Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Maâmar Boudersa, chercheur et universitaire algérien
La première séance des travaux du conseil national du FFS a été dédiée au débat sur la situation politique du pays. Le professeur Maâmar Boudersa a été convié dans ce cadre à donner une conférence sur l’alternative démocratique au pouvoir. L’invité du FFS n’a pas manqué d’adjectifs pour dénoncer la pratique du pouvoir en Algérie, résultat d’une « succession de viols des différentes Constitutions ».
Maâmar Boudersa qualifie d’ailleurs le pouvoir dans sa pratique de « régime monarchiste » qui s’exerce « sans légitimité et en dehors de la légalité ». Prenant le cas de la situation d’état d’urgence décrété depuis 16 ans, l’enseignant et chercheur universitaire indique que contrairement au discours officiel, « l’Algérie est toujours en état de guerre, puisque les âmes algériennes continuent d’être fauchées par le terrorisme fasciste ». Ce qui confirme cet « état de guerre », estime le conférencier, c’est le maintien de l’état d’urgence qui est une pratique « héritée du pouvoir colonialiste qui l’avait décrété en 1956. C’est une pratique qui a été perpétuée depuis 1962 avec l’arrivée du groupe d’Oujda qui a usurpé le pouvoir en disqualifiant le GPRA ». Ben Bella a instauré, dira le conférencier, l’état d’exception en installant les cours criminelles révolutionnaires. « Hocine Aït Ahmed a eu la vie sauve grâce au président égyptien, Gamel Abdel Nasser, qui avait envoyé un message à Ben Bella lui disant de faire attention à ne pas verser le sang de Aït Ahmed. Boumediène a lui-même apporté un témoignage dans lequel il disait que Ben Bella avait ordonné à l’armée de tuer Aït Ahmed. Boumediène a refusé d’exécuter la sentence et a préféré le livrer vivant et de laisser Ben Bella décider de son sort. » Le conférencier souligne que la situation d’état d’urgence ne peut être décrétée qu’après l’adoption par le Parlement d’une telle option, « alors que le Parlement algérien n’a jamais été saisi sur la prorogation de la durée de l’état d’urgence ». Prenant l’exemple de la Constitution marocaine, l’invité du FFS précise que dans ce pays voisin, l’état d’urgence ne peut excéder les trois mois. « Or, en Algérie c’est illimité. Ce qui veut dire que le pouvoir du roi au Maroc est limité par rapport à celui du président algérien », déclare Boudersa qui s’interroge sur le pourquoi du changement d’une Constitution qu’on ne respecte même pas. Les cas de remplacement de Liamine Zeroual, de Bachir Boumaza et de Karim Younès sont aussi patents du viol des principes de la Constitution, estime le conférencier qui précise que le Conseil constitutionnel n’a pas joué son rôle comme il se doit.
« Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait pas été Président » L’invité du FFS évoquera en outre les changements successifs des chefs de gouvernement. « C’est en totale violation de la Constitution. On est devant un pouvoir royal qui met fin aux fonctions du chef de gouvernement sans que son équipe soit changée. Où est la responsabilité collective du gouvernement ? », s’interroge Boudersa qui note que le chef de l’Exécutif est destitué de son droit de choisir son cabinet. « Même au Maroc, le Premier ministre est libre de proposer son équipe, chez nous, il ne fait rien. Il ne fait même pas de déclaration de politique générale devant le Parlement. Ouyahia voulait le faire dans un premier temps, il a été congédié, comme Belkhadem aujourd’hui. Au Maroc, le gouvernement est responsable devant le roi et le Parlement, en Algérie, il est responsable devant qui ? Le pouvoir algérien est bien plus royaliste que celui de la monarchie marocaine », affirme l’analyste. Continuant dans l’énumération des cas de non-respect de la Constitution, Boudersa cite l’article 39 de la première Constitution qui disait que le parti se devait de choisir le candidat à la présidence de la République qui devait être élu ensuite par le peuple. « Je n’ai trouvé aucune trace de la désignation de Ben Bella par le parti pour devenir Président. Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait jamais été Président », indique l’analyste, en relevant que la nationalité algérienne par la filiation comme condition pour devenir président de la République, comme énoncé par la Constitution, n’a pas été respectée dans le cas d’Ahmed Ben Bella. « Il a lui-même accordé un entretien à un journal suisse dans lequel il affirme qu’il est de nationalité algérienne et de parents marocains », indique encore le conférencier. Revenant à nos jours, M. Boudersa relève que les pouvoirs législatif et judiciaire n’exercent pas leurs pleins pouvoirs et sont menacés par le pouvoir exécutif. « L’Assemblée est menacée de dissolution et les magistrats de licenciement. Au Maroc, il existe des cours où les magistrats sont inamovibles, dont une chargée de contrôler les délits des ministres. En Algérie, c’est l’impunité totale, les ministres sont des maîtres et les Algériens n’ont pas le droit d’exprimer leur colère. Tout est soumis à autorisation sous le prétexte du maintien de l’ordre, tout justifie l’arbitraire », assène Boudersa.
