Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
Après plusieurs de négociations, Dubai Port World (DP World) a conclu des discussions avec le gouvernement algérien pour la gestion de deux ports, annonce l’agence officielle des Emirats-Arabes-Unis WAM. « Des officiels de DP World et le gouvernement algérien se sont mis d’accord sur un calendrier pour conclure les accords et accélérer le développement de ces projets », explique l’agence WAM. L’information n’a pas été confirmée officiellement du coté algérien.
Les négociations finales pour la gestion des ports d’Alger et Djendjen se feront après les discussions entre le ministre de l’économie des Émirats Sultan Al Mansouri et le gouvernement algérien. Mansouri est actuellement en visite officielle à Alger. Les contrats seront signés à Dubaï sans que le montant de l’accord n’ait été dévoilé.
Hayet zitouni
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Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd

Les pays Maghrébins réagissent à la montée de la mouvance islamiste. Plusieurs dizaines de terroristes islamistes on été jugés et condamnés à la peine capitale ou la prison à perpétuité par la justice tunisienne et mauritanienne. L’État tunisien ressert les mailles bloquant, ainsi, toute tentative d'islamisation du pays ne laissant aucune marge d'action aux islamistes en Tunisie. C'est également le cas du Maroc qui, suite au démantèlement de tout un réseau islamiste pro djihadiste, composé d'une trentaine de personnes prête à agir, vu l'important lot d'armes dont disposait le réseau. Un réseau proche d'un parti islamiste. Ce même parti a, justement, été dissous jugé dangereux pour la société et la stabilité politique marocaine. Et l'Algérie dans tout cela? L’Algérie a certes combattu, traqué les terroristes et les islamistes mais elle a fait, ces dernières années, preuve de laxisme vis à vis de l'islamisme et du terrorisme en Algérie, notamment depuis la mise en place de la réconciliation nationale et de la concorde civile, points phares du programme Bouteflika. Ce laxisme algérien écarte l'Algérie des autres pays maghrébins, comme le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie qui ont eux choisi la fermeté face à l'islamisme et terrorisme.
Les pays voisins ont décidé de combattre et de museler tout islamisme, de pas laisser les terroristes dans l'impunité alors que nous en Algérie, l'Etat algérien réhabilite les zaouïa, redonne la voix aux islamistes et pire les terroristes emprisonnés sont quasi-automatiquement graciés, libérés et protégés par l'État. L’État leur garantit un soutient financier afin de les insérer dans la société, alors que les victimes du terrorismes sont abandonnées à leur sort.
L’État algérien joue encore avec le feu et prend encore des risques alors que les autres pays, connaissant la gravité du phénomène islamiste, ne prennent aucun risque et fauchent toute émergence du fléau.
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
On entre et on sort du Zimbabwe comme dans un moulin. Le pays est fermé aux journalistes étrangers, mais, à l’aéroport de Harare, la capitale, il suffit de se présenter comme un touriste amateur de safari pour obtenir sur-le-champ un visa d’entrée. Inauguré, en 2001, par le président Mugabe, l’aéroport international de Harare est ultra moderne, mais vide. Les installations sont récentes et fonctionnelles, la signalétique claire, mais le trafic quasi nul. Les grandes compagnies ont déserté le Zimbabwe. De plus en plus replié sur lui-même, le pays n’est plus desservi que par les compagnies des pays d’Afrique australe, essentiellement l’Afrique du Sud. A l’extérieur du bâtiment, des hommes vêtus de combinaison blanche ou rayée de rouge, équipés de pelles, entretiennent les pelouses. Des gardes se tiennent à proximité. Les jardiniers sont des prisonniers.
