Posté le 17.07.2008 par abdoumenfloyd
Les pouvoirs publics ont ordonné le retrait des passeports de plusieurs hauts responsables algériens poursuivis en Justice ou placés sous contrôle judiciaire pour affaires de corruption, annonce le quotidien El-Khabar de « sources crédibles ». Certaines « figures » de la scène politique et économique sont concernées par cette mesure.Les mêmes sources précisent que ces retraits de passeports, de personnalités et de haut responsables, effectués tout récemment, ont pour but d’empêcher leurs détenteurs de quitter le pays. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amar Saâdani, a été récemment empêché de quitter le pays.L’accélération des procédures prouve que les enquêtes sont bouclées, qu’elles ont abouti à la certitude quant à l’implication de ces responsables dans les scandales, mais cela signifie aussi que la lutte des clans repart de plus belle.
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Posté le 17.07.2008 par abdoumenfloyd

Vite ! Un mouchoir. Un mouchoir assez grand pour éponger les larmes qui coulent de mes yeux à flots, à torrent continu. Des larmes d’hilarité difficilement contenue. Bon sang ! Des unes et des articles pareils devraient êtres conseillés aux personnes souffrant de stress et de spleen. Des papiers dans lesquels leurs auteurs, le plus sérieusement du monde, se félicitent du fait que Abdekka ait participé au sommet de l’UPM, le 13 juillet, tout en refusant d’aller au défilé militaire du 14. Ya bouguelb ! Heureusement qu’il y a des petits fûtés, de fins observateurs pour attirer notre attention criminellement distraite sur cet épisode héroïque. Sans ces sentinelles, nous serions passés à côté de ce haut fait d’armes, le boycott algérien du défilé du 14 Juillet. Nous sommes allés à Paris. Mais nous en sommes repartis juste à temps. De véritables Lewis Hamilton de la realpolitik. En clair, nous avons participé à la grande cuisine de l’UPM, passant et nous faisant passer les plats, bouffant à n’en plus pouvoir notre bonheur d’y avoir été conviés, et après, bien après, la peau du ventre bien tendue, le rot haut et clair, le taux de cholestérol au diable Vauvert, nous avons quitté la table avant le petit digestif du 14. L’honneur est sauf ainsi. Paraît-il. Sauf que lorsqu’on s’engage ainsi dans l’indigénat, lorsqu’on s’assoie d’aussi bon cœur à la table, lorsqu’on boit la tasse, autant lamper les dernières gouttes et se faire la totale, le défilé compris. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Posté le 17.07.2008 par abdoumenfloyd
La réunion « urgente » et « déterminée » du Conseil interministériel «spécial sécurité» qu’a tenue hier Ahmed Ouyahia avec les responsables de la sécurité confirme bien deux choses nouvelles : d’une part, le retour d’un discours sur le terrorisme et l’islamisme totalement en rupture avec celui de l’ancien chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem ; d’autre part, que l’éviction de ce dernier a été décidée aux Tagarins et qu’elle avait bien pour objectif de mettre le holà à la stratégie d’alliance avec les islamistes.
Pire : intervenant au lendemain des déclarations du colonel Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, selon laquelle «la fin du terrorisme est proche», elle indique bien que sommes devant une guerre de sérail à propos de la «réconciliation nationale.»
Car ce cri de triomphe étrange et ostentatoire intervient une semaine après la non moins étrange déclaration du président Bouteflika selon laquelle la «réconciliation nationale allait se poursuivre» !
Ouyahia et Tounsi voudraient contredire le chef de l’Etat qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Tout se passe comme si un clan du pouvoir, qui ne dit pas son nom, s’opposait énergiquement à la volonté de Bouteflika de donner une prolongation politique à la Charte pour la paix, prolongation qui s’illustrerait, comme nous l’avions écrit, par le retour des anciens du FIS aux affaires.
Pareille perspective représente, en effet, un risque absolu pour la hiérarchie militaire : c’est lui demander tout bonnement de mettre son cou sous la guillotine !
