Posté le 10.10.2008 par abdoumenfloyd
Le prix du pétrole en nette baisse
Les prix du pétrole reculaient nettement mercredi à l’ouverture des échanges à New York, malgré l’annonce surprise de six banques centrales d’abaisser leurs taux directeurs, qui n’a pas suffi à rassurer le marché sur les perspectives de la demande d’or noir. Le ministre du Pétrole du Qatar s’est dit mercredi favorable à une réunion d’urgence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), alors que les prix s’approchent du seuil de 80 dollars.
Le Qatar souhaite une réunion d’urgence de l’Opep
Le ministre du Pétrole du Qatar s’est dit mercredi favorable à une réunion d’urgence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), alors que les prix de l’or noir continuent à chuter et s’approchent du seuil de 80 dollars.
«Si le président» de l’Opep, Chakib Khelil, «veut organiser une réunion d’urgence, j’y serais favorable et je pense que tout le monde le sera aussi», a-t-il déclaré, sans dire toutefois s’il était d’ores et déjà pour une baisse de production du cartel.
Les prix du brut ont chuté de 45% depuis leur record de 147,50 dollars à la mi-juillet et s’approchaient mercredi du seuil de 80 dollars le baril.
Réduire la production
Mardi, le président de la compagnie pétrolière libyenne, Choukri Ghanem, qui a rang de ministre, s’était dit «très inquiet de la baisse des prix du brut», avertissant que si les prix restaient à ces niveaux, son pays envisagerait de réduire sa production. «Nous appelons les autres membres de l’Opep, comme les producteurs hors Opep, à réduire leur production pour sauvegarder leurs intérêts», avait-il ajouté, laissant entendre que les prix ne permettraient bientôt plus de couvrir les coûts de production, qui ont «beaucoup augmenté».
La prochaine réunion prévue de l’Opep, qui compte 12 membres, se tiendra le 17 décembre à Oran (Algérie). Beaucoup d’analystes pétroliers font valoir qu’à moins de 80 dollars le baril, le rendement des sites d’extraction pétrolière n’est plus toujours assuré, car les compagnies pétrolières doivent forer toujours plus loin, dans des conditions toujours plus hostiles. Prix plancher
Il s’agit de répondre à une demande mondiale qui continue à croître, même si elle a nettement ralenti avec la crise financière et économique qui touche les pays développés.
REUTERS/AFP/20minutes
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Posté le 10.10.2008 par abdoumenfloyd
« Ce n’est pas l’occidentalisation qui fait perdre aux Arabes leur culture, mais c’est la culture arabe qui cède la place à une occidentalisation »
Il semble que la question linguistique est toujours d’actualité en Algérie. Le problème d’identité n’est pas encore réglé. Dans une tribune publiée dans «Chorouk Yaoumi» daté du 24 septembre 2008, le président de l’association pour la défense de la langue arabe en Algérie, M. Othmane Sadi, a réagi violemment à un article et à un édito publiés respectivement le 4/09 et le 26/08/08 dans le quotidien El Watan. L’auteur confond l’Histoire et le statu quo linguistique algérien. En outre, il me semble qu’il est déconnecté de la réalité linguistique mondiale. Comment expliquer son acharnement contre la langue française et les francophones algériens ? Pourquoi les traite-t-il de renégats et de communistes ? Etc. L’auteur de l’article ne s’est pas arrêté au lynchage gratuit et sans fondement; il est allé plus loin en niant le rôle joué par des élites (francophones) au cours de la guerre de libération nationale ! Son analyse est superflue et sans argument fiable.
J’ai bien lu les deux articles en question et je m’excuse, M. Sadi, aucun des deux auteurs n’avait traité les arabophones de diaboliques, ni les francophones d’angéliques. Bien au contraire, ils dénoncent l’arabisation irréfléchie menée par les autorités algériennes depuis l’indépendance de l’Algérie, malgré les signaux d’alarme des spécialistes en la matière. Car l’utilisation de la langue est politisée et dogmatisée, elle n’a rien de pédagogique et de pragmatique. Elle a été vidée de sa substance scientifique. Le résultat, vous pouvez vous-même le constater: nos jeunes n’arrivent guère à parler ni l’arabe algérien, ni l’arabe classique, ni le berbère, ni le français correctement. Ils sont déchirés.
Contradictoirement, je vous invite à aller en Tunisie pour constater vous-même que l’enseignement de l’arabe est soumis à des règles pédagogiques, loin du sentimentalisme patriotique et de revendication identitaire obscure. Bourguiba a compris l’importance de la langue et aussi il été très avant-gardiste dans ses démarches. Le résultat: le système éducatif tunisien est le plus performant en Afrique du Nord. Dans les années soixante-dix, les universités algériennes étaient de même niveau que les universités européennes. Elles accueillaient des étudiants de plusieurs pays, y compris des Tunisiens. A vous de constater maintenant, prenez un peu de votre temps pour sortir de votre bureau pour parler au jeunes étudiants ! Le débat entre arabophones et francophones, à mon avis, est épuisé et n’est plus d’actualité. Car la génération d’après l’indépendance est bilingue, sauf les personnes qui ont fait le choix d’exil. Néanmoins, la nouvelle génération est de majorité arabophone. La preuve, le ministre de l’Education nationale cherche désespérément des enseignants en langue française et le nombre de candidats au concours est vraiment symbolique. C’est l’une des raisons qui a mis en retard «les nouvelles réformes».
