Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
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Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
Verdict du tribunal de Tissemsilt
Rachid et Djallal, les deux accusés de prosélytisme chrétien, ont exprimé leur déception à l’issue du verdict qu’ils considèrent injustifié, tout comme leur avocate.
Le tribunal correctionnel de Tissemsilt, relevant de la cour judiciaire de Tiaret, a rendu, hier, son verdict dans l'affaire de Rachid et Djallal, les deux chrétiens jugés la semaine dernière dans un procès en appel à l'issue duquel le représentant du ministère public avait seulement demandé l'application de la loi. La condamnation, jugée accablante tant pour les accusés que pour leur défense, est de 6 mois de prison avec sursis et 10 millions de centimes d'amende à l'encontre de ces jeunes informaticiens, accusés de prosélytisme. Le tribunal s'est référé à l'article 11 de l'ordonnance n° 06-03 datée du 28 février 2006, condamnant la pratique de prosélytisme.
Cependant, au vu de cette sentence considérée comme pour le moins ahurissante, dans la mesure où ils considèrent injustifiés les chefs d'inculpation retenus contre eux, les accusés semblaient en état de choc Néanmoins, si Djallal campait dans son silence, synonyme d'une profonde angoisse morale, Rachid, avec ses quarante ans, a été affecté par cette abominable expérience vécue tel un feuilleton qui n'arrive pas à trouver son épilogue, dans les couloirs de la justice. “Lorsque je reprends aujourd'hui le cheminement de cette affaire, je réalise toute la souffrance que j'ai endurée et qui persiste. Cette physionomie que vous voyez n'est que le miroitement d'une âme brisée et scandalisée pour le seul péché d'être chrétien dans la mesure où je maintiens que je suis victime de la pire des choses qui puisse arriver à une personne, à savoir l'injustice”, tenait-il à déclarer avant d'enchaîner : “ Je n'ai pas honte, cependant, d'être condamné pour l'Évangile car je suis convaincu que l'Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui y croient”. Quant à ses espérances, avant le verdict, ce dernier affirmait qu'il attendait une certaine clémence du tribunal qui devait, selon lui, rétablir les valeurs de base. Mais, dira-t-il, “nous sommes irrémédiablement confondus à un état d'esprit hanté par la dislocation, la mise à l'écart, la méfiance soigneusement habillée et minutieusement entretenue vis-à-vis de la communauté chrétienne”.
Au demeurant, les concernés condamnés par défaut le 27 novembre 2007, dans le sillage de cette affaire, à la peine de deux ans de prison ferme assortie d'une amende de 50 millions de centimes chacun, sont déterminés à faire appel encore une fois. S'agissant de l'avocate de la défense, Me Khalfoun Khalloudja en l'occurrence, elle considère s'accorder un temps de réflexion et d'analyse avant de prendre une décision quant à la suite qu'elle aura à réserver à ce dossier. “Il est vraiment tôt de me prononcer sur ce que je dois entreprendre, mais je vous promets de vous tenir au courant au moment opportun. Pour l'heure, je dois bien me concentrer sur cette affaire et me concerter avec mes clients”, nous répondait-elle.
Pour revenir à cette affaire, elle remonte, pour rappel, au 7 avril 2007 quand, se trouvant à Tissemsilt dans un but socioprofessionnel, Rachid et Djallal, âgés respectivement de 40 et 36 ans et informaticiens de profession, furent arrêtés par des policiers qui, auparavant, avaient inventé une histoire d'irrégularité de leur véhicule avant de les conduire au commissariat et procéder à une fouille pour trouver en leur possession des livres chrétiens et des cassettes audio. Après une garde à vue émaillée par une série d'interrogatoires, ces derniers furent présentés devant le magistrat qui leur avait rendu leur liberté jusqu'au jour où, à leur insu, ils ont écopé de la condamnation par défaut citée plus haut.
Toutefois, pour une affaire similaire ayant entraîné la comparution de quatre autres chrétiens, dont deux ont été acquittés pour avoir nié leur appartenance au christianisme, Rachid et Djallal sont déjà frappés, le 3 juin dernier, d'un même sursis de
6 mois et 20 millions d'amende par le tribunal correctionnel de Tiaret. Par ailleurs, le cauchemar continue pour Rachid dans la mesure où il comparaîtra le 15 juillet prochain à Oran, en compagnie de deux autres jeunes Hamid et Youssef, pour le délit d'offense à l'endroit du Prophète Mohamed.
Il s'agit d'un procès en appel qui fait suite à leur condamnation par défaut, le 27 janvier dernier, à une peine de 3 ans de prison ferme et une amende de 50 000 dinars chacun. Dans ce sillage, Rachid affirmera que cette affaire remonte au mois de décembre 2007 quand un “renégat”, auquel ils avaient porté assistance car prétendant se trouver dans le besoin pressant en usant de subterfuges mesquins, est allé étaler des mensonges auprès des services de sécurité en les accusant d'avoir insulté le Prophète.
R. SALEM
Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
Les rédacteurs de l’interview publiée avant-hier sur le journal américain New York Times ont indiqué avoir envoyé des questions à l’émir national de l’organisation terroriste "Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat" auxquelles il répondra en langue arabe dans un enregistrement audio, qui a été traduit et transcrit par la suite. L’entretien avait été préparé par des correspondants du journal en Algérie, au Maroc, en Allemagne, en France et aux États-Unis.