« C’est au peuple d’élaborer la Constitution et pas à un groupe de personnes » Ce dernier évoque le projet de révision constitutionnelle et se demande : « Pourquoi suspendre l’avenir d’un pays à un non-évènement ? Les Algériens sont en otages, pourquoi tout ce folklore ? La Constitution est l’affaire du peuple algérien, c’est à lui que revient le droit de l’élaborer et non pas à un groupe de personnes ou au Président ». L’invité du CN du FFS a estimé par ailleurs que la fête de l’indépendance « est devenue une fête officielle, le peuple algérien a été écarté de cette célébration. Il s’agit pour moi aussi d’une date triste, car c’est celle de la signature de la capitulation du Dey d’Alger. Pour moi, la coïncidence n’est pas un hasard », déclare Boudersa en soulignant que l’histoire du peuple algérien a été pervertie pour devenir celle de quelques personnes.
Par Nadjia Bouaricha
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Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
A quelques jours du procès de l’assassinat du chanteur prévu le 9 juillet à Tizi-Ouzou, et qui doit juger les deux présumés coupables membres du GIA, un "Comité Vérité et Justice sur l’assassinat de Lounes MATOUB" a vu le jour à Alger et qui dénonce le dit procès, « audience programmée dans l’opacité, en catimini, en pleine période estivale. »
PETITION du COMITE VERITE ET JUSTICE SUR L’ASSASSINAT DE LOUNES MATOUB
Dix ans après le lâche assassinat de Lounès MATOUB, le 25 juin 1998, malgré des demandes de justice incessantes et une pression permanente de l’opinion nationale et internationale, les pouvoirs publics n’ont engagé aucune démarche susceptible d’aider à élucider le meurtre d’un symbole régional et national rebelle du long combat pour l’identité et la langue amazigh, la liberté et la démocratie en algérie. Loin s’en faut ! Le pouvoir n’a cesse de manœuvrer tour à tour à travers ses institutions de sécurité et l’appareil judiciaire et ses relais politiques locaux implantés en Kabylie pour tantôt désigner d’office le (s) assassin(s) par voie médiatique et extrajudiciaire et tantôt par l’intox à l’égard de sa famille, ses amis et de toutes les personnes éprises de justice pour faiblir les convictions et lasser par l’usure la population notamment la jeunesse dépossédée depuis 10 ans de son rare porte-voix et celui des démunis et des laissés pour compte.
Dix après cet assassinat suivi d’émeutes ayant fait trois jeunes victimes, une audience pour traiter de l’affaire de l’assassinat de Lounès MATOUB est programmée dans l’opacité, en catimini, en pleine période estivale, par le tribunal criminel de la cour de justice pour le 09 juillet 2009 ; nous signataires du communiqué ci-dessus exigeons instamment la réouverture immédiate du dossier de l’affaire de l’assassinat de Lounès MATOUB :
- Convoquer et auditionner tous les témoins oculaires et autres de l’assassinat ;
- La reconstitution des faits en présence des témoins de la scène de l’assassinat ;
- Confier l’étude balistique à un bureau d’experts indépendant ;
- Convoquer toutes les personnalités et responsables politiques algériens auteurs de déclarations autour de l’assassinat.
Comme nous demandons :
- L’arrêt immédiat des pressions, intimidations et menaces à l’encontre des membres de la famille de Lounès MATOUB et de la fondation éponyme ;
- La protection des témoins ;
- La restitution des effets et objets personnels dérobés du véhicule de Lounès MATOUB après son assassinat.
PREMIERS SIGNATAIRES :
Nna Aldjia MATOUB , Malika MATOUB, Larabi ROUIFED (fondation MATOUB), Ferhat Mehenni (homme politique kabyle et chanteur), Abdenour ABDESLAM (écrivain),Professeur Mohand ISSAD (avocat),Me Rahem Kaci (avocat),Abdelhak Bererhi(CCDR),Ali Yahia Abdenour (fondateur et ex- président de la LADDH), Belaid ABRIKA ( Mouvement citoyen), TAKFARINAS (chanteur), Commandant Azzedine (CCDR), Bélaid TAGRAWLA ( artiste chanteur), Feroudja MOUSSAOUI (Collectif des femmes du printemps noir), Abdellah BENARBIA (avocat), Nacéra HEDDOUCHE (avocate), Touazi Louisa Malika( journaliste), Boudjemaâ GUECHIR ( pdt LADH), Chérifa KHEDDAR (pdt Association DJAZAOUROUNA),Madjid AIT MOHAMED(CDDR), Amirouche LAOUDI (fondation MATOUB),Si Mohamed Baghdadi(FSA), Chenounou Mohamed (médecin), Med Ameziane BACHTARZI (SG Fondation MATOUB),Mohammed HAOUCHINE (journaliste), , MAKHLOUFI Dalil (Président de l'association culturelle berbère Tagmats de Lyon), Ali MOUZAOUI (réalisateur), Mohammed GAYA (auteur), Djamel BENABI (journaliste), Moulay Chentouf (Militant MDS), , ,Lounès KHELOUI (chanteur), Hacène AHRES (chanteur),Said KHAZEM (chanteur), Said GADA (journaliste), Salem KLARI (journaliste), Lakhdar SIAD(journaliste),Mourad HAMAMI (journaliste),Hamid Amour (association Amgud),Kader LAZRI (pdt comité supporters JSK),Abdelhafid YAHA (officier de l’ALN,fondateur du FFS),Lhossaine AZERGUI (journaliste, Maroc), Touazi Louiza Malika (journaliste), Abdellah BENARBIA (avocat), Si Mohamed BAGHDADI (FSA), Nordine MEDROUK (Fondation MATOUB),Madjid Ait Mohamed (CCDR),Ferroudja MOUSSAOUI (CFPN), El Hachimi TOUZAN (Amusnaw), Ali GHERBI (Mouvement citoyen),Mustapha