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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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19.08.2008
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Suicide spectaculaire à la rue Hassiba Ben Bouali

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Il s’est jeté du 5e étage à Alger
Suicide spectaculaire à la rue Hassiba Ben Bouali

Il était 14h hier, quand d’après des témoignages un homme âgé de 40 ans s’est jeté du 5e étage d’un immeuble sis à la rue Hassiba Ben Bouali à Alger. " J’était adossé au mur quand soudain j’ai vu un homme rebondir sur le sol, je n’en croyais pas mes yeux."

A notre arrivée sur les lieux, une marée humaine s’était déjà rassemblée autour et un cordon de sécurité avait été formé par la police et les éléments de la Protection civile afin de faciliter la tâche aux à la Police scientifique. Des cartons sont déposés sur le sol pour cacher la mare de sang, quant à la victime, elle a été déjà transportée en ambulance vers les urgences de l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. Sur place, l’infirmière nous annonça que l’homme en question a rendu l’âme à l’intérieur de l’ambulance qui le transportait. Ses voisins sont sous le choc : " Moi je le connaissait bien, il n’était pas dans son état normal, je ne sais pas s’il est encore vivant, que voulez-vous... il en a assez de sa vie précaire," nous dira un de ses un voisins. En attendant, une enquête a été ouverte par la police afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Hacene Merbouti



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ISRAEL pourrait frapper IRAN !!

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Pas de confirmation ni démenti israélien après une information du New York Times sur la préparation d'un raid sur l'Iran

L'armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d'une éventuelle attaque contre l'Iran.

Selon le quotidien new yorkais, qui cite vendredi des responsables américains, plus d'une centaine de F-16 et F-15 israéliens ont réalisé cet exercice grandeur nature dans la première semaine de juin au-dessus de la Méditerranée orientale et la Grèce. Les avions ont parcouru quelque 1.500km, à peu près la distance séparant l'Etat hébreu de la centrale iranienne de Natanz, où sont installés des centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.

Des appareils ravitailleurs et des hélicoptères pour le secours aux pilotes ont participé à ces manoeuvres militaires, a ajouté le "New York Times". L'armée de l'air israélienne "s'entraîne régulièrement pour diverses missions afin de faire face aux défis posés par les menaces" contre l'Etat hébreu, a commenté l'armée. Le porte-parole du gouvernement Mark Regev s'est refusé à tout autre commentaire.

"Israël a toujours été en position de se défendre contre tout adversaire et toute menace", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un entretien paru mercredi dans le magazine allemand "Der Spiegel".

Selon un responsable du Pentagone qui a requis l'anonymat, "il a été signalé qu'un important exercice a eu lieu, auquel des dizaines et des dizaines d'appareils ont participé. Nous surveillons tous les jours, et cela a été signalé".

Un autre responsable du ministère américain de la Défense a noté que ces manoeuvres peuvent être interprétées comme un signal envoyé à l'Iran et au reste de la communauté internationale. "C'est une des appréciations que l'on peut faire de cet exercice. Ils (les Israéliens), comme le reste de la communauté internationale sont inquiets au sujet de l'Iran, et l'Iran a fait part de ses intentions hostiles à l'égard des Israéliens", a-t-il dit.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre le programme nucléaire iranien, assurant que les pressions internationales n'avaient pu briser la "volonté de la nation iranienne".

Il s'agissait de sa première déclaration depuis que le groupe des Six (les cinq permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) a présenté le 14 juin à Téhéran de nouvelles propositions pour l'inciter à suspendre l'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait déjà fait savoir qu'il n'accepterait pas l'offre des Six si elle impliquait le gel des activités sensibles.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions à l'encontre de l'Iran pour son refus de suspendre des activités l'enrichissement, susceptible de servir à la fabrication d'armes nucléaires. Téhéran assure que son programme nucléaire est destiné uniquement à des fins civiles et revendique son droit à l'indépendance énergétique.

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a mis en garde contre tout usage de la force contre l'Iran. "Le droit international protège clairement l'intégrité territoriale de l'Iran et de tout autre" pays, a-t-il dit.