Les rédacteurs ont souligné que c’était là une "exclusivité", qui a été accompagnée d’un reportage réalisé sur la ville de Naciria à Boumerdès où a été perpétré un attentat-suicide contre le siège de la daïra.
Des passages sur une rencontre avec des terroristes dans le maquis ont introduit le sujet, une version officielle qui est cependant remise en question par certains milieux. Ces derniers s’interrogent sur le principe et l’objectif de cet entretien effectué par le New York Times, "sans précédent" dans la médiatisation du terrorisme et de ses actes, puisque le journal n’a jamais réalisé d’entretien avec Oussama Ben Laden, El Dhaouahiri, des dirigeants d’Al Qaida ou encore des émirs du GSPC dont les plus célèbres sont plutôt Hassan Hattab ou Abderrezak Al Para, bien que ceux-là aient déjà fait des déclarations aux médias.
L’exclusivité du journal américain est une sortie inattendue d’autant plus que la publication de l’interview intervient au moment où les États-Unis mènent une campagne internationale contre le terrorisme et incarcèrent de nombreuses personnes dont des journalistes accusés de faire l’apologie du terrorisme, comme le caméraman d’Al Djazira Sami Al Hadj, récemment libéré, et Tayssir Alouni, le directeur du bureau de la même chaîne en Espagne.
Une rencontre avec Droudkal, même si elle est indirecte, n’aurait pas était possible sans une grande préparation avec notamment des rencontres préalables.
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Des centaines d’enseignants appartenant au conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) de la wilaya de Constantine, ont organisé ce matin un sit-in devant la direction de l’éducation.
Un important dispositif de sécurité a été déployé tôt le matin au niveau des accès et des principales artères du quartier du Coudiat, où se trouve le siège de l’académie. Des mesures qui n’ont pas empêché les enseignants à se rassembler pour scander des slogans hostiles au directeur de l’éducation, Ahmed Guellil, accusé par les représentants du Cnapest d’avoir imposé son diktat sur le secteur. Malgré le caractère pacifique de la manifestation pour des participants qui cherchaient à faire entendre leurs voix, une bastonnade générale a été lancée au niveau de l’avenue de la Liberté, où même des femmes n’ont pas été épargnées. Les manifestants qui n’ont pas lâché reviendront à chaque fois à la charge, malgré les tentatives du service de l’ordre de les disperser. Selon des représentants du Cnapest, quinze arrestations ont été opérées parmi les participants au mouvement de protestation dont neuf membres du bureau de wilaya. L’on apprendra que ce bureau a fait appel à un avocat pour assister les membres interpellés qui ont fait l’objet d’un procès-verbal au commissariat central de la ville. Pour rappel, le Cnapest de Constantine n’a cessé depuis plusieurs mois de dénoncer les agissements du directeur de l’éducation et sa mainmise sur le secteur qu’il dirige depuis huit ans. Dans plusieurs communiqués remis aux rédactions de la presse, le bureau du Cnapest de Constantine réclamé la régularisation de la situation salariale de plusieurs enseignants, la levée des sanctions jugées injustifiées contre eux tout en dénonçant les innombrables obstacles rencontrés lors de l’exercice du droit syndical.
Arslan S.
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Rayonnante et apparemment en bonne santé, Ingrid Betancourt a fait le récit, mercredi 2 juillet, de sa libération. Souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle est descendue la première de l'avion qui l'a amenée à Bogota, et s'est jetée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, puis dans ceux de son mari, Juan Carlos Lecompte.
La sénatrice franco-colombienne a raconté comment elle avait elle-même été dans un premier temps trompée par le subterfuge utilisé par les militaires pour parvenir à sa libération et à celle de ses codétenus dans la jungle, en se faisant passer pour une mission humanitaire. Elle a rendu hommage à l'armée pour une opération "très risquée" mais "impeccable".
"Accompagnez-moi d'abord pour remercier Dieu et la Vierge", a-t-elle dit en préambule devant l'appareil des autorités colombiennes qui l'avait transportée avec ses compagnons à la base de Catam, près de Bogota. "J'ai imaginé tellement de fois ce moment", a-t-elle dit, en remerciant en français "vous tous dans le monde qui nous avez accompagnés".
Des soldats se sont présentés comme les membres d'une ONG fictive censée transporter les otages par hélicoptère vers un camp pour y rencontrer le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Alfonso Cano. "Ce matin quand je me suis levée à 4 heures du matin, nous avions l'espoir que l'un d'entre nous serait bientôt libéré par une commission internationale de la Croix-Rouge", a-t-elle dit.
Lorsque les faux humanitaires sont arrivés, Ingrid Betancourt a noté qu'ils portaient des T-shirts à l'effigie de Che Guevara et a cru qu'il s'agissait d'autres éléments des FARC.
Lorsqu'on a lui a annoncé qu'elle allait avec ses compagnons être transférée dans un autre lieu de captivité, Ingrid Betancourt a été en proie au découragement : "Là, mon cœur s'est brisé, parce que cela signifiait plus de captivité."
"Nous sommes arrivés dans un endroit avec des guérilleros armés qui nous faisaient se dépêcher, avancer comme toujours. (...) Les hélicoptères sont arrivés, et des personnages surréalistes en sont sortis (...) Ils ont parlé avec les chefs, le commandant Henrique, le commandant Cesar. Ils avaient des T-shirts de Che Guevara et je me suis dit : 'Ça, c'est des FARC'." Les otages sont montés menottés dans un hélicoptère.