Deux billets de banque traînent sur le trottoir d’une avenue de Harare. Ce sont des coupures de 100 millions de dollars zimbabwéens. Pourtant, aucun passant ne se baisse pour les ramasser. Car elles ne valent rien. Absolument rien. Mi-juin 2008, une cigarette coûtait 300 millions de dollars et un minuscule paquet de cacahuètes deux fois plus. Pour s’offrir un café, il fallait débourser 1 milliard de dollars. Sans compter le pourboire. Laisser moins de 200 millions était pris pour une insulte. Les prix valsent d’un jour à l’autre. Fin juin, le billet vert américain, la monnaie de référence, s’échangeait contre 6 milliards de dollars zimbabwéens. Les billets de 100000 qui avaient cours en 2007 ne sont déjà plus qu’un souvenir. Avant même d’avoir été patinés en passant d’une main à l’autre, ils ont été balayés, en 2008, par les coupures de 10, 50, 100, puis 250 millions de dollars. Entre-temps, la banque centrale a tenté une sorte d’opération coup de poing en retirant de la circulation tous les billets dont la valeur allait être divisée par 1000. L’opération a été un fiasco. Depuis quelques mois, de nouvelles coupures ont fait leur apparition. Il ne s’agit plus de billets de banque, ni de chèques au porteur, mais de special agro cheques, dont la valeur va de 5 milliards à 50 milliards de dollars. Dans quelques semaines, des special industrial cheques de 100 ou 1000 milliards vont peut-être voir le jour.
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
Des voix s’élèvent en Colombie pour réclamer des solutions sociales pour les cultivateurs de la feuille de coca, voire la fin du « prohibitionnisme ».
Malgré une répression accrue financée par les Etats-Unis, le premier producteur mondial ne parvient pas à endiguer la culture. Pour la Journée mondiale de lutte contre la drogue, célébrée jeudi 26 juin 2008, l’ONU s’est offert un constat d’échec : en Colombie, la manière forte ne sert à rien. Le premier pays producteur de cocaïne, avec au moins 60 % de l’offre mondiale, a vu ses champs de coca augmenter en 2007, malgré un effort d’éradication sans précédent. Selon l’office de l’ONU contre la drogue et le crime (Unodc), dont les satellites surveillent, depuis 1999, l’évolution des cultures, la plante base de la poudre blanche a atteint presque 100000 hectares en 2007, soit 27 % de plus qu’en 2006. Ce fut une « surprise et un choc » pour le directeur de l’Unodc, Antonio Maria Costa.
Le gouvernement conservateur d’Alvaro Uribe a en effet mis les bouchées doubles pour réduire la production de drogue. Les épandages d’herbicide par avion, décriés pour leurs conséquences sanitaires et écologiques, associés à des campagnes d’arrachage manuel par des travailleurs journaliers, auraient permis d’éradiquer, en 2007, le chiffre record de 218000 hectares de coca -plus de deux fois la superficie recensée... L’effort de guerre est en grande partie financé par les Etats-Unis, à travers les 450 millions d’euros annuels du Plan Colombie. Mais ce sont la police et les paysans colombiens qui en paient le tribut humain ; de nombreux champs, truffés de mines, se trouvent protégés par la guérilla marxiste ou des milices d’extrême droite. Ce sacrifice n’aurait eu qu’un seul résultat positif en 2007 : la production aurait légèrement diminué, de 610 à 600 tonnes, grâce à la parcellisation des cultures -les paysans se dispersent pour échapper aux épandages. Mais elle aurait augmenté de 20 tonnes au Pérou et en Bolivie. « Et dans les pays consommateurs, il n’y a pas de hausse du prix du gramme qui traduirait une baisse de l’offre », ajoute l’analyste Gustavo Duncan. Au contraire, les trafiquants s’ouvrent de nouveaux marchés au Brésil ou en Europe de l’Est.
