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abdoumenfloyd
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ALGERIE ;JE T'AIME... “TRAVAILLONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE A L’INSTAURATION DE LA 2e REPUBLIQUE"
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17.01.2008
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21.07.2008
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Rappel d'Ouyahia : l'explication d'El-Watan

Posté le 25.06.2008 par abdoumenfloyd

Le président Bouteflika a fait appel, une nouvelle fois, hier, à Ahmed Ouyahia pour diriger le gouvernement en remplacement de Abdelaziz Belkhadem. C’est la seconde fois en neuf ans de pouvoir que le chef de l’Etat accorde en effet sa confiance au secrétaire général du RND. Le retour d’Ouyahia aux affaires, notamment à un tel niveau de responsabilité, constitue pour nombre d’observateurs de la scène politique nationale une surprise dans la mesure où il n’est un secret pour personne que les deux hommes ont eu durant trois années (de 2003 à 2006) une « cohabitation » des plus difficiles.

Pour s’en convaincre, il suffit juste de se rappeler la manière avec laquelle Ahmed Ouyahia a été éjecté de son poste de chef du gouvernement par le président de la République en 2006 alors que son bilan était loin d’être mauvais. Ahmed Ouyahia, qui avait été appelé à l’époque à diriger le gouvernement dans un contexte de crise (poids de la dette, événements de Kabylie, séisme de 2003…), est parvenu en peu de temps à redonner à l’Etat une importante marge de manœuvre. Cela bien que certains membres de son gouvernement – réputés proches du président de la République – ont, il faut le dire, ramé à contre-courant de sa politique et tout tenté pour avoir sa tête.

Il n’est pas à écarter aujourd’hui que le chef de l’Etat ait décidé de « rappeler » l’homme fort du RND pour les mêmes raisons qui l’avaient amené à le choisir comme bras droit en 2003 après le retentissant limogeage de Ali Benflis. C’est-à-dire sortir le pays de l’inertie et remettre au travail une équipe gouvernementale à laquelle – en attestent d’ailleurs les grèves organisées cycliquement par les syndicats autonomes, la flambée des prix des produits alimentaires, la panne économique du pays, la généralisation de la corruption, etc. – tout le monde reproche son manque d’imagination, son incapacité à répondre aux besoins les plus élémentaires de la population et, surtout, son inaptitude à concrétiser le programme sur lequel le président Bouteflika comptait pour rebondir afin de briguer un troisième mandat. Cela à plus forte raison que Abdelaziz Belkhadem et son équipe ont bénéficié, pour ainsi dire, de moyens illimités pour réaliser la feuille de route qui leur avait été fixée.

Au regard du niveau de déliquescence atteint par les institutions du pays, il est évident qu’Ahmed Ouyahia aura fort à faire pour redresser la barre. Néanmoins, son expérience, sa connaissance des dossiers et des hommes plaident pour lui et font qu’il n’évoluera pas en terrain inconnu. Quoi qu’il en soit, il semble clair que l’avenir politique du président de la République paraît désormais lié à la performance qu’Ouyahia réalisera à la tête du gouvernement. Mais ceux qui ont vécu de près la décennie quatre-vingt-dix savent qu’Ahmed Ouyahia a déjà eu à gérer et se sortir de situations infiniment plus complexes. Abdelaziz Bouteflika le sait. C’est pourquoi, en bon pragmatique qu’il est, son choix s’est porté sur celui qu’il n’a jamais cessé de voir comme un sérieux rival, mais auquel il vient de reconnaître des qualités que ses proches, politiquement parlant, n’ont pas.







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URGENT-OUYAHIA CHEF DU GOUVERNEMENT

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé lundi à un remaniement ministériel et nommé M. Ahmed Ouyahia en qualité de chef du gouvernement, en remplacement de M. Abdelaziz Belkhadem, nommé ministre d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat, indique un communiqué de la présidence de la République.

"Dans le cadre du remaniement ministériel, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a pris un décret- présidentiel portant nomination de Madame et Méssieurs :
Amar Tou, ministre des Transports en remplacement de Mohamed Maghlaoui, appelé à d’autres fonctions.
Said Barkat, ministre de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière en remplacement de Amar Tou.
Djamel Ould Abbes ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger.
Rachid Benaissa, ministre de l’agriculture et du développement rural en remplacement de Said Barkat.

Hamid Bessallah, ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication, en remplacement de Boudjemaa Haichour, appelé à d’autres fonctions.

Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l’étranger, chargée de la Famille et de la condition féminine.
Melle Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des finances chargée de la Réforme Financière, est appelée à d’autres fonctions.



Le général Ben Ali fait tirer à balles réelles sur "son" peuple

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Alors que de nombreux touristes français et des milliers de Franco-Tunisiens s’apprêtent à traverser la Méditerranée pour aller bronzer tranquillement sur les plages de la "douce Tunisie", manger le "bon couscous" à l’harissa, boire du thé à la menthe à "Sidi Bou" et respirer l’odeur du jasmin, le Général Ben Ali vient de réprimer dans le sang les "révoltes populaires" de Redeyef dans le Sud du pays et tout ça dans une quasi-indifférence de la communauté internationale. Une indignation sélective qui choquera sans doute certains d’entre nous.

Mais, il est vrai que la Tunisie n’est ni le Tibet, ni le Darfour. En somme, Ben Ali fait figure de "dictateur recommandable" et les quelques balles perdues dans les corps meurtris des jeunes tunisiens ne sont qu’un "détail"au regard de la contribution de la dictature tunisienne au nouvel ordre mondial.