Aussi les propos d’Ali Tounsi puis l’initiative musclée d’Ouyahia, viennent-ils de signifier qu’il n’existe plus de motifs sérieux à «perpétuer» la réconciliation. Car enfin, à quoi bon «poursuivre la réconciliation nationale» quand le puissant directeur général de la Sûreté nationale, qui dispose de la prérogative régalienne de rassurer les Algériens, nous jure que «la fin du terrorisme est proche» ? Et comment Abdelaziz Bouteflika compte-t-il tendre la main aux groupes armés quand, au même moment, le colonel Tounsi affirme que les forces de sécurité «sont sur le point d’amener la guerre au sein des maquis terroristes » ? La déclaration de Tounsi rejoignait déjà, en effet, les propos, tout récents, d’Ahmed Ouyahia et de son parti, le Rassemblement national démocratique. Réuni en congrès deux jours après l’intronisation de son chef en qualité de chef du gouvernement, le RND se prononçait contre les négociations avec les islamistes, pour l’éradication du terrorisme et pour un hommage aux Patriotes et aux membres des groupes de légitime défense «pour leur concours précieux à l’éradication du terrorisme».
A notre insu, la «réconciliation nationale» est revenue au centre de la bataille au sommet pour le troisième mandat.
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
La tension est vive à Tizi Ouzou à deux jours de l'ouverture du procès des assassins présumés du chanteur Matoub Lounes pour lequel deux prévenus sont en détention et huit terroristes en fuite. Tous seront jugés pour appartenance à un groupe terroriste armé et complicité de meurtre par le tribunal criminel.
La famille de la victime ne cesse de demander la réouverture de l'instruction de l'affaire à l'occasion du dixième anniversaire de son assassinat le 25 juin 1998 et une pétition circule en ce sens.
Le procès annoncé à Alger puis à Boumerdès a été reporté deux fois en décembre 2000 et mai 2001. La semaine dernière, le procureur général près la cour de Tizi Ouzou a rendu publique la date fixée au mercredi 9 juillet.
Depuis cette annonce, un dispositif sécuritaire particulier a été mis en place et d’abord le renforcement de la présence policière autour de la maison d'arrêt de Tizi-Ouzou où sont incarcérés les deux prévenus, Medjnoun Malik et Chenoui Abdelhakim. « Toutsurlalgerie.com » a appris de sources sécuritaires que 1000 policiers supplémentaires sont envoyés à Tizi Ouzou.
Ameziane Athali
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Quelle curieuse manière de rendre publique la participation de l'Algérie au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM) du 13 juillet. Ainsi Abdelaziz Bouteflika a-t-il demandé à Nicolas Sarkozy« de rendre publique sa réponse ». C'est le président français qui aura eu le plaisir et l'avantage d'annoncer la nouvelle à l'issue de leur entretien.
Assurément le président français peut avoir le sourire. A l'exception de Mouamar Kadhafi, tous les chefs d'Etat et de gouvernement seront présents à Paris. Sans présager de l'avenir de l'Union pour la Méditerranée, ni de sa substance, cela fera déjà une belle photo. On imagine Bachar El Assad et Ehoud Olmert entourant le président français et Abdelaziz Bouteflika non loin, peut être séparé de Mohamed VI par Mahmoud Abbas…Le protocole aura bien du travail pour placer les uns et les autres.
Au delà du symbole de cette photo réunissant quasiment tout le monde, pour Nicolas Sarkozy la présence du président est « extrêmement importante ». Son « expérience » et son « autorité » étaient « indispensable au succès de ce sommet », s'est-il « félicité ». Nicolas Sarkozy peut bien se féliciter mais ou est la parole de l'Algérie dans tout cela ? Abelaziz Bouteflika délègue sa communication à Nicolas Sarkozy et on ne sait rien de la position algérienne. Un peu comme si les différends entre les deux pays soulevés pour la venue de Bouteflika à Paris n'avaient jamais existé. Comme si les entourages du sérail avaient chacun voulu peser sur la décision présidentielle et que cela n'avait finalement jamais existé pour le président.
A la question de savoir quel avait pu être la teneur de leurs échanges durant tous ces mois derniers, le président a tout de même reconnu qu'il y avait eu « des pourparlers », manière d'admettre que tout ne s'était pas déroulé sans tensions. Mais Abdelaziz Bouteflila pourra-t-il nous dire ce qu'il a finalement obtenu lors de ces « pourparlers » et sur quelles bases l'Algérie a-t-elle décidé de participer ? Mais c'est peut être trop demander à un président qui préfère déléguer sa parole.