Face à ces piètres résultats, Bogota a choisi la politique de l’autruche : le pouvoir a rompu l’accord qui le liait à l’Unodc pour mesurer les cultures et promis de remplacer l’organisme par une « entreprise sérieuse ». Mais il sera difficile de tordre les chiffres : déjà, le Département d’Etat américain donne des estimations supérieures de moitié à celles de l’ONU. A Washington, le Plan Colombie semble surtout apprécié pour ses résultats militaires contre la guérilla. La plupart des analystes fustigent aujourd’hui une politique qui frappe le « maillon le plus faible » : près de 80000 familles de cultivateurs de coca, poussées de plus en plus loin dans la jungle et les montagnes par les aspersions de pesticides. « La communauté internationale a été incapable d’exiger de la Colombie une vraie réforme agraire, qui les convaincrait d’abandonner ce négoce instable », dénonce Gustavo Duncan. A Bogota, de plus en plus d’observateurs, comme l’ancien négociateur de paix Camilo Gonzalez Posso, espèrent que l’échec sanglant et répété de la répression finisse par remettre en cause la « folie mondiale du prohibitionnisme ». Ce sera difficile, prévoit Gustavo Duncan : « La politique d’éradication est celle de l’ONU et des Etats-Unis, et il n’y a même pas de signe d’un débat. »
Vincent TAILLEFUMIER
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd

Moussa hadj et hadj Moussa. J’étais surpris ce matin par les commentaires d’une certaine presse dite “indépendante” qui veut nous faire avaler la pilule: nous convaincre que changer Belkhadem par Ouyahia est un signe de changement de cap et de passage d’une idéologie islamiste incarnée par Belkhadem à une vision moderniste incarnée elle par Ouyahia. En suivant ce raisonnement, dois-je comprendre que Bouteflika de lundi matin n’est pas celui de dimanche soir ?! Peut-on oublier que nous vivons sous une dictature où les tenants du pouvoir réel n’ont pas changé, où les “majorités parlementaires” ne veulent rien dire du moment qu’elles sont fabriquées dans les officines du DRS, et du coup ne pèsent nullement dans la désignation d’un chef du gouvernement ou sa destitution ? Les Algériens appellent ça bled mickey. Une belle caricature qui vient du génie populaire et qui explique bien ce qui se passe dans notre pays. La vérité est que ce remaniement obéit à un certain rééquilibrage au niveau des hautes sphères du pouvoir survenu à la veille d’une élection présidentielle à haut risque. Pour ma part, ce « changement » s’inscrit dans le cadre d’un accord auquel sont arrivés les décideurs et que la nomination d’Ouyahia à la tête du gouvernement n’est que la première étape dudit accord. Le reste viendra après et on le connaîtra lors de la présentation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Pour moi, la machine des présidentielles et le rouleau compresseur sont mise en marche et les premiers prémices apparaissent toujours avec le rangement d’une certaine presse qui veut nous faire croire, au préalable, que la nomination d’Ouyahia va provoquer un changement, et qu’il n’y aura plus d’émeutes ni de misère est aussi un signe de la fin de l’idéologie islamiste….. Enfin, que cette presse accepte de se jeter dans les mains des marionnettistes, c’est son affaire. Mais de là à accepter de se faire entraîner dans son raisonnement, là c’est notre affaire et les Algériens ne sont pas dupes.
Par M. Sadali
El mouhtarem http://ffs1963.unblog.fr
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
« Nous réaffirmons notre soutien aux efforts et à l’action de Monsieur le Président de la République, le frère Abdelaziz BOUTEFLIKA. Il pourra toujours être assuré de notre soutien loyal, que ce soit au sein des institutions, que soit dans le cadre de l’Alliance Présidentielle, ou que ce soit en tant que famille politique, notamment aux échéances politiques majeures qui s’annoncent pour bientôt. En votre nom à tous, Mesdames et Messieurs les Congressistes, je salue la contribution loyale de nos militants, membres du Gouvernement et cadres à différents niveaux de l’appareil de l’Etat, pour la mise en œuvre du programme de Monsieur le Président de la République. »
C’est en ces termes que M. Ahmed OUYAHIA, Premier ministre, secrétaire général du RND, dans un discours prononcé aujourd’hui à Alger à l’ouverture du Congrès du RND, a rendu hommage à Bouteflika et signifié un soutien total du RND au troisième mandat de ce même Bouteflika.
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
Le quotidien Le Figaro résume le tout en une phrase : «L'éradicateur» anti-islamiste Ahmed Ouyahia remplace à la tête du gouvernement l'islamo-conservateur Abdelaziz Belkhadem."
«Le fauteuil de premier ministre est un siège éjectable !» Vingt-quatre heures après cette boutade énigmatique prononcée, dimanche, par François Fillon à l'École supérieure des affaires d'Alger, Abdelaziz Belkhadem, le patron du FLN, a perdu sa place au profit de son rival Ahmed Ouyahia, le chef du Rassemblement national démocratique (RND).
