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Ahh si c'était chez nous !

Publié le 12/09/2009 à 15:49 par abdoumenfloyd Tags : corruption chine Chen Shui bian
TaÏwan
L’ex-président condamné à la prison à vie pour corruption

L’ex-président taïwanaisChen Shui-bian, âgé de 58 ans, a été condamné hier à la prison à vie pour corruption, ont indiqué des médias occidentaux qui reprennent la télévision locale.

 

 

M. Chen a été reconnu coupable de détournement de fonds, blanchiment et d’avoir touché des pots-de-vin, a indiqué la chaîne ETTV. L’ancien président taïwanais, élu en 2000 puis réélu en 2004, avait quitté la scène politique, affaibli par des scandales de corruption à répétition dans son entourage immédiat. Il avait perdu son immunité après avoir quitté ses fonctions en mai 2008 et avait été placé en détention provisoire le 12 novembre.





DRS et ISLAMISTES ensemble pour une KABYLIE agenouillée*

Publié le 07/09/2009 à 07:34 par abdoumenfloyd Tags : algerie islamistes drs kabylie mak

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN  

M--A--k Kabylie : Encore un rapt


Dans la nuit du lundi 24 août, vers 22:00, M. Latab Samir, un homme d’une trentaine d’années a été enlevé à At Dwala, (20KM au Sud-Est de Tizi-wezzu) par des hommes armées sur la RN 30, au niveau de la bifurcation menant à Tala Xlil. Au moment de son kidnapping, il était en compagnie de 2deux camarades qui ont été laissés en liberté par les ravisseurs. Son véhicule a été retrouvé le lendemain matin à At Dwala, à proximité du mausolée d’Akal Averkan.

Ces enlèvements de patrons et de membres de leurs familles sont devenues monnaie courante dans une Kabylie hyper fliquée et militairement quadrillée, Nous savons que ces renforts d’indics, d’agents de la Sécurité Militaire, de gendarmes et de soldats qui, à eux seuls, sont plus de 50 000 hommes sont mobilisés contre d’éventuelles manifestations pacifiques autonomistes que pour assurer la sécurité des citoyens.

Le MAK exprime son inquiétude quant au sort de M. Samir Latab et apporte son soutien à sa famille.

Ces rapts sont destinés à faire fuir les investisseurs de la Kabylie pour y briser tout effort de développement.


INSECURITE ET RESISTANCE À AT WASIF


Coordination d’At wasif INSECURITE ET RESISTANCE A AT WASIF

Dans la nuit du vendredi 29 août 2009, vers 22h00, un groupe d’individus armés a tenté de kidnapper un investisseur producteur de poulet de chair à proximité de la commune d’At Tudert, (At- Wasif). Grâce à son sang froid et une détermination à toute épreuve, il a pu s’échapper du guet-apens. Il y a quelques semaines, une autre tentative de rapt, quasiment au même endroit s’est soldée par un échec grâce au courage de la victime qui a foncé sur le barrage de pierres dressé sur la route.

Depuis quelques années, c’est en ce même périmètre de quelques centaines de m² que se perpètrent toutes les exactions commises contre les civils dans la région, dont celle qui a coûté la vie à un patron de débit de boissons et son fils en mai 2008 à 22h00.

Il y a près de 2 mois, la population, excédée, a organisé un sit-in à Larva n At Wasif (siège de la circonscription administrative) pour dénoncer l’inertie des services de sécurité pourtant présents aux alentours dans des proportions démesurées. La délégation de citoyens reçue ce jour-là à la sous-préfecture a été rassurée verbalement par les autorités locales qui ont promis un redéploiement du plan de sécurité. Apparemment, c’était là juste des promesses en l’air puisque les ravisseurs continuent de sévir à leur guise, au même endroit et en toute quiétude. Les citoyens qui avaient demandé alors les moyens de leur autodéfense ne sont pas loin de considérer la posture des services de sécurité comme de la connivence avec ces hommes armés qui écument la région depuis de longues années.