Ainsi, je pense que le débat de O. Sadi ne peut avoir lieu, car la langue ne pose plus de problème aux Algériens: même les plus radicaux des francophones se sont mis à l’apprentissage de la langue arabe. Cependant, M. Sadi ferait mieux d’exposer les lacunes pédagogiques de l’enseignement de la langue arabe et de lui trouver des solutions dans un espace, d’une part au niveau national et d’autre part au niveau maghrébin et arabe. Je propose quelques pistes de réflexion pour sortir de la rigidité linguistique, qui n’arrive pas à dépasser la dimension historique. Pourquoi la langue arabe n’arrive pas à s’adapter à l’évolution des terminologies scientifiques ? Jusqu’à nos jours, il n’existe pas une institution qui rassemble une communauté scientifique pour se pencher sur la place de la langue arabe dans l’espace linguistique arabe. Comment unifier la terminologie arabe ? Comment trouver un consensus commun entre tous les pays arabophones afin de publier un dictionnaire arabe-arabe chaque année, en prenant en considération les nouveaux mots qui apparaissent dans l’ensemble des pays arabes ? Comment arriver à dissocier la langue arabe de la religion musulmane ? Quelle est la place des autres langues dans les pays arabophones ? Quelles sont les places des autres cultures dans les pays arabophones ? Comment dissocier l’identité arabophone d’une culture autochtone, sans le jugement et le reniement ? Pourquoi les textes en langue arabe n’incitent guère à la lecture ? Pourquoi les pays arabes n’arrivent pas instaurer des institutions actives dans les traductions ? (1). Pourquoi les livres publiés en arabe sont souvent une suite à la pensée religieuse ? Il n’y a pas de place à la pensée critique ! Etc. C’est l’ensemble des questions auxquelles tous les pays arabes ou arabophones devraient réfléchir avec lucidité, sans tomber dans le lynchage gratuit et aussi prisonnier d’une rigidité linguistique et surtout historique.
Yazid Haddar
PS: Pour des raisons techniques les photos liées aux articles sont momentanément indisponibles
Posté le 09.10.2008 par abdoumenfloyd
Agé de 70 ans (il est né à Frenda en 1938) le général larbi Belkheir est hospitalisé à Paris depuis la semaine dernière.
Evacué d’urgence à l’hôpital américain (au Val-de-Grace ), l’actuel ambassadeur d’Algérie à Rabat devait subir une intervention chirurgicale à cœur ouvert.
Ancien directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid et ministre de l’intérieur en 1991 quelques mois avant le déroulement du premier tour des législatives avortées de décembre de la même année, le général Larbi Belkheir participera au coup d’état de janvier 1992 qui destitue Chadli Bendjedid et annule les élections législatives remportées par le Front Islamique du Salut dès le premier tour.
Quelques années plus tard, il sponsorise la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour la présidence de la république (1999) avant qu’il ne prenne les commandes du cabinet présidentiel en remplacement de Ali Benflis nommé premier ministre.
Considéré comme l’architecte du système algérien, Larbi Belkheir s’en défend. Il se présente comme commis de l’état.
Pour d’autres observateurs il est le modérateur d’un système vulnérables aux soubresauts des luttes claniques animées par des hommes incultes et n’ayant aucun sens de l’état.
Sa nomination au poste d’ambassadeur d’Algérie à rabat en 2005 ne l’a nullement éloigné des affaires du pays tant ses hommes sont nombreux dans tous les rouages de l’appareil de l’état algérien.
Accusé par Hichem ABOUD d’avoir commandité l’assassinat de Ali André Mecili dans une interview publié par le Nouvel Observateur en juin 2001, et bien qu’il a été débouté par la justice française après avoir déposé plainte contre son accusateur pour « diffamation publique contre particulier », le général Larbi Belkheir n’a jamais fait l’objet d’une plainte de la part de la famille Mecili ni des proches de l’avocat assassiné en avril 1987..
R.O.M
Posté le 09.10.2008 par abdoumenfloyd
Un kidnapping sur dix a lieu en Kabylie et a pour théâtre la localité de Maâtkas. 120 milliards de centimes ont été versés par les familles des victimes pour récupérer leurs proches au cours de l’année 2007.
La wilaya de Tizi Ouzou a enregistré, hier matin, son trente-quatrième kidnapping. Un homme âgé d’environ 61 ans marié et père de famille habitant le village de Aït Ahcène, dans la région de Hasnaoua, dans la commune de Tizi Ouzou, a été enlevé par des inconnus. Selon des sources, un groupe d’éléments armés se serait présenté au domicile de A.B., hier vers 8 heures, et l’auraient «prié» de les accompagner à bord de son propre véhicule avant de se volatiliser dans la nature. Selon des sources, l’entrepreneur serait assez aisé et posséderait son entreprise outre-Méditerranée ainsi que des biens à Tizi Ouzou. C’est le 34e kidnapping enregistré en moins de trois ans dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Ces enlèvements, disent des sources connaissant la situation de la région et analysant la situation sécuritaire, seraient dus, en principe, au fait que les groupes armés n’arrivent pas à collecter des fonds et devant le refus des gens de s’acquitter de l’impôt dit djizia. Un impôt qui, semble-t-il, serait payé ailleurs devant les menaces des terroristes, et principalement dans les localités isolées.
Cet argent, en plus d’alimenter les caisses des groupes armés, participe, en fait, à «grossir» la cagnotte des émirs et autres responsables terroristes. Il y a également lieu de souligner que la wilaya de Tizi Ouzou, a un relief exceptionnellement accidenté et des massifs forestiers propices aux coups de main et aux caches, qui «aident» les terroristes dans la réalisation de leurs funestes projets. On peut dire, sans risque d’erreur, que les faux barrages sont devenus difficiles à réaliser dans la wilaya, avec les forces de l’ordre déployées un peu partout et des barrages de contrôle sur les principaux axes routiers. Le modus operandi des kidnappeurs laisse dire qu’il y a une jonction entre le banditisme et le terrorisme.
Les premiers assurant le travail de «renseignement», et les seconds prêtant leurs armes pour la réussite de l’opération. Il va de soi que les terroristes s’avèrent très bien renseignés. En effet, il est très rare qu’ils se trompent de cible. Pour n’évoquer que ce dernier kidnappé, il est troublant, du moins à suivre nos sources, que les terroristes se soient adressés au kidnappé par son nom et, mieux encore, lui aient demandé de «sortir son véhicule Touareg». D’autres sources soutiennent le raisonnement inverse tout en admettant et accentuant le fait que les liens entre terroristes et bandits sont désormais confirmés. Ainsi, ils affirment que le terrorisme a bon dos et que des bandits «essuient» leurs forfaits en les faisant passer pour des actes terroristes.