Depuis l'arrivée de M. Belkhadem à la tête du gouvernement en 2006, les signes d'une islamisation rampante ont soulevé interrogations et inquiétude. Alors que plusieurs villes sont secouées par des émeutes récurrentes, ce chef de file des «barbéfélènes » (le courant islamiste du vieux parti unique) s'est lancé dans une guerre idéologique d'un autre âge : fermeture de débits de boissons alcoolisées, condamnation de «mécréants» pour rupture illicite de jeûne durant le ramadan, chasse aux couples illégitimes, refus des restaurants de servir des femmes seules…
Depuis janvier 2008, c'est la justice qui persécute les chrétiens en multipliant les procès pour «pratique de culte non musulman sans autorisation». Le cas de Habiba Kouider, la jeune convertie de Tiaret arrêtée en possession de bibles et pour laquelle le procureur a requis, le 20 mai, trois ans de prison ferme, a ému l'opinion. Cerise sur le gâteau, Belkhadem a décrété «le Coran seule Constitution de la société algérienne». Sa nomination à la tête du gouvernement il y a deux ans était un gage donné aux islamistes radicaux. À la veille de la présidentielle d'avril 2004, il avait déjà réussi à attirer dans le giron du candidat Bouteflika tous les dirigeants historiques du FIS, excepté le tonitruant Ali Belhadj, qui refusait la réconciliation des seigneurs de la guerre au détriment de leurs victimes.
En contrepartie de cette allégeance, Madani Mezrag, l'ex-émir de l'Armée islamique du salut, a annoncé il y a quelques jours le retour, en septembre prochain, du parti intégriste sous une autre dénomination. S'appuyant sur cette alliance, Abdelaziz Belkhadem avait orchestré une campagne pour la révision de la Constitution, en vue d'offrir un troisième mandat au président Bouteflika. Signe d'un rapport de forces défavorable au sommet de l'État, la frénésie est retombée depuis quelques semaines ; le retour d'Ahmed Ouyahia sur le devant de la scène confirme un timide recentrage «républicain», d'autant plus salutaire que le terrorisme a repris du poil de la bête, menaçant même les investissements étrangers.
Trouver un héritier au président
Réputé «éradicateur» et proche des militaires, cet énarque aux compétences reconnues est un anti-islamiste décomplexé. Discret directeur de cabinet du président Liamine Zéroual en juillet 1995, il avait fait une entrée remarquée sur la scène publique en annonçant la fin du dialogue avec les dirigeants du FIS qui refusaient de condamner le terrorisme et d'appeler à une trêve. En janvier 1996, il devint premier ministre, un poste qu'il conserva jusqu'en décembre 1998. Il fut rappelé en 2003 par le président Bouteflika qui le remerciera peu élégamment en 2006.
Si l'idée d'un troisième mandat s'éloigne, la succession du chef de l'État, en avril 2009, est loin d'être réglée. La révision de la Constitution, envisagée pour juillet par voie parlementaire, devrait se limiter à un passage du quinquennat au septennat, avec effet rétroactif, prolongeant ainsi le mandat d'Abdelaziz Bouteflika jusqu'en 2011. Le temps, pour les «décideurs», d'être fixés sur sa santé déjà précaire et de trouver un héritier consensuel. Dans le casting des prétendants, Ahmed Ouyahia est bien placé, même s'il est loin de faire l'unanimité dans le sérail ; cependant, il pourrait déjà représenter l'Algérie au sommet de l'Union pour la Méditerranée, le 13 juillet à l'Élysée.
Arezki Aït-Larbi, à Alger
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
L’ex- ministre des affaires présidentielles et étrangères irakiennes, Hamed El Djabouri, affirme que le président Houari Boumediene est mort empoisonné suite à sa visite dans la capitale syrienne, Damas où il a assisté à son dernier sommet arabe. L’ex- ministre des affaires étrangères algérien Mohamed Seddik Benyahia, aurait lui, été victime d’un tir de missile irakien.
