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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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21.07.2008
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Fillon à Alger pour des contrats militaires

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd
Visite d’un premier ministre français depuis 22 ans
Fillon à Alger pour des contrats militaires

La France et l'Algérie vont signer un accord de coopération militaire inédit, selon le journal français Le Figaro qui souligne que cet accord “marque un rapprochement politique spectaculaire” entre les deux pays.

Contrairement à ses voisins du Maghreb, rentrés dans les rangs peu de temps après l’annonce du projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Algérie maintient le suspense sur sa participation au Sommet de Paris le 13 juillet prochain malgré les tentatives de la France de la convaincre d’adhérer à la future organisation méditerranéenne. Après Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Bernard Kouchner, Anne-Marie Idrac et Fadéla Amara, le Premier ministre français, François Fillon, se déplace à Alger. C’est la première visite d’un Premier ministre français depuis 22 ans.
Sa visite, qui va durer deux jours, devrait permettre la conclusion de deux accords dans la coopération civile nucléaire et la défense, déjà annoncés par le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite d’État en Algérie en décembre dernier.
M. Fillon tentera également de convaincre une Algérie hésitante de participer à l’UPM que Nicolas Sarkozy doit proclamer officiellement le 13 juillet à Paris. Le Premier ministre doit évoquer ce dossier avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui laisse planer le doute sur sa venue au sommet de lancement de l’UPM. L’Algérie avait marqué très tôt son intérêt pour ce projet cher au président Nicolas Sarkozy mais juge que son contenu est “flou”. L’Algérie et des pays arabes avaient renouvelé leurs réserves à l’égard de ce projet lors d’une réunion du Forum des pays de la Méditerranée (Formed) le 6 juin à Alger en réclamant des “clarifications sur les conséquences” politiques de l’entrée d’Israël dans l’UPM. Le jour même Nicolas Sarkozy avait répliqué en affirmant que la présence d’Israël dans l’UPM ne posait “pas de problème” à des pays arabes comme l’Égypte, la Tunisie et le Maroc. En Tunisie, où il a effectué une visite fin avril, “le président (Zine El-Abiddine) Ben Ali ne m’a pas indiqué que c’était un problème”, avait-t-il précisé lors d’un voyage en Grèce. Idem au Maroc, où il s’est rendu en octobre 2007. “Le roi du Maroc, sa Majesté Mohammed VI, non seulement chef d’État mais aussi chef des croyants, ne m’a pas indiqué que la présence d’Israël était un problème. Ce qui pose problème et qui fait la difficulté, c’est le processus (de paix israélo-palestinien) d’Annapolis qui semble être au ralenti”, avait précisé Nicolas Sarkozy. Dans une interview accordée au quotidien français Le Monde jeudi, le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, prolonge le suspense en indiquant que la venue à Paris de M. Bouteflika n’est “pas exclue”.
Selon lui, l’Algérie est favorable au rapprochement des deux rives de la Méditerranée. M. Belkhadem a cependant regretté que l’initiative “exposée en 2007 par le président Sarkozy n’est plus celle qui nous est présentée aujourd’hui”. En d’autres termes, Alger déplore l’amarrage de l’UPM à l’Union européenne, au détriment de la démarche initiale qui devait associer plus étroitement les seuls pays riverains de la Méditerranée. L’Algérie continue aussi de critiquer les restrictions à la circulation de ses citoyens, tandis que la France met en avant la hausse du nombre de visas octroyés : 126 000 en 2007 contre
50 000 dix ans plus tôt. Le Chef du gouvernement français doit signer aujourd’hui un accord-cadre organisant la coopération nucléaire civile entre les deux pays.
Une manière, pour l’Algérie, de préparer l’après-pétrole, et pour la France de préparer des projets industriels futurs dans ce domaine. Un protocole de coopération dans les domaines des impôts, de l’assurance et de la banque doit également être paraphé. L’objectif, indique-t-on de source française, est d’“améliorer le climat des affaires”. Une vingtaine de patrons accompagneront d’ailleurs M. Fillon dans ce voyage qui intervient quelques jours après l’attentat ayant coûté la vie à un ingénieur français près de Lakhdaria (est d’Alger). Alger et Paris vont enfin signer un accord de coopération dans le domaine de la défense, comprenant notamment un important volet de formation, qui pourrait ouvrir la voie à des contrats futurs de vente d’armes.
Les patrons du groupe de construction navale militaire DCNS et du groupe européen de défense et d’aéronautique EADS font d’ailleurs partie de la délégation, alors que l’armée algérienne marquerait notamment son intérêt pour des hélicoptères militaires. Selon, le journal Le Figaro, “le protocole devrait être paraphé ce week-end par le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui accompagne lors de sa visite, le Premier ministre, François Fillon. Le document concerne la formation et l’échange de personnels et devrait ouvrir la voie à des contrats d’armement. C’est du moins le souhait de Paris. Alger pourrait être intéressé par l’achat d’une frégate ou d’hélicoptères. D’où la présence des patrons du groupe de construction navale militaire DCNS et du consortium européen EADS”.
François Fillon devrait également assister à la signature de contrats commerciaux liés à des privatisations en cours de finalisation avec le groupe Lafarge et avec le géant français des gaz industriels et médicaux Air Liquide.