Selon Martin Van Creveld, spécialiste des questions de défense à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israël se prépare de "longue date" à ce type d'opérations, qui a des précédents. En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, pour mettre fin au programme nucléaire de Saddam Hussein alors au pouvoir. En septembre 2007, Israël a bombardé une installation en Syrie, un réacteur nucléaire construit avec l'aide nord-coréenne selon des responsables américains.

D'après M. Van Creveld, un raid israélien en Iran permettrait probablement de "paralyser les plus importantes installations nucléaires iraniennes". Mais, ajoute-t-il, "je serais très surpris si Israël pouvait mettre KO tout le programme, qui selon tous les renseignements apparaît à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé".

AP

Algérie : les colonels font leur retour au sein des postes clé de l'armée nationale !!

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Après le règne des généraux, les colonels effectuent un retour remarquable au sein des postes de commandement clés de l’Armée nationale populaire (ANP). Dernière nomination en date : le remplacement il y a quelques jours du général Layachi Grid par le colonel Naïm Hakiki à la tête de la Garde républicaine, l’une des institutions clé de l’Etat.

Même si le colonel Hakiki est intérimaire –en attenant la nomination d’un véritable remplaçant qui pourrait intervenir le 5 juillet-, il demeure que le président Bouteflika a choisi un colonel pour ce poste. Le chef de l'Etat avait déjà montré sa préférence pour les colonels en 2007 lors du mouvement qu'il avait effectué à la tête de quatre régions militaires sur les six que compte le pays. Depuis juillet 2007, en effet, trois régions militaires sur six sont dirigées par des colonels, sur décision du président Bouteflika.

La première région militaire est passée entre les mains du colonel Abdelkader Benzekhroufa après avoir été commandée par le général Rachid Zouine. Pour la troisième région, le colonel Mohamed Aouad a été remplacé par le colonel Mostefa Chakour et le colonel Noureddine Hambli avait pris la place du général Oualid Salaa à la tête de la 5e région militaire. La 6e région est restée aux mains d'un général.

Certes, il est encore très tôt pour tirer des conclusions sur ces changements, le choix des colonels pour occuper des postes clés au sein de l’armée a au moins un avantage : il montre une volonté de rajeunissement de l’ANP et peut-être un souhait de rompre avec l’image d’une « Algérie des généraux » qui colle au pays depuis maintenant près de 20 ans.

TSA


Colloque sur l’impunité : la Maison de la Culture envahie de force ce jeudi à Tizi-Ouzou

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Le colloque sur l’impunité, organisé par le Mouvement citoyen, s’est difficilement poursuivi hier à Tizi-Ouzou.
Après avoir tenté, en vain, d’interdire la conférence de Mohamed Benchicou sur ordre du ministère de l’Intérieur, les responsables de la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou ont verrouillé les portes d’entrée afin d’empêcher les travaux de la seconde journée, jeudi à partir de l’après midi.

Des responsables avaient d’abord usé de subterfuges pour empêcher la poursuite des travaux. En effet ils ont annoncé aux organisateurs des archs que la salle des conférences est programmé pour une rencontre avec le célèbre chanteur Taleb Rabah. Cet artiste après qu’il eut été informé que sa programmation était une manipulation pour empêcher le déroulement du colloque, a pris la décision de refuser de tenir sa rencontre à la maison de la culture.
C’est alors que la salle des conférences a été envahie de force par les organisateurs qui ont imposé la tenue des conférences programmées dans ce colloque. Trois personnalités ont donné des conférences suivies de débat. L’on compte Bélaid Abrika, porte parole du mouvement citoyen, Malika Matoub et Maitre Ziani.

Bélaid Abrika a développé son intervention dans le cheminement du phénomène de l’impunité en Algérie et ce depuis les événements de l’insurrection du FFS en 1963 contre le régime de Ben Bella et la répression contre la Kabylie, l’emprisonnement du militant Mohamed Haroun, l’agression de Matoub par armes a à feu en 1988 par des gendarmes, son assassinat en 1998, les événements du printemps noir qui ont fauchés la vie à 123 jeunes de la kabylie. Selon Abrika tous ces massacres sont restés impunis.