Il est également vrai que «tout ce qui véhicule des idées ou commet des actes de violence contre la population est finalement terroriste et doit être considéré comme tel». De récentes affaires d’enlèvements ont ainsi été «démontées» dans la région de Maâtkas, une région sise au sud de Tizi Ouzou et qui a alimenté la chronique bien des fois. En effet, des enlèvements signalés dans cette région se sont avérés, plus tard, comme étant des actes crapuleux, et les individus impliqués sont actuellement en prison, en attendant de répondre de leurs actes devant la justice.
Tizi Ouzou, à son corps défendant, alimente la presse en coups de main et autres violences. Un kidnapping sur dix a lieu en Kabylie. Un enlèvement sur trois commis à Tizi Ouzou a pour théâtre la localité de Maâtkas. Cette commune déshéritée du sud de la wilaya comptabilise à elle seule 10 affaires sur les 34 cas de rapts signalés ces trois dernières années dans la région. Selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, quelque 375 enlèvements ont été recensés en 2007. Ainsi, une alerte au kidnapping est signalée quotidiennement. Aussi, Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, a précisé que parmi les cas évoqués, 115 enlèvements ont une relation directe avec le financement des groupes terroristes. La même source a avancé un chiffre de 6 milliards de dinars, dont 1,2 milliard versé par les familles des victimes en 2007.
A. SAÎD
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Posté le 09.10.2008 par abdoumenfloyd
Depuis lundi soir, de violents affrontements opposent manifestants anti-gouvernementaux et forces de l’ordre à Bangkok, la capitale de la Thaïlande.
Olivier Guillard, chercheur à l’Iris spécialiste de l’Asie, nous éclaire sur ces événements.
Pourquoi Bangkok est-elle à feu et à sang depuis lundi soir?
Le chaos qui a enflammé le pays est dû à l’enlisement du conflit entre le gouvernement élu démocratiquement et l’opposition qui réclame la démission du Premier ministre, tout récemment élu. Après cinq semaines d’opposition calme, on est passé à une occupation physique de divers édifices gouvernementaux. Mais ce n’est pas un mouvement spontané. Il y a eu une volonté politique d’empêcher la tenue du discours du Premier ministre lundi soir. C’est une situation ubuesque. Aujourd’hui, le Premier ministre doit se cacher pour travailler et les bâtiments officiels sont occupés.
Pourquoi l’opposition demande-t-elle la démission du Premier ministre?
En installant au pouvoir des proches de Thaksin Shinawatra, Premier ministre de 2001 à 2006, les dernières élections ont montré que ses positions populistes étaient toujours majoritaires dans le pays. Surtout parmi les populations rurales. Or, les élites urbaines récusent le choix de ces populations qu’elles estiment moins tournées vers la modernité. Si les manifestants réclament un nouveau Premier ministre, c’est parce que cette élite urbaine veut reprendre le contrôle de la nation. C’est un déni de démocratie.
Quelles sont les sorties de crise possibles?
L’entourage royal, soutenu par l’armée, pourrait convaincre l’opposition de cesser ces manifestations démesurées. Mais si le bilan de ces deux derniers jours s’aggrave, la loi martiale pourrait être instaurée. L’armée n’est pas prête à recommencer un coup d’Etat. Le dernier remonte à 2006. Mais après quelques mois, à la surprise générale, les militaires s’étaient rendu compte qu’ils étaient tellement inaptes à gérer les choses qu’ils ont rendu les clefs. Le scrutin qui avait suivi avait confirmé l’impact du parti de Thaksin Shinawatra. Mais à force de le répéter, il n’est pas impossible que l’armée se dise qu’il faudrait un nouvel épisode de gestion militaire.
Pourquoi la crise se focalise-t-elle autour de Thaksin Shinawatra, chassé du pouvoir depuis déjà deux ans et réfugié à Londres?
Même s’il a vraisemblablement des choses à se reprocher, la plupart des procédures judiciaires lancées contre lui ont une motivation politique. C’est une affaire qui ne peut être jugée sereinement en Thaïlande. En étant à l’extérieur, il est une cible idéale pour l’opposition. D’un autre côté, cela lui permet de bénéficier d’une aura de martyr. Et si son avenir politique est compromis, son modèle politique perdure. Il y a d’ailleurs une gestion un peu coupable: il est à peu près sûr que la feuille de route du gouvernement doit être émise depuis Londres, où vit Thaksin Shinawatra. Aussi, nommer Somchai Wongsawat, son beau-frère, au poste de Premier ministre n’était pas la meilleure chose à faire.