El Djabouri, qui témoignait dans l’émission «Chahid ala el Asr» (Témoin de l’Epoque), sur la chaine « El-Djazira », relate qu’il avait vu le président Boumediene se transformer en fantôme suite à l’effet du lithium. Il précise : «Boumediene a commencé à maigrir jusqu’à ressembler à un fantôme, ses cheveux sont tombés et ses os sont devenus si fragiles qu’ils se brisaient facilement». El Djabouri poursuit: « je savais de quoi souffrait le président Boumediene; il a été empoisonné avec un type de poison ravageur: le lithium, et j’ai eu à voir un cas similaire ici en Irak et l’issue est la mort pour quiconque en consommerait».
El Djabouri révèle qu’il se tenait constamment au courant de l’état du défunt président étant donné la place de l’Algérie dans le cœur des irakiens, et que le docteur Ahmed Taleb El Ibrahimi le renseignait sur l’évolution de la santé du président Boumediene –dieu ait son âme- et qu’il lui a confié, lors des derniers jours du président, que le «siège» s’est durci en ce qui concerne les visites quotidiennes de sorte qu’il était le seul à le voir ainsi que quelques personnes très proches car Boumediene avait réellement l’air d’un spectre.
D’autre part, El Djabouri, a levé le voile sur le meurtre de l’ex- ministre des affaires étrangères algérien Mohamed Seddik Benyahia, le 03 mai 1982 suite à l’explosion de l’avion qui le menait de l’Irak vers l’Iran. Rappelons que feu Benyahia agissait en médiateur pour faire cesser la guerre entre les deux pays.
Selon le témoin d’El Djazira, quelques mois après l’assassinat de Benyahia, l’ex- président Chadli Bendjedid aurait délégué son ministre des transports en Irak où il s’est réuni avec le défunt président Saddam Hussein et lui-même.
El Djabouri déclare que le ministre algérien des transports portait un grand registre qu’il a présenté à Saddam et qu’il l’a informé que l’Algérie avait ouvert une enquête sur l’assassinat de son ministre. Pour cela, l’Algérie a procédé à des prélèvements des débris de l’avion et du missile qui l’avait descendu. Des expertises ont été réalisées à l’aide d’experts et de militaires russes, et il est apparu que le missile était irakien, de fabrication russe et ses débris trouvés du côté de la frontière iranienne prouvent qu’il a été tiré à partir du territoire irakien.
Donc, continue El Djabouri, il a été prouvé par la suite que l’avion de Benyahia a été touché par un missile terre-terre tiré à partir d’un avion irakien. Pourquoi, s’interroge El Djabouri, le ministre algérien des transports a-t-il remis le registre à Saddam en lui disant que l’Algérie pensait que son ministre a été tué par des mains irakiennes ?
Saddam est resté pantois et n’a proféré aucun mot mais il était visiblement décontenancé et sur ces entrefaites, le ministre a pris congé en disant: «Au revoir Monsieur le Président».
El Djabouri est amer lorsqu’il relate l’entêtement de Saddam à s’engager dans une guerre avec l’Iran et son rejet de toute médiation musulmane ou africaine qui aurait pu le convaincre que cette guerre était fomentée par les américains. Saddam aurait refusé d’écouter le président Chadli lorsqu’il l’a rencontré, selon l’ex ministre irakien.
Chadli aurait confié à El Djabouri qu’il avait en vain tenté de convaincre Saddam de renoncer à la guerre contre l’Iran. L’ex président irakien avait également fait fi de la médiation pakistanaise, puis guinéenne. Pour El Djabouri, la guerre irako-iranienne a englouti les enfants des deux pays et gelé le processus de développement de l’Irak
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
Posté le 26.06.2008 par abdoumenfloyd
Matoub : 10 ans après
Il est, certes, physiquement assassiné, mais sa mémoire demeure toujours vivante parmi les siens. C’est le moins que l’on puisse dire du chanteur kabyle et chantre de l’amazighité, Matoub Lounès, lorsque l’on voit toute cette foule venue à Taourirt-Moussa pour prendre part à l’hommage organisé, hier, en sa mémoire.
