales désireuses de leur imposer des mesures sur la question du Tibet, sous peine de boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le président Abdelaziz Bouteflika est déterminé à leur apporter le soutien total de l’Algérie en prenant part personnellement à ce gigantesque événement. Le chef de l’État est le premier leader africain et du tiers-monde à apporter sa caution à la Chine dans le bras de fer qui l’oppose aux États-Unis et certains de ses alliés, particulièrement la France.»
Posté le 15.04.2008 par abdoumenfloyd
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Reuters": est-ce vous allez vous présenter pour un 3è mandat?
- Lui: Le peuple algérien est un peuple souverain.
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«Journal El Arab»: est-ce la constitution va être amendée?
- Lui: toute constitution est perfectible aux plans des objectifs et des dispositions à la lumière des difficultés qui s'en seraient résultées dans la gestion de l'Etat et des besoins nouveaux pour une meilleure visibilité de la relation entre les institutions de l'Etat et entre ce dernier et la société, dans le sens de l'édification... etc. etc.
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Un groupe d'Algériens: que voulez-vous dire exactement?
- Lui: cela ne vous concerne pas, je ne m'adresse pas à vous.
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«Le New York Times»: êtes-vous oui ou non candidat à la prochaine élection présidentielle?
- Lui: elle se tiendra dans les délais fixés par la constitution. Avec l'aide de Dieu.
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«Le Washington Post»: comment envisagez-vous cette élection puisqu'il n'y a pas d'autres candidats?
- Lui: nous prendrons les dispositions nécessaires pour sa réussite et pour permettre au citoyen algérien d'exercer son droit à choisir son Président en toute conviction, souveraineté et liberté.
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Un autre groupe d'Algériens: c'est vrai? On peut le faire?
- Lui: ...
- Un groupe de journalistes algériens venus du Nord, lors de la tournée de Lui dans le Sud qui vient de nulle part: est-ce que vous allez vous présenter?
- Lui: les choses sont toutes claires
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«Le Monde»: est-ce qu'on peut interpréter ceci comme une réponse?
- Lui: l'Algérie dispose du code d'encouragement à l'investissement le plus généreux du monde, permettant à la fois, une relance de l'économie et des extensions de marchés et d'activités sans pressions fiscales comme dans d'autres pays.
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«El Pais»: on parle d'opposition à votre candidature au sein de certains cercles...
- Lui: il n'existe pas de cercles dans mon pays. Ni de carrés. Les chiffres sont clairs: il n'existe qu'une ligne droite. Si vous l'accompagnez, elle vous indique le chemin. Si vous la coupez, elle vous coupe. Si vous ne faites rien, elle s'en charge. Et nous remercions Dieu pour cela.
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«Franfurter Zeitung»: vous avez parlé de chantiers à finir avant de partir. Doit-on comprendre un message?
- Lui: l'Algérie a lancé des messages pendant dix ans et aucun pays ne semble avoir perçu le sens de ces messages. Aujourd'hui j'affirme que mon pays est revenu sur la scène internationale pour jouer dans le concert des nations même s'il reste encore des chantiers à achever.
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Un groupe d'Algériens qui n'ont rien compris: est-ce qu'on applaudit maintenant ou est-ce qu'on doit attendre un peu, Monsieur Lui?
- Lui: le choix de la Réconciliation est irréversible. Comme le socialisme. C'est-à-dire pour trente ans au moins.
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Un groupe de citoyens de soutien: Monsieur, il y a un autre groupe qui veut faire groupe pour casser notre groupe et...
- Lui: L'UMA est le voeu de tous les peuples de la région. Les pays du Maghreb ne doivent plus faire qu'un seul pays, mais il faut juste savoir lequel.
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L'ENTV: des hommes appellent à la candidature de Lui depuis 1954, selon les images transmises par notre correspondant à Aïn Moussalaha.
Lui: ...
Par Kamel Daoud (Q.O.)