Hayet zitouni
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Le président algérien, qui avait laissé planer le suspens sur ses intentions, a confirmé sa présence au lancement de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet. Mouammar Kadhafi sera en revanche absent.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera présent à Paris le 13 juillet pour le sommet qui doit lancer l'Union pour la Méditerranée, a annoncé lundi 7 juillet, à la presse le président français Nicolas Sarkozy. "Le président Bouteflika m'a demandé de rendre publique sa réponse. Il sera présent à Paris pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue d'une rencontre à Toyako (Japon) entre les dirigeants du G8 et ceux de sept pays africains, dont Abdelaziz Bouteflika. Abdelaziz Bouteflika avait jusqu'ici laissé en suspens la question de sa présence.
"Il n'y avait pas de réticences, il n'y avait que des pourparlers", a expliqué Nicolas Sarkozy.
Ce sommet doit réunir notamment des dirigeants de pays qui n'ont pas signé la paix, comme le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert.
Seule la Libye de Mouammar Kadhafi a décliné officiellement l'invitation du président français au sommet du 13 juillet.
Reuters
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Le discours politique de celui qui rêvait d’un Etat islamique en Algérie a connu une évolution positive.
L’un des fondateurs et dirigeants du FIS dissous, développe un nouveau discours qui surprendra plus d’un. Rabah Kébir, installé en Allemagne, a soutenu qu’il n’obligera pas sa fille à porter le hidjab. «Je n’aurais certainement pas imposé le hidjab à ma fille, c’est une question de conviction», a déclaré Rabah Kébir, invité de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera à l’émission Ziara Khassa (visite spéciale).
«Le port du hidjab est un devoir écrit dans le Coran. Pour moi, c’est comme la prière qui, elle aussi, est un devoir mais c’est une question qui concerne chaque personne et c’est à elle seule de choisir de le porter ou non.»
A entendre ces phrases, on comprend pourtant que le choix du port du hidjab par la fille de Rabah Kébir a été néanmoins orienté! Le discours politique de celui qui rêvait d’un Etat islamique en Algérie a changé pour connaître plutôt une évolution positive. «J’aspire à un Etat démocratique, libre, indépendant, selon les principes fondamentaux de l’Islam», a ajouté M.Kébir qui s’est rendu en Algérie après la promulgation de la loi portant sur la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, prônée par le chef de l’Etat. A ce sujet, l’invité d’Al Jazeera ne manquera pas de déclarer son «soutien total et indéniable à la démarche de Abdelaziz Bouteflika», soulignant que de tout temps, «il a été pour une politique de négociation et de paix.»
Ainsi, sans ambages ni jeux de mots bien connus chez les islamistes, Rabah Kébir a exprimé son soutien clair au projet du Président Bouteflika, la Réconciliation nationale, avalisé par le peuple en septembre 2005. D’autre part, il n’incarne pas simplement le processus de réconciliation, en condamnant de la manière la plus ferme les actes barbares et inhumains du Gspc.
Il déclare même qu’il a été hostile à la violence qui a endeuillé l’Algérie depuis 1992 et qui a englouti les espoirs d’un peuple souffrant toujours des affres du terrorisme. Concernant l’allégeance du Gspc à Al Qaîda, Rabah Kébir pense qu’«il s’agit d’une ruse malveillante de ceux qui veulent du mal au pays pour légitimer leurs actes d’hors-la-loi».
D’ailleurs, pour lui, l’appellation Al Qaîda au Maghreb islamique est juste un slogan et à croire son idée, Al Qaîda n’existerait pas en Algérie. Rabah Kébir, évoquera l’époque de la dissolution de son parti et des Etats qui ont opté pour intervenir - dont l’Arabie Saoudite - mais ne dira rien sur les tenants et aboutissants du contenu des pourparlers de l’époque. Il parlera néanmoins de la démarche d’El Gueddafi pour souligner que l’Etat algérien avait totalement décliné la proposition de la Libye, pour des raisons qu’il ne citera pas. Mais le souvenir nous rapproche, peut-être, d’une raison selon laquelle certaines figures libyennes ont participé à encourager la déstabilisation de l’Algérie et à titre d’exemple, on ne citera que le rôle d’Abou Al Laïth El Libye.
Ce dernier n’a jamais caché son soutien aux groupes terroristes en Algérie et adhérera même à leurs actions pour renforcer leur situation en envoyant des aides matérielles et des émissaires.
L’invité de la chaîne qatarie à Doha, parlera également des années universitaires, des réunions organisées à Constantine avec ceux qui partageaient les mêmes idées et objectifs ainsi que le courant islamique auquel il appartenait.