Malika Matoub est revenue sur les circonstances de l’assassinat de son frère le 25 juin 1998. Les pressions la campagne d’intox, l’absence de vérité et l’impunité qui planent sur cet assassinat. A l’occasion la sœur de Lounes a fait appel à la participation au rassemblement prévu le 24 de ce mois au tribunal de Tizi Ouzou pour demander la vérité et la justice sur l’assassinat de Matoub Lounes. Enfin le maître Ziani a dénoncé le non respect des procédures judicaires et la non indépendance de la justice en Algérie.

Fillon à Alger pour des contrats militaires

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd
Visite d’un premier ministre français depuis 22 ans
Fillon à Alger pour des contrats militaires

La France et l'Algérie vont signer un accord de coopération militaire inédit, selon le journal français Le Figaro qui souligne que cet accord “marque un rapprochement politique spectaculaire” entre les deux pays.

Contrairement à ses voisins du Maghreb, rentrés dans les rangs peu de temps après l’annonce du projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Algérie maintient le suspense sur sa participation au Sommet de Paris le 13 juillet prochain malgré les tentatives de la France de la convaincre d’adhérer à la future organisation méditerranéenne. Après Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Bernard Kouchner, Anne-Marie Idrac et Fadéla Amara, le Premier ministre français, François Fillon, se déplace à Alger. C’est la première visite d’un Premier ministre français depuis 22 ans.
Sa visite, qui va durer deux jours, devrait permettre la conclusion de deux accords dans la coopération civile nucléaire et la défense, déjà annoncés par le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite d’État en Algérie en décembre dernier.
M. Fillon tentera également de convaincre une Algérie hésitante de participer à l’UPM que Nicolas Sarkozy doit proclamer officiellement le 13 juillet à Paris. Le Premier ministre doit évoquer ce dossier avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui laisse planer le doute sur sa venue au sommet de lancement de l’UPM. L’Algérie avait marqué très tôt son intérêt pour ce projet cher au président Nicolas Sarkozy mais juge que son contenu est “flou”. L’Algérie et des pays arabes avaient renouvelé leurs réserves à l’égard de ce projet lors d’une réunion du Forum des pays de la Méditerranée (Formed) le 6 juin à Alger en réclamant des “clarifications sur les conséquences” politiques de l’entrée d’Israël dans l’UPM. Le jour même Nicolas Sarkozy avait répliqué en affirmant que la présence d’Israël dans l’UPM ne posait “pas de problème” à des pays arabes comme l’Égypte, la Tunisie et le Maroc. En Tunisie, où il a effectué une visite fin avril, “le président (Zine El-Abiddine) Ben Ali ne m’a pas indiqué que c’était un problème”, avait-t-il précisé lors d’un voyage en Grèce. Idem au Maroc, où il s’est rendu en octobre 2007. “Le roi du Maroc, sa Majesté Mohammed VI, non seulement chef d’État mais aussi chef des croyants, ne m’a pas indiqué que la présence d’Israël était un problème. Ce qui pose problème et qui fait la difficulté, c’est le processus (de paix israélo-palestinien) d’Annapolis qui semble être au ralenti”, avait précisé Nicolas Sarkozy. Dans une interview accordée au quotidien français Le Monde jeudi, le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, prolonge le suspense en indiquant que la venue à Paris de M. Bouteflika n’est “pas exclue”.
Selon lui, l’Algérie est favorable au rapprochement des deux rives de la Méditerranée. M. Belkhadem a cependant regretté que l’initiative “exposée en 2007 par le président Sarkozy n’est plus celle qui nous est présentée aujourd’hui”. En d’autres termes, Alger déplore l’amarrage de l’UPM à l’Union européenne, au détriment de la démarche initiale qui devait associer plus étroitement les seuls pays riverains de la Méditerranée. L’Algérie continue aussi de critiquer les restrictions à la circulation de ses citoyens, tandis que la France met en avant la hausse du nombre de visas octroyés : 126 000 en 2007 contre
50 000 dix ans plus tôt. Le Chef du gouvernement français doit signer aujourd’hui un accord-cadre organisant la coopération nucléaire civile entre les deux pays.
Une manière, pour l’Algérie, de préparer l’après-pétrole, et pour la France de préparer des projets industriels futurs dans ce domaine. Un protocole de coopération dans les domaines des impôts, de l’assurance et de la banque doit également être paraphé. L’objectif, indique-t-on de source française, est d’“améliorer le climat des affaires”. Une vingtaine de patrons accompagneront d’ailleurs M. Fillon dans ce voyage qui intervient quelques jours après l’attentat ayant coûté la vie à un ingénieur français près de Lakhdaria (est d’Alger). Alger et Paris vont enfin signer un accord de coopération dans le domaine de la défense, comprenant notamment un important volet de formation, qui pourrait ouvrir la voie à des contrats futurs de vente d’armes.
Les patrons du groupe de construction navale militaire DCNS et du groupe européen de défense et d’aéronautique EADS font d’ailleurs partie de la délégation, alors que l’armée algérienne marquerait notamment son intérêt pour des hélicoptères militaires. Selon, le journal Le Figaro, “le protocole devrait être paraphé ce week-end par le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui accompagne lors de sa visite, le Premier ministre, François Fillon. Le document concerne la formation et l’échange de personnels et devrait ouvrir la voie à des contrats d’armement. C’est du moins le souhait de Paris. Alger pourrait être intéressé par l’achat d’une frégate ou d’hélicoptères. D’où la présence des patrons du groupe de construction navale militaire DCNS et du consortium européen EADS”.
François Fillon devrait également assister à la signature de contrats commerciaux liés à des privatisations en cours de finalisation avec le groupe Lafarge et avec le géant français des gaz industriels et médicaux Air Liquide.