MAZOUZI (citoyen),Yahia TOUFIK (ingénieur), Ali MEZIANE (chanteur),Chafai BOUAICHE (journaliste),Mokrane Ait SAADA (cinéaste),Chérif AGGOUN (cinéaste),Ali ATTAB (cadre gestionnaire),Hamid GOUGUEM (universitaire),Hassina GOUGUEM (universitaire) ,Nordine MEZALLA (journaliste),Linda MEZALLA (enseignant),HICHAM Le HIC (caricaturiste),Said Kaced (citoyen), Makhlouf BESSA (médecin),Ahmed BENNABI (journaliste), Ali CHEBLI (journaliste),Ahcène CHERIFI (ex-détenu politique),Mahiout MERHAB (cadre associatif),Hocine BOUYEFLOU (PES),Smail MERABET (universitaire),Linda MERABET (universitaire),AIT RAMDHANE Ali (enseignant),Samir BEDDOUHANE (traducteur),Hocine REDJALLA (réalisateur),Association culturelle AGHBALOU,Association Tarwa N Gaya,Asso. AMUSNAW, Asso.Tarwa Umazigh (Béjaia),Djaffar ABDEDOU (coordinateur des associations culturelles amazighs de la wilaya de Bouira),Association TAGHARMA (Bouira),Asso. TADUKLI (Haizer),Ass. TIMLILIT (Bouira),Asso. TAGRAWLA (Béni Douala), collectif ITHRAN (Takerbouzt, Bouira),Asso. TANEFLIT (Draa El Mizan),Nehar amar (Président de l'association culturelle franco berbère Annemasse),Djemaoui Redouane ( Président de l'association culturelle berbere Imaziren Idhourar de Vaux en Vélin),Mammeri Mohamed(Président de l'association culturelle berbère stéphanoise),CHIBI Aomar( AKFADOU Production),Sihem Stiti (Chanteuse),Ferhat Iguercha (Chanteur), ,CHIBI Massinissa (Producteur),LAHLOU Thiremt (chanteur),AGRAW Boudjemaâ (Chanteur),Barrache Mohand (Président Taferka),KOULALI Kamel dit Kamal Tarwiht (Animateur BRTV),Karim AZUL (BRTV), Abdelkrim BENCHICOU (citoyen), Nacer Nait Ali chercheur, HAREB Khelifa Montréal Québec, Medjeber Smail, SHAMY artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis, Olivier Lecour GRANMAISON Universitaire Ecrivain, AMIAR HASSEN universitaire.
Pour signer la pétition Matoub :
comitematoub@yahoo.fr
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Un civil a été blessé hiere vers 18 h 30 dans une attaque terroriste contre le commissariat de police à Ouacifs (35 kilomètres au sud-est de Tizi-Ouzou) a appris TSA de sources sécuritaires locales.
Selon les indications fournies, les terroristes, entre quatre à sept hommes, armés de kalachnikov ont tiré sur le commissariat situé en centre-ville. La riposte des policiers a permis de repousser les assaillants qui ont tenté de résister pendant plus de 20 minutes avant de prendre la fuite.
Une femme, présente au moment de l'échange de tirs a été touchée à l'épaule et une panique générale s'est emparée des riverains. Contacté par TSA, un habitant qui réside face au commissariat a exprimé le sentiment de peur et de panique qui y règne ce soir à Ouacifs.
Ameziane athali
TSA
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
Une fois de plus, les sources les plus « informées » ont été démenties. Le président de la République a gardé le silence à propos de la révision de la Constitution. Hier, au siège du ministère de la Défense nationale où il a prononcé une allocution à l’occasion de la commémoration de la fête de l’Indépendance et de la fête de la Jeunesse, il s’est, en effet, gardé de la moindre affirmation, voire allusion.
Tout militait pourtant pour faire de ce 5 Juillet la date idéale de l’annonce solennelle de l’amendement constitutionnel. Le nouveau promu à la chefferie du gouvernement, Ahmed Ouyahia, n’a-t-il pas affirmé à la clôture du tout récent congrès du RND, son parti, que la «révision de la Constitution aura lieu» ? D’aucuns ont eu à comprendre l’affirmation de Ouyahia comme un prélude à une annonce présidentielle imminente. L’annonce, au bout du compte, n’a pas été si imminente, puisque le président Bouteflika a préféré une fois de plus zapper la question de la révision constitutionnelle, faisant, du coup, durer le suspense et maintenir l’illisibilité qui couvre l’univers politique national.
Que se passe-t-il ?
Le temps presse pourtant. La prochaine élection présidentielle aura normalement lieu dans neuf mois. Un temps relativement court si l’on doit supposer que l’amendement constitutionnel fasse au préalable l’objet d’un débat préparant sa soumission à référendum populaire. Le temps est également relativement court, à supposer que la révision constitutionnelle se suffise de l’aval parlementaire, c'est-à-dire des deux chambres du Parlement réunies. En effet, même dans ce cas de figure, l’amendement constitutionnel, pour engageant qu’il est censé être, doit bénéficier d’un temps d’examen et de lecture conséquent. Sinon, même avalisé par le Parlement, il souffrira de ce qu’il sera toujours perçu comme une sorte de victoire à la Pyrrhus. A plus forte raison lorsque l’on sait que cette révision constitutionnelle poursuit en premier chef de faire sauter le verrou constitutionnel qui empêche le président de la République en exercice de postuler pour un mandat supplémentaire. L’enjeu est donc foncièrement politique. C’est, entre autres, pour cette raison que les partis politiques, qui devront retenir de concourir en avril 2009, doivent savoir suffisamment à l’avance dans quelles conditions ils auront à concourir et se préparer en conséquence.