R. B.



--

La police algérienne refoule Sihem Bensedrine et Omar Mestiri

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

L’Observatoire de la FIDH a été informé par le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) des nouveaux actes de harcèlement et du refoulement de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT et secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de presse, de création et de création (OLPEC), ainsi que de M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

Selon les informations reçues, le 18 juin 2008, Mme Sihem Bensedrine et M. Omar Mestiri, son mari, ont été refoulés par la police des frontières algérienne alors qu’ils franchissaient le poste frontalier de Oum Tboul à proximité de Tabarka (nord-ouest de la Tunisie), pour une visite privée en Algérie.

Mme Bensedrine et M. Mestiri ont été retenus durant plus de deux heures et demi et se sont finalement vus notifier cette mesure de refoulement, sans qu’aucune explication sur la raison qui a motivé ce refoulement ne leur ait été fournie.

Sur leur route vers l’Algérie, Mme Bensedrine et M. Mestiri ont constaté une surveillance policière ainsi qu’une présence de la police politique tunisienne inaccoutumée au poste frontière côté tunisien. Cette surveillance s’est également poursuivie sur le chemin du retour. Ils ont également noté des échanges téléphoniques entre les deux polices alors qu’ils attendaient au poste frontière.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à ces actes de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner leurs activités en faveur des droits de l’Homme.

L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

I. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ;

II. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri et de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

III. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

IV. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses :

M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn
M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs.

***

Genève - Paris, le 20 juin 2008

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : Appeals@fidh-omct.org

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

L’Express et le mal-être des jeunes Algériens

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

L’hebdomaire français l’Express a consacré un reportage aux colères de la jeunesse algérienne.

Mêmes causes, mêmes effets. A Sidi Ifni, un petit port du Sud marocain, les forces de l'ordre sont intervenues, le 6 juin, pour disperser sans ménagement de jeunes manifestants qui bloquaient depuis une semaine l'accès aux quais à la suite d'un tirage au sort organisé par la municipalité pour l'embauche de trois personnes. Bilan : 44 blessés, selon les autorités.

La veille, à Redeyef, une ville minière proche de Gafsa, dans le centre de la Tunisie, un chômeur de 25 ans a été tué lors de très violents accrochages opposant la police à de jeunes protestataires. Traditionnellement frondeuse, cette région est en ébullition depuis la publication, au début de l'année, des résultats d'un concours d'entrée à la Compagnie des phosphates de Gafsa, le seul employeur (public) du bassin (voir L'Express du 15 mai).

L'Algérie n'est pas en reste. Régulièrement, des jeunes y brûlent des pneus, barrent des routes et s'en prennent aux bâtiments publics pour protester contre la "malvie". Le détonateur est souvent anodin : la défaite d'une équipe de foot, une rixe avec des policiers, la distribution, au compte-gouttes, de logements sociaux... Les émeutes durent quelques heures, ou quelques jours. Ces coups de colère accompagnés d'actes de vandalisme sont, depuis le début du printemps, de plus en plus fréquents. Au point d'être devenus l'unique forme de contestation sociale.