R. B.

La police algérienne refoule Sihem Bensedrine et Omar Mestiri

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

L’Observatoire de la FIDH a été informé par le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) des nouveaux actes de harcèlement et du refoulement de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT et secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de presse, de création et de création (OLPEC), ainsi que de M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

Selon les informations reçues, le 18 juin 2008, Mme Sihem Bensedrine et M. Omar Mestiri, son mari, ont été refoulés par la police des frontières algérienne alors qu’ils franchissaient le poste frontalier de Oum Tboul à proximité de Tabarka (nord-ouest de la Tunisie), pour une visite privée en Algérie.

Mme Bensedrine et M. Mestiri ont été retenus durant plus de deux heures et demi et se sont finalement vus notifier cette mesure de refoulement, sans qu’aucune explication sur la raison qui a motivé ce refoulement ne leur ait été fournie.

Sur leur route vers l’Algérie, Mme Bensedrine et M. Mestiri ont constaté une surveillance policière ainsi qu’une présence de la police politique tunisienne inaccoutumée au poste frontière côté tunisien. Cette surveillance s’est également poursuivie sur le chemin du retour. Ils ont également noté des échanges téléphoniques entre les deux polices alors qu’ils attendaient au poste frontière.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à ces actes de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner leurs activités en faveur des droits de l’Homme.

L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

I. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ;

II. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri et de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

III. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

IV. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses :

M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn
M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs.

***

Genève - Paris, le 20 juin 2008

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : Appeals@fidh-omct.org

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

L’Express et le mal-être des jeunes Algériens

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

L’hebdomaire français l’Express a consacré un reportage aux colères de la jeunesse algérienne.

Mêmes causes, mêmes effets. A Sidi Ifni, un petit port du Sud marocain, les forces de l'ordre sont intervenues, le 6 juin, pour disperser sans ménagement de jeunes manifestants qui bloquaient depuis une semaine l'accès aux quais à la suite d'un tirage au sort organisé par la municipalité pour l'embauche de trois personnes. Bilan : 44 blessés, selon les autorités.

La veille, à Redeyef, une ville minière proche de Gafsa, dans le centre de la Tunisie, un chômeur de 25 ans a été tué lors de très violents accrochages opposant la police à de jeunes protestataires. Traditionnellement frondeuse, cette région est en ébullition depuis la publication, au début de l'année, des résultats d'un concours d'entrée à la Compagnie des phosphates de Gafsa, le seul employeur (public) du bassin (voir L'Express du 15 mai).

L'Algérie n'est pas en reste. Régulièrement, des jeunes y brûlent des pneus, barrent des routes et s'en prennent aux bâtiments publics pour protester contre la "malvie". Le détonateur est souvent anodin : la défaite d'une équipe de foot, une rixe avec des policiers, la distribution, au compte-gouttes, de logements sociaux... Les émeutes durent quelques heures, ou quelques jours. Ces coups de colère accompagnés d'actes de vandalisme sont, depuis le début du printemps, de plus en plus fréquents. Au point d'être devenus l'unique forme de contestation sociale.