A.L
NB: Pour des raisons techniques les photos liées aux articles sont momentanément indisponibles
Posté le 09.10.2008 par abdoumenfloyd
"Nous sommes à la veille d´une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel ordre mondial." David Rockefeller (dirigeant d´Esso et de la Chase Manhattan Bank)
La cris financière n´est pas encore terminée que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, ouvre un nouveau front, il a exhorté Israël à ne pas lancer d´attaque contre l´Iran: "Je sais qu´en Israël, et dans l´armée israélienne, il y a ceux qui se préparent à une solution militaire ou à une attaque afin de faire cesser le programme nucléaire iranien", dit-il dans une interview au journal israélien Haaretz de dimanche. "A mon avis, ce n´est pas la solution", ajoute-t-il, tout en jugeant "absolument inacceptable" l´idée de voir Téhéran se doter de l´arme atomique. Pour lui, l´idée d´une attaque israélienne représente un "danger" et il faut continuer à privilégier " le dialogue, le dialogue et encore le dialogue."(1)
"Il n´est pas fréquent, écrit Pierre Haski, que le ministère des Affaires étrangères publie un communiqué pour corriger une erreur phonétique. Dimanche, le Quai d´Orsay s´est fendu d´un tel message parce que Bernard Kouchner, s´exprimant en anglais, a avalé un "h" dans une interview au quotidien israélien Haaretz, qui a entendu " eat" (manger) à la place de "hit " (frapper). " Le ministre des Affaires étrangères et Européennes, Bernard Kouchner, tient à préciser que, durant son interview en anglais avec les journalistes du Haaretz, publiée le 5 octobre, il a utilisé le mot " hit " et non " eat " à propos d´une hypothétique réaction israélienne s´agissant de l´Iran. Il évoquait, en effet, l´éventualité d´une frappe israélienne destinée à empêcher l´Iran de se doter d´une arme nucléaire."(2)
"On se souvient du vacarme provoqué par son évocation de la " guerre " (il faut se préparer au pire, c´est-à-dire la guerre), il y a un an, qui avait nécessité une mise au point présidentielle. Frapper l´Iran, ou l´avaler "? Il y a certes une différence dans la graduation de l´éventuelle riposte israélienne...Dans cette interview à Haaretz, il demande simplement à Israël de laisser du temps à la diplomatie face à l´Iran avant de passer à l´acte, même s´il exprime une certaine lassitude face au fait de négocier -mais avec qui? "... Mais surtout, il semble en savoir long sur les plans israéliens pour une action qu´il qualifie de " vaste et importante ": Il souligne que si les renseignements israéliens estiment que l´Iran sera doté de la bombe en 2009 -ce qui rendrait une attaque préventive très proche-, les renseignements français font une estimation un peu plus longue: deux ans de plus, dit-il. Il est difficile de savoir ce qu´il pense vraiment, en particulier s´il cherche réellement à dissuader Israël d´attaquer l´Iran. Il dit dans le même souffle: une bombe iranienne est inacceptable; les négociations ne mènent nulle part mais il faut continuer; la guerre n´est pas une solution, mais...Conclusion? Au moins l´Iran sait-il avec précision, ce dimanche, que Bernard Kouchner ne lui prédit pas qu´il sera "mangé" par l´Etat hébreu, mais simplement frappé. On y voit plus clair".(2) On est tenté de dire que Kouchner- et ce n´est pas la première fois- joue au pompier pyromane. Il appellerait de ses voeux une frappe. "Tout le monde le sait", a déclaré M.Kouchner. Le ministre français a également estimé que la production d´une première bombe atomique par l´Iran ne dissuaderait pas Israël d´agir.(3)
La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire", selon Bernard Kouchner, le va-t-en guerre sans frontière. Mieux encore, le président français a évoqué à l´époque, la possibilité de bombarder l´Iran si on ne veut pas accepter la bombe iranienne. Attaquer l´Iran vise en réalité à contrôler l´ensemble du pétrole du Moyen-Orient, comme de la planète, d´ailleurs. Pour permettre aux USA d´exercer un chantage sur l´approvisionnement pétrolier des rivaux: Europe, Japon, Chine. Qui veut dominer le monde, doit contrôler toutes ses sources d´énergie. Tous les ingrédients idéologiques pour attaquer l´Iran sont en place. Silencieusement, écrivait Alain Gresh en juillet 2007, furtivement, à l´abri des caméras, la guerre contre l´Iran a commencé. De nombreuses sources confirment que les Etats-Unis ont intensifié leur aide à plusieurs mouvements armés à base ethnique -Azéris, Baloutches, Arabes, Kurdes, minorités qui, ensemble, représentent environ 40% de la population iranienne-, dans le but de déstabiliser la République islamique.(4)
Pourtant les relations entre l´Iran et Israël n´ont pas toujours été mauvaises. Elles sont passées de l´alliance politique étroite entre les deux pays durant l´ère de la dynastie Pahlavi, à l´hostilité après la montée au pouvoir de l´ayatollah Rouhollah Khomeini. L´histoire des Juifs persans est continue et s´étend sur 2500 ans. Une partie de la population juive iranienne réside en Israël. Les plus connus sont l´ancien président d´Israël Moshe Katsav, le ministre de la Défense et ancien chef d´état-major Shaul Mofaz, L´Iran fut l´une des premières nations à reconnaître l´État d´Israël et fut considéré comme son meilleur allié musulman. Cependant, l´Iran et Israël développèrent des liens étroits en matière militaire durant cette période. Un exemple en est le développement de projets militaires en entreprise commune tel le Projet Flower, la tentative irano-israélienne de créer un nouveau missile chiheb-Jericho. Le journal israélien Haaretz révélait en 2006 qu´une société bi-nationale, "Trans Asiatic Oil", livrait alors à l´État hébreu du pétrole iranien. Par ailleurs, l´Iran est suspecté d´avoir acheté aux Etats-Unis des armes pour plus de 2,5 milliards de dollars, par l´intermédiaire d´Israël, au cours de la guerre Iran-Irak dans les années 80 et années 90. Ces ventes d´armes ont été citées dans le scandale de l´Irangate. En 2006, les relations entre les deux pays se tendirent beaucoup, d´abord en raison de l´élection surprise de Mahmoud Ahmadinejad, à la tête du pays. Il paraîtrait selon les médias occidentaux qu´il exprima à plusieurs reprises son souhait que l´État d´Israël, "ce régime occupant Al-Qods qui doit être rayé de la carte", cesse d´exister. Toutefois la citation originale une fois traduite du persan signifierait plutôt: "l´imam [khomeyni] a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. "Ne furent jamais prononcés le mot «carte», ni «rayé».(5)
Deux poids, deux mesures
Chacun sait que Israël fait fi de la communauté internationale et entretient un arsenal nucléaire évalué à 200 bombes en parfaite illégalité et avec la bénédiction des pays occidentaux et de l´Aiea qui ont sanctuarisé ce pays. Autre exemple de cette politique du "deux poids, deux mesures", on apprend que l´Inde - que les Etats-Unis ont choisi d´aider- qui ne veut pas signer le Traité de non-prolifération depuis 34 ans, qui a fait exploser deux bombes, vient d´être absoute à la demande des Etats-Unis Ainsi le directeur de l´Organisation de l´énergie atomique de l´Iran, Mohammad Saeedi, a exprimé dimanche 5 octobre ses inquiétudes, après le régime dérogatoire dont bénéficie l´Inde dans le cadre de l´accord nucléaire qu´elle doit signer avec les Etats-Unis, parlant de violation flagrante du TNP. Il a averti que les pays qui ne sont pas des membres du TNP ne peuvent se servir des privilèges dont bénéficient exclusivement les pays membres du traité rappelant que le NSG (Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires) interdit formellement de vendre du matériel nucléaire à des Etats non signataires du TNP. Pour que tous ces textes s´appliquent, il a fallu que l´Agence internationale de l´énergie atomique (Aiea) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent en juillet et en septembre la reprise du commerce nucléaire avec l´Inde. Le NSG et l´AIEA ont, de facto, levé un embargo international, imposé il y a 34 ans à cette puissance atomique militaire depuis ses essais en 1974, puis ceux de mai 1998, et qui refuse de signer le Traité de non-prolifération (TNP).(6)
"En contrepartie, l´Inde va séparer ses programmes nucléaires militaire et civil et placer sous surveillance internationale 14 de ses 22 réacteurs. La France a signé, elle aussi un accord de coopération nucléaire avec l´Inde. Greenpeace a tenu à décrier cette initiative aujourd´hui. Selon l´organisme, cette entente éloignerait encore plus l´Inde des énergies propres et sûres. "Le nucléaire ne va pas résoudre la crise climatique et la question de la sécurité énergétique de l´Inde. Cette technologie agit comme un mirage au milieu du désert: même si la totalité du programme dont rêve le gouvernement indien de construire 40 nouveaux réacteurs en vingt ans, devenait réalité, cela ne permettrait au pays que de réduire très faiblement ses émissions de gaz à effet de serre", explique, dans un communiqué, Vinuta Gopal, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace en Inde. Enfin, il est prévu que "les emplacements nucléaires militaires resteront fermés aux inspections internationales de l´agence onusienne".(6).