La colère des "diplômés chômeurs"

En avril, la ville de Tiaret, dans le centre du pays, s'est enflammée parce qu'un ministre s'était rendu sur place afin d'assister aux obsèques de jeunes harraga - candidats à l'émigration clandestine - dont les corps avaient été repêchés quelques jours plus tôt.
En mai, des émeutes ont éclaté en plusieurs endroits : à Gdyel, près d'Oran, après un suicide et la noyade d'autres harraga ; à Ouargla, dans le Sud, parce que des jeunes s'étaient sentis insultés par des propos du préfet ; à Chlef, à mi-chemin d'Alger et d'Oran, à cause du retard pris dans un programme de construction de logements. A Oran, enfin, des troubles ont agité la deuxième ville du pays : les violences, qui ont fait 300 blessés, ont été déclenchées par la relégation en deuxième division du club de foot local ! Plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés.
Chômage, vie chère, inégalités, clientélisme, absence d'avenir : les jeunes Maghrébins expriment dans la rue leur mal-être et leur ras-le-bol. Quand ils ne décident pas de « brûler » leurs papiers et les frontières en embarquant pour l'Europe à leurs risques et périls. Ou de s'engager dans un jihad mortifère.
La flambée des prix des denrées alimentaires, que les subventions des Etats ne suffisent plus à contenir, et la dégradation des conditions de vie qui en résulte alimentent la crise sociale. Le Maroc aura sans doute dépensé, en 2008, 40 milliards de dirhams (3,5 milliards d'euros) pour soutenir les prix des carburants, des céréales et du sucre, soit 5 % de son PIB. A long terme, c'est évidemment insoutenable.
En Algérie, la hausse du cours des hydrocarbures, qui a propulsé les réserves de change au-dessus de la barre des 80 milliards d'euros, est un motif supplémentaire d'exaspération. Mais c'est surtout le chômage des jeunes, endémique, qui ronge les trois pays, malgré une croissance soutenue.
En Tunisie, où 60 000 diplômés arrivent chaque année sur le marché du travail,le chômage des moins de 25 ans se situerait aux alentours de 20 %, au lieu de 14 % en moyenne. Plusieurs dispositifs ont pourtant été mis en place qui permettent la prise en charge par l'Etat des premiers mois de salaire, le financement de microentreprises et l'accès à des programmes de formation. Les experts estiment qu'il faudrait une croissance de 8 % pour absorber les nouveaux demandeurs d'emploi.
En outre, une bonne partie des 150 filières proposées par l'université tunisienne ne sont pas adaptées au marché du travail. Le constat est le même au Maroc, où seules quelques formations sélectives préparent aux métiers dont le secteur privé a besoin. Le pays, en plein développement, manque d'ingénieurs et d'informaticiens. Mais, selon les chiffres du Haut-Commissariat au plan, 4 demandeurs d'emploi sur 10 ont moins de 25 ans et le taux de chômage à la sortie de l'enseignement supérieur s'établit à 20,8 %.

En ville, 20 % des ménages mettent l'emploi en tête de leurs préoccupations. Depuis dix ans, chaque jour ou presque, des dizaines de "diplômés chômeurs" expriment leur colère, à l'appel de l'une ou l'autre de leurs associations, devant le Parlement de Rabat.

L'Algérie est riche... mais pas les Algériens

La violence des incidents de Sidi Ifni a été dénoncée avec vigueur par les associations de défense des droits de l'homme, ainsi que par une grande partie de la presse du royaume. Personne, au Maroc, n'a oublié les "émeutes de la faim" qui avaient fait une soixantaine de morts à Casablanca en 1981... "Les gens ont peur de l'avenir, commente Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au plan et figure de l'Union socialiste des forces populaires, principal parti de la gauche marocaine et membre de la coalition gouvernementale. Or les Marocains, après avoir longtemps vécu dans une société bloquée, ont pris l'habitude de manifester. Les forces de l'ordre ne savent pas toujours faire face.