A ce propos, il évoque ses relations avec Djaballah. Rabah Kébir souligne dans ce contexte qu’il ne partageait pas forcément son idéologie avec Djaballah, mais que celui-là reste un homme pour qui il a énormément de respect et avec lequel il a des relations très amicales.
En revanche, quand il parle de Ali Benhadj, M.Kébir dit qu’il n’a jamais été d’accord avec sa façon d’analyser les choses, notamment lorsque le n°2 du FIS dissous a appelé à la violence. D’autre part, il a affirmé qu’il ne le connaissait pas spécialement.
Ikram GHIOUA
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Graves révélations sur l’assassinat des moines trappistes
Le crime ne paie pas. Tôt ou tard les criminels seront démasqués.
Un article du journal italien La Stampa et du journaliste VALERIO PELLIZZARI, dans son édition d’aujourd’hui nous apprend qu’un témoignage accablant, celui d’un haut fonctionnaire occidental, très introduit en Algérie, désigne sans aucune ambiguïté, et avec des détails, l’armée algérienne comme étant à l’origine de l’assassinat des moines trappistes.
C’est un hélicoptère MI 24 de l’armée algérienne qui a ouvert le feu sur eux.
Le plus horrible est qu’ils auraient été décapités, après leur assassinat, pour faire croire que c’étaient les islamistes armés qui les avaient tués et mutilés.
Un travail de boucher commandé par des bouchers.
Le haut fonctionnaire qui a livre ce témoignage au journal La Stampa, se trouve en Finlande.
Les révélations qu’il vient de livrer vont déclencher une tempête médiatique.
Le monde entier va découvrir sous leur véritable jour, des généraux assassins de masse. Le monde entier va savoir
Qui tue QUI.
Un des passages les plus forts du temoignage de ce haut fonctionnaire occidental reside dans sa declaration que le commandement de l’armee algerienne est composee dedeux courants, l’un nationaliste et integre, et l’autre criminel et tortueux. voila ce au’il dit:Cette histoire est une confirmation ultérieure de la présence de deux âmes dans l’armée algérienne divisée entre la composante patriotique, nationaliste et la composante des services déviés, des généraux affairistes, liés à une gestion tortueuse du pouvoir.
D.B
Publié dans : www.tahiabladi.com
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Les agents secrets infiltrés dans les rangs de la guérilla colombienne des FARC y occupent des "positions importantes". Cette affirmation émane du général colombien à la retraite Alvaro Valencia.
Alvaro Valencia Tovar, un général à la retraite âgé de 80 ans, est présenté par le quotidien brésilien "Folha de Sao Paulo" comme l’instructeur de l’actuel chef d’état-major des forces armées de Colombie, Freddy Padilla, et le commandant en chef de l’armée de Terre, Mario Montoya. "Le renseignement (militaire colombien) est convaincu que les personnes infiltrées ne seront pas identifiées, parce qu’elles occupent des positions importantes" au sein de la guérilla, a assuré le général dans une interview publiée dimanche 6 juillet 2008. Pour le général Valencia, la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages "a été un coup très sévère qui fragilise encore un peu plus les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), mais nous ne savons pas quelle sera la réaction (du nouveau chef de la guérilla) Alfonso Cano". Le général colombien estime qu’Alfonso Cano "est capable de comprendre qu’ils doivent accepter la défaite et qu’ils doivent négocier" car "l’objectif du gouvernement n’est pas de détruire les FARC mais d’en finir avec la guerre". Il affirme en outre que les guérilleros sont "dispersés" avec des difficultés de ravitaillement et leurs moyens de communications détruits. "Comment vont-ils coordonner leurs actions s’ils ne peuvent pas ouvrir la bouche, parce que l’armée est au courant de tout ?", a-t-il souligné. Le général admet qu’ils "peuvent mener de petites opérations de guérilla, isolées" et estime qu’il n’y aura pas de bataille finale pour se débarrasser des FARC.
Agence télégraphique suisse
Posté le 07.07.2008 par abdoumenfloyd
Le récent accord algéro-marocain sur le transit et l’échange d’électricité vient d’apporter deux réponses à la question de la fermeture des frontières terrestres.