En tout état de cause, ils rendent responsables le Sous-préfet, les autorités militaires et policières ainsi que l’Etat, de toutes les dérives passées et à venir dans cette région livrée à l’insécurité quotidienne. Le mépris des autorités locales qui se suffisent de barricades autour de leur siège d’exercice du pouvoir est intolérable. Leur souci, après leur petite personne, est d’assurer la sécurité des campements militaires et policiers et non celle des citoyens. Le MAK condamne ces agissements et la complaisance dont ils bénéficient de la part des autorités locales.

Il appelle la population d’At Wasif et de toute la Kabylie à la vigilance et à la solidarité.


At Wasif le 1er septembre 2009

P/La Coordination, Azru Lukad

 

 

(*) :Titre du modérateur.

PS: L’article n’exprime pas l’opinion du CLUB DES DEMOCRATES sur la question de l'autonomie de la Kabylie.

Explosion de joie dans les rues d’Alger

Publié le 07/09/2009 à 07:18 par abdoumenfloyd Tags : Algerie les verts coupe du monde

 

 

 

Klaxons et embouteillages...Dimanche en fin de soirée, la victoire de l'Algérie contre la Zambie (1-0) a été suivie d'une explosion de joie dans les rues et les quartiers d'Alger, qui étaient désertés quelques minutes avant la fin du match. Au coup de sifflet final, tout le monde s'est retrouvé dans la rue pour défiler et fêter la précieuse et difficile victoire des Verts face aux coriaces Zambiens.

Les défilés devraient durer toute la nuit. Des jeunes et des vieux, dans des voitures ornées du drapeau national, défilent, créant des embouteillages monstres partout.

Grâce à cette performance, l'Algérie a fait en effet un grand pas pour sa qualification au Mondial 2010 en Afrique du sud. Et les Algériens croient désormais en la qualification de l'équipe nationale. Inimaginable il y a seulement quelques mois. L'Algérie ne s'est pas qualifiée au Mondial depuis....23 ans.

Après la victoire samedi de l'Egypte au Rwanda (1-0) qui s'est relancée dans la course à la qualification, beaucoup craignaient ce match face à la redoutable Zambie, venue à Blida pour venger son humiliation de l'aller (2-0) par les Verts.


Ali Idir

L’UNION POUR LE CHANGEMENT -CAMEROUN- NOUS ÉCRIT ..

Publié le 06/09/2009 à 07:25 par abdoumenfloyd
L’UNION POUR LE CHANGEMENT -CAMEROUN- NOUS ÉCRIT ..

Transcription intégrale

 

UNION POUR LE CHANGEMENT *CAMEROUN*

DR TCHAWO NGANKAM HONORE


TRES CHER MONSIEUR JAZAIRI :

 
AU CLUB DES DEMOCRATES ALGERIENS ET MAGHREBINS VOIRE AFRICAIN L'UNION POUR LE MAGHREB A ETE UNE FIERTE POUR NOUS ET NOUS PENSONS AUSSI SOUS
LES TROPIQUES A L'UNION POUR L'AFRIQUE CENTRALE   UPAC
UNION POUR L'AFRIQUE DE L OUEST   UPAO
UNION POUR L'AFRIQUE AUSTRALE   APAU
UNION DE L'AFRIQUE DE L'EST   UPAE
 
 
AINSI TOUS LES SOCIODEMOCRATES CAMEROUNAIS ET LES CHRETIENS CAMEROUNAIS SANS OUBLIER LES LIBERAUX S'UNISSENT A NOUS A TRAVERS L'UNION POUR LE CHANGEMENT AFIN DE PERPETUER LA DEUXIEME REPUBLIQUE SOUS LES TROPIQUES DEPUIS INDEPENDANCE  ET PACTE COLONIAL QUI S'AMELIORE DE TEMPS A AUTRE
 
LES DEUXIEMES REPUBLIQUES AFRICAINES DEVRONT PERMETTRE UN  NOUVEL ELAN ET UN NOUVEAU PACTE COLONIAL NOUS ESPERONS
 
LES DEUXIEMES REPUBLIQUES AFRICAINES DEVRONT DANS CE PACTE RENOUVELLER LE DEVELOPPEMENT EN INNOVANT ,POUR UNE AFRIQUE DYNAMIQUE ET JOYEUSE.
 