"C'EST UN MIRACLE"
"C'était très humiliant (...). Quand nous somme montés dans l'hélicoptère, très frustrés, je ne voulais même pas parler aux personnes qui étaient là. L'hélicoptère s'est envolé, et tout à coup quelque chose s'est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j'ai vu le commandant qui pendant tant d'années avait été si cruel et si humiliant, je l'ai vu au sol, les yeux bandés.
"Je crois que je n'ai même pas été heureuse (...) ; le chef de l'opération a dit : 'Nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres' et l'hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s'est embrassés, on pouvait pas le croire, c'est un miracle."
L'ex-otage a insisté sur le rôle essentiel joué par les divers soutiens dont elle a bénéficié pendant ses six ans et demi de captivité. "Nous pouvions rêver, maintenir l'espoir vivant parce que nous écoutions les nôtres", a dit Ingrid Betancourt. "Cette victoire est aussi due aux moyens de communication", a-t-elle estimé, en évoquant les messages que lui ont adressés les membres de sa famille et le soutien international. "J'entendais mon ex-époux, Fabrice [Delloye], qui me disait qu'il y avait une photo de moi sur le Mont-Blanc, en France", a-t-elle raconté.
"Merci la Colombie, merci la France. Nous les Colombiens, nous savons que nous avons des frères de l'autre côté de l'Atlantique", a conclu Ingrid Betancourt.
AFP / Le monde.fr
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Les membres fondateurs du CBLS envisagent l'organisation d'une Assemblée Générale Constitutive du comité, au cours de laquelle pourraient être débattues les questions relatives à l'organisation et au programme d'action du Comité, centré sur la défense des libertés syndicales, au travers du cas de Ahmed Badaoui et de bien d'autres syndicalistes ayant subi un sort identique.
Prés de 250 personnes ont signé le premier texte pour la Défense des Libertés Syndicales.
Le présent appel n'a d'autre prétention que de leur soumettre quelques propositions en vue de l'organisation de l'assemblée générale constitutive du Comité (AGC).
Les objectifs immédiats
Ils viseraient, d'une part, la réinsertion de Ahmed Badaoui au sein de son organisation syndicale, ainsi que celle de tous les autres syndicalistes touchés par les mêmes mesures discriminatoires.
et, de l'autre,
leur réintégration dans leurs fonctions avec recouvrement de tous leurs droits.
L'AGC aura bien entendu à débattre d' objectifs et plans d'action à plus long terme que se proposerait le Comité.
L'organisation
Un Collectif composé de défenseurs des droits de l'homme, de syndicalistes, de journalistes, d'avocats et de personnalités politiques, aura à préparer l'AGC et à en proposer les règles de déroulement, afin que celle-ci se déroule pour le mieux.
Date et lieu de déroulement de l'AGC
Il est proposé de tenir l'AGC le 17 juillet 2008 à 10 heures au siège de Sawt Echaab, sis rue de Tanger.
Toutes celles et tous ceux désireux d'y prendre part sont invités à envoyer un mail au :
comitébadaoui@yahoo.fr
Posté le 03.07.2008 par abdoumenfloyd
Conséquence de la désillusion des Palestiniens, née du blocage du processus de paix par Israël, ou plus simplement poursuite des actions de la résistance palestinienne contre l’occupant israélien, la scène proche-orientale a enregistré, hier, l’apparition d’un nouveau mouvement par la force des armes et en plein centre de la ville sainte d’El Qods, puisqu’il en est à sa deuxième opération depuis le mois de mars dernier.
Il s’agit des Brigades des hommes libres de la Galilée. En effet, un Palestinien au volant d’une pelleteuse a tué hier au moins trois Israéliens et blessé plus de 45 autres dans le centre de cette ville sainte ravagée par le processus de colonisation. Selon la police, l’auteur de cette opération était un homme âgé de 30 ans, habitant du village de Sour Baher, marié et père de deux enfants. L’attentat s’est produit à midi précise dans l’une des rues les plus passantes de la ville, sur le chantier du tramway actuellement en construction, provoquant un mouvement de panique. Un tramway très controversé avec des implications internationales.
« Nous dénombrons pour l’instant quatre morts, dont le conducteur de la pelleteuse, et 45 blessés, dont trois grièvement », a déclaré un porte-parole israélien. Un groupe palestinien peu connu, « Les Brigades des hommes libres de la Galilée », a affirmé, hier, être responsable de l’attaque. Ce groupe avait également revendiqué l’attentat meurtrier contre une école talmudique le 6 mars à El Qods, mais cette revendication n’avait jamais été confirmée de sources policières. L’attaque s’est produite lorsque le conducteur palestinien de la pelleteuse s’est lancé dans une course folle sur une centaine de mètres dans la rue Jaffa, renversant un bus, des véhicules et des passants avant d’être abattu par un policier d’une unité d’élite. Il s’agit du premier attentat à El Qods depuis le 6 mars. Huit étudiants israéliens d’un institut d’études talmudiques d’El Qods ouest avaient été tués par balles par un Palestinien qui a été abattu peu après.