L´Inde aura donc la liberté de faire ce qu´elle veut. Quand on pense au Pakistan qui ne jouit d´aucun de ces privilèges et qui a une position faible par rapport à l´Inde, on comprend que la technologie nucléaire est interdite au monde musulman. Pendant ce temps, l´Aiea d´El Baradei plane. Elle appelle hypocritement à l´établissement d´une région sans nucléaire au Moyen-Orient. Lors de la 52e Conférence générale annuelle de l´Aiea, 82 pays membres de l´Aiea, ont voté en faveur de la résolution tandis que 13 pays étaient absents, dont Israël et les Etats-Unis. La Conférence générale de l´Agence internationale de l´énergie atomique a souhaité, également, dans sa résolution, le renforcement de son système de contrôle et de sécurité. Cette résolution présentée par des pays occidentaux s´est heurtée à l´opposition des pays arabes et non-alignés, qui accusent les auteurs de cette résolution d´exercer une politique du deux poids, deux mesures, notamment à l´égard du régime sioniste et de son programme nucléaire militaire qui n´a reçu aucune inspection. Le vote, a été boycotté par la plupart des pays arabes qui jugeaient plusieurs amendements trop favorables à Israël. "Comment pourrions-nous approuver un appel à respecter nos obligations internationales alors qu´Israël refuse d´adhérer à tout critère de non-prolifération nucléaire. Cela mine la crédibilité de l´Aiea", a dit un diplomate arabe à Reuters. Pour rappel, la menace contre l´Iran n´est pas nouvelle, mais avant on parlait de guerre à trois.
On sait pourtant, que l´option de la guerre avait été évoquée à plusieurs reprises à la Maison-Blanche, même si de nombreux officiers généraux s´y opposent. Le 3 décembre 2007, seize agences du renseignement américain, publiaient un rapport commun. Confirmant ainsi, la perte de crédit de Bush au sein de l´appareil de défense de son pays; pour ce rapport, l´Iran ne cherche plus à se doter de l´arme nucléaire depuis 2003. Il faut savoir: dans l´entourage du Président des Etats-Unis, il existe une coterie liée à Israël et à ses réseaux d´influence, qui pousse à la guerre contre l´Iran. On voit se dresser une offensive de diabolisation contre une autre. Les Israéliens se défendent de bâtir des projets hégémoniques. Pourtant, ils travaillent à étendre leur puissance, sous couvert d´activités économiques, au Kurdistan irakien, dans les pays du Golfe ou en Egypte, avec la même énergie que les Iraniens, sous des prétextes religieux, à travers le monde musulman. Ils attribuent leur hargne contre l´Iran à la crainte de voir ce pays se doter de l´arme nucléaire. Etrange, car le 20 septembre dernier (2007), ils n´ont pas saisi l´occasion qu´ils avaient d´y parvenir à moindres frais. Ce jour-là, une résolution était proposée par l´Egypte à l´Aiea. Elle lançait un appel à "tous les pays de la région (moyen-orientale) pour établir une zone où des armes nucléaires ne seraient ni développées, ni fabriquées, ni essayées, ni acquises..." Plus grave à nos yeux, ni Le Figaro, ni Libération n´ont parlé de ce vote. On le devine, ces journaux auraient été plus diserts sur le sujet si l´Iran avait voté non à la résolution et l´Etat juif oui. Cela en dit long sur une certaine maîtrise du contenu des médias à grand tirage.(7)
Options ouvertes
Un journal écossais déclara en novembre 2003 qu´Israël avertissait qu´il était prêt à entreprendre une action militaire unilatérale contre l´Iran. En décembre 2005, un journal britannique déclara qu´Ariel Sharon, avait ordonné à l´armée d´Israël de préparer des plans d´attaque contre les sites d´enrichissement d´uranium en Iran: "Nous sommes en mesure de traiter cette affaire et nous nous préparons activement à être prêts pour une telle situation."
Le quotidien israélien Haaretz a révélé, le 13 août, qu´Israël aurait planifié une attaque contre les installations nucléaires iraniennes. Mais les Etats-Unis ont fait avorter l´opération en refusant d´apporter une aide militaire à leurs alliés. Israël était prêt à attaquer l´Iran. En mai, l´Etat hébreu était même à un stade "avancé" dans ses préparatifs pour une opération militaire contre Téhéran. Il ne manquait que l´aide des Etats-Unis. Le quotidien israélien Haaretz rapporte qu´Israël souhaitait que George Bush lance une attaque sur les installations nucléaires iraniennes avant la fin de son mandat. Les Etats-Unis partagent l´idée avec Israël qu´"aucun recours ne devrait être écarté", a conclu le ministre de la Défense. Pas même celui à une attaque directe.(8)
Aux dernières nouvelles. Ehud Olmert a eu l´assurance lors d´une visite en Russie que cette dernière n´avait pas vendu de batteries anti-missiles. Dans le même temps, les Etats-Unis dotent l´Etat israélien d´un système de détection de missiles de la dernière génération; ces installations seront placées dans le désert du Néguev et surveilleront, en fait, toute la région. A quoi servent, en définitive, les propos de Kouchner maintenant que Bush s´apprête à passer la main? Veut-il par ses propos inciter Israël à forcer le destin? Assurément, nous sommes loin de la politique du général de Gaulle qui a le mérite de la crédibilité, en disant les choses comme il faut les dire, quitte à provoquer le courroux des bien-pensants et l´ire de l´Amérique.