À regarder cette marée humaine qui a afflué vers la demeure familiale des Matoub et aussi toutes cette émotion qui se lisait sur les visages, on dirait qu’on allait célébrer le premier, sinon le deuxième anniversaire de la mort du Rebelle, mais il suffisait de jeter un regard sur une des banderoles attachées çà et là pour comprendre qu’il s’agissait bel et bien du 10e anniversaire.
Il faisait pourtant chaud hier, quasiment aussi chaud que le 25 juin 1998 où la mort attendait le Rebelle au bout d’une des centaines de virages de la route de Béni Douala, mais ceci n’a pas empêché des milliers de personnes d’emprunter, pour la dixième fois pour les plus fidèles, le chemin sinueux et escarpé de Béni Douala pour ne pas manquer la célébration de la mémoire de celui que l’on considère toujours vivant, même si la mort a eu raison de son physique déjà maintes fois mutilé. La couleur de ce qui allait être l’événement à Taourirt a été déjà annoncée à Thala Bounane où, vers 10h, la route était déjà bloquée par une foule venue se recueillir sur le lieu où fut assassiné sous une torride chaleur et par les balles d’un groupe armé, un 25 juin 1998, celui qui se savait pourtant glisser lentement et dangereusement sur la pente fatale de sa destinée, mais continuait à provoquer la mort, à la narguer, et même parfois à l’appeler de ses vœux. C’était un rendez-vous jamais fixé, mais Thala Bounane, situé à quelques kilomètres à la sortie de la ville de Tizi Ouzou en allant vers Béni Douala, est devenu un lieu incontournable pour tous ces fans et tous ceux qui ne peuvent évoquer la chanson kabyle, l’identité berbère et le combat démocratique sans se référer à Matoub Lounès. Parmi la foule, on distingue la mère et la sœur du défunt rebelle, des délégués des archs, des représentants de plusieurs associations et de nombreux anonymes. Après un dépôt de gerbes de fleurs, l’inauguration d’une stèle et une brève allocution de Malika Matoub, tout le monde s’est engouffré dans des véhicules qui se sont ensuite dirigés en un long cortège vers Taourirt-Moussa où une foule déjà importante s’est formée devant la porte de la demeure des Matoub, devenue le siège de la fondation portant son nom, et aussi devant le tombeau de Lounès vers lequel il devenait au fil des minutes impossible de se frayer un chemin. Le crépitement des flashs des appareils photos devenait de plus en plus intense et les gerbes de fleurs ne cessaient de s’entasser formant une “montagne” bariolée ne laissant point apparaître la tombe de celui, qui de son vivant, était considéré comme le porte-parole des sans voix, et, qui, après sa mort, ne continue pas seulement de survivre à l’usure du temps, mais à constituer toujours un repère non des moindres pour tous ceux qui aspirent à vivre dans une véritable république démocratique. De nombreux véhicules immatriculés dans différentes wilayas du pays ont été observés dans les alentours de la maison des Matoub. Ce qui témoigne de la présence de délégations et de citoyens venus, si l’on se réfère aux numéros d’immatriculations de Béjaïa, Bouira, Alger, Tipasa, et d’autres encore.
À 11h, la foule, tel un seul homme, s’est tue pour observer une minute de silence suivie d’une prise de parole et de dépôt d’autres gerbes de fleurs. Même une délégation de la JSK composée de Meftah, Douicher, Berefane, Amaouche et le président du comité de supporters, Lazri, a tenu à être présente à ce 10e anniversaire. À l’occasion de son intervention, Malika Matoub n’a pas manqué de revenir sur le parcours de Lounès et sur l’évolution de l’affaire au niveau de la justice et surtout d’aborder l’entretien et les déclarations “rassurantes” du procureur général.
Cette intervention a été suivie par une déclamation de poèmes, en hommage au Rebelle, par de enfants qui n’étaient pas encore nés lorsque Matoub fut assassiné. Ce qui laisse comprendre que ça ne sera sûrement pas demain la veille que la mémoire de Matoub sera effacée.
Samir LESLOUS