L’attentat était le plus meurtrier depuis quatre ans en Israël. L’attaque d’hier intervient alors que le mouvement islamiste Hamas et Israël ont signé une trêve des violences dans la bande de Ghaza. Le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Ghaza a qualifié cette attaque de « réponse naturelle aux agressions israéliennes », mais a indiqué n’avoir aucune information sur ses auteurs. Justement, dans cette portion de la Palestine, des centaines de Palestiniens ont pris d’assaut, hier, le terminal de Rafah à la frontière entre la bande de Ghaza et l’Egypte avant d’être repoussés par les forces de l’ordre égyptiennes et une intervention du Hamas qui a rétabli le calme. Le calme est effectivement revenu à la frontière où le Hamas a repris contrôle de la situation côté palestinien, selon le responsable égyptien.
L’Egypte avait dépêché en urgence des « dizaines de policiers » le long de la frontière de 14 km après avoir ouvert Rafah exceptionnellement mardi et hier. Il s’agissait de laisser un certain nombre de Palestiniens de la bande de Ghaza porteurs de permis de résidence à l’étranger et de visas, ainsi que les étudiants et les malades, de passer sur territoire. « Les Palestiniens sont apparemment en colère parce que le quota est limité », a dit un responsable égyptien. Aucun Palestinien n’a pu pénétrer hier en Egypte, alors qu’un peu plus de 200 avaient pu le faire mardi, a-t-il précisé. Le terminal de Rafah est fermé quasiment en permanence depuis 2006. Mais des centaines de milliers de Palestiniens s’étaient rués en Egypte du 25 janvier au 3 février après la destruction de la clôture frontalière à Rafah par des militants du Hamas pour échapper au blocus israélien. En réalité, c’était pour fuir cette immense prison puisque toutes les voies d’accès sont bouclées et gardées par l’armée israélienne qui y a imposé un blocus inhumain.
L’ONU interdite d’accès dans les territoires
Un comité spécial de l’ONU, qui enquête sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré mardi avoir été empêché par Israël d’y accéder. « Les autorités israéliennes ne nous ont pas permis de visiter les territoires palestiniens et n’ont donné aucune raison pour expliquer leur refus », a dit dans une conférence de presse à Amman le chef du comité, Prasad Kariyawasam, précisant toutefois qu’Israël ne reconnaissait pas leur mandat. Les trois membres du Comité spécial de l’ONU d’enquête sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme des Palestiniens et des autres Arabes des territoires occupés par Israël ont déjà visité l’Egypte et doivent se rendre en Syrie.
Ils ont exprimé leur « vive préoccupation » devant les conditions de vie des Palestiniens des territoires occupés. Ils ont souligné « la détérioration des droits de l’homme dans le territoire, la grave situation humanitaire dans la bande de Ghaza, la poursuite de la politique de colonisation (juive) et la barrière » érigée par Israël en Cisjordanie. « De telles politiques et pratiques doivent cesser car elles sont une sérieuse menace pour l’avenir du peuple palestinien et son autodétermination », a dit M. Kariyawasam. Le comité de l’ONU a recueilli des interviews de Palestiniens de la bande de Ghaza, de Cisjordanie, d’El Qods est par téléphone et certains témoins ont été empêchés de voyager à Amman où au Caire, a dit ce responsable. Il a ajouté que son groupe allait soumettre cette année un rapport à l’assemblée générale de l’ONU .
Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd
Depuis l'installation de Bouteflika au palais d'El Mouradia, en Avril 1999, notre pays, qui était, il est vrai, isolé et peu fréquenté à cause de la tragédie qu'il vivait en raison de la lutte fratricide sanglante pour le pouvoir, qui s'y déroulait à huis clos, n'a cessé de collectionner les échecs diplomatiques.
En déphasage quasi-complet avec la réalité du monde d'aujourd'hui, dont ils ignorent les clés d'entrée majeures, Bouteflika et ses "Conseillers Diplomatiques" et "Ambassadeurs chevronnés" octogénaires et septuagénaires : Bedjaoui, Rahal, Sbih, Bessaïh, Jazaïri, Belkheir, Bencheikh, Khelladi, Maaoui, Hadjar, Yousfi, Dembri, Ghreib etc... interprètent les tendances fortes des relations internationales à travers leur grille de lecture désuette.
Autistes et cupides, les « Papis » se trompent d’époque et font de la résistance passive à tout ce qui qu'ils estiment contraire à leurs intérêts personnels.Même leur légitimité préhistorique ne peut plus cacher leurs multiples déficiences criardes.
Ils commettent fatalement erreur sur erreur.
En voici quelques unes :
1- Afrique
Sahara Occidental :
Grâce au rajeunissement de sa classe politique, à la modernisation de son appareil diplomatique et à l'assistance "technique" des pays amis et alliés, auxquels la monarchie alaouite reste fidèle, dévouée et reconnaissante et sans avoir les moyens financiers et humains de l'Algérie, le Maroc a enregistré, ces dernières années, des points positifs auprès de plusieurs pays africains notamment, qui ont retiré leur reconnaissance à la République Arabe Sahraouie Démocratique et auprès des puissances occidentales, qui soutiennent aujourd'hui activement son "Plan pour une large autonomie du Sahara Occidental".
Notre Diplomatie, enferrée dans des "principes" archaïques et minée par la bureaucratie, le régionalisme et le clientélisme, s'accroche désespérément au "Plan Baker" que les Etats Unis eux-mêmes jugent dépassé.