MONSIEUR ;COMME TOUT AFRICAIN SOUCIEUX DE SON AVENIR ,NOUS SOUHAITONS UNE COLLABORATION ENTRE VOTRE MOUVEMENT ET L'UNION POUR LE CHANGEMENT.

BIEN A VOUS POUR CE GRAND COMBAT  

UPC

LES CHIENS QUI TERRORISENT L'AFGHANISTAN..

Publié le 04/09/2009 à 18:46 par abdoumenfloyd
LES CHIENS QUI TERRORISENT L'AFGHANISTAN..

Ce fermier afghan, ici à l'hôpital de Kaboul, affirme avoir eu le nez et les oreilles coupés par des Talibans alors qu'il se rendait dans un bureau de vote en août dernier, le 31 août 2009.


Crédit : M. HOSSAINI / AFP

CHRONIQUE DU MOIS -- "Qui est qui ?!"

Publié le 25/08/2009 à 07:35 par abdoumenfloyd Tags : tahia bladi fis anouar heddam harraga islamisme laicité drs démocratie
CHRONIQUE DU MOIS -- "Qui est qui ?!"

 

 

Par Abdelmoumene Jazairi :

 

…Un des protagonistes islamistes est de retour, il multiplie les interventions publiques depuis plusieurs mois...Quelle audace !

              --C’est qui …Alilou ?!

Non, c’est Anouar Haddam(il porte bien son nom), chef de la délégation parlementaire du FIS (le Front Islamique du Salut) ,il vit aux USA depuis plusieurs années ,il est surtout connu par les algériens comme celui qui a exclusivement revendiqué l’attentat à la voiture piégée de la rue Amirouche en 1995 ,l’attentat avait fait des centaines de victimes entre morts et blessés..

         --Ahhh  d’accord, ça me revient, je l’ai déjà vu sur Aljazeera, il refuse de reconnaitre les crimes du FIS, il dit que c’était de la légitime défense !


Machéft walou [Tu n’as rien vu], de nos jours, Haddam se revendique comme démocrate, du moins c’est ce que j’ai compris en lisant son intervention sur « le Quotidien d’Algérie » ex : Tahia Bladi...

            --Tahia Bladi..euh, c’est un site non ?

Exact, il appartient à un groupe de « démocrates » qui ne se gênent pas à convoler quelques idées de quelques terroristes comme ce Haddam...

     --Qu’a-t-il déclaré ?

Il a parlé notamment  de« processus de démocratisation », « pluralité politique », « droits de la femme », « acceptation des partis laïcs », « respect des libertés »...un démocrate quoi !


      --Franchement, je ne comprends plus rien, le monde a changé « yaw » ! Ali Belhadj appelle à des élections démocratiques, Abassi Madani déclare que le FIS était victime d’une propagande orchestrée par le DRS, et là ,Haddam se prétend carrément comme démocrate !


Et oui ! Iîch t’chouf [vis et tu verras] On se demande qui sont les intégristes ? Eux ou nous ?! Qui ont pris les armes contre le peuple ? Eux ou nous ?!Qui a instauré les tribunaux islamiques à Bab el oued et à Beraki... ? Qui a forcé les femmes à mettre le Hidjab [Le voile], qui a soutenu le GIA...        

     --Attends, marani fahèm walou [Je ne comprends plus rien] mais c’est qui « nous » ? Et c’est qui « eux »?

Logiquement, il devait y avoir deux fractions, au moins de cette façon, on aurait eu un jeu clair et des règles précises...Seulement, le "maktoub" [destin]a fait qu’une « Tchaktchouka » politique ait vu le jour !