La colère des "diplômés chômeurs"

En avril, la ville de Tiaret, dans le centre du pays, s'est enflammée parce qu'un ministre s'était rendu sur place afin d'assister aux obsèques de jeunes harraga - candidats à l'émigration clandestine - dont les corps avaient été repêchés quelques jours plus tôt.
En mai, des émeutes ont éclaté en plusieurs endroits : à Gdyel, près d'Oran, après un suicide et la noyade d'autres harraga ; à Ouargla, dans le Sud, parce que des jeunes s'étaient sentis insultés par des propos du préfet ; à Chlef, à mi-chemin d'Alger et d'Oran, à cause du retard pris dans un programme de construction de logements. A Oran, enfin, des troubles ont agité la deuxième ville du pays : les violences, qui ont fait 300 blessés, ont été déclenchées par la relégation en deuxième division du club de foot local ! Plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés.
Chômage, vie chère, inégalités, clientélisme, absence d'avenir : les jeunes Maghrébins expriment dans la rue leur mal-être et leur ras-le-bol. Quand ils ne décident pas de « brûler » leurs papiers et les frontières en embarquant pour l'Europe à leurs risques et périls. Ou de s'engager dans un jihad mortifère.
La flambée des prix des denrées alimentaires, que les subventions des Etats ne suffisent plus à contenir, et la dégradation des conditions de vie qui en résulte alimentent la crise sociale. Le Maroc aura sans doute dépensé, en 2008, 40 milliards de dirhams (3,5 milliards d'euros) pour soutenir les prix des carburants, des céréales et du sucre, soit 5 % de son PIB. A long terme, c'est évidemment insoutenable.
En Algérie, la hausse du cours des hydrocarbures, qui a propulsé les réserves de change au-dessus de la barre des 80 milliards d'euros, est un motif supplémentaire d'exaspération. Mais c'est surtout le chômage des jeunes, endémique, qui ronge les trois pays, malgré une croissance soutenue.
En Tunisie, où 60 000 diplômés arrivent chaque année sur le marché du travail,le chômage des moins de 25 ans se situerait aux alentours de 20 %, au lieu de 14 % en moyenne. Plusieurs dispositifs ont pourtant été mis en place qui permettent la prise en charge par l'Etat des premiers mois de salaire, le financement de microentreprises et l'accès à des programmes de formation. Les experts estiment qu'il faudrait une croissance de 8 % pour absorber les nouveaux demandeurs d'emploi.
En outre, une bonne partie des 150 filières proposées par l'université tunisienne ne sont pas adaptées au marché du travail. Le constat est le même au Maroc, où seules quelques formations sélectives préparent aux métiers dont le secteur privé a besoin. Le pays, en plein développement, manque d'ingénieurs et d'informaticiens. Mais, selon les chiffres du Haut-Commissariat au plan, 4 demandeurs d'emploi sur 10 ont moins de 25 ans et le taux de chômage à la sortie de l'enseignement supérieur s'établit à 20,8 %.

En ville, 20 % des ménages mettent l'emploi en tête de leurs préoccupations. Depuis dix ans, chaque jour ou presque, des dizaines de "diplômés chômeurs" expriment leur colère, à l'appel de l'une ou l'autre de leurs associations, devant le Parlement de Rabat.

L'Algérie est riche... mais pas les Algériens

La violence des incidents de Sidi Ifni a été dénoncée avec vigueur par les associations de défense des droits de l'homme, ainsi que par une grande partie de la presse du royaume. Personne, au Maroc, n'a oublié les "émeutes de la faim" qui avaient fait une soixantaine de morts à Casablanca en 1981... "Les gens ont peur de l'avenir, commente Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au plan et figure de l'Union socialiste des forces populaires, principal parti de la gauche marocaine et membre de la coalition gouvernementale. Or les Marocains, après avoir longtemps vécu dans une société bloquée, ont pris l'habitude de manifester. Les forces de l'ordre ne savent pas toujours faire face.