" C'est une chèvre, même si elle s'est envolée ".
Médiations
Malgré le tapage médiatique qui les a entourées, les médiations entreprises par notre pays entre l’Ethiopie et l’Erythrée et entre le Gouvernement malien et les rebelles Touaregs, sont dans l’impasse ou battent de l'aile.
C'est la Libye qui en tire avantage, sur le plan diplomatique.
Pour pouvoir assurer une médiation crédible et durable entre les autres, qui seront inévitablement appelés à faire des concessions mutuelles, il faut d’abord avoir le courage et la probité morale de demander pardon à son propre peuple pour les dénis, abus et drames dont il a été victime depuis 1962.
S’il cherche donc réellement l’intérêt du pays, comme il ne cesse de le déclarer, sans vraiment convaincre, le Président Bouteflika, qui est un des géniteurs du système imposé au pays en 1962 par le Clan d’Oujda, devrait faire ce mea culpa.
Ce geste, honorable et hautement symbolique, lui vaudra aux yeux des Algériens et de la postérité tous les mandats et Prix Nobel du monde.
Mais est-il capable de résister à ses pulsions égocentriques et aux pressions du clan ?
Avant d' être crédible à l’étranger, il faut d'abord l’être chez soi.
NEPAD
A part la photo-souvenir que la rencontre annuelle G8-NEPAD permet à Bouteflika de prendre avec les dirigeants des nations les plus puissantes du monde et de la Russie, le NEPAD, qui va être "restitué" à l'Union Africaine, n'a engendré que des obligations sonnantes et trébuchantes pour notre pays.
2- Accord d'Association avec l'Union Européenne :
Pour l'instant, notre pays ne subit que les effets négatifs et les contraintes de cet Accord.
En effet, contrairement à ses voisins de l'Est et de l'Ouest, l'Algérie n'a profité ni des fonds MEDA ni de la mise à niveau de ses entreprises.
Au contraire, la production nationale hors hydrocarbures, déjà insignifiante, est à l'agonie à cause de la suppression des barrières douanières qui la protégeaient relativement contre la concurrence déloyale des produits étrangers.
En outre, l'Union Européenne veut nous forcer, en vertu de cet Accord, à signer avec elle un accord stratégique en matière d'énergie pour garantir sa sécurité énergétique et reste sourde à nos demandes répétées pour l'établissement d'une meilleure circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée.
Elle cherche, en quelque sorte, à faire des pays du Maghreb des camps de concentration pour l'immigration clandestine en provenance d'Asie et d'Afrique sub-saharienne.
L'émigration algérienne en France a même perdu le statut spécifique dont elle jouissait jusqu'à la signature de l'Accord d'Association, en 2002.
3-Pays Arabes :
Malgré tous les sacrifices consentis par notre pays pour les différentes causes arabes, jamais les pays "frères" de la Ligue Arabe, ne nous ont appuyé sur la question du Sahara Occidental ni n'avaient condamné le terrorisme islamiste.
Pire, de l'Egypte à l'Arabie Séoudite, ils ont toujours soutenu activement le Maroc et les groupes terroristes islamistes, jusqu'à récemment encore, ouvertement incités et financés par cette dernière.
Pour casser le mythe cultivé par les baathistes, M. Daho Ould Kablia, Président de l'Association des anciens du MALG, vient de révéler que les pays arabes s'étaient, dans leur grande majorité, abstenus d'apporter la moindre aide et assistance financière, diplomatique et encore moins militaire à la Révolution algérienne.
Bien au contraire, certains pays "frères" comme la Tunisie, le Maroc ou l'Egypte se sont sucrés sur son dos en prélevant un quota important sur les armes acquises par le GPRA et destinées à l'ALN
A l'exception donc de la corruption, dont les noms des "grands" bénéficiaires commencent à être sussurés ici et là, rien, absolument rien n'explique les concessions juteuses qui ont été ou qui vont être octroyées à certaines compagnies des pays "frères".
4- Pays occidentaux :
Etats Unis d'Amérique
A cause des contradictions du gouvernement algérien sur les questions de l'Africom, de l'Irak et de l'Iran notamment, les Etats Unis d'Amérique, qui ont entamé avec nous une coopération prometteuse en matière de lutte contre le terrorisme, qui devait s'étendre à d'autres domaines stratégiques, semblent s'éloigner de plus en plus de notre pays et opter, après une période d'hésitation, pour le renforcement de leurs relations stratégiques avec le Maroc, considéré comme un allié traditionnel plus fiable, qu'ils soutiennent fermement dans la question du Sahara Occidental.
En effet, non seulement notre gouvernement n'adhère pas aux thèses américaines sur ces questions et d'autres mais il les dénonce activement dans les fora régionaux et internationaux.
C'est la meilleure manière de pousser cette hyperpuissance dans les bras du Maroc.
C'est peut être l'objectif recherché par certains ?
Espagne, France, Angleterre
Même si la "Perfide Albion" cache bien son jeu, ces trois pays sont avec le Maroc et cherchent à isoler "l'arrogante Algérie", dixit Bernard Kouchner.
Les manoeuvres visant à un isolement régional de notre pays s'accentuent avec le projet de l'Union Pour la Méditérranée.
Il vaut mieux donc être parmi les premiers adhérents à cette organisation pour pouvoir défendre nos intérêts en son sein et ne pas être marginalisé dans la région.