       --Comment ca ?!

Ben, y a eu le grand réveil des démocrates en 1980, suivi par la création de la mouvance islamiste quatre ans plus tard...

       --Et ?

Les islamistes se sont emparés des milliers de mosquées à travers le pays, les démocrates se sont divisés...

            --C’est mauvais ça !

Oui, c’était même trop tard de les unir!

            --Aâlach [Pourquoi] ?

Les "autres" voulaient confronter les islamistes aux démocrates, et ils ont réussi !

           --Tu veux dire les confronter aux berbéristes !?

Berbéristes, démocrates, laïcs...c’est kif kif...Un vrai démocrate milite pour son « Algérienité » donc pour sa berbérité, et combat l’idéologisation de toute religion, donc il est plus ou moins laïc ! Mais la laïcité en Algérie c’est un autre calvaire !

           --Explique !

Une partie des laïcs a préféré défier les islamistes avec moins de 10% de sièges au parlement, l’autre partie a fait « allégeance à Nezzar »pour l’éradication...

           --Donc ils se sont divisés !

Malheureusement, cette division s’est particulièrement illustrée après le contrat de Rome en 1995..mais là encore, c’est les "autres" qui ont minutieusement manipulé l’opinion nationale et internationale...

       --Depuis tout à l’heure tu parle des "autres" ! C’est quoi ça encore ??!

Bon bref...Les autres, c’est les responsables de ce qui se passe aujourd’hui, de tous ces désastres...Et c’est à cause d’eux qu’on est là, entrain d’attendre au milieu de la nuit sur cette plage déserte…

           --Boutef en fait partie ?

Boff, Boutef n’est qu’un pion « meskine » [miséreux]

           --Ils sont forts alors !

Juste plus forts qu’un peuple assiégé...

          --Qui va les arrêter ? Les juger ?

L’histoire...

          --Wooww, tu m’encourage vraiment à ne plus revenir...


Aya khèf, Khèf [grouille-toi], ils arrivent avec la barque...Faut qu’on embarque tout de suite si on veut arriver en Sardaigne avant l’aube...

 

Mourad et Samy ,39 et 24 ans, noyés et repêchés en haute mer, trois jours après cette discussion...

 

A.J

Congrès de la soummam,l’étape de la maturité révolutionnaire

Publié le 23/08/2009 à 07:46 par abdoumenfloyd

 

Colonel Sadek,Abane Ramdane et Larbi Ben M'hidi, 1956.

 

 

ParBélaïd Abane :

 

Eludant le problème de direction, Abane Ramdane revient longuement sur la réunion nationale prévue pour le mois d’août 1956 en se faisant plus précis et plus pressant (lettre du 3 avril 1956) : « Nous avons décidé de tenir une réunion des principaux chefs de la résistance (…) chez Zighout, dans le Nord constantinois. Y assisteront le responsable de l’Oranie (…), Krim et Abane de l’Algérois, Zighout et son adjoint, Ben Boulaïd et son adjoint et deux éléments de l’extérieur (…)


