Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Contre la prolongation de la Charte de la paix et les négociations avec les islamistes, pour l’éradication du terrorisme et pour un hommage aux Patriotes et aux membres des groupes de légitime défense pour leur concours précieux à l’éradication du terrorisme et à la protection de la population et des biens : C’est un discours sur le terrorisme et l’islamisme totalement en rupture avec celui de l’ancien chef du Gouvernement Abdelaziz Belkhadem qu’a adopté aujourd’hui le RND (Rassemblement National Démocratique) à l’issue de son 3ème Congrès Ordinaire à l’Hôtel AURASSI, à Alger.
Le parti d’Ouyahia ne salue - tactiquement – la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale qu’accessoirement.
Bien au contraire, le RND « affirme que la défaite du terrorisme est d’abord le fruit d’une résistance nationale héroïque pour la sauvegarde de la République, et pour la défense des citoyens et des biens. »
Le RND « s’incline avec respect à la mémoire des Martyrs du devoir national tombés pour que survive la République Algérienne Démocratique et Populaire fidèle au Message de la Glorieuse Révolution du Premier Novembre 1954 », et réaffirme sa solidarité avec les familles des victimes du terrorisme ainsi que son engagement constant à soutenir leurs droits à une vie digne, grâce au renforcement continu des mesures engagées en leur faveur par l’Etat depuis plus de dix années. »
Fait nouveau, il « renouvelle également sa considération aux Patriotes et aux membres des groupes de légitime défense pour leur concours précieux à l’éradication du terrorisme et à la protection de la population et des biens. Il considère qu’il est du devoir de l’Algérie de veiller à la réinsertion sociale de ces citoyens qui se sont sacrifiés pour le pays, et charge les instances du Parti d’œuvrer à cette fin. »
Le RND n’est pas pour la prolongation de la Charte de la paix et les négociations avec les islamistes. « Il considère que la Réconciliation Nationale sera davantage accélérée avec le respect par chacun de la lettre et de l’esprit de la Charte souverainement adoptée par le peuple lors du référendum du 29 Septembre 2005. »
Le RND est pour l’éradication du terrorisme. « Le Congrès condamne avec force les crimes que perpétuent encore des groupes terroristes ayant avoué que leur cible est le peuple algérien sans aucune exception. Tout en réaffirmant la légitimité de toute mesure à même de réduire l’effusion de sang dans notre pays, le Congrès réitère son plein soutien à la lutte contre ces criminels, traîtres et mercenaires jusqu’à leur éradication totale. Il appelle enfin au renforcement de la vigilance collective pour soutenir la lutte contre le terrorisme. »
L.M.
--
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
La Ligue communiste révolutionnaire et son porte-parole se réunissent ce week-end en vue de la création du "nouveau parti anticapitaliste" (NPA) en janvier 2009.
Olivier Besancenot fait un nouveau pas, ce week-end en région parisienne, vers la création d'un "nouveau parti anticapitaliste" (NPA). Le porte-parole de la LCR et ses partisans se rassemblent, samedi 28 et dimanche 29 juin, pour préparer une refonte de la Ligue communiste révolutionnaire à travers le futur NPA présenté par Olivier Besancenot comme le "prolongement politique des résistances sociales".
Janvier 2009
Quelque 700 délégués - militants de la Ligue communiste révolutionnaire et non encartés - se réunissent samedi et dimanche à Saint-Denis pour une première rencontre nationale des 300 comités qui se sont constitués depuis plusieurs mois, sous la houlette de la Ligue, pour fonder ce nouveau parti en janvier 2009.
"C'est une réussite, les délégués représentent quelque 9.000 personnes qui se sont engagées dans ce processus. C'est trois fois la surface de la LCR qui regroupe avec la JCR (organisation de jeunesse), 3.500 militants", se réjouit Pierre-François Grond, l'un des dirigeants de la LCR.
Le gros des troupes vient de la région parisienne (le quart), des Bouches-du-Rhône, de Bretagne, de Haute-Garonne.
C'est fort du score honorable d'Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007 (4,08%) et de sa popularité grandissante- il caracole en haut des sondages, derrière Bertrand Delanoë et François Bayrou (BVA) - que la LCR a décidé de lancer une nouvelle organisation qu'elle espère voir occuper un espace plus large que le carré d'extrême-gauche.
"Nous, on veut construire un nouvel outil politique pour qu'il y ait un nouvel espoir politique qui naisse à gauche". Ce parti sera "le prolongement politique des résistances sociales", affirme le jeune postier en réponse à ceux qui voient dans son rejet de la gauche de gouvernement et son activisme la marque d'un "super délégué syndical" sans finalité politique.