Il arrive qu'il y ait des bavures. Je n'en suis pas moins convaincu que c'est en laissant les gens s'exprimer, même dans la rue, que l'on évitera une explosion sociale." L'emploi est au coeur des politiques publiques et de l'Initiative nationale pour le développement humain, un programme de lutte contre la pauvreté lancé il y a trois ans. La croissance reste cependant largement tributaire des aléas climatiques, même si la situation s'est sensiblement améliorée ces dernières années. "Je n'ai pas de baguette magique", avait prévenu Mohammed VI en 1999, peu après son accession au trône.

L'Algérie, elle, est riche. Mais les Algériens, eux, continuent à tirer le diable par la queue, à s'entasser dans des appartements exigus, à vivre de petits boulots. Le taux de chômage des jeunes atteint 25 % (13 % en moyenne), le pays manque de 1,5 million de logements. Il y a aussi la hogra, un mot propre à l'Algérie, presque intraduisible, qui exprime le sentiment qu'ont les citoyens d'être méprisés par un Etat autiste face à leurs revendications. Pétrole, gaz, plaines fertiles, plages ensoleillées à deux heures de l'Europe... Les Algériens n'ignorent rien de cet énorme potentiel. Et ils enragent de vivre aussi mal alors que leur pays était celui de tous les possibles.

Dominique Lagarde avec Baya Gacemi (à Alger), mis à jour le 19/06/2008

Le pouvoir a tenté d’empêcher le déroulement du colloque sur l’impunité

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Le pouvoir a tenté d’empêcher le déroulement du colloque sur l’impunité à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou qui s’est quand même poursuivi de force.
Pour rappel ce colloque à pour thème « l’impunité en Algérie : la résistance face au silence et complicités » et a été organisé à l’occasion du 10e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes, le 25 juin 1998 et à l’occasion du 7e anniversaire des événements du printemps noir en Kabylie. Parmi les conférenciers l’on cite, le professeur Mohand Issad, les maitres, Abdellah Benarbia, Said Mezil, Boudjemaa Guechir, Belkacem Lounes du CMA, Malika Matoub, Docteur Djilali Hedjadj, Bélaid Abrika et Mohamed Benchicou.
L’information de cette interdiction décidée à la dernière minute a été donnée par Bélaid Abrika, porte parole du mouvement citoyen.
Celui-ci a révélé que le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi a d’abord exigé des organisateurs qu’ils retirent Mohamed Benchicou de la liste des conférenciers. L’ordre serait venu du wali sur injonction du ministère de l’Intérieur.
Mohamed Benchicou devait intervenir jeudi 19 juin à 15 heures.
Devant le refus des organisateurs de retirer le nom de Benchicou, le directeur de la maison de la culture M. Ould El Hadi leur a signifié alors par écrit l’interdiction de la poursuite des travaux du colloque et que la salle ne leur sera pas octroyée jeudi 19 juin.
Les organisateurs ont alors avancé à mercredi 18 la conférence de Mohamed Benchicou (lire la conférence). Ce qui a provoqué la colère de M. Ould El Hadi.
Ce dernier a alors verrouillé les portes de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour empêcher le déroulement de la seconde journée du colloque.
Cette décision a forcé les organisateurs à envahir les lieux par la force et de poursuivre les travaux du colloque malgré l’interdiction.

L.M.

François Fillon: « La France attachée au rôle de l’Algérie au sein de l’UPM »

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd
François Fillon, premier ministre français à El Khabar et El Watan : « La France attachée au rôle de l’Algérie au sein de l’UPM »

“La position de la France n’est pas acquise en Algérie”
“Nous n’avons pas à avoir peur de la concurrence”
“Nous ne céderons pas à la menace”
“Les choses ne s’improvisent pas dans le domaine nucléaire”
“Nous sommes favorables à des contrats énergétique à long terme”. Dans l’interview accordée à El Watan et El Khabar, François Fillon estime que la France attache beaucoup de prix au rôle de l’Algérie, qualifiée de partenaire régional majeur, au sein de l’UPM.