La première est que le gouvernement algérien est favorable à la coopération et l’entraide économique avec le Maroc. La deuxième réponse est que l’électricité comme le gaz sont les seuls produits que les réseaux de contrebande ne peuvent s’accaparer. Ils sont donc autorisés à traverser légalement la frontière. Tout le reste des produits qui traversent illégalement la frontière (drogues, carburant, produits alimentaires, médicaments, …) sont gérés par des circuits de contrebande tombés au fil du temps sous le contrôle direct des généraux du système makhzénien du DRS. Le monopole de la contrebande leur rapporte des gains de plus d’un milliard de dollars par an uniquement pour le hachich. Ils ne veulent donc pas partager cette source de gain facile avec des réseaux concurrents que l’ouverture des frontières va faciliter.
C’est donc bien le monopole des véritables barons algériens du trafic de drogue qui bloque la décision d’ouverture malgré l’appel fraternel pressant et répété du gouvernement marocain.
On savait tous que la contrebande frontalière était couverte par les corps constitués qui fermaient les yeux en échange de commissions plus ou moins grosses selon les grades. Mais depuis la reddition en juillet 2006 du «baron» Ahmed Zendjabil, surnommé le «Pablo Escobar» algérien, on a apprit avec stupeur que ce n’était qu’un homme de paille. Alors que la frontière a été fermée en août 94 sur décision du DRS, Zendjabil a été remis en selle en 1997 pour organiser les réseaux de clientèle en Europe avant ceux du transit algérien. C’est l’ex-Chef de sûreté d’Oran qui a affirmé «avoir délivré un passeport à Zendjabil en 1997 sur ordre du DRS dont il était un indicateur» (El Watan du 23-10-2006).
Auparavant, Zendjabil était connu de la police comme un acteur du fameux réseau Taïwan des véhicules volés en Europe et recyclés en Algérie avec de vraies-fausses cartes grises. Ce trafic de voitures Taïwan était en fait une idée diabolique du DRS pour compromettre les membres des corps constitués, des magistrats, des fonctionnaires… C’est une méthode connue des services secrets de salir le casier judiciaire pour décrédibiliser par anticipation des éléments jugés peu fiables selon les normes maffieuses du pouvoir. Habib Souaïdia, l’officier auteur du livre La Sale Guerre, a été, comme certains de ses collègues du bataillon des forces spéciales de Lakhdaria, une des victimes de ce coup monté.
Ahmed Zendjabil a causé un séisme à l’échelle des autorités algéro-marocaines en se rendant à la police de Blida et en demandant à bénéficier de l’amnistie prévue par la Charte de réconciliation nationale. Il a surtout déjoué le scénario de son élimination avec de grosses manchettes à la une des journaux.
Aussitôt son arrestation rendue publique, la presse a vite pris la mesure de l’ampleur du scandale en croyant découvrir une nouvelle affaire Khalifa qui fera vendre les journaux. Elle a vite été rappelée à l’ordre pour oublier le nom de Zendjabil et tout ce qu’il représente.
«Les officiers de police qui avaient déclenché des enquêtes sur la base de ses aveux ont été sommés de cesser toute investigation…. Un colonel du DRS, qui enquêtait sur le trafic de drogue à Oran avait été mis aux arrêts par le chef de la 2ème région militaire» (El Watan du 23-10-2006).
Le général Kamel Abderrahmane, ex-directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA) et commandant de la 2ème région, a été publiquement mis en cause par l’ex-wali d’Oran Bachir Frik au cours de l’audience de son procès qui l’a condamné à 8 ans de prison.
Aujourd’hui, Zendjabil croupit dans l’isolement d’une prison secrète du DRS. Au même titre que Hassen Hatab ou Abderrezk El para, il détient des secrets sur l’implication directe du DRS comme commanditaire du terrorisme qui a ensanglanté le pays. Zendjabil a avoué que sur ordre de ses officiers traitants, il servait d’agent de liaison avec des groupes terroristes pour les financer et leur livrer armes et munitions transitant par le Maroc. Il leur dictait aussi des cibles à abattre ou à terroriser.
Les relations de Zendjabil avec l’establishment marocain ne pouvaient qu’être couverte par la hiérarchie militaire algérienne du renseignement puisqu’elles remontaient jusqu’au général Hamidou Lâanigri, ex-DGSN marocain tombé en disgrâce depuis. L’arrestation de Zendjabil a aussitôt fait tomber le réseau de ses fournisseurs marocains. Notamment Cherif Benlouidene, alias Kharaz, qui connaissait tous les secrets de son client et ami. Sa chute a entraîné celles de ses complices hauts gradés dans la gendarmerie royale, la police et la douane. Le roi du Maroc ne transige pas avec ce genre d’organisation maffieuse qui peut se développer en contre-pouvoir puissant dans le style colombien.