"Contre la droite"
Ce nouveau parti "est un outil politique indépendant de la direction du PS" mais "se bat contre la droite", ajoute Olivier Besancenot, se défendant contre l'accusation du PS qui voit en lui un "instrument" de la droite pour fractionner la gauche. "On ne se trompe pas de cible, ni d'adversaire". "Ceux qui à gauche aident le plus la droite c'est, a priori, ceux qui ne s'y opposent pas", ironise-t-il, alors que le PS a constitué un groupe de travail pour contrer son ascension.
Des reproches lui sont aussi adressés par les antilibéraux qui voient dans son initiative un obstacle au rassemblement de la gauche radicale et dans son nouveau parti un ersatz de la LCR. "On continuera de discuter" avec d'autres formations" comme "Lutte ouvrière, Alernative libertaire, et le PCF, pourquoi pas, à la rentrée", assure Olivier Besancenot.
"Mais on ne veut pas attendre leur accord pour commencer à faire", argue le jeune postier qui a préféré s'adresser aux anonymes de la base.
Le but de la rencontre ce week-end est de permettre un "transfert" des pouvoirs entre la LCR et cette base regroupée dans les comités. "Un collectif d'animation" d'une cinquantaine de personnes (composé à majorité de non membres LCR) sera mis en place pour préparer le Congrès de fondation du nouveau parti.
Une nouvelle coordination est prévue fin octobre ou début novembre pour adopter les statuts et le programme. "Le transfert définitif sera en janvier 2009 lorsque la LCR va se dissoudre et le nouveau parti proclamé", résume Pierre-François Grond.
Un des sujets les plus médiatiques est le nom de la nouvelle organisation: une Commission sera chargée ce week-end de définir le processus du choix du nom mais "pour nous, ce n'est pas une question importante", assure Olivier Besancenot.
(NOUVELOBS avec AFP)
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Quatre tonnes de résine de cannabis ont été saisies vendredi à Béchar dans le sud-ouest de l'Algérie, à la frontière avec le Maroc, a annoncé la gendarmerie algérienne. Les garde-frontières de la gendarmerie, agissant sur enseignements, ont tendu une embuscade, ouvert le feu et intercepté un convoi de véhicules transportant la cargaison de résine de cannabis, indique un communiqué. Trois narcotrafiquants ont été blessés au cours de l'opération, précise-t-il.
AFP
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
La conférence de presse tenue par le secrétaire général du Rassemblement National Démocratique, à l’issue du troisième congrès du parti, s’est transformée en une tribune où sous la casquette de chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia s’est exprimé sur plusieurs questions nationales et internationales.
Ce qu'on en retient :
1. Je suis un Chef de gouvernement à part enière
Ouyahia a signifié, lors d’un point de presse organisé hier à l’hôtel El-Aurassi, aux professionnels des médias qu’il est “Chef de gouvernement” et qu’il jouit “de toutes les prérogatives” pour mener à terme la mission pour laquelle il a été nommé chef de l’Exécutif par le chef de l’État. “J’exercerai pleinement ma fonction de Chef de gouvernement et je tiens à vous préciser que je ne vais pas faire l’hypocrite ! Il y a trop de problèmes et je suis là pour justement régler toutes les factures en suspens. Et je ne suis pas seul. Il y a toute une équipe avec moi. Il y a trop de blocages sur le terrain. Je vais essayer de lever quelques contraintes qui bloquent la machine jusque-là”. Sans donner de détails sur ses priorités immédiates, Ouyahia dira que “la priorité des priorités est la société avec une dose de bon sens. Ces priorités, et tout le monde va s’impliquer pour changer les mentalités, n’est pas d’allumer des pneus à chaque coin de rue et ou de déclencher l’émeute. Notre souci majeur est d’abord d’achever le programme du président Bouteflika, et j’ai cet honneur d’être nommé Chef de gouvernement, sachant que ce n’est pas évident et facile d’occuper cette fonction”.
2. Projet de l’union pour la méditerranée : l’intérêt de l’Algérie prime et nous ne seront pas plus palestiniens que les palestiniens
Le secrétaire général du RND et chef du gouvernement a avancé plusieurs éléments sous-entendant la présence de l’Algérie au sommet de Paris qui doit officiellement lancer le .
Ahmed Ouyahia a toutefois déclaré que la décision d’y prendre part ou pas revenait au chef de l’état et que l’intérêt de l’Algérie exigeait un examen préalable avant toute démarche. Il a par ailleurs indiqué qu’il n’était nullement question d’avoir recours à la question palestinienne ou le boycottage du sommet sous prétexte de la présence d’Israël.
Ouyahia déclarera que les algériens ne sont pas censés être plus palestiniens que les palestiniens d’autant plus que Mahmoud Abbas est attendu au sommet de Paris. Il continuera sur sa lancée en revenant sur les voix, les dirigeants arabes particulièrement, qui ont critiqué le fait que le président Bouteflika ait serré la main au premier ministre israélien lors des funérailles du roi marocain Hassan II. Ces critiques reflètent l’hypocrisie, selon Ouyahia, puisque la position de l’Algérie face à la question palestinienne et de ses relations avec Israël n’est pas soumise aux enchères.