Zighout se porte garant de la sécurité des délégués une fois entrés dans sa zone. Dans cette réunion seront réglés tous les problèmes et nous dissiperons tous les malentendus (…). L’intérêt du pays exige cette réunion (…). Nous espérons que vous serez au rendez-vous ; sinon, nous prendrons seuls de grandes décisions et alors vous ne vous en prendrez qu’à vous-mêmes. Nous demandons au frère Khider de le rappeler par téléphone à tous les frères pour que chacun prenne ses responsabilités. Envoyez de préférence Ben Bella et Aït Ahmed ou Ben Bella et Khider. » Abane propose aux délégués extérieurs plusieurs itinéraires pour rentrer en Algérie : la Libye et les Aurès par l’est, ou par l’ouest à partir du Rif d’où ils pourront « rentrer facilement en Oranie et foncer par train jusqu’à Alger ». « D’Alger, nous répondrons de leur sécurité jusqu’au Constantinois », rassure Abane. Dans ses deux lettres successives datées du 23 et 30 avril dans lesquelles il accuse réception de tous les courriers d’Alger, Khider passe totalement sous silence la réunion sur laquelle n’avait pourtant cessé d’insister Abane. Ce dernier, qui rappelle une dernière fois l’importance de cette réunion dans une lettre datée du 14 mai 1956, attire l’attention des deux délégués qui doivent venir du Caire pour « redoubler de vigilance ». Le moyen le plus sûr, leur suggère-t-il, serait d’entrer en Tunisie et de passer ensuite en Algérie par Tébessa ou Bône. Notons qu’en 1956, il n’y avait pas encore de barrage électrifié (ligne Morice-Challe) qui pourrait, on peut le comprendre, décourager les délégués extérieurs de rentrer en Algérie. Dans une lettre datée du 18 mars, ce sont encore les activités diplomatiques de la délégation extérieure qui préoccupent Khider. Pas un mot sur la réunion projetée. S’agirait-il pour les membres de la délégation extérieure d’une réunion sans intérêt, comme semble le suggérer cette réaction bien tardive de Khider le 6 juin 1956 : « En ce qui concerne la réunion (sic), vous recevrez nos suggestions directement par quelqu’un ; étudiez les très attentivement parce que nous pensons que c’est la meilleure solution. » A la mi-juin, quelques jours avant son départ pour la Soummam, Abane rappelle aux délégués extérieurs que leur « présence est indispensable ». La question est donc de savoir si les délégués extérieurs avaient réellement l’intention de rentrer en Algérie pour participer à la réunion de la Soummam. On peut en douter. Il faut rappeler en effet qu’aucun des dirigeants extérieurs, y compris Mohamed Boudiaf qui devait organiser une réunion de coordination en 1955, n’est rentré sur le territoire algérien depuis le 1er novembre1954. L’argument de sécurité qu’on a trop souvent tendance à invoquer ne tient pas la route car Ben M’hidi, pourtant activement recherché, a réussi à franchir la frontière et à faire le trajet Alger-Oran en train sans encombre. De nombreux chefs militaires passeront également les frontières dans tous les sens même après la construction du barrage Morice-Challe. La vérité est que les délégués extérieurs étaient surtout préoccupés par les questions diplomatiques, comme le suggère le contenu de leur lettre du 15 août. Khider y dresse un bilan des activités diplomatiques très chargées des dirigeants du Caire qui « ont été tous absents les uns après les autres, ce qui explique le flottement et le retard de notre correspondance ».