Les réticences et la méfiance exagérées, héritées de la "diplomatie des maquis", l'absence de vision claire et l'hésitation maladive se payent cher en politique et en diplomatie.
La valse-hésitation constatée au sujet de notre adhésion à la Politique Européenne de Voisinage en témoigne largement.
En tout état de cause, la "Diplomatie Attentiste" adoptée, ces dernières années par le gouvernement algérien a considérablement porté préjudice au pays car il se contente de réagir mollement et souvent confusément aux initiatives et mutations sous-régionales, régionales et internationales, qui le concernent pourtant directement, au lieu d'agir sur elles, de manière constructive, pour en tirer profit.
5- Chine et Russie :
Elles cherchent uniquement leurs intérêts.
Connaissons-nous vraiment les nôtres ?
6- Organisation Mondiale du Commerce :
A cause d'une mauvaise évaluation par le Gouvernement SIFI, qui avait conseillé, en 1994, au Président Zéroual de ne pas signer l'Acte de Marrakech portant création de l'Organisation Mondiale du Commerce, notre pays a raté, une fois encore, l'occasion d'entrer par la grande porte dans cette Organisation.
Aujourd'hui, pour y être admise par la petite porte, l'Algérie doit faire d'énormes concessions qui la dépouillent pratiquement de pans entiers de sa souverainté économique.
Il ne faut donc surtout pas croire Chakib Khelil lorsqu'il dit que le gouvernement algérien ne va pas augmenter le prix du gaz domestique car cette exigence, qui émane de nos partenaires à l'OMC, sera tôt ou tard satisfaite, comme toutes les autres conditions.
Ces échecs symptomatiques montrent, s'il en est besoin, les limites atteintes par une diplomatie accaparée par une seule personne et livrée à ses humeurs changeantes.
Le miracle promis en 1999 n'a pas eu lieu. Dix ans après, la désillusion et la déception sont grandes.
Les observateurs avertis et neutres avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme sur la démarche archaique en soulignant avec force que les "shows" diplomatiques présidentiels relevaient beaucoup plus du folklore que de l'analyse et de l'action mûrement réfléchie.
A cause de l'autisme et du bricolage de ses dirigeants, notre pays renoue avec l'isolement.
En sont-ils, au moins, conscients ?
Que faire donc pour sauver d'urgence une Diplomatie visiblement en panne d'imagination et à la dérive, qui a perdu la capacité d'initiative et d'action qu'elle avait jadis ?
Amine Benrabah
Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd
Selon le magazine allemand Der Spiegel une frappe militaire israélienne de l’Iran n’est plus qu’une question de temps. Cet hebdomadaire d’information publie en effet dans sa dernière édition un article de quatre pages intitulé « Plans pour une attaque » et consacré aux préparatifs entrepris actuellement en Israël pour des attaques aériennes contre l’Iran.
L’article commence par la remarque que le gouvernement israélien a rejeté des sanctions économiques comme moyen d’empêcher l’Iran de construire l’arme nucléaire. Il dit ensuite qu’un « large consensus commence à se dessiner (en Israël) en faveur d’une attaque militaire des installations nucléaires de Téhéran, et si nécessaire, sans les Américains ».
Celui qui fait le plus ouvertement campagne en faveur d’une frappe militaire contre l’Iran est l’actuel ministre des Transports et ancien ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz qui a dit qu’une action militaire contre l’Iran était « inévitable » et dont les paroles ont été citées abondamment. Mofaz a dit cela pour la première fois suite à de récentes discussions avec de hauts responsables américains à Washington.
Il répéta ses commentaires pas plus tard que vendredi dernier dans une interview donnée au journal Yedioth Ahronoth. Faisant allusion à des menaces proférées à l’encontre d’Israël il y a quelque temps par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Mofaz a déclaré que c’était « l’Iran [qui] disparaîtrait avant Israël ».
Il poursuit ainsi : « Si l’Iran continue son programme de développement de l’arme nucléaire, nous l’attaquerons. Les sanctions sont inefficaces…Une attaque de l’Iran afin d’arrêter ses préparatifs nucléaires sera inévitable ».
Mofaz, qui est lié étroitement à l’establishment militaire israélien est connu pour préconiser une ligne dure vis-à-vis de l’Iran. Illustrant le « large consensus » qui existe en Israël en faveur d’une attaque militaire de l’Iran, Der Spiegel rapporte aussi l’opinion de Dani Yatom, général de division en retraite et député du Parti travailliste qui déclare : « Nous ne croyons plus à l’efficacité des sanctions… une opération militaire est nécessaire si le monde veut arrêter l’Iran ».
L’article cite ensuite l’historien israélien Bebby Morris, qui est lui aussi en faveur d’une solution militaire : « si la question est de savoir qui de l’Iran ou d’Israël doit périr, alors ce sera l’Iran ».
Et Der Spiegel de conclure : « En vérité… il y a maintenant un consensus au sein du gouvernement israélien sur le fait qu’une attaque aérienne des installations nucléaires iraniennes est devenue inévitable ».