3. Mon soutien à Bouteflika est absolu et je ne serais pas candidat s’il se présente
Le secrétaire général du RND a déclaré que son parti n’émettra aucune proposition concernant la révision de la constitution indiquant que c’est là une prérogative du président de la république que le parti veut préserver. Ouyahia a précisé que sa formation préférait conserver les principaux fondements de la constitution comme le maintien du conseil de la nation parmi les institutions de l’état, sinon, il signe un chèque à blanc au sujet de la révision.
Ahmed Ouyahia réitère son soutien au chef de l’état pour un troisième mandat présidentiel et réaffirme qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle si Bouteflika est candidat.
4. Je ne présenterai pas le programme du gouvernement devant le parlement
Le chef du gouvernement a révélé qu’il ne présentera pas le contenu du programme de son gouvernement devant les deux chambres du parlement puisqu’il s’agit de poursuivre l’application du programme du président de la république entamé il y a plus de quatre ans, ajouté aux grands axes qui ont caractérisé le premier mandat présidentiel.
Ouyahia a souligné que le fait de ne pas présenter son programme est légal citant son prédécesseur Belkhadem qui s’était abstenu de présenter le programme du gouvernement lorsqu’il en prit la tête. Le nouveau chef du gouvernement a affiché son optimisme quant au respect par le gouvernement des grands axes du programme présidentiel notamment en ce qui concerne les délais. Il donnera l’exemple des projets du million de logements et de l’autoroute est-ouest.
5. La peine capitale pour mettre fin aux détournements de fonds, aux viols et aux rapts
Ouyahia a affirmé sa ferme intention de lutter contre la corruption et ses aspects appuyant ouvertement l’application de la peine de mort à l’encontre des coupables dans quatre cas qui seraient, d’après lui, la raison principale de la détérioration de la société. Il s’agit du détournement des deniers publics, le viol d’enfants, le kidnapping et la drogue. S’il estime qu’il découlera de ces déclarations une grande responsabilité étant donné sa place dans l’exécutif, il affirme que la question implique une lutte acharnée pour endiguer ces maux.
6. " Je ne ferai pas l’hypocrite ! "
Ouyahia renchérit : “Je donnerai ma langue au chat si je vous dis le contraire. Mais au risque de me répéter, je ne ferai pas l’hypocrite ! Car il y a un volume de travail à faire incomparable aux années précédentes.” Citant des exemples de succès, comme le logement et l’autoroute Est-Ouest, le Chef du gouvernement regrette, en revanche, que les banques algériennes ne jouent pas le jeu dans la création d’emplois et des richesses. “Le nombre de dossiers acceptés et validés au niveau de l’Ansej a sensiblement chuté l’année dernière. Or, il y a un dispositif qui garantit le processus de financement et qui prend en charge le risque de remboursement des prêts pour les jeunes. Dès lors, nos banques financent de moins en moins les projets.”
À ce sujet, Ouyahia a annoncé une prochaine rencontre avec les P-DG des banques pour faire le point et lever cette énième contrainte. Dénonçant la contrebande qui ronge l’économie nationale, Ouyahia dira d’emblée que “trop de gens bricolent, mais ne travaillent pas. À commencer par ceux qu’on appelle la République des conteneurs.”
7. Nous œuvrerons à la réinsertion des "patriotes"
Concernant les éléments des Groupes de légitime défense en cette période de post-terrorisme, Ouyahia a indiqué que l’état n’a pas suffisamment récompensé ceux qui ont exposé leur vie au danger pour protéger l’état et la société. Il ajoutera que l’état a procédé à la réinsertion d’un certain nombre d’entre eux dans différents secteurs sans pour autant l’annoncer officiellement. Il s’engage à œuvrer à l’insertion sociale et professionnelle de tous les "patriotes". Sauf que sur ce point, la vision du chef du gouvernement diffère de ce que veulent les "patriotes" car il s’oppose à la promulgation d’un statut particulier pour eux.
8. Changement de la Constitution : “Elle aura lieu bientôt”
La révision de la loi fondamentale interviendra très prochainement, selon Ouyahia. “Probablement cette révision va passer par le Parlement. Sinon, si référendum il y a, on attendra la décision du chef de l’État et on est là ! Pour vous dire, le président de la République n’a pas changé d’avis sur cette révision depuis juillet 2006.
Et les choses sont aussi claires maintenant”, dira Ouyahia, qui rappelle que le Rassemblement national démocratique (RND) a exprimé, à l’issue de son 3e congrès national ordinaire, sa position sur les amendements qui devront toucher la loi fondamentale et réitéré son soutien au chef de l’État pour se présenter en 2009 afin de briguer un troisième mandat.