Autre raison de croire que les délégués extérieurs étaient en réalité très éloignés des questions intérieures, cette déclaration de Hocine Aït Ahmed rapportée par Mohamed Harbi : « Personnellement, j’ignorais qu’un congrès s’était tenu à la Soummam. J’étais aux Etats-Unis (...). Des gens du Pentagone avaient accepté de nous livrer des armes (…). Khider et Ben Bella étaient, eux, au courant de la tenue d’un congrès. Mais nous n’avons pas eu le temps d’en parler. » A l’évidence, les responsables extérieurs, absorbés par le travail diplomatique, étaient à mille lieues des préoccupations « soummamiennes » de Abane et de ses camarades de l’intérieur. A l’exception de Ben Bella auquel les préparatifs de la Soummam avaient causé de gros soucis, aux dires de son mentor égyptien, Fathi Dib. Pourtant Ben Bella ne rentrera pas en Algérie alors qu’il avait largement le temps de préparer son voyage. Abane n’avait cessé de rappeler, dans chacune de ses correspondances depuis le 1er décembre 1955, l’importance de l’événement et avait même suggéré des itinéraires dont celui que Ben M’hidi avait emprunté en toute sécurité en mai 1956. A la vérité, Ben Bella n’avait pas l’intention de rentrer en Algérie. Sa décision était prise depuis que le Raïs égyptien a pris « l’affaire de la Soummam » en mains et que le major Dib lui a « déconseillé de retourner en Algérie pour assister à cette réunion ». La plateforme de la Soummam : un projet algérien, citoyen et politique Le projet soummamien est algérien, citoyen et politique. La vision est assurément algérienne avant d’être maghrébine ou arabe. Le principe de la primauté intérieure sur l’extérieur pourrait se lire en toute logique dans ce sens. L’Algérie d’abord, en quelque sorte. La doctrine soummamienne s’est également affranchie des croyances et des identités pour ne s’attacher qu’à l’aspect citoyen. N’oublions pas que ni la proclamation de Novembre ni le congrès de la Soummam n’avaient exclu de la nation algérienne les juifs et les Européens désireux de prendre la nationalité algérienne et de rester en Algérie. Pour ce faire, en toute logique, il n’y avait que la citoyenneté pour espace commun à tous. Enfin, le projet soummamien était politique par excellence et proclamait la primauté du politique sur le militaire, principe que d’aucuns ont malheureusement tendance à lire au premier degré (« le politique doit commander au militaire »), alors qu’il s’agissait de subordonner toute action militaire à des objectifs politique et au but suprême de la Révolution : la libération nationale et l’indépendance, ce qui est politique par excellence. La victoire militaire étant d’évidence impossible face à une armée puissante suréquipée, combattant à une heure d’avion de la métropole, contrairement à la guerre d’Indochine qui s’est terminée dans la débâcle de Dien Bien Phu avec cette victoire des « damnés de la terre » qui a suscité chez les Algériens les espoirs les plus fous. La rationalisation et l’organisation de la lutte sont également des priorités pour les congressistes. L’armée de libération nationale (ALN), formée de groupes de maquisards disparates et éparpillés à travers le territoire algérien, est structurée en une armée véritablement nationale dans la perspective d’une guerre révolutionnaire longue. Sont uniformisés à travers tout le territoire les grades, les unités, la hiérarchie, les promotions, les décorations et les soldes. Chaque combattant est désormais immatriculé et doté d’un livret individuel. Une visite médicale est obligatoire pour chaque nouvelle recrue. Les permissions sont instituées et réglementées. On ne peut imaginer à quel point l’ALN était organisée dans les maquis. On peut même dire à ce titre qu’elle n’avait rien à envier à une armée de vieille tradition comme l’armée française. Les modalités d’exercice de la violence sont définies et « moralisées ». Désormais « aucun officier, quel que soit son grade, n’a le droit de prononcer une condamnation à mort (...). Des tribunaux à l’échelle du secteur et de la zone sont institués et chargés de juger les civils et les militaires (…). L’égorgement est formellement interdit (…). Les condamnés à mort seront fusillés (…) La mutilation formellement interdite (…). L’accusé a droit de choisir une défense. »

 

 

 