Si la relation économique entre les deux pays est “exceptionnelle”, la position de la France n’est, selon lui, pas acquise. A ses yeux, les 300 entreprises françaises, présentes en Algérie, peuvent faire plus en matière d’investissement. Au volet sécuritaire, il note qu’il n’est pas question de céder à la menace, après l’attentat qui a ciblé le groupe français Razel. “Les entreprises doivent rester en Algérie”, déclare-t-il. Les services de sécurité des deux pays ont une bonne coopération technique. L’assistance et la formation seront les principaux points de l’accord nucléaire entre les pays (accord avalisé par l’agence européenne Euratom). A propos de l’Histoire, François Fillon estime que la France beaucoup avancé sur les questions mémorielles. “Cette reconnaissance des fautes passées, nous la devions aux Algériens qui ont souffert du système colonial (...) car chaque démocratie est fondée sur une exigence de vérité”, dit-il. Le premier ministre français a évité de répondre à une question sur la possibilité de ventes d’armes françaises à l’Algérie. Lire l’interview intégrale dans l’édition de samedi 21 juin 2008.

EW/EK

Le CMA a déposé plainte contre le wali de Tizi-Ouzou

Posté le 19.06.2008 par abdoumenfloyd

Le procès est fixé pour le 22 juin prochain
Le CMA a déposé plainte contre le wali de Tizi-Ouzou

Selon les termes d’une déclaration transmise à notre rédaction par le président du CMA (Congrès mondial amazigh), le wali de Tizi-Ouzou est esté en justice suite à un dépôt de plainte introduit par le CMA, pour non-autorisation de tenue du congrès à Tizi-Ouzou. L’audience est fixée pour le 22 juin 2008 à partir de 8h au tribunal administratif de Tizi-Ouzou, est-il mentionné dans la déclaration. Il s’agit en fait d’une non-suite à la demande introduite et que le CMA n’a reçu aucune réponse des autorités de wilaya, que le CMA assimile à un refus. Le congrès est prévu du 25 au 27 juillet prochain, il constitue les 8èmes assises internationales du CMA à Tizi-Ouzou.

Dans la déclaration, le CMA fustige l’attitude de l’administration locale de Tizi-Ouzou, en la qualifiant de contraire au droit algérien et au droit international car méprisante vis-à-vis des principes de démocratie et de liberté d’expression. L’alerte est donnée par le CMA en affirmant avoir saisi, sur cette question, les organes concernés des Nations unies et de l’Union européenne. La déclaration confirme que les associations qui ont déposé la demande d’autorisation du congrès du CMA en Kabylie ont porté plainte contre le wali de Tizi-Ouzou. Le CMA appelle toute association, organisation ou personne soucieuse des valeurs démocratiques, de liberté et de progrès à se rendre au tribunal de Tizi-Ouzou le jour de l’audience, le 22 juin prochain. La réaction à cette affaire ne s’est pas fait attendre, des militants du CMA s’insurgent contre la démarche, qualifiant de vice de forme le dépôt de plainte, donc irrecevable. Les responsables de l’association “Amusnaw”, membre du Conseil fédéral du CMA qui se sont présentés à notre bureau sont outrés par cet empressement à tirer des conclusions. Etant eux-mêmes, avec l’association Mereghna, à avoir déposé la demande d’autorisation de la tenue du congrès à Tizi-Ouzou, se déclarent toujours en attente d’une réponse et ne sont nullement concernés par la démarche insidieuse du CMA. D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à dénoncer le vice président du CMA, qu’ils disent être en suspension d’activité du CMA, depuis la tenue du Conseil fédéral tenu à Meknes (Maroc) le 20 février 2008. Le comité d’organisation du Congés mondial amazigh est constitué d’associations (Amusnaw- Aghbalou- Tharwa Amazigh, Collectif de femmes Printemps noir- Association Numidia) seuls habilitées à se prononcer et ce n’est pas à des individus autoproclamés qu’échoit ce droit. Le comité organisationnel rejette dans le fond et dans la forme la plainte déposée contre le wali de Tizi-Ouzou. Avec cette nouvelle donne, le CMA se déchire entre deux tendances, celle autonomiste auteur de la plainte et l’aile strictement culturaliste, qui n’a comme préoccupation que l’épanouissement et la promotion de la culture et de la langue amazighes. Il s’agit d’une divergence d’approche stratégique qui prend forme dans les rangs des militants du CMA.