Que se passe-t-il ?
On le saura bientôt.
L.M.
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
L'après-Belkhadem :1.La fin du deal islamiste
Que pouvait dire Abdelaziz Bouteflika aujourd’hui aux Tagarins ? Ceux qui s’attendaient à un coup d’éclat de la part du chef de l’Etat en seront certainement pour leurs frais. Avec le changement à la tête de l’exécutif, les choses sont désormais claires : le scénario de la présidentielle de 2009 ne dépend plus du seul Bouteflika.
L’échappée solitaire semble terminée. La suite des évènements se fera selon le nouveau consensus permettant l’équilibre du système, et dont le renvoi de Belkhadem indique qu’il vient d’être trouvé entre la présidence et ceux qu’on appelle les décideurs. Ces derniers, qui vont écouter aujourd’hui le chef de l’Etat, ont repris l’essentiel de l’initiative. Ils ont mis fin, avec l’éviction de Belkhadem, à la stratégie d’alliance qui se tissait entre Bouteflika et les islamistes sous la patiente et sournoise houlette de l’ancien chef du gouvernement. S’il doit rester au pouvoir à l’issue de son deuxième mandat, Bouteflika sait qu’il doit désormais traiter avec les décideurs et non plus avec l’ex-FIS. Aussi sidérant qu’il le paraît, cet arrangement entre la direction du FIS et la présidence est bien réel. Belkhadem a réussi à faire du prochain quinquennat la période providentielle du retour du FIS aux commandes. L’Algérie disait oui à Madani Mezrag et aux chefs intégristes et se fermait à l’Union pour la Méditerranée. C’était le pire scénario pour les décideurs. Belkhadem ne voyait pas qu’en détraquant le rapport de force politique, il venait de provoquer les décideurs en duel et les mettait en demeure de riposter sans plus tarder. La hiérarchie militaire croyait en effet avoir réduit au silence ses anciens ennemis islamistes par un pacte de paix et espérait se faire réhabiliter grâce à une nouvelle légitimité internationale. Au lieu de cela, Belkhadem lui proposait de s’isoler du monde, de se soumettre au gang d’en face, d’assister à sa réhabilitation et d’offrir son cou à la potence !
«Solution finale»
L’ancien chef du gouvernement avait non seulement replacé les chefs intégristes mais aussi, et surtout, à faire du troisième mandat de Bouteflika l’affaire des islamistes. Ce nouveau quinquennat serait la période bénie où la joumloukia finissante d’Algérie, à bout de souffle, s’engagerait dans la voie d’une république théocratique, libérée des impies, arrachée aux décideurs en képi et restituée à de nouveaux décideurs enturbannés.
Bouteflika a dit oui
«Dès sa réélection en 2009, Bouteflika prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique», avait déjà révélé, en décembre, Ahmed Benaïcha, l’ancien émir de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad. L’ancien chef terroriste reconnaît l’existence d’un projet politique clairement défini : «Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes.» Cette solution politique, Benaïcha l’appelle «solution finale», celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique et un vrai transfert de pouvoir. C’est dans la bouche de Benaïcha : «Les chefs des deux autres partis de l’alliance présidentielle, le RND et le MSP, ne s’empressent pas de soutenir Bouteflika pour un troisième mandat, parce qu’ils ont eu vent de «la solution finale» préconisée par le président et promise au chef de l’AIS. Ils savent que le retour du FIS dissous sur la scène politique signifie la fin de leur légitimité en tant que représentants du peuple.»
Comment ne pas le croire ?
Les chefs du FIS vont donc entreprendre de faire élire Bouteflika et lui prêter main-forte contre les décideurs. Madani Mezrag et les chefs de l’Armée islamique du salut, qui se voyaient déjà aux portes du pouvoir, sortent du bois avec la délicatesse de l’éléphant et toute la subtilité de l’orangoutan. Ils auront le mot de trop qui va précipiter les évènements et condamner définitivement Belkhadem. C’est d’abord Ahmed Benaïcha qui désigne grossièrement les généraux, en soutenant que les auteurs des attentats du 11 décembre dernier sont à chercher parmi «ceux qui ne veulent pas de troisième mandat pour Bouteflika». Il parle en expert assassin : «Du point de vue purement militaire, on n’attaque que les cibles qui constituent un danger. Je me pose la question : pour qui le Conseil constitutionnel représente un danger ? Pour ceux qui sont encore au maquis ? Bien sûr que non, ils n’ont aucun rapport avec lui, par contre, c’est une menace pour ceux qui ne veulent pas de troisième mandat pour Bouteflika.» En mai, Madani Mezrag prend le relais et annonce, toujours dans El Bilad, qu’un congrès de l’ensemble des fractions du FIS est programmé spécialement pour septembre afin qu’il «coïncide avec l’élection présidentielle de 2009». L’ex-chef terroriste signifie par là que ledit congrès appellera à soutenir un troisième mandat pour Bouteflika et que le parti qui sortira de ces assises se mettra au service du président-candidat.