Les « prisonniers de guerre » sont pris en charge ; leur exécution est « formellement interdite ». Un service spécial est créé dans chaque wilaya pour « populariser la justesse de la lutte ». Les directives politiques des congressistes sont claires : « En dépit de l’attitude du colonialisme français à l’égard de nos combattants prisonniers, nous ne devons en aucun cas maltraiter nos prisonniers. Bien au contraire, nos prisonniers seront bien traités, endoctrinés puis relâchés après le serment sur l’honneur de ne pas reprendre les armes contre les Algériens (…). Nos actes doivent être des actes qui paient. » Un nouveau découpage territorial est institué comprenant 6 wilayas et Alger, vitrine politique de l’Algérie en guerre, érigée en zone autonome, placée sous le contrôle direct de la direction nationale (CCE) issue du congrès. La direction collégiale est érigée en principe de commandement à chaque niveau d’organisation territoriale. Une administration parallèle est mise en place, chargée de l’état civil, des affaires judiciaires et islamiques, des affaires financières et économiques et de la police. Anticipant sur l’avenir, le congrès instaure un système d’allocations familiales au bénéfice des familles de combattants. Des pensions de guerre sont également versées aux familles de combattants morts ou faits prisonniers. La « République sociale » est en marche. Une direction nationale, le CCE, est désignée et chargée d’appliquer la politique définie par un Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), véritable « Parlement national » de guerre et « organisme suprême de la Révolution » dépositaire de la « souveraineté nationale ». La composition de ces organismes est ouverte aux personnels des anciennes formations politiques modérées du mouvement national. Le congrès donne ainsi une réalité organique à l’union nationale et à l’unanimité qui prévaut déjà au sein du FLN et permet d’impliquer le peuple dans toutes ses composantes, de conférer au soulèvement le cachet d’une guerre de résistance nationale et de mettre définitivement fin au projet d’une « troisième voie » dont l’autorité coloniale n’a pas encore totalement fait son deuil. Ainsi, même s’il n’exprime pas une pensée politique rigoureuse, le congrès de la Soummam donne naissance à une représentation nationale qui regroupe des opinions et des sensibilités politiques différentes, mais unies autour d’un objectif commun, l’indépendance, et d’un projet de société sommairement défini. Si ce projet élude la question sociale, il recèle néanmoins une forme d’organisation politique, la démocratie, qualifiée de sociale. Comment aller au-delà de ce projet commun minimal, sans mettre en péril l’unité même du mouvement ? Car désormais vont devoir se côtoyer dans les instances dirigeantes et dans les maquis des religieux, des laïcs, des libéraux, des socialistes et même des communistes pour la réalisation d’un projet politique citoyen.  De cette institutionnalisation de la lutte, on peut dire à juste titre qu’elle est l’autre contribution déterminante de la réunion de la Soummam à la poursuite de la guerre. Pour la première fois est réalisée une quasi-unanimité nationale pour la lutte armée. Mis à part le MNA, l’ensemble des forces patriotiques algériennes est engagé dans la lutte sous l’étiquette FLN. Même les communistes qui tiennent à garder leur autonomie finiront par jeter toutes leurs forces, loyalement, dans la bataille. Tout cela devait faire l’objet d’une institutionnalisation. Il fallait un édifice crédible auquel tout combattant, tout sympathisant et tout militant doit se référer : « Le congrès de la Soummam nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un état », dira quelques années plus tard Ali Lounici, officier de l’ALN en wilaya IV. Alors que le 1er Novembre avec l’immense mérite qui est le sien est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres sans préjuger de la suite des événements (l’essentiel étant d’être prêt à tuer et à mourir) l’étape soummamienne est celle de la maturité révolutionnaire, mais aussi une projection doctrinale et institutionnelle dans l’avenir. C’est en ce sens que la réunion de la Soummam fut l’acte fondateur de l’Etat algérien moderne.




No comment !

Publié le 21/08/2009 à 00:38 par abdoumenfloyd

10 Millions d'Algériens dans la misère,10Millions de pauvres

Publié le 19/08/2009 à 16:38 par abdoumenfloyd
10 Millions d'Algériens dans la misère,10Millions de pauvres

La pauvreté s’est « confortablement » installée dans les foyers algériens. Le pays compte au moins 1,2 million de familles démunies. Une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics. Le chiffre n’est pas établi par une quelconque ONG ou organisation autonome qu’on pourrait accuser d’avoir une volonté de ternir l’image du pays. Il est communiqué par l’un des ministres le plus hostile au débat autour de la misère sociale en Algérie, celui de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté algérienne à l’étranger, Djamel Ould Abbès. Le couffin du Ramadhan a, semble-t-il, contraint ce dernier à rendre publiques ces statistiques. En effet, dans une déclaration reprise avant-hier par l’APS, M. Ould Abbès donne le chiffre de 1 200 000 familles démunies qui bénéficieront de l’aide de l’État durant le mois sacré, qui est de 3 milliards de dinars.