Le gouvernement tunisien vient de donner sa version des faits survenus le 6 juin à Redeyef, ville du bassin minier du sud tunisien en ébullition depuis des mois. La voici : « Des actes de violence ont été commis par certains individus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa). … Des informations sont parvenues, vendredi, aux autorités que des éléments étaient en train de fabriquer des cocktails Molotov en vue de les utiliser dans des actes de vandalisme, ce qui a imposé l’intervention des Forces de sécurité qui ont essuyé des jets de ces engins incendiaires. …Malgré les mises en garde lancées, conformément à la loi, par les Forces de l’ordre, les éléments perturbateurs n’ont pas obtempéré, obligeant les forces de sécurité à intervenir. …Ces événements ont entraîné la mort d’un élément perturbateur. Cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l’ordre » (extrait du communiqué officiel).

Ce qui frappe d’abord dans ce communiqué officiel, c’est le gros mensonge sur le déroulement des évènements.

Celui qui a été abattu par des policiers, ayant reçu l’ordre de tirer sur la foule à balles réelles, est mort en effet avec une balle dans le dos.

Mais le plus scandaleux, c’est que le mort (plutôt l’assassiné) n’est pas considéré comme un être humain, un compatriote, un jeune homme de 18 ans qui comme nous tous a une identité. Non, ce n’est qu’un "élément perturbateur" (Moushagheb en arabe), qualificatif sensé le réduire à ses justes proportions, lui et les autre éléments non moins perturbateurs, blessés et portant les noms omis de Ismail Rahali, Bouali Khalfi, Helmi Amaidi, et Khaled Rahali.

La moindre décence aurait exigé que le communiqué du régime respecte le mort en citant son nom, et en montrant le minimum de compassion humaine, par exemple en exprimant ne fût ce que le soupçon de regret devant, allez disons, un regrettable accident.

Haro donc sur l’anonyme perturbateur qui a attaqué les forces de l’ordre ! Néanmoins, nul doute que les autorités tunisiennes confieront à une commission bidon (à l’instar de celles sur la torture, ou les prisons dans les années 1990.) la tâche de confirmer son statut et sa responsabilité.

L’indignation maîtrisée et en réfléchissant à ce terme d’élément perturbateur, j’ai été frappé par le fait que nous sommes peut être face à une sorte de transfert.

En effet, à y regarder de près ne pouvons nous pas affirmer qu’en Tunisie, et ce depuis vingt ans, le plus grand élément perturbateur est un homme qui s’appelle le Général des services secrets Zine El Abidine Ben Ali ?

Voici mes arguments pour renvoyer ce terme à ses utilisateurs un peu trop imprudents.

Les astronomes et les météorologues utilisent le concept de fenêtre de lancement pour décrire et délimiter une période du temps où des actions déterminés sont possibles. Quand cette fenêtre se ferme, il devient inutile ou impossible, pour des raisons dus à la mécanique céleste ou aux caprices du temps, de lancer la fusée ou une action de sauvetage.

De la même façon, il existe aussi en politique des fenêtres, pour lancer une révolution ou des réformes. Avant, c’est trop tôt, après, c’est trop tard.

Pour la Tunisie la fenêtre de lancement des réformes qui auraient pu en faire le premier Etat démocratique arabe, s’est ouverte à la fin des années 1970.

De facto plutôt que de jurer, les choses ont commencé à bouger dans le bon sens.

Le pays se dotait de vrais partis politiques indépendants, de la première Ligue des droits de l’Homme du monde arabe, d’un embryon de presse libre, sans parler du renforcement de son traditionnel mouvement syndical libre. La société en ébullition piaffait d’impatience devant les tergiversations de Bourguiba, récalcitrant mais non hostile à la démocratisation exigée de tous.

C’est sur cette volonté générale de voir s’accélérer ces prémisses de réformes, que se fit la large acceptation du coup d’Etat médical, le 7 novembre 1987, promettant d’aller plus vite et plus loin dans le réformisme amorcé.

En fait le coup d’Etat n’allait pas accélérer le processus, mais fermer pour deux décennies la fenêtre de lancement.

A dater de ce jour fatidique de novembre 1987, le sens de l’Histoire allait s’inverser sous le prétexte fallacieux de la lute contre l’islamisme. Au lieu du processus démocratique promis, allait se mettre en place inexorablement un processus lent et insidieux de mise en place d’une dictature maffioso –policière de la pire espèce.

A l’époque aucun acteur politique ne le savait, et tous tant que nous sommes étaient loin de deviner ce que cet homme maléfique nous préparait ainsi qu’au pays. Mais aujourd’hui, on sait et on peut reconstituer l’ensemble de la trajectoire.

Faisons le à partir de la grille de lecture que le communiqué nous a suggéré.

On peut dire que le général des services de renseignement Ben Ali a induit dans le pays en évolution, trois types de perturbations.

La première a touché les mots , les idées et les valeurs .A force de double langage , de promesses, de subterfuges, d’escroqueries en tout genre , Ben Ali a su entretenir dans le pays et à l’étranger une confusion permanente sur la vraie nature du système. Il a pu aussi perturbé l’opposition en la divisant, la manipulant, et la stérilisant par le miroitement d’un changement digne de l’ère qui en porte le nom. Vingt ans après, alors que tout le jeu est épuisé et le roi complètement nu, des gens bêtes ou faisant semblant de l’être, continuent à quémander, à supputer dans le marc du café des réformes imminentes, à atteindre le prochain remaniement et le prochain 7 novembre ou faire de l’opposition dans le mouchoir de poche autorisé et selon les règles que le dictateur change en permanence à son avantage.

La seconde perturbation a frappé de plein fouet les rouages de l’Etat conquis de l’intérieur. Certes l’Etat