(*) Ecole nationale polytechnique
1.Bernard Kouchner invite Israël à ne pas attaquer l´Iran. Reuters 5.10.2008
2.Pierre Haski. «Bernard Kouchner, Israël, l´Iran». Rue 89 05.10.2008
3.Chems Eddine Chitour «Une 3e guerre mondiale se prépare» L´Expression 6 décembre 2007
4.Alain Gresh.. Compte à rebours Le Monde Diplomatique, juillet 2007
5.Relations entre l´Iran et Israël Wikipédia, l´encyclopédie libre.
6.Mohammad Saeedi: la violation flagrante du TNP 05 Octobre 2008http://www2.irna.ir/
7.AlainChevalériahttp://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/
8.Vivien Vergnaud: Iran: Israël aurait voulu frapper JDD.fr Mercredi 13 Août 2008
Pr Chems Eddine CHITOUR (*)
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Posté le 09.10.2008 par abdoumenfloyd
Finalement, les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ne sont pas les seuls à avoir obtenu une hausse de leurs salaires. Dans la foulée de l'augmentation de 300% accordée, à la mi-septembre aux élus siégeant à l'APN, le gouvernement a, plus discrètement, revu en forte hausse les rémunérations des ministres, des walis et des directeurs des grandes administrations publiques.
Les salaires des membres du gouvernement se situe actuellement entre 330 000 et 350 000 dinars, selon l'importance du ministère, contre 120 000 à 140 000 dinars avant l'augmentation. Pour leur part, les walis ont vu leurs salaires tripler : ils sont passés de 50.000 dinars à 150.000 dinars. Enfin, les salaires des directeurs des grandes administrations ont également été revus en forte hausse, selon les mêmes sources. Toutes ces augmentations ont été décidées à la demande du président Bouteflika.
Lisez aussi :
Salaires des ministres : quand le président donne le mauvais exemple
Le président de la République a décidé d'accorder une forte augmentation de salaire aux ministres de son gouvernement. Ils passent d'une moyenne de 130.000 dinars à 340.000 dinars, soit près de 4000 dollars. Une belle rémunération qui pourrait même se justifier dans un pays où le pouvoir d'achat est en forte chute depuis plusieurs années. Les ministres, qui gèrent souvent des dossiers de plusieurs dizaines de milliards de dollars, doivent également être correctement rémunérés pour leur éviter la tentation de la corruption ou du moins pour ne pas leur donner l'occasion de justifier de tels actes par leur faible rémunération.
Mais ces augmentations sont-elles réellement méritées au regard du rendement de nos ministres? Le président de la République vient en effet d'achever une série d'entretiens avec ses ministres, avec à chaque fois les mêmes remarques : des projets en retard, des dossiers mal gérés, des réformes en panne, une incapacité à résoudre les problèmes sociaux...Le 23 juillet dernier, devant les maires du pays, le président Bouteflika, dans un long discours, avait même évoqué l'échec de la politique gouvernementale, notamment en matière économique.
Mais, paradoxalement, au lieu d'opérer des changements profonds au sein d'un gouvernement qui a échoué ou d'exiger des résultats concrets et rapides, le chef de l'Etat s'est contenté d'un simple remaniement, accompagné quelques semaines plus tard par de fortes augmentations de salaires. Ces hausses n'ont même pas été assorties de conditions, comme l'atteinte d'un certain nombre d'objectifs par exemple. La compétence et les résultats, sur lesquels se reposent la culture du travail dans les sociétés modernes, ont été oubliés dans la décision présidentielle. Dans un pays qui a perdu ses repères et où le travail a besoin d'être réhabilité, le président vient de donner le mauvais exemple.
Samir Allam
Posté le 08.10.2008 par abdoumenfloyd
SUITE :
Octobre 1988 en Algérie. L’analyse de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire
Extrait de : Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire , Françalgérie, crimes et mensonges d’États, La Découverte, Paris, 2004 (édition de poche : La Découverte, Paris, 2006).
Suite Chapitre 5 :
Épidémie d’ hypocrisie et de mensonge
Le 18 octobre, minimisant l’étendue de la répression et alors que la torture se déchaîne, le ministre de la Justice, Mohamed Chérif Kherroubi, déclare que « 3 743 personnes ont été présentées devant des juridictions ». Il affirme en outre que « l’armée, à ce jour, ne détient rigoureusement aucune personne (18) ». Tout démontre pourtant que les arrestations se poursuivent. Ce jour-là, Le Monde rapporte en effet le cas de ces « hommes des services algériens se présentant en compagnie de témoins, le visage couvert de cagoule, qui désignent sans être reconnus leurs camarades complices censés avoir participé aux émeutes. Cette méthode, connue sous le nom bouchkara , ou l’homme au sac, rappelle de tristes souvenirs aux Algérois. Le général Massu l’utilisait au moment de la bataille d’Alger ». Réagissant à ces informations, le ministre de l’Intérieur El-Hadi Khédiri affirmera que « la police n’utilise pas le procédé colonial des cagoules et qu’il a ordonné de tirer sans hésitation sur tous ceux qui [le] pratiquent (19) ». Après la brutalité, le cynisme.