 



Ce sont donc au moins autant de familles qui sont dans le besoin. Mais le nombre sera sans nul doute très important. En tout cas, il est beaucoup plus important que les 72 302 personnes « démunies » recensées auparavant par le département de Djamel Ould Abbès. Ce dernier, qui ne cesse de gloser sur la dénomination de la pauvreté, préférant désigner cette population par le terme « démunie », devra désormais penser à ces millions d’Algériens qui peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Le phénomène n’est pas marginal. En l’absence d’étude nationale sur le sujet (la dernière en date a été réalisée en 2006), il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de pauvres en Algérie.

 

 

 

Aucune enquête sérieuse n’a été établie depuis le dernier rapport du PNUD sur la pauvreté en Algérie, témoigne un responsable de la Banque mondiale à Alger. C’est sur les documents des organismes internationaux que les services de sécurité se sont basés pour élaborer, en avril dernier, un rapport dans lequel ils confirment l’étendue du phénomène. « Depuis la crise pétrolière de 1986, des pans entiers de la société algérienne ont sombré dans la pauvreté. En 2003, et malgré des réserves de change dépassant les 30 milliards de dollars, un Algérien sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté », explique ce rapport des services de sécurité repris, à l’époque, par la presse nationale.

 

 


Le nombre de pauvres dépasserait, selon la même source, les 10 millions de personnes. La situation s’est dégradée davantage ces dernières années. Elle est accentuée en particulier par la précarité de l’emploi et l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens. L’Algérie est visiblement un pays riche avec une population pauvre. Alors que la rente pétrolière est en nette progression (144 milliards de dollars de réserves de change), la répartition des richesses n’est pas équilibrée. Selon le dernier rapport du PNUD, moins de 20% de la population détiennent un peu plus de 50% des richesses du pays. Le reste de la population n’a droit qu’à des miettes. C’est dans les zones rurales que le phénomène est plus généralisé. Selon la carte de la pauvreté établie par l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT), 17,4% des communes situées dans les Hauts-Plateaux sont frappées de plein fouet par la misère sociale. La situation est plus critique également dans les zones montagneuses, comme les wilayas de Médéa, Chlef et Aïn Defla. Les signes de la pauvreté, selon la même étude, sont visibles notamment à travers le revenu des ménages oscillant entre 5000 et 10 000 DA/mois, le taux d’analphabétisme, le droit aux soins et l’accès au logement. Pour ces familles, le débat actuel autour de l’accès aux technologies de l’information et de la communication relève de la fiction. Le gouvernement est appelé ainsi à revoir sa copie et à se mettre au travail afin d’assurer d’abord les conditions d’une vie digne à ses citoyens.



Madjid Makedhi

Un déséquilibré armé d'un sabre tue 3 personnes

Publié le 18/08/2009 à 17:24 par abdoumenfloyd


Trois morts et deux blessés : tel est le bilan du massacre commis, dimanche 16 août en fin de journée, par un déséquilibré à Timzerit , à 33 km au sud-est de la wilaya de Boumerdes.

Selon des sources locale, le forcené, âgé de 45 ans et natif du village Toursal, était armé d'un sabre. Il s'est, dans un premier temps, attaqué à un citoyen en le blessant mortellement avant de braquer un chauffeur d'un fourgon de transport sous la menace de son arme. Mais l'otage a réussi à prendre la fuite sur les monts de Djerrah entre les wilayas de Boumerdes et Tizi Ouzou. Le déséquilibré quitte alors le fourgon abandonné par son propriétaire. Sur son chemin, il a mortellement blessé une vielle femme et sa belle fille.

Le forcené a finalement été maitrisé par des citoyens au village Ait Messaoud relevant de la commune de M'kira dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ils l'ont ligoté avant de le remettre aux gendarmes des Issers (Boumerdes). Deux villageois ont été blessés alors qu'il participaient à l'effort collectif de maîtriser le
déséquilibré.



Ameziane Athali

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