Il arrive qu'il y ait des bavures. Je n'en suis pas moins convaincu que c'est en laissant les gens s'exprimer, même dans la rue, que l'on évitera une explosion sociale." L'emploi est au coeur des politiques publiques et de l'Initiative nationale pour le développement humain, un programme de lutte contre la pauvreté lancé il y a trois ans. La croissance reste cependant largement tributaire des aléas climatiques, même si la situation s'est sensiblement améliorée ces dernières années. "Je n'ai pas de baguette magique", avait prévenu Mohammed VI en 1999, peu après son accession au trône.

L'Algérie, elle, est riche. Mais les Algériens, eux, continuent à tirer le diable par la queue, à s'entasser dans des appartements exigus, à vivre de petits boulots. Le taux de chômage des jeunes atteint 25 % (13 % en moyenne), le pays manque de 1,5 million de logements. Il y a aussi la hogra, un mot propre à l'Algérie, presque intraduisible, qui exprime le sentiment qu'ont les citoyens d'être méprisés par un Etat autiste face à leurs revendications. Pétrole, gaz, plaines fertiles, plages ensoleillées à deux heures de l'Europe... Les Algériens n'ignorent rien de cet énorme potentiel. Et ils enragent de vivre aussi mal alors que leur pays était celui de tous les possibles.

Dominique Lagarde avec Baya Gacemi (à Alger), mis à jour le 19/06/2008

Le pouvoir a tenté d’empêcher le déroulement du colloque sur l’impunité

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Le pouvoir a tenté d’empêcher le déroulement du colloque sur l’impunité à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou qui s’est quand même poursuivi de force.
Pour rappel ce colloque à pour thème « l’impunité en Algérie : la résistance face au silence et complicités » et a été organisé à l’occasion du 10e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes, le 25 juin 1998 et à l’occasion du 7e anniversaire des événements du printemps noir en Kabylie. Parmi les conférenciers l’on cite, le professeur Mohand Issad, les maitres, Abdellah Benarbia, Said Mezil, Boudjemaa Guechir, Belkacem Lounes du CMA, Malika Matoub, Docteur Djilali Hedjadj, Bélaid Abrika et Mohamed Benchicou.
L’information de cette interdiction décidée à la dernière minute a été donnée par Bélaid Abrika, porte parole du mouvement citoyen.
Celui-ci a révélé que le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi a d’abord exigé des organisateurs qu’ils retirent Mohamed Benchicou de la liste des conférenciers. L’ordre serait venu du wali sur injonction du ministère de l’Intérieur.
Mohamed Benchicou devait intervenir jeudi 19 juin à 15 heures.
Devant le refus des organisateurs de retirer le nom de Benchicou, le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi leur a signifié alors par écrit l’interdiction de la poursuite des travaux du colloque et que la salle ne leur sera pas octroyée jeudi 19 juin.
Les organisateurs ont alors avancé à mercredi 18 la conférence de Mohamed Benchicou (lire la conférence). Ce qui a provoqué la colère de M. Ould El Hadi.
Ce dernier a alors verrouillé les portes de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour empêcher le déroulement de la seconde journée du colloque.
Cette décision a forcé les organisateurs à envahir les lieux par la force et de poursuivre les travaux du colloque malgré l’interdiction.

L.M.

François Fillon: « La France attachée au rôle de l’Algérie au sein de l’UPM »

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd
François Fillon, premier ministre français à El Khabar et El Watan : « La France attachée au rôle de l’Algérie au sein de l’UPM »

“La position de la France n’est pas acquise en Algérie”
“Nous n’avons pas à avoir peur de la concurrence”
“Nous ne céderons pas à la menace”
“Les choses ne s’improvisent pas dans le domaine nucléaire”
“Nous sommes favorables à des contrats énergétique à long terme”. Dans l’interview accordée à El Watan et El Khabar, François Fillon estime que la France attache beaucoup de prix au rôle de l’Algérie, qualifiée de partenaire régional majeur, au sein de l’UPM.