9.“Je ne suis pas un Clint Eastwood, je fais mon job !"
“Je ne suis pas un Clint Eastwood, je fais mon job ! La corruption est cette fille née d’une grande dérive que nous devons tous combattre. C’est une lutte sans pitié et un long combat”, affirme Ouyahia qui relève également d’autres phénomènes indissociables du terrorisme. “Celui qui détruit son pays ne mérite que la mort. Et je suis pour la peine de mort dans des cas comme les kidnappings, la violence contre les enfants, les grands détournements dans les postes et les banques ainsi que le trafic de drogue, mais pas ceux qui consomment un joint et que la loi doit réprimer", explique le conférencier qui s’appuie sur des textes de loi, d’une part, et la détermination de l’État à faire mal à ceux qui continuent à entretenir ces phénomènes autrefois étranges à notre société.
Il dira en revanche que la lutte contre le terrorisme et le processus de la réconciliation nationale se complètent dès lors que l’État et la société algérienne n’ont jamais cessé de braver le terrorisme et à soutenir la loi relative à la réconciliation nationale. À la question relative aux statuts des Patriotes, le conférencier tranche : “Y en a marre des statuts. Il y a le texte de loi de 1996 et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.”
L.M. (Liberté)
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
La lutte contre le terrorisme constitue une “véritable aubaine” pour les dirigeants tunisiens pour sacrifier les libertés et les droits fondamentaux les plus essentiels. C’est ce qui ressort de deux rapports séparés, rendus publics à quelques jours d’intervalle, l’un à Paris, l’autre à Londres.
Jeudi 26 juin, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) et l’Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT) ont présenté à Paris les résultats d’une enquête détaillée, d’une centaine de pages, démontrant, témoignages à l’appui, les effets de la loi antiterroriste votée par le Parlement tunisien en décembre 2003, suite aux attentats du World Trade Center.
En l’absence d’une définition claire du terrorisme, souligne le rapport, cette loi “a légitimé et renforcé tout l’arsenal répressif déjà impressionnant” mis en place en Tunisie : détentions arbitraires, procès inéquitables, sévices corporels et sexuels, pratique systématique de la torture, conditions inhumaines d’incarcération…
La torture et les traitements “cruels et dégradants” sont utilisés “plus que jamais” contre “des milliers de personnes”, pour la plupart jeunes, soupçonnées de participation à des activités “subversives” et/ou terroristes. Et cela, “en toute impunité”.
Coups, décharges électriques, viol, suspension au plafond, positions dite de la “balançoire” ou du “poulet rôti”, supplice de la baignoire… Les méthodes des agents de l’Etat, souvent au siège même du ministère de l’intérieur à Tunis, mais aussi dans les commissariats de police en province, ne sont pas des “bavures”. Toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la loi dite antiterroriste ont été torturées, souvent avec la complicité de médecins. Les victimes n’ont aucun recours, insiste le rapport, les juges refusant d’acter les déclarations de sévices et d’en constater les traces. Et si elles portent plainte devant le parquet, leur requête est classée sans même l’ouverture d’une enquête.
Ce rapport du CRLDHT et de l’ATLT fait écho à celui d’Amnesty International (AI), publié le 23 juin à Londres, sous le titre “Au nom de la sécurité : mauvais traitements courants en Tunisie”. AI souligne que la loi antiterroriste permet au pouvoir d’”ériger en infraction pénale des activités d’opposition légitimes et pacifiques”. Quant aux hommages rendus par les autorités tunisiennes aux droits humains, ils ne sont que des “proclamations de pure forme”, destinées à présenter “une image positive” du pays, estime Amnesty. En réalité, les forces de sécurité tunisiennes “persistent à commettre des exactions” dans une impunité “quasi totale”.
Pour l’avocat Patrick Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ces deux rapports confirment que Nicolas Sarkozy a “une analyse à courte vue” sur la Tunisie, lourde de conséquences. Ceux qui pâtissent le plus du régime Ben Ali “ne sont pas les terroristes, mais les démocrates tunisiens”, déclare-t-il. Une telle politique ne fait que “renforcer la montée de l’extrémisme”. Lors de sa visite d’Etat à Tunis, fin avril, le président français avait vanté “l’espace des libertés qui progresse en Tunisie”, déclenchant l’indignation des défenseurs des droits de l’homme des deux côtés de la Méditerranée.
Florence Beaugé
LE MONDE.FR
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Malgré l’âge et la fatigue, Nelson Mandela est resté très digne, presque en retrait,en écoutant les louanges et les cris d’amour d’orateurs comme Bill Clinton (à gauche) ou Gordon Brown (à droite).