Une performance
En deux années, le chef de gouvernement avait, en effet, fait de l’Algérie une espèce de contrée wahhabiste coupée du monde, mûre pour l’intégrisme, livrée aux inquisiteurs, offerte aux anciens émirs de la mort et mise sur les rails d’une prochaine coalition islamoconservatrice. On y pourchassait les nouveaux convertis au christianisme et les couples dans la rue. On y fermait les églises et les bars. On y interdisait la Bible et les rassemblements…«La société algérienne s'est attachée au Saint Coran depuis qu'elle a embrassé l'Islam (…) le Coran représente sa Constitution qu'elle n'acceptera point de changer», en rajoute Belkhadem, signifiant ostensiblement que le pays se dirigeait vers la charia.
Tout cela est — provisoirement ? — terminé. Deux jours après l’intronisation d’Ahmed Ouyahia, son parti, le Rassemblement national démocratique réuni en congrès, se prononçait contre les négociations avec les islamistes, pour l’éradication du terrorisme et pour un hommage aux Patriotes et aux membres des groupes de légitime défense «pour leur concours précieux à l’éradication du terrorisme». Dans la résolution finale, on lit : «Le Congrès condamne avec force les crimes que perpétuent encore des groupes terroristes ayant avoué que leur cible est le peuple algérien sans aucune exception. Tout en réaffirmant la légitimité de toute mesure à même de réduire l’effusion de sang dans notre pays, le Congrès réitère son plein soutien à la lutte contre ces criminels, traîtres et mercenaires jusqu’à leur éradication totale. Il appelle enfin au renforcement de la vigilance collective pour soutenir la lutte contre le terrorisme.» C’est un discours sur le terrorisme et l’islamisme totalement en rupture avec celui de l’ancien chef du gouvernement : la page est tournée !
L'après-Belkhadem : 2. Voie libre pour aller à Paris
L’Algérie sera donc présente au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée à Paris le 13 juillet prochain et pourrait même l’annoncer dès demain à partir de Tokyo ! Un tête-à-tête entre les présidents Sarkozy et Bouteflika est prévu à cet effet en marge du sommet du G8 au Japon.
Finie la fausse pudibonderie algérienne qui entourait l'événement et qui s’exprimait par de curieuses litotes : «Chaque chose en son temps» (Bouteflika le 22 juin devant François Fillon), « L’Algérie a toujours besoin de clarifications» (Medelci le 6 juin à la 15e édition de la Conférence ministérielle du forum méditerranéen tenue à Alger). L’éviction d’Abdelaziz Belkhadem a levé le principal obstacle qui bloquait la route pour Paris : le faux argument israélien.
L’ancien chef du gouvernement, dans le cadre du grand arrangement avec les islamistes (lire "La fin du deal islamite"), avait fait de la présence d’Olmert à ce même sommet un motif suffisant et indiscutable pour boycotter la rencontre de Paris. «Si l’Algérie est favorable à une union de projets à géométrie variable, il ne faut pas que ces projets soient une couverture pour une normalisation rampante avec Israël», affirmait-il, péremptoire, au quotidien Le Monde, le 18 juin dernier.
Le prétexte israélien était devenu, de fil en aiguille, l’argument de tout le gouvernement algérien. Le 6 juin, l’Algérie, pays hôte de la 15e session du Forum méditerranéen (Formed), annonçait qu’elle subordonnait son éventuelle participation au sommet des chefs d’Etat de Paris, le 13 juillet prochain, à des «clarifications», notamment sur les «conséquences» de l’entrée d’Israël dans l’UPM. «Ce n’est pas l’UPM qui doit faire la normalisation (des relations) entre Israël et les pays arabes, à laquelle n’était pas parvenu le processus de Barcelone», a notamment déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à l’issue de la réunion. Ainsi posé, le problème était insoluble. Nicolas Sarkozy ne peut répondre favorablement aux exigences algériennes, en excluant Israël du projet ou en dotant l’Etat hébreu d’un statut particulier au sein de l’UPM. Il a déjà pris des engagements envers l’Etat hébreu concernant la participation israélienne à ce projet au même niveau que les autres pays méditerranéens et européens.
Tout cela est bien fini !
La réponse fulgurante d’Ouyahia !
La hiérarchie militaire, en quête d’appuis et de légitimité internationale, ne pouvait tolérer plus longtemps ce blocage qui allait isoler le régime algérien et qui, de surcroît, était dicté par les islamistes. Le nouveau chef de l’Exécutif a balayé les fausses pudeurs algériennes. A Belkhadem qui déclarait dans Le Monde qu’«il ne faut pas que ce projet soit une couverture pour une normalisation rampante avec Israël», Ahmed Ouyahia répliquait dans sa conférence de presse du 27 juin : «Nous ne boycotterons pas le sommet de Paris sous prétexte de la présence d’Israël. Allons nous être plus palestiniens que les Palestiniens, quand même Mahmoud Abbas est attendu au sommet de Paris ? »
C’est clair !
Et c’est vrai que le prétexte algérien est fallacieux. Comme le rappelle un confrère allemand, notre pays n’a jamais été vraiment indisposé par la présence d’Israël. «L’Algérie a été à Annapolis, le président algérien a été à l’enterrement de Hassan II où il y avait le Premier ministre israélien, l’Algérie a été partie prenante dans le processus de Barcelone, elle participe dans des manœuvres avec l’Otan où il y a Israël, en plus le protocole s’arrangera pour ne pas mettre Algériens et Israéliens, côte à côte... » La liquidation totale de la stratégie d’alliance avec les islamistes exige la disparition de Belkhadem de la scène politique. Va-t-il garder les commandes du FLN ? Rien n’est moins sûr. A peine avait-il quitté le Palais du gouvernement qu'un vent de contestation s’était mis à souffler dans les rangs d’un parti désorienté. «Ils sont comme cela au FLN, ils n’attendent que l’occasion pour en finir avec la tête du parti maintenant qu’il n’est plus chef de gouvernement !» confie un militant au quotidien La Tribune. On parle ouvertement de son éviction à l’occasion du prochain congrès.