Khaled Zahem/D.K

Pr Mohand Issad : “La séparation des pouvoirs n’est pas pour demain”

Posté le 19.06.2008 par abdoumenfloyd
Le Professeur Mohand Issad à Tizi Ouzou
“La séparation des pouvoirs n’est pas pour demain”


Au cours d’une conférence-débat organisée, hier, à la Maison de la culture de Tizi Ouzou, dans le cadre d’un colloque initié par le mouvement citoyen sur “La justice et l’impunité en Algérie”, le professeur Mohand Issad, spécialiste en droit international, aura réussi une remarquable plaidoirie pour l’indépendance de la justice en Algérie et la défense des libertés démocratiques.

“Pour moi, le fait d’exiger un État de droit en Algérie est un non-sens, car un État est censé garantir le droit dans tous les domaines, que ce soit la justice, l’école, le culte, la santé, le travail et toutes les libertés démocratiques”, devait marteler le professeur Issad devant une assistance nombreuse où l’on notait la présence des délégués du mouvement citoyen, de Abdelhak Bererhi, ex-ministre et représentant du CCDR (Comité des citoyens pour la défense de la République), le moudjahid Si l’Hafidh, ex-officier de l’ALN, et Saïd Doumane, l’un des pionniers du Printemps berbère du 20 avril 1980. “Dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait d’amalgame. Ou il y a un État ou rien.
En Algérie, dit-il, la Constitution garantit toutes les libertés mais malheureusement, la réalité est tout autre car la séparation des pouvoirs n’est pas pour demain”, dira Mohand Issad qui estime que la justice n’est guère indépendante. “Lorsqu’on condamne une jeune Algérienne à Tiaret, à qui l’on reproche de pratiquer une religion autre que l’islam, j’estime que la Constitution est bafouée et que la République est réellement fragile dans notre pays. Depuis la nuit des temps, l’islam n’a jamais été inquiété par les autres communautés religieuses en Algérie, même du temps où il y avait des Pères blancs, des Sœurs blanches et des missions protestantes ; ce n’est pas aujourd’hui que ces communautés minoritaires pourraient menacer l’islam. L’Algérie a pourtant ratifié toutes les conventions internationales relatives aux libertés démocratiques, mais la réalité est tout autre et le procès de Habiba de Tiaret est une grave atteinte à la liberté de culte en Algérie. Toutes les télévisions du monde ont malheureusement désigné du doigt notre pays, l’Algérie”, dira encore le Pr Issad qui regrettera, au passage, toute cette campagne orchestrée durant ces deux derniers mois contre une prétendue avancée de l’évangélisation en Algérie, et plus particulièrement en Kabylie. “Les véritables problèmes actuels de l’Algérie résident surtout dans la lutte contre l’intolérance, la réhabilitation de l’école, l’indépendance de la justice, le droit au travail et au logement, mais aussi le respect des cultes comme le stipule notre Constitution. Contrairement à ce que certains pensent, la laïcité consiste à respecter toutes les religions et non les interdire ou leur faire la guerre. On veut faire la guerre à une toute petite communauté chrétienne et j’imagine alors l’ampleur d’un conflit de religions s’il y avait chez nous beaucoup plus de communautés religieuses comme dans certains pays”, dira encore le Pr Issad qui regrettera aussi la genèse des évènements de Berriane, qui renvoient, dit-il, à une époque qu’on croyait révolue et qui estime enfin qu’“un pouvoir compétent, honnête et intègre doit réhabiliter la justice et rétablir la confiance des justiciables”.
Dans les pays civilisés, dit-il, les citoyens font rarement appel dans les affaires de justice car ils ont réellement confiance en leur justice, ce qui n’est malheureusement pas encore le cas chez nous en Algérie, conclut le Pr Issad au colloque sur “La justice et l’impunité” qui a prévu d’autres conférences-débats animées, entre autres, par Mohamed Benchicou, Malika Matoub, Belaïd Abrika, Md-Saïd Mezil, Me Hocine Zahouane et Me Boudjema Guechir.