L’article explique encore qu’il existe un accord pratiquement unanime dans le cabinet israélien sur une frappe militaire de l’Iran. La seule question qui se pose encore est le moment de l’attaque : « En Israël, il ne s’agit plus de savoir si l’attaque aura lieu ou non, mais quand elle aura lieu. »
Selon Der Spiegel : « Les colombes expliquent que les efforts diplomatiques des Nations unies doivent se poursuivre jusqu’au moment où l’Iran sera en passe d’obtenir la bombe. De cette manière, Israël pourrait au moins expliquer de façon convaincante que toutes les options non militaires ont été épuisées. »
« Les faucons en revanche croient que le temps presse. Ils insistent sur le fait qu’il y a maintenant une "occasion propice" qui n’existera plus une fois arrivée l’élection présidentielle américaine en novembre et qu’Israël ne peut compter sur le soutien américain que tant que l’actuel président américain, George W. Bush, restera en place à Washington. »
L’article aborde ensuite la faisabilité d’une attaque aérienne israélienne et inclut une carte de l’Iran montrant des cibles potentielles pour les avions israéliens. Il note que l’aviation israélienne a déjà effectué avec succès un raid aérien contre le réacteur nucléaire irakien d’Osirak en 1981 et que plus récemment, en septembre 2007, elle a détruit une cible identifiée par les services de renseignement israéliens comme un site nucléaire suspect dans l’est de la Syrie.
Israël a récemment signé un accord avec Washington portant sur l’achat de bombardiers F-22 Stealth, idéaux pour le genre de raids préparés par le commandement de l’aviation israélienne. L’actuelle flotte d’avions de chasse F-15 pourrait, elle aussi, être utilisée pour lancer une attaque à plusieurs niveaux sur les installations d’enrichissement d’uranium de l’Iran.
L’article se termine avec une citation de Bruce Riedel, expert du Moyen-Orient et ancien agent de la CIA, qui déclare qu’alors qu’un président américain devait s’attendre à une opposition en cas d’attaque par les Etats-Unis, « la situation est différente vue depuis Israël… Il y a un risque qu’Israël pense qu’il n’a pas le temps d’agir et qu’il a [encore] le feu vert de certains hommes politiques américains. »
Lorsqu’on lui demanda quelles seraient les conséquences d’une telle attaque, Riedel insista sur le fait qu’elle serait vue comme une attaque américaine et que les représailles iraniennes seraient dirigées « tant contre Israël que contre les Etats-Unis ». Les conséquences en seront funestes. « Nous verrons le Moyen-Orient en flammes. »
Plans de guerre israéliens et activité diplomatique fébrile au Moyen-Orient.
Il ne se passe guère de jour sans que ne paraissent des articles parlant de nouvelles initiatives diplomatiques au Moyen-Orient et dans lesquelles le gouvernement israélien est directement ou indirectement impliqué. Le jour même (jeudi 19 juin) où le gouvernement de Jérusalem annonçait un cessez-le-feu avec le mouvement Hamas dans la Bande de Gaza, le premier ministre israélien Ehoud Olmert déclarait que son gouvernement était prêt à des négociations de paix avec le Liban. Israël conduit depuis longtemps des opérations militaires régulières contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et a mené en 2006 une guerre de frontière acharnée avec les milices du Hezbollah, situées à l’intérieur du Liban.
D’autres pays comme la France, l’Allemagne et la Turquie ont eux aussi fait la promotion active d’une amélioration des relations internationales avec le régime syrien, qui fut longtemps traité de « paria » tant par Israël que par les Etats-Unis et devait à l’origine figurer sur la liste des pays constituant « l’Axe du mal » de Washington. Le président français Nicolas Sarkozy a récemment visité Beyrouth à la tête d’une nombreuse délégation et il a invité le président syrien Bachar al-Assad à assister aux célébrations du 14 Juillet à Paris. Sarkozy y a aussi invité le premier ministre israélien et espère que les deux ennemis jurés pourront être persuadés de se réconcilier.
Un examen attentif des différentes « initiatives de paix » rivales montre que les gouvernements israéliens et européens suivent des stratégies différentes. Israël se sert de la campagne de propagande menée par Washington et visant à diaboliser le régime iranien afin de préparer sa propre attaque de l’Iran. Jérusalem cherche en même temps à neutraliser un certain nombre d’alliés traditionnels de l’Iran comme le mouvement Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et le gouvernement syrien dirigé par Assad, afin de réduire le risque de représailles de leur part suite à une attaque militaire de l’Iran.
Les gouvernements européens comme la France et l’Allemagne sont certainement très conscients de la menace d’une attaque militaire de l’Iran, soit de la part d’Israël soit de la part des Etats-Unis, et qui mettrait en danger leurs intérêts économiques et politiques au Moyen-Orient qui sont considérables. Des avertissements pressants quant aux conséquences d’une telle attaque ont déjà été lancés en novembre 2007 en Allemagne par le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, le chrétien-démocrate Ruprecht Polenz et, il y a tout juste deux semaines, par l’ex-ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer.
Mais s’ils conduisent vigoureusement leur propre diplomatie au Moyen-Orient, les gouvernements européens ne sont pas prêts à s’opposer publiquement à la propagande belliciste anti-iranienne d’Israël et des Etats-Unis.
Ce fut le sens de la récente tournée des pays européens entreprise par le président américain. Dans chaque pays où il fut reçu, George W. Bush put répéter ses menaces contre l’Iran sans qu’aucun leader européen ne s’y oppose.
L’article du Spiegel note ce fait et il remarque que le point de vue des faucons israéliens qui demandent une action militaire rapide contre l’Iran a été renforcé par le récent voyage de Bush en Europe.