Rafik Abdi
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
CÉLÉBRATION DU 46E ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE
Les Algériens ont la tête ailleurs
Depuis quelques années, cette fête nationale est tombée dans la banalité de la célébration officielle.
L’Algérie a célébré, hier, le 46e anniversaire de son Indépendance. Cet anniversaire est-il différent de tous ceux qui l’ont précédé? Comme chaque année, une commémoration officielle et des recueillements sur les tombes des martyrs et des cérémonies en l’honneur de ceux qui ont combattu pour libérer le pays, ont été observés. Et puis sans plus.
Depuis quelques années, cette fête «nationale», pourtant symbolique, est tombée dans la banalité de la célébration officielle. Mis à part le côté «chômé, payé», le 5 Juillet est de moins en moins considéré par les citoyens que d’aucuns interprètent comme un manque flagrant de patriotisme et de civisme. C’est donc un constat amer que l’on fait chaque année, à la date de cette fête qui fait notre identité, et la journée d’hier n’était pas en reste. Et pour cause, les citoyens algériens ont appliqué le principe de «la journée chômée, payée» au pied de la lettre. Puisqu’à peine la journée commencée, les rues étaient désertes et les commerces en congé. On aurait pu penser que cette désertion traduisait justement une implication de ces derniers à cette fête nationale, mais on se serait trompé car ce n’était nullement le cas. En effet, si on faisait l’inventaire des activités de ces derniers lors de cette journée, on aurait retrouvé que certains sont partis à la plage, d’autres ont pique-niqué, d’autres encore sont restés chez eux à regarder les «festivités» à la télévision ou faire une sieste. Les rares personnes, qui ont fait un geste envers ceux sans qui, ils seraient toujours sous l’emprise coloniale, sont parties se recueillir sur les tombes des martyrs parfois membres de leurs familles ou ont salué l’opération «un drapeau dans chaque foyer» en accrochant ce dernier chez eux.
N’est-il pas ingrat de constater que la majorité des citoyens n’ont pas commémoré cette journée glorieuse qui a marqué l’histoire du pays, qui a vu couler le sang de près d’un million et demi de martyrs.
Le constat est d’autant plus amer lorsqu’on regarde de l’autre côté de la rive et que l’on voit comment les autres pays occidentaux et orientaux fêtent leur «indépendance day». Prenons l’exemple américain. Cette puissante nation suscite le patriotisme de ses citoyens dans les quatre coins du pays, qu’ils soient en temps de guerre ou en temps de paix. Chaque année, les Etats-Unis célèbrent la fête de leur indépendance le 4 juillet, journée de célébration patriotique et de réunions familiales dans tout le pays.
Pour ce dernier qui veut instaurer la culture du patriotisme chez tous ses citoyens, la fête de l’indépendance est une grande occasion «civique», qui repose sur la tradition anglo-américaine de la liberté politique. Ainsi, pour célébrer ce jour, la société américaine a tout fait pour impliquer davantage ses citoyens à la vie sociale, politique mais aussi historique, et ce, en transformant cette date en un spectacle vivant, durant toute une journée.
Pour ce faire, des pique-niques appelés «garden-partys» sont organisés dans chaque coin vert du pays, accueillant ainsi des familles entières autour d’une cuisine américaine typique et surtout autour de récits historiques et héroïques sur la liberté.
Par ailleurs, des feux d’artifice ont lieu un peu partout dans le pays. A New York par exemple, un grand magasin appelé «Macy’s» organise, depuis trente ans maintenant, un feu d’artifice le 4 juillet. En 2005, trente-cinq mille pièces d’artifice ont jailli de sept bateaux situés dans l’«East River» et dans le port de New York pour éclater pendant trente minutes au-dessus de la ville. Plus de trois millions de personnes ont assisté à ce seul feu d’artifice qui est aussi retransmis à la télévision depuis quelques années. Outre ces festivités, le 4 juillet est aussi une occasion économique, lançant ainsi de grands travaux publics comme celui de la construction du canal Erié, du monument à la mémoire de George Washington et de la ligne de chemin de fer «Baltimore and Ohio». Autre pays, autre continent, la Tunisie. Tous les acteurs sociaux du pays voisin, préparent, chaque année, un programme riche pour fêter l’Indépendance le 20 mars, coïncidant aussi avec la fête de la Jeunesse du 21 mars de chaque année.
Des activités culturelles, artistiques mais aussi sportives sont inscrites au programme national de cette journée de festivités auxquelles tout le monde est convié. Pour son 14 Juillet, la France célèbre la «journée révolutionnaire parisienne» synonyme de la prise de la Bastille. Associé aux bals et aux feux d’artifice, le défilé parisien des troupes françaises est généralement le spectacle par excellence. Ce défilé, qui suscite l’intérêt d’un large public, implique différents corps militaires et de police au sol, à pied, à cheval ou motorisés, défilant à tour de rôle. Compte tenu de ces faits et après 130 années de colonisation, aller à la plage, à la montagne ou rester chez soi à regarder la télévision en guise de célébration, signifie qu’il y a un sérieux problème au sein de la société algérienne.