En Algérie, seuls quelques lampistes ont été arrêtés alors qu’ils avaient reçu des ordres et des commissions pour laisser Zendjabil utiliser à sa guise le port d’Oran sans que ses véhicules bourrés de drogue ne soient fouillés.
Deux ans après l’arrestation de Zendjabi, on ne sait pas qui l’a remplacé pour servir de faire-valoir, mais on sait que le trafic de drogue n’a pas cessé et que le monopole a été renforcé par le durcissement des contraintes imposées aux petits concurrents. Des hauts gradés continuent de contrôler le trafic de drogue et laissent leurs subordonnés racketter les petits «hallabs» qui utilisent des mulets pour transporter toutes sortes de marchandises. Comme l’axe Oujda-Maghnia est plus encombré et surveillé, les contrebandiers descendent jusqu’à l’axe Figuig-Bechar.
Pour satisfaire leur appât du gain facile, certains généraux n’ont aucun scrupule à sacrifier les populations frontalières. On ne sait pas ce que ça coûte du côté algérien. Personne ne s’est jamais intéressé à mesurer les conséquences de la fermeture des frontières. Mais la région est du Maroc, surnommée l’Oriental, souffre du mur algérien.
A Oujda, le Chambre du Commerce a fait une étude sur l’apport du secteur informel de la contrebande hors trafic de drogue. Le chiffre d’affaires annuel a été estimé en 2004 à 6 milliard de dirhams (environ 500 millions $). Le nombre de personnes employées était de 6000, essentiellement des jeunes. Le «blocage» de 2 à 3 millions de touristes algériens enlève au Maroc un apport de 2 à 3 milliards de dollars par an. Ce blocage empêche aussi la création de plus de 1000 PME/PMI devant générer plus de 30.000 emplois uniquement dans la région d’Oujda. Alors qu’ils s’implantent partout au Maroc, les investisseurs étrangers, surtout français, évitent l’Oriental à cause de sa proximité avec l’Algérie assimilée à un horrible épouvantail.
Depuis sa création en 994, Oujda la «cité martyre», comme la nomment les historiens, était le point de passage obligé des caravaniers. Les sultans de Fès et Tlemcen se la disputèrent. Elle symbolise aujourd’hui le martyre de la désunion des peuples du grand Maghreb. Oujda est condamnée à vivre avec les algériens. Elle a enfanté Bouteflika qui l’a oubliée et ne songe qu’à mourir au pouvoir à Alger, alors qu’il n’a jamais pensé à revenir dans sa ville natale avec l’habit et les honneurs de président.
Oujda a aussi enfanté le clan d’Oujda qui a renversé le GPRA de Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda pour prendre le pouvoir en 1962. C’est aussi à Oujda qu’a été formée la première promotion Larbi Ben M’Hidi des «marocains du MALG» qui ont structuré les services secrets algériens qui se sont transformés en Makhzen autour du DRS.
En soutenant la nomination par le président Chadli de Mohamed Mediene, dit Toufik, à la tête du DRS en 1990, le général Larbi Belkheir a en fait placé un virus mortel dans le cerveau de l’ANP. Comme sous l’emprise d’un sida ou d’un cancer, l’ANP, est devenue comme l’Algérie, un grand corps malade incapable de se débarrasser de ses membres corrompus qui souillent son honneur, salissent ses nobles missions et la discréditent aux yeux de la population.
Le Makhzen du DRS ne s’est pas contenté de nommer les présidents, les ministres, les ambassadeurs et les attachés militaires. Il a aussi placé des officiers du DRS à la tête des régions militaires. Cette totale anomalie organisationnelle a donné au DRS les pleins pouvoirs et soumis tous les autres officiers de l’ANP sous son autorité.
Cette grave décadence du pouvoir totalitaire du DRS a engendré la démobilisation politique, la désobéissance civile, la désintégration sociale, la fuite des cerveaux, le phénomène des harragas, la faillite du secteur et du service public, la destruction du tissu économique frontalier, la spoliation de nos richesses, etc …
La décadence du pouvoir algérien a considérablement affaibli l’Algérie et met dans la gêne ses voisins du Maghreb et du Sahel. Il devient de plus en plus urgent d’isoler le virus et de l’éradiquer.
Saâd Lounès