Malgré l’âge et la fatigue, Nelson Mandela est resté très digne, presque en retrait,en écoutant les louanges et les cris d’amour d’orateurs comme Bill Clinton (à gauche) ou Gordon Brown (à droite).
Dîner de gala émouvant pour célébrer le prix Nobel de la paix, mercredi soir à Hyde Park. Là où aura lieu ce soir un concert exceptionnel au profit de sa fondation.
«Il avait 72 ans lorsqu’il fut libéré de prison. Il avait 75 ans lorsqu’il a reçu le prix Nobel de la paix. Il avait 77 ans lorsqu’il est devenu le premier président noir d’Afrique du Sud. Il avait 81 ans lorsqu’il a créé la Nelson Mandela Foundation. Il avait 84 ans lorsqu’il a lancé sa campagne de lutte contre le sida sous le nom de son matricule de prisonnier, 46664. Cette année, il a 90 ans.»
Les portraits de «Madiba» figurant au-dessus de ce raccourci saisissant d’une vie et de son engagement souriaient tous. Plus discrète, une autre mosaïque de vieux clichés sépia montrait l’enfant africain, Rolihlahla («Celui qui crée des problèmes») Mandela, le premier de sa famille à fréquenter l’école où on lui donna le prénom de Nelson.
Pas en référence à l’amiral Nelson ou aux Européens, «simplement parce que le prénom était courant dans les années 1920», expliquait hier, la star des Oscars, Forest Whitaker. Pas de clichés des vingt-sept ans passés en prison. Pas d’horreur ni de souffrances exhibées pour rallier la cause antisida. Juste l’espoir et la force d’âme.
Pimpants comme l’Afrique multicolore
Un étrange recueillement prenait d’assaut le cœur les 700 invités du dîner de gala organisé, mercredi soir à Londres, pour fêter les 90 ans de l’ancien président sud-africain. Poignant comme un au-revoir. Ils arrivaient pimpants comme l’Afrique multicolore ou élégants comme à Ascot, en «gentleman’s wear» gris perle ou en turbans artistiquement noués, en bronzage pur californien ou en teint frais de jardin anglais. Tous avec un sourire désarmant d’enfant à la fête de l’école.
Les plus rompus aux dîners de gala perdaient de leur superbe sous la tente «Nelson Mandela at 90». Et s’émerveillaient d’assister à l’anniversaire d’un homme qui imposa de sa cellule la victoire de la condition humaine. Un soir rafraîchissant à Hyde Park, politique et optimiste, à mi-chemin entre snobisme à la parfaite décontraction, militantisme et souffle joyeux à la Woodstock. Ce soir, au même endroit, aura lieu un grand concert de rock pour poursuivre les festivités.
Les dieux anglais étaient d’accord pour célébrer Nelson Mandela, qui avaient chassé tout nuage, malgré l’usage qui veut qu’au moment du tournoi de tennis de Wimbledon la météo soit toujours pluvieuse. Soleil inespéré et simplicité champêtre pour ce dîner absolument pas comme les autres. Brassage immédiat, sous la tente du cocktail, des convives du Tout-Londres, entrés après un strict contrôle d’identité. Du sculpteur anglais Antony Gormley, tee-shirt blanc comme au studio, aux délicieux parents de Richard Branson, l’aventurier milliardaire qui créa l’empire Virgin. De Samantha, la plus sexy des quatre filles de Sex and the City, ligne de New-Yorkaise au régime dans sa courte robe en jersey fluide, à l’Irlandais Bob Geldof, ex-rocker qui fait vibrer l’humanitaire par ses concerts depuis «USA for Africa», avec Michael Jackson. Du champion de tennis Boris Becker, toujours roux flamboyant, à Robert de Niro, paisible sexagénaire venu, avec son épouse noire, incarner la réalité hollywoodienne du mariage mixte.
La violence n’est jamaistrès loin de la paix
Sous un chêne, le beau Pierce Brosnan, drôle et charmeur comme un Irlandais heureux, discutait avec son agent du tournage imminent dans une île grecque et de son rôle de père putatif dans le remake de la comédie musicale Mamma mia, rythmée par les tubes d’Abba. Joan Baez, splendide visage de madone et boots vernies de rocker, accueillait un Will Smith adolescent et rieur, tenant étroitement la main de sa femme, Jada Pinkett Smith, ravissant colibri en satin de soie absinthe et collerette de plumes. À l’écart des bavardages et des embrassades de rigueur, David Gilmour, figure de Pink Floyd, regardait placidement la célébrité se déplacer vers d’autres têtes, d’autres générations, d’autres mondes. «Pink Floyd, qui est-ce ?», demandait avec ingénuité un des jeunes serveurs londoniens, de moins de 20 ans.