Ces mises en cause, tout comme les questionnements formulés par les médias français sur la forte probabilité d’une manipulation des émeutes (20), suscitent une très violente réaction de la presse officielle. Dès le 12 octobre, avec son style inimitable, El-Moudjahid les met vertement en cause : il dresse le « constat d’une malveillance qui constitue l’expression d’un mépris flagrant de la déontologie et d’une volonté de détruire, […] preuve que certaines haines défient le cours de l’histoire ». Dans l’édition du lendemain, les journalistes français sont traités de « charognards [en proie à] une véritable hystérie, froidement calculée dans une volonté manifeste de nuire par le biais d’une immense entreprise de désinformation [dessinée] dans les bureaux de certaines officines malodorantes ».
L’amalgame est double et payant : du côté algérien, d’abord, qui semble ainsi parler d’une seule voix suintant la haine des Français ; du côté français, ensuite, qui doit apparaître comme une entité indissociable, unissant État, intérêts financiers particuliers et peuple français dans son intégralité, coupables solidairement d’avoir un jour été colonisateurs. L’offensive semble en tout cas atteindre son objectif, bloquant les critiques en Algérie et accentuant le mutisme de Paris (21) : « Nous avons un million de citoyens algériens présents sur le territoire français, déclare le Premier ministre Michel Rocard sur TF1. […] Tout commentaire excessif pourrait les inciter à se battre entre eux [ sic ] sur notre propre territoire. […] Nous avons la troisième colonie française à l’étranger, qui est en Algérie. Aucun mot de trop ne peut être prononcé qui les mettrait en danger dans un sens ou dans l’autre, par rapport à la population, par rapport au gouvernement. […] Le fait que moi-même, dont la vie militante s’est déclenchée à propos de la lutte contre la guerre d’Algérie, je ne me sois pas senti en situation d’apporter un appui chaleureux au gouvernement d’Algérie est déjà un signe fort. N’en demandons pas plus (22). »
De fait, une fois encore sur le dossier algérien, considéré comme une « affaire intérieure française » par la communauté internationale, ces quelques phrases de Michel Rocard vont donner le « la » et les États démocratiques n’en demanderont pas davantage. Mieux, au lieu des condamnations attendues, ce sont les messages de compréhension et de sympathie qui affluent à la présidence algérienne en provenance de tous les continents (23)…
Dix ans plus tard, en 1998, les principaux acteurs de la répression d’octobre reviendront sur la question de la torture dans un livre d’entretiens, Octobre, ils parlent (24). À l’époque chef de cabinet du président Chadli, le général Larbi Belkheir y affirme sans sourciller que c’est par le courrier que lui adresse la population que le président apprend les faits ; il en aurait été « outré ». « Il était impensable pour lui que des Algériens torturent des Algériens », poursuit-il contre toute évidence, avant de diluer les torts et les complicités en les multipliant : « Deux problèmes s’étaient posés à la présidence : celui de la torture et celui des voitures banalisées. Le président a demandé des explications, mais nous n’avons jamais eu de suite. […] Chadli avait discuté de la torture avec la LADH [Ligue algérienne des droits de l’homme] de Brahimi. Les choses sont restées en l’état et les enquêtes n’ont pas abouti. [Les tortures] ne sont pas le fait des unités de l’armée. » À titre personnel, il ne paraît même pas se sentir concerné par les accusations…
Dans ce livre, le général Khaled Nezzar, principal responsable et organisateur de la répression (25), est également interviewé. Il affirme qu’à sa connaissance, il n’y a eu qu’un seul centre de torture. Ce qui l’inquiétait, affirme-t-il, « c’étaient les témoignages selon lesquels les responsables des sévices revêtaient des uniformes de parachutistes dans un centre à Alger [qui] était rattaché à la présidence », tout comme l’étaient les « auteurs des sévices et des brutalités ». Quant au carnage, il le déplore bien sûr, mais il était selon lui inscrit dans la fatalité des événements. Avec un parfait cynisme, il se livre dans cette interview à un incroyable exercice de négationnisme. Contredisant les centaines de témoignages recueillis par le Comité national contre la torture, il affirme : « Les militaires n’ont pas tiré dans le tas. Tirer dans le tas, vous vous rendez compte ? » Et il ose ajouter, comme si tous ceux — y compris les correspondants de la presse étrangère — qui avaient vu ses hommes tirer à la mitrailleuse lourde sur les jeunes manifestants avaient rêvé : « Beaucoup de victimes des événements d’octobre ont d’ailleurs été fauchées par des balles perdues. On a aussi tiré par terre pour disperser la foule. Les noyaux et les enveloppes de balles, en ricochant, ont mortellement atteint des personnes. Nous n’avons pas tiré pour tuer et les instructions n’ont jamais été données dans ce sens (26). »
À la tête de la principale branche de la SM (alors nommée DGPS) jusqu’au moment où il est sacrifié en octobre 1988, le général Medjdoub Lakhal Ayat affirme, lui aussi contre toute évidence, que « la DGPS n’a rien à voir avec la torture ni avec le centre de Sidi-Fredj ». Quant au général Mohamed Betchine, directeur de la DCSA (Direction centrale de la sécurité de l’armée), l’autre branche de la SM, également sévèrement mis en cause, il sera le seul, douze ans après les faits, à reconnaître du bout des lèvres la responsabilité de l’un des clans du pouvoir dans la préparation des émeutes et dans la répression : « Les manifestations d’octobre 1988 et les séances de torture qui ont suivi ont été programmées à l’intérieur d’appareils. » Il déclarera qu’outre Sidi-Fredj, existait un autre centre de torture, « l’école Tamentfoust [où] 1 267 personnes ont été emprisonnées (27) ».
On a là un aperçu édifiant des méthodes des généraux algériens. Alors qu’ils partagent tous notoirement la responsabilité de la répression sauvage d’octobre 1988, ils se renvoient les uns aux autres, à demi-mots, celle des massacres et de la torture de masse : Belkheir, qui était à la présidence, met en cause la Sécurité militaire (DGPS et DCSA), Nezzar incrimine la présidence, le patron de la DGPS accuse celui de la DCSA, et réciproquement… Cette méthode éprouvée — que l’on pourrait appeler l’organisation de la confusion, nous aurons l’occasion d’y revenir — leur permet de « noyer le poisson » et d’occulter le fait qu’ils sont en vérité tous solidaires dans le recours aux pires exactions.