Si la relation économique entre les deux pays est “exceptionnelle”, la position de la France n’est, selon lui, pas acquise. A ses yeux, les 300 entreprises françaises, présentes en Algérie, peuvent faire plus en matière d’investissement. Au volet sécuritaire, il note qu’il n’est pas question de céder à la menace, après l’attentat qui a ciblé le groupe français Razel. “Les entreprises doivent rester en Algérie”, déclare-t-il. Les services de sécurité des deux pays ont une bonne coopération technique. L’assistance et la formation seront les principaux points de l’accord nucléaire entre les pays (accord avalisé par l’agence européenne Euratom). A propos de l’Histoire, François Fillon estime que la France beaucoup avancé sur les questions mémorielles. “Cette reconnaissance des fautes passées, nous la devions aux Algériens qui ont souffert du système colonial (...) car chaque démocratie est fondée sur une exigence de vérité”, dit-il. Le premier ministre français a évité de répondre à une question sur la possibilité de ventes d’armes françaises à l’Algérie. Lire l’interview intégrale dans l’édition de samedi 21 juin 2008.

EW/EK

Le CMA a déposé plainte contre le wali de Tizi-Ouzou

Posté le 19.06.2008 par abdoumenfloyd

Le procès est fixé pour le 22 juin prochain
Le CMA a déposé plainte contre le wali de Tizi-Ouzou

Selon les termes d’une déclaration transmise à notre rédaction par le président du CMA (Congrès mondial amazigh), le wali de Tizi-Ouzou est esté en justice suite à un dépôt de plainte introduit par le CMA, pour non-autorisation de tenue du congrès à Tizi-Ouzou. L’audience est fixée pour le 22 juin 2008 à partir de 8h au tribunal administratif de Tizi-Ouzou, est-il mentionné dans la déclaration. Il s’agit en fait d’une non-suite à la demande introduite et que le CMA n’a reçu aucune réponse des autorités de wilaya, que le CMA assimile à un refus. Le congrès est prévu du 25 au 27 juillet prochain, il constitue les 8èmes assises internationales du CMA à Tizi-Ouzou.

Dans la déclaration, le CMA fustige l’attitude de l’administration locale de Tizi-Ouzou, en la qualifiant de contraire au droit algérien et au droit international car méprisante vis-à-vis des principes de démocratie et de liberté d’expression. L’alerte est donnée par le CMA en affirmant avoir saisi, sur cette question, les organes concernés des Nations unies et de l’Union européenne. La déclaration confirme que les associations qui ont déposé la demande d’autorisation du congrès du CMA en Kabylie ont porté plainte contre le wali de Tizi-Ouzou. Le CMA appelle toute association, organisation ou personne soucieuse des valeurs démocratiques, de liberté et de progrès à se rendre au tribunal de Tizi-Ouzou le jour de l’audience, le 22 juin prochain. La réaction à cette affaire ne s’est pas fait attendre, des militants du CMA s’insurgent contre la démarche, qualifiant de vice de forme le dépôt de plainte, donc irrecevable. Les responsables de l’association “Amusnaw”, membre du Conseil fédéral du CMA qui se sont présentés à notre bureau sont outrés par cet empressement à tirer des conclusions. Etant eux-mêmes, avec l’association Mereghna, à avoir déposé la demande d’autorisation de la tenue du congrès à Tizi-Ouzou, se déclarent toujours en attente d’une réponse et ne sont nullement concernés par la démarche insidieuse du CMA. D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à dénoncer le vice président du CMA, qu’ils disent être en suspension d’activité du CMA, depuis la tenue du Conseil fédéral tenu à Meknes (Maroc) le 20 février 2008. Le comité d’organisation du Congés mondial amazigh est constitué d’associations (Amusnaw- Aghbalou- Tharwa Amazigh, Collectif de femmes Printemps noir- Association Numidia) seuls habilitées à se prononcer et ce n’est pas à des individus autoproclamés qu’échoit ce droit. Le comité organisationnel rejette dans le fond et dans la forme la plainte déposée contre le wali de Tizi-Ouzou. Avec cette nouvelle donne, le CMA se déchire entre deux tendances, celle autonomiste auteur de la plainte et l’aile strictement culturaliste, qui n’a comme préoccupation que l’épanouissement et la promotion de la culture et de la langue amazighes. Il s’agit d’une divergence d’approche stratégique qui prend forme dans les rangs des militants du CMA.



Khaled Zahem/D.K

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