Dès que tout ce beau monde est entré calmement sous le haut chapiteau pour le dîner, le fond des choses est réapparu : la cause et son héros «Madiba», en attendant les discours et les enchères du «charity business» qui s’appuyaient, cette fois, sur sept lots «made in South Africa» (beau total de 4,170 millions de livres sterling, grâce à un public très motivé). Chacun prit place à sa table, exotique avec ses anis étoilés dans l’assiette, presque modeste avec ses agapanthes bleues et ses giroflées orange, son lustre multicolore fait de simples petits bocaux de verre (15 000 euros hors taxes la table de dix couverts au profit de la «campagne 46664»).
Standing ovation lorsque Nelson Mandela est enfin arrivé, un peu avant 20 heures, petite silhouette fragile, cheveux grisonnants, démarche hésitante vers la longue table centrale où l’attendaient Bill Clinton, le premier ministre britannique, Gordon Brown, la diva des talk-shows américains, Oprah Winfrey, Will Smith avec un sourire énorme, Cherie Blair, l’épouse de l’ex-premier ministre Tony Blair, en beige glacé comme la veille, au dîner Richard Prince organisé par Vuitton à la Serpentine Gallery.
Reçu le même jour par Sa Majesté la reine comme en ont témoigné hier matin les unes du Times et du Daily Telegraph, le vieil homme est resté très digne, presque en retrait, en écoutant les louanges et les cris d’amour des orateurs. Derrière la chaise où il se tenait très droit malgré l’âge et la fatigue, deux gardes du corps aux aguets avaient disposé leurs sièges en quinconce. La violence n’est jamais très loin de la paix.
Quand sir Elton John a chanté Happy Birthday Dear Nelson pour l’accueillir dans la belle tradition du «Swinging London», sa voix étonnamment forte a tremblé d’émotion. Le public aussi. Quand il a eu fini son refrain et confessé que «jamais il n’avait été aussi heureux de le chanter», sa voix était pleine de larmes. «Courage, dignity, humanity, humility… You are an amazing human being !», lança en final la pop star, depuis la scène et les quatre écrans qui surplombaient les cinquante tables. Plus personne n’avait faim. Tout le monde se taisait et regardait «Madiba» comme on regarde un miracle, bouche bée. Pâle comme un spectre dans sa robe charleston moutarde, Annie Lennox, la chanteuse d’Eurythmics, applaudit la première, hurlant de joie.
«Nous vous saluons, nous vous admirons, nous vous aimons et nous vous remercions !» Le premier discours fut celui de Forest Whitaker, merveilleux Dernier Roi d’Écosse, titre d’un film sur l’Ouganda de Idi Amin Dada, qui dut s’accrocher à ses notes pour ne pas perdre le fil. Celui de Gordon Brown, plus politique, rendit hommage à l’homme qui «résista à vingt-sept ans de prison et mit fin à l’apartheid», à une «vie qui prouve que l’injustice ne peut durer éternellement».
Le troisième, celui de Bill Clinton, éblouit par son art oratoire et sa chaleur humaine, son métier et sa sensibilité, faisant pleurer Yves Carcelle et Pietro Beccari, président et vice-président de Vuitton, et, à la table voisine, le financier marocain qui fit le plus grand bonus des banques d’affaires de Londres, l’an dernier (57 millions de livres !). «God bless you, friend !» lança l’ancien étudiant américain à Oxford à son ami sud-africain.
C’est Nelson Mandela qui ramena tout le monde au cœur du sujet : l’Irak, la Palestine, le Zimbabwe, le Darfour, le futur, les autres, la souffrance, la maladie, la pauvreté, la dérive des êtres. Sa voix était rocailleuse, usée. Ses mots étaient simples, sans emphase. Ils sont entrés dans tous les cœurs et les esprits, comme une lumière. «Avec lui, on a envie d’y croire», disait un jeune expert en art, pourtant frotté aux dures réalités du capitalisme de la City.
Valérie Duponchelle
LE FIGARO.fr
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Elle est fixée dans le 19éme Arrondissement
C’est la première fois qu’une rue à Paris portera le nom d’une personnalité Kabyle.
“Rue Lounès Matoub, 1956-1998- chanteur Algérien d’expression berbère, assassiné en Kabylie le 25 juin 1998.”
C’est ce qui est écrit désormais sur la plaque et à laquelle devraient se référer les Français et les étrangers qui auront à traverser cette rue, située dans le 19éme arrondissement de la capitale française.
La rue Lounès Matoub donne sur le Boulevard Mac Donald, à quelques encablures de la salle de spectacles du Zénith. Cette rue qui fera la fierté de l’Algérie, puisqu’elle porte le nom de l’un de ses plus grands hommes, est aussi sise non loin d’autres rues comme la Rue André Gide (prix nobel de littérature) et la rue Aimé Césaire, un autre géant de la littérature. La sœur du Rebelle et sa mère devaient se rendre hier soir à Paris afin de prendre part à la cérémonie qui aura lieu le 3 juillet prochain. L’inauguration est prévue à 11 h en présence de Delanse Bertrand, Maire de Paris, et du maire du 19e arrondissement ainsi que d’un nombre important de personnalités algériennes et françaises. Un artiste français fera une intervention pour évoquer notre poète.