Cette conclusion nous sera confirmée en 2002 par un officier dissident, le capitaine Hacine Ouguenoune (28). En octobre 1988, il travaillait au CPMI (Centre principal militaire d’investigation, dépendant de la DCSA) de Ben-Aknoun, dans la banlieue d’Alger. Selon lui, il s’agissait du principal centre de torture et c’est de là qu’était pilotée toute l’opération (29). C’est l’exiguïté des lieux, explique-t-il, qui a amené la DCSA du général Mohamed Betchine à réquisitionner le centre de colonies de vacances de Sidi-Fredj, pour le métamorphoser en laboratoire de l’immonde.
En tout état de cause, la terrible répression des émeutes d’octobre 1988 dénote, de la part de la poignée de généraux qui viennent de franchir un pas décisif vers le pouvoir total, un absolu mépris de la vie humaine, une complète indifférence à la pratique routinière de la barbarie. Il ne s’agit pas hélas d’un accident de l’histoire. Ces généraux ne font que reproduire, sans complexe, les méthodes que leur ont léguées leurs aînés de l’époque coloniale, qu’ils ont eux-mêmes expérimentées durant la deuxième guerre d’Algérie (et qu’ils porteront à incandescence, on le verra, au cours de la troisième guerre d’Algérie, à partir de 1992). Reste à comprendre comment cette équipe, dont la méthode porte la signature de Larbi Belkheir, s’y est prise pour conduire cette formidable machination.
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Posté le 08.10.2008 par abdoumenfloyd
C’est dans les affaires de trafic de drogue qu’il faudra chercher les raisons de ce redéploiement.
Le Royaume chérifien renforce son dispositif sécuritaire au niveau de sa frontière avec l’Algérie. Selon le journal électronique marocain, Hespress, qui a rapporté l’information, ce redéploiement des unités de la gendarmerie est effectué dans le but d’endiguer le passage des groupes terroristes de l’Algérie vers le Maroc.
Un fait qui s’est accentué ces derniers temps «à cause du laisser-aller constaté chez les principaux responsables de la Gendarmerie marocaine».
Ce qui a poussé le souverain chérifien Mohammed VI à nommer le colonel Benbachir à la tête de la gendarmerie royale marocaine à Oujda, à la place du colonel Akaâboun qui aurait été relevé de ses fonctions «en raison de ses liens avec des contrebandiers au niveau de la frontière».
Des sources médiatiques marocaines indiquent que, dans cette affaire, «24 gendarmes ont été arrêtés, dont un était en possession d’un montant de trois milliards de dirhams provenant du trafic transfrontalier de stupéfiants vers l’Algérie».
C’est, en effet, là qu’il faudra chercher les causes du redéploiement de la gendarmerie royale marocaine au niveau de la frontière avec l’Algérie, et ce n’est pas pour faire obstacle aux groupes terroristes qui tentent de traverser la frontière algéro-marocaine, comme l’atteste la version officielle marocaine.
D’autant que les responsables de la gendarmerie marocaine ont été démis de leurs fonctions pour trafic de drogue.
Il faut dire que l’Algérie pâtit incontestablement des quantités de drogue et autres produits prohibés en provenance du Royaume chérifien.
Notons, en ce sens, que le Maroc produit annuellement plus de 47.000 tonnes de cannabis brut. Le rapport de l’année 2005 de l’Onudc (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) sur la drogue dans le monde, le classe comme l’un des principaux producteurs de la résine de cannabis, devant le Pakistan et l’Afghanistan.
Déjà, ces trois pays, à eux seuls, fournissent plus des deux tiers de la résine de cannabis. Des quantités importantes de cette drogue transitent par l’Algérie pour alimenter les autres pays des deux rives de la Méditerranée.
C’est justement pour mettre le holà à ce genre de «commerce» que la Gendarmerie algérienne a renforcé ses troupes à la frontière ouest du pays. Plusieurs postes de contrôle ultrasophistiqués ont été récemment inaugurés par le commandant de la Gendarmerie algérienne, le général-major Ahmed Bousteila, après la visite d’inspection effectuée à Maghnia, ville frontalière face à Oujda, au Maroc.
Ces nouvelles mesures sont, en effet, susceptibles d’endiguer, un tant soit peu, non seulement le transit de la drogue mais encore de tous les trafics, dont celui du carburant.
Hakim KATEB
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Posté le 08.10.2008 par abdoumenfloyd
c'est une nouvelle censée nous rejouir nous autres coreligionnaires du petit et dynamique Emirat de Dubai , il y'a pas de quoi pourtant, du moins en ce qui me concerne, beaucoup d'entre nous sont sans doute partagés concernant la position à prendre face à ces chanceux Emiratis pendant que le monde entier a peur pour ses sous!
entre ceux qui revent de participer à ce "reve Americain version Arabe" du Golf avec des revenus sonnants et trébuchants ( ou ils y sont déja, assez nombreux d'ailleurs ) les sceptiques concernant le futur de ces excuberantes constructions, ou carrement les phobiques bien de chez nous de tout ce qui marche en djellaba , plus nombreux qu'on ne le pense , ça ne devrait etonner personne ( lol )
il y'a quand meme cette question legitime à poser : est ce bien raisonnable de construire toutes ces tours, et pour le tout dernier projet, culminant vers le ciel d'un kilomètre ?
aprés tout, c'est vieux comme le monde de faire dans la surenchère, chacun a toujours fait de ce qu'il a envie de faire de son argent, et ces habitudes humaines ne sont prétes à changer, surtout qu'il y'a encore plus disprortionné dans la demesure par rapport d'un niveau de vie local, à l'image de la ville de Luanda en Afrique australe ou le prix du metre carré devient plus cher qu'a New york ! le prix du petrole est evidement pour quelquechose mais tout de meme !
en tous cas, perso, je suis plus charmé par le devellopement exemplaire tous azimuts des chinois et leur tout récent vol dans l'espace, que ces constructions, certes impressionnantes, illuminant le Golf Persique, mais ont une image .... un peu de feu de paille.... ( qui vivra verra ! )
LOL-DZ
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