« Le président Bush a cependant envoyé récemment des signaux qui rappellent de façon suspecte les semaines qui ont précédé la guerre contre l’Irak. Car à l’époque comme aujourd’hui, il insistait sur le fait que "toutes les options restaient envisageables". Et comme aujourd’hui, il essayait alors d’apaiser les européens en disant qu’on épuiserait d’abord toutes les possibilités diplomatiques. Mais durant sa récente visite en Slovénie, Bush a dit : "Il y a un tas de choses pressantes lorsqu’il s’agit de l’Iran, et les Israéliens qui sont politiques…, si vous allez en Israël et que vous [les] écoutez attentivement, vous entendrez cette urgence dans leur voix." »
Le rapprochement fait par Der Spiegel entre la période actuelle et celle qui a précédé la guerre contre l’Irak est tout à fait approprié. Avant de lancer l’invasion militaire de 2003, des leaders européens sans courage ont soutenu docilement les sanctions imposées au régime de Saddam Hussein et qui ont coûté la vie à des centaines de milliers d’Irakiens. Ensuite, ils restèrent soit silencieux (comme la France et l’Allemagne) ou se firent les complices de Washington (comme la Grande-Bretagne) alors que le gouvernement Bush débitait un chapelet de mensonges pour justifier son invasion destructrice de l’Irak.
Le silence actuel des gouvernements (et de la plupart des médias) européens devant le danger d’une attaque militaire israélienne soutenue par les Etats-Unis est tout aussi assourdissant qu’alors. Après les évènements d’Irak, personne parmi les gens politiquement conscients ne peut affirmer que les conséquences d’une « frappe préventive » contre l’Iran ne sont pas encore visibles. On prépare sous le nez des élites dirigeantes européennes un nouveau crime de guerre catastrophique et pas un seul gouvernement du continent n’est prêt à s’opposer aux gouvernements de Jérusalem et de Washington.
Au contraire, ces élites sont déjà en train de lancer des signaux disant qu’ils seront du côté du régime israélien dans l’éventualité d’une guerre contre l’Iran. Le même homme politique allemand qui en novembre dernier a fait avec tant d’emphase cette mise en garde quant aux conséquences d’une attaque israélienne de l’Iran, dit clairement dans le dernier article du Spiegel que l’Allemagne serait à coup sûr du côté d’Israël dans le cas d’hostilités ouvertes.
Ruprecht Polenz résume le rôle joué par les européens dans l’encouragement de sanctions plus sévères vis-à-vis de l’Iran comme étant celui d’une possible dissuasion à l’action militaire, une stratégie qui, en même temps, lie plus encore les nations européennes à Israël.
« En lançant cet avertissement, nous prenons plus encore la responsabilité de (garantir que) notre approche préférée apportera des résultats » dit Polenz. En d’autres mots, si l’Iran continue de poursuivre son programme nucléaire, l’Occident devra resserrer les rangs autour de Jérusalem. « En aucune circonstance, on ne peut donner l’impression qu’on abandonnerait Israël face à la possibilité d’une bombe atomique iranienne ».
Stefan Steinberg
http://www.wsws.org
Posté le 02.07.2008 par abdoumenfloyd

«Le roi est mort, vive le roi !» C’est par cette cynique réflexion qu’on pourrait résumer l’impression que dégageait le siège du Front de libération nationale (FLN) en cet après-midi de lundi 30 juin, officiellement jour du retour du secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, des Lieux saints où il s’était rendu quelques jours auparavant pour y effectuer une omra. Si certains responsables du parti se trouvaient ce jour-là à l’Assemblée populaire nationale (APN) où se déroulaient les élections pour le renouvellement du groupe parlementaire du FLN, d’autres avaient déserté le siège pour des motifs différents. Lorsque nous demandons si les membres du cabinet de Belkhadem sont présents, la réponse est tout aussi négative. «C’est ainsi depuis l’annonce du remplacement de Belkhadem par Ouyahia, ils sont souvent absents et ceux qui avaient l’habitude de rendre visite au parti ont tous disparu. Ils sont comme cela au FLN, ils n’attendent que l’occasion pour en finir avec la tête du parti maintenant qu’il n’est plus chef de gouvernement !» Celui qui tient ce discours occupe juste un modeste poste au sein de cette formation mais les quelques années qu’il y a passées lui permettent de se faire une idée bien précise du fonctionnement du plus vieux parti, un fonctionnement, dira-t-il, qu’on pourrait bien résumer à travers cette citation populaire «Maa louakef» (du côté des plus forts). Les commentaires et autres spéculations ayant immédiatement suivi le départ de Belkhadem de la tête de l’Exécutif sont en tout cas allés dans ce sens, corroborés en cela par les déclarations des uns et des autres. Une certaine agitation est perceptible depuis le changement opéré, de sorte à nous faire rappeler les tensions épisodiques qu’a eu à traverser le parti ces dernières années. Selon certaines indiscrétions proches du parti, il semblerait que la tenue du Conseil national et du congrès extraordinaire, pourtant inscrits depuis un temps dans l’agenda du parti, soient compromis. «La tenue du congrès pourrait particulièrement entraîner l’éviction du secrétaire général actuel par l’aile qui lui a toujours manifesté sa désapprobation, d’où sa réticence à la maintenir !» nous confie-t-on.