Malika Matoub, contactée hier par téléphone, nous a confié que l’inauguration d’une rue à Paris au nom de son frère “est une consécration méritée car Matoub a sacrifié sa vie pour l’Algérie et l’Amazighité.”
Désormais, plusieurs rues portent le nom de Lounès Matoub en France. Au total, neuf édifices et rues sont baptisées Lounes Matoub dans ce pays qui compte une forte communauté berbère.
En Algérie, une seule place porte son nom à l’entrée-ouest de la ville de Tizi-Ouzou !!!!
Aomar Mohellebi
LA D/K
Posté le 28.06.2008 par abdoumenfloyd
Des attaques menées jeudi et vendredi font 6 morts et 14 blessés
La paisible station balnéaire des Aftis, dans la commune d’El Aouana (28 km à l’ouest de Jijel), a été secouée jeudi dernier en fin de matinée par une effroyable embuscade tendue par un groupe terroriste du GSPC contre deux véhicules de la gendarmerie. Le bilan est lourd. Trois gendarmes et un garde communal tués sur le coup, alors que deux autres gendarmes et un garde communal ont été blessés. Si un des gendarmes blessés a pu quitter l’hôpital Mohamed Seddik Benyahia de Jijel dans l’après-midi de jeudi, après avoir reçu les soins nécessaires, les deux autres blessés sont toujours hospitalisés. Un de ces deux derniers était même sur la table d’opération durant la matinée d’hier. Cet attentat, qui a énormément choqué la population, serait, selon les informations que nous avons rassemblées, l’œuvre d’un groupe d’une trentaine de terroristes qui avaient été repérés en fin de journée de mercredi par les éléments de l’ANP stationnés à Kheracha, à quelques encablures au sud-est des Aftis.
Ce groupe, qui se terre dans la forêt de Guerrouche, avait subi des tirs des militaires. Visiblement bien préparé, cet attentat a concerné, outre le convoi de la gendarmerie, un poste de la garde communale à l’entrée est des Aftis et une sortie sur la route des terroristes au niveau de l’embranchement qui mène vers Kheracha, quelques centaines de mètres plus loin. Pour s’assurer un repli et éviter l’arrivée des renforts, les terroristes se sont scindés en trois groupes.
Le premier a attaqué les véhicules de la gendarmerie qui étaient de passage entre les deux points maîtrisés par les terroristes, tuant sur le coup trois gendarmes et blessant deux autres. Le second s’est tourné vers le poste de la garde communale après la sortie des éléments de cette dernière sur la terrasse pour voir ce qui se passait. Un garde communal sera tué alors qu’un autre sera grièvement blessé. Quant au troisième groupe, stationné près de la route menant à Kheracha à partir de la RN43, il a repoussé les gardes communaux arrivant du détachement se trouvant au centre de la localité des Aftis.
Ayant visiblement opéré à leur aise, les terroristes sont même descendus jusqu’à la RN43 pour récupérer quatre kalachnikovs, dix chargeurs et deux postes radio de la gendarmerie. Cet énième attentat dans la partie ouest de la wilaya de Jijel sonne comme un ultime avertissement aux forces de sécurité après les deux sorties terroristes de mars dernier. On rappellera que le 5 mars, trois agents de sécurité de l’entreprise de gardiennage avaient été assassinés à Tizrarane, dans la commune de Ziama Mansouriah, non loin de l’entrée ouest du nouveau tunnel de Dar El Oued (grottes merveilleuses). Le 16 mars, c’était un attentat à la bombe qui avait ciblé un convoi militaire à Harouda, au sud d’El Aouana, faisant deux morts et dix-sept blessés.
L’attentat coïncidait avec la visite du général-major Ahcène Tafer dans cette région d’El Aouana. Après l’attentat du 16 mars, nous prévenions dans notre édition du 18 mars que cette sortie terroriste sonne indubitablement comme un sérieux avertissement. Une énergique riposte des forces de sécurité dans cette région ne devrait plus se faire attendre d’autant qu’on est déjà à l’orée du grand rush des estivants de l’intérieur du pays vers la région.