M. HOCINE

Ould Kablia : aveu d’échec

Posté le 19.06.2008 par abdoumenfloyd

« Notre pays n’est pas sécurisé.» C’est la phrase par laquelle Daho Ould Kablia, ministre délégué aux collectivités locales, a conclu sa réponse à une question orale du député RCD, Imazatene Achour, portant sur la fermeture de la route nationale N° 24.
Pis, le ministre a insisté pour dire que l’insécurité règne dans toutes les régions du pays et plus particulièrement sur le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou où les attentats terroristes et les Kidnappings sont récurrents. Il soutient que la réouverture de cette route est tributaire de la sécurisation d’un tronçon de 4 kilomètres.
Incapable de sécuriser une petite route et on prétend gouverner un pays large de 2 381 741 km².

Algérie-scandale : Un important ministre de Bouteflika convoqué par la justice

Posté le 18.06.2008 par abdoumenfloyd

Monsieur El-Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, est attendu devant la justice pour répondre des accusations de détournements de fonds publics dans l’affaire de l’Agence de promotion du commerce extérieur, annonce le quotidien arabophone Djazaïr News.

Les services de la gendarmerie nationale qui ont diligenté l’enquête, ont transmis le dossier de M. Djaâboub au parquet d’Alger, ajoute le journal.

Le scandale de l’Agence de promotion du commerce extérieur porte sur des transferts de fonds douteux depuis quatre ans.


FINIE LA COMEDIE : 3. L'Algérie trop faible pour refuser Israël

Posté le 18.06.2008 par abdoumenfloyd

Où finit la démagogie et où commence la vérité ? L'Algérie réclame à l'OTAN de résoudre le conflit israélo-arabe, au même moment où il lui est demandé de signer un échange de lettres pour participer concrètement à l'opération Active Endeavor de lutte contre le terrorisme en mer, dans laquelle Israël est partie prenante.

Abdelkrim Harchaoui, député RND, a abordé hier au Conseil de la Nation, le rôle des institutions parlementaires dans le renforcement du Dialogue méditerranéen (DM). Si du côté de l'Occident, les priorités sont clairement fixées, n'est-il pas primordial pour l'Algérie de fixer les siennes avant de signer un programme individuel de coopération ou un échange de lettres pour l'opération Active Endeavor où Israël est présent ? lui avons-nous demandé. « La réflexion sur un programme individuel de coopération est en cours, Israël n'a rien à voir là-dedans, c'est un programme propre à l'Algérie (...) ». L'orateur fera ainsi l'impasse sur l'échange de lettres. Fuite en avant ? Langue de bois ? Manque d'inattention ? Il est évident que ce n'est pas Harchaoui du RND d'Ouyahia qui sera cette exception qui confirmerait la règle de clarifier les choses - dans le discours politique ambiant. La précision à propos de la question viendra du sénateur Antonio Cabras, vice-président du groupe spécialisé de la Méditerranée (GSM). « Nous ne devons pas faire des disparités un point fort pour nous empêcher d'avoir des points d'intérêts communs, sinon la discussion n'aurait aucun sens », a-t-il dit. Et comme il reconnaît que « les intérêts communs qui nous unissent sont plus forts que les disparités », il demande « comment atteindre la création de deux Etats, israélien et palestinien, libres et indépendants, d'une manière pacifique ? ». Pour lui, « la discussion doit bien partir de quelque part pour aboutir ». Il inclut alors « la contribution de chacun des pays dans la lutte antiterroriste ». Contribution qui devra, selon lui, atténuer les écarts et les disparités existants. Pour lui, « la lutte antiterroriste doit se faire sur la base de ces problèmes sans donner de prédominance à l'un ou à l'autre ».

Quotidien d’Oran

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