Cette grande fête-anniversaire, qui devrait être célébrée comme la journée de libération et être solennisée avec grand apparat par des défilés ainsi que des spectacles, des jeux, des sports, des fusils, des cloches, des feux de joie et des illuminations, d’un bout à l’autre de notre pays, inscrivant cette date maintenant et à jamais, est maintenant délaissée par nombre de citoyens, au grand dam de nos aïeuls et de notre histoire.
Yasmine ZOUAGHI
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
Filmé par la caméra cachée, Shambira observe la manière dont Shepherd Yuda remplit son bulletin de vote, dans un local administratif d’une prison de Harare
Une vidéo, filmée en caméra cachée, par un gardien de prison de Harare, au Zimbabwe, et diffusée samedi 5 juillet 2008, démontre les méthodes des partisans du président, Robert Mugabe, pour truquer la récente élection présidentielle.
A l’origine, Shepherd Yuda, âgé de 36 ans , devait simplement faire une chronique de la vie quotidienne en prison pour le quotidien britannique The Guardian, mais il s’est retrouvé être le témoin d’une fraude électorale opérée par des partisans du Zanu-PF, le parti présidentiel. Sur le film, le gardien de prison et ses collègues, recoivent, chacun à leur tour, des mains d’un des responsables de la prison, appelé "Shambira", une enveloppe contenant leur matériel électoral pour voter par correspondance. Guidés par le surveillant qui observe leurs faits et gestes, ils doivent donner leur numéro d’identification, puis remplir leur bulletin de vote qui est ensuite plié et placé dans une enveloppe par leur chef. "Je pensais pouvoir voter pendant qu’il ne regardait pas, mais il surveillait comme un faucon", déclare un homme dont le visage est flouté mais qui porte l’uniforme kaki des gardiens.
M. Yuda a également filmé une réunion "obligatoire" convoquée par de hauts responsables des services pénitentiaires pour briefer le personnel : "Vive Zanu-PF. Vive Zanu-PF. A bas le MDC", s’exclame l’un des orateurs, repris mollement par une assistance peu enjouée. Puis l’homme ajoute, à propos du leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai : "Même si vous votez pour lui, même s’il gagne, il ne dirigera jamais ce pays. Vous me comprenez ? Il ne gouvernera jamais". Arrivé largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle, le 29 mars 2008, Morgan Tsvangirai s’était retiré de la course électorale en raison des violences contre ses partisans, laissant Robert Mugabe seul en course pour la présidence. Le plus vieux des chefs d’Etat africains, a été investi, dimanche 29 juin 2008, pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe, à l’issue d’un scrutin qualifié de "fraude" par l’opposition et l’Occident.
AFP
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
C’est donc officiel : l’Algérie connaîtra un nouveau découpage administratif avec la création de nouvelles wilayas déléguées. Bouteflika en a fait l’annonce hier samedi au siège du ministère de la Défense à l’occasion de son discours traditionnel pour la commémoration de la fête de l’Indépendance.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Même s’il n’a pas fourni de plus amples détails, Bouteflika affirmait, en effet, que «dans l’objectif d’une meilleur prise en charge des impératifs de gestion et mieux faire face aux exigences du développement, ainsi que pour rectifier les déséquilibres constatés au niveau de l’organisation administrative des territoires, il s’avère indispensable de revoir l’organisation administrative en vigueur en transformant certaines daïras en circonscriptions administratives territoriales dans la perspective de la création de nouvelles wilayas». Comme nous l’annoncions en une de nos précédentes éditions, il s’agit, plus précisément, de la promotion de daïras de grosse ou moyenne taille au rang de wilayas déléguées. Et selon une source très bien informée, «après que le président eut fait l’annonce officiellement, tout suivra très vite. Ce nouveau découpage fera l’objet d’un décret présidentiel que vient de finaliser le ministère de l’Intérieur et qui sera soumis à l’examen du prochain Conseil des ministres». Et selon toujours notre source, ce nouveau découpage verra la création de 95 nouvelles wilayas déléguées aux prérogatives renforcées à l’image de ce qui s’était déjà fait à Alger. «Ces nouvelles entités administratives seront soumises à une période probatoire de deux années et se lanceront ainsi dans une sorte de compétition. En effet, c’est à l’issue de ces deux années que seront connues les wilayas déléguées qui réuniront les conditions nécessaires et qui seront donc les plus aptes à être hissées au rang de wilaya». Il est ainsi prévu d’aboutir, à terme, à la création d’une bonne quarantaine de nouvelles wilayas à l’horizon 2010. D’ores et déjà, certaines grandes agglomérations ou centres urbains sont naturellement destinés à être promus au statut de wilaya, et ce, de par leur taille territorial, leur densité démographique et le volume de leur activité économique. Aïn-Salah, actuellement rattachée à Tamanrasset, Djanet, rattachée à Illizi ou Aïn- Sefra à Naâma, pour ne citer que ces exemples, ne peuvent être que des wilayas dès 2010. Pour être au rendez-vous, «ces nouvelles wilayas déléguées bénéficieront de moyens colossaux, ajoute notre source, car il n’est pas question de renouveler l’expérience de 1984 où des wilayas, des daïras et même des communes ont parfois étaient créées juste pour faire plaisir à tel ou tel autre responsable. Lancée sans la moindre préparation rationnelle, elle a donné lieu à des résultats catastrophiques sur tous les plans».