Fodil S
Posté le 27.06.2008 par abdoumenfloyd
Ouverture hier du troisième congès du RND
L’économie nationale est en panne ! Ce vieux constat, bien connu des Algériens, émane cette fois-ci de Ahmed Ouyahia, fraîchement nommé pour la troisième fois chef du gouvernement. « Notre pays est toujours gravement dépendant des seules recettes du pétrole, y compris pour garantir notre alimentation importée », soulignait-il hier à Alger dans son discours à la cérémonie d’ouverture des travaux du 3e congrès de son parti, le RND. Louant les progrès accomplis au plan économique et social, le secrétaire général (réélu hier) du RND se demande si l’Algérie est à l’abri d’un nouveau krach économique semblable à celui vécu dans les années 1990 et qui a nécessité, à ses yeux, un « humiliant rééchelonnement » de la dette. « Est-ce à dire que tout va bien ? Et à dire que l’Algérie s’est enfin libérée d’une dépendance économique excessive envers l’extérieur ? Est-ce à dire qu’elle a libéré ses citoyens de la dépendance envers l’aide de l’Etat ? Est-ce à dire que tous nos compatriotes sont heureux dans leur quotidien et rassurés sur leur avenir ? La réponse est assurément non », conclut-il, insistant sur le fait qu’il y a des jeunes Algériens, acculés par le désespoir, qui sont contraints au suicide à travers les mers et que la criminalité et les maux sociaux se propagent à travers le pays, jusque dans les villages les plus reculés.
Cela, souligne-t-il encore, pendant que certains sont attelés à accumuler des richesses mal acquises. M. Ouyahia considère la bureaucratie comme un véritable frein au développement économique.
Elle est pesante, dit-il, ne s’adapte toujours pas aux réformes pour se mettre efficacement au service du citoyen et elle ne réalise pas encore la nécessité cruciale de faciliter l’investissement, pour la création de richesses et surtout d’emplois si nécessaires, face au poids pesant du chômage sur la société et notamment sur les jeunes. » Loin de pointer du doigt tel ou tel responsable. Il estime que l’amélioration de cette situation ne peut dépendre d’un homme seul, félicitant au passage le président Bouteflika « pour avoir, selon lui, interpellé la société au sursaut salvateur qui exige le concours de tous ».
« Anarchie et surenchère »
Il se dit que le gouvernement à lui seul ne pourrait pas changer le cours des choses. « Une crise de société ne se dépasse réellement qu’avec le concours de tous », indique-t-il, affirmant que « les crises sont cycliques si leurs leçons ne sont pas réellement assimilées ». S’étalant sur le sujet, Ahmed Ouyahia se dit convaincu que « l’Algérie n’avancera pas avec d’un côté ceux qui travaillent et de l’autre ceux qui se confinent dans la seule critique », « elle ne se redressera pas avec d’un côté ceux qui souffrent et de l’autre ceux qui s’enrichissent indûment », « elle ne se construira pas en comptant seulement sur l’apport de l’Etat, sur des droits à réclamer sans devoirs à assumer ». Elle ne peut progresser « dans l’anarchie et dans la surenchère » ni se construire « avec l’ignorance des compétences locales au profit de schémas conçus par d’autres, de l’extérieur, pour servir d’abord leurs propres intérêts ».
Sans détours ! Avec insistance, il appelle les Algériens à dépasser « les débats idéologiques ». « Ni le repli sur le passé, ni encore moins le renoncement à notre identité par mimétisme, ni la course dogmatique vers l’ouverture économique, ni encore mieux le populisme, n’apporteront de réponses à nos problèmes », lance-t-il à l’adresse de l’assistance. Pour lui, l’illusion est de ne pas reconnaître aujourd’hui que sans le pétrole, notre nourriture quotidienne ne pourrait être assurée, car elle dépend de coûteuses importations, et que même les salaires des fonctionnaires ne pourraient être versés par l’Etat.
Tout en soulignant clairement la fragilité de l’économie nationale, il appelle à rompre avec « le mythe de l’aisance financière » et à réaliser que si le prix du pétrole passe en dessous de la barre des 60 dollars tous les projets du pays seraient chimériques et sans lendemain. Le nouveau chef du gouvernement est allé jusqu’à presque remettre en cause toute la politique actuelle du gouvernement qui consiste à dépenser l’argent du pétrole, et ce, en disant que « la bonne gouvernance ne consiste pas seulement à dépenser les recettes du pétrole ».
Mais elle est « une régulation efficace et honnête au service des citoyens et des producteurs et une application ferme de la loi pour tous et au bénéfice de tous ». « Le bien-être des uns ne peut avoir de sens sans une stabilité sociale garantie par un bien-être partagé », soutient-il, dénonçant ceux qui bâtissent leurs richesses au détriment de l’économie nationale et par voie de fraudes diverses. Il souligne enfin que l’ennemi mortel de l’Algérie n’est pas le terrorisme, mais plutôt « l’insouciance, la médiocrité ainsi que les égoïsmes individuels qui prennent le dessus sur la collectivité, sur nous-mêmes, sur notre patrie ».
Mokrane Ait Ouarabi