K. A.
Posté le 06.07.2008 par abdoumenfloyd
L’Armée nationale populaire (ANP) vient de renforcer son commandement et de consolider son organisation. Vingt-deux colonels sont en effet élevés au grade de général, à l’occasion de la célébration du 46e anniversaire de l’indépendance.
La cérémonie de remise de grades, présidée par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, également ministre de la Défense nationale et chef suprême des forces armées, s’est déroulée hier au siège du ministère de la Défense nationale (MDN). La liste nominative des promus a été donnée intégralement par l’agence officielle APS. Il s’agit de Saïd Maameri, Abdelkader Aït Ouarabi, Boumediene Maazouz, Youcef Bensaci, Abdelkader Benzekhroufa, Mustapha Chakor, Boudersa El Hadi, Djamel Karoui, Noureddine Hambli, Rachid Saoudi, Rabah Akkad, Mohamed Boulahouache, Mohamed Guelmami, Abdelkader Kherfi, Mustapha Segueni, Bouabdellah Meliani, Tahar Besbes, Mustapha Debbi, Rachid Chaibi, Mohamed Bachir Souid, Omar Farouk Zerhouni et Mohamed Hadjar.
Les attributions ont eu lieu en présence de Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah et chef d’état-major de l’ANP, et de plusieurs officiers supérieurs. Ayant toujours évolué dans l’ombre et loin des feux de la rampe, il est difficile d’évoquer leur parcours. Mais les promotions semblent obéir aux besoins de l’ANP en matière de professionnalisation, qui est actuellement en phase de concrétisation. La promulgation du nouveau statut des personnels militaires en 2006 était la première étape pour faire de l’ANP une armée professionnelle, répondant aux nouvelles exigences du monde d’aujourd’hui. Certaines promotions peuvent être intimement liées aussi à la (ré)organisation de la lutte antiterroriste qui constitue à l’heure actuelle la priorité de l’armée. La bataille menée durant plus d’une décennie et qui se poursuit toujours a permis certes à la « grande muette », comme aiment à la surnommer les médias, d’acquérir une expérience en la matière, sollicitée notamment par les USA et l’Union européenne. Cette expérience acquise sur le « champ de bataille » a été consolidée par la mise en place d’une nouvelle forme organisationnelle qui tend à garantir plus de cohésion entre l’action menée par l’armée et les différents services de sécurité dont la police.
La promotion, le 5 juillet 2006, de l’ancien commandant de la Gendarmerie nationale, le général de corps d’armée
Abbès Ghezaïel, avec
Mohamed Mediene,
chef du DRS, le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, au grade des plus prestigieux et enviables, à savoir celui de général de corps d’armée, s’inscrivait dans le cadre d’une nouvelle stratégie de lutte contre la bête immonde. L’un des points importants de cette stratégie est la mise en place d’une coordination efficace entre les différents corps d’armée, notamment entre l’état-major et la Gendarmerie nationale. C’est pour cette raison que le général de corps d’armée Abbès Ghezaïel avait accepté de ne pas prendre sa retraite professionnelle et de veiller à l’unification de l’action des différents services participant à la lutte antiterroriste. Noyau dur de la guerre contre le terrorisme, les services de renseignement, dont les succès et les acteurs restent peu connus du grand public, occupent une place prépondérante au sein même de l’ANP. D’ailleurs, certains des nouveaux promus relèvent plus du Département de renseignement et de sécurité (DRS) que des autres corps de l’armée.
La liste des 22 colonels promus au grade de général:
Youcef Bensaci
Abdelkader Benzekhroufa
Mustapha Chakor
Boudersa El Hadi
Djamel Karoui
Noureddine Hambli
Rachid Saoudi
Rabah Akkad
Mohamed Boulahouache
Said Maameri
Mohamed Guelmami
Abdelkader Ait Ouarabi,
Abdelkader Kherfi
Mustapha Segueni
Bouabdellah Meliani
Tahar Besbes
Mustapha Debbi
Rachid Chaibi
Mohamed Bachir Souid
Boumediene Maazouz
Omar Farouk Zerhouni
Mohmed Hadjar
Mokrane Ait Ouarabi
Posté le 04.07.2008 par abdoumenfloyd
Issad Rebrab, PDG de Cévital, multiplie les trophées et les distinctions internationales. Hier soir, il a terminé dans les trois premiers chefs d'entreprises africains de l'année à l'occasion de la remise du trophée de l'homme d'affaires de l'année à Londres, au Royaume-Uni. Une cérémonie avait lieu dans un grand hôtel de la capitale anglaise pour honorer la vigueur des acteurs économiques des 53 pays d'Afrique. Plusieurs grands chefs d’entreprises ont été nominés, dont le patron du groupe Orascom.
Les trophées CBC-African Business 2008 avaient choisi de nominer Isaad Rebrab dans la catégorie de « l'entrepreneur de l'année », la plus prestigieuse des distinctions. Un des organisateurs, contacté par TSA, a confié que le PDG de Cévital était le seul représentant de l'Afrique du Nord parmi les nominés. Le trophée est revenu au président de la jeune et dynamique banque africaine Ecobank. «M Rebrab a fini dans les trois premiers, certainement « victime » d'un jury très anglophone », souligne l'organisateur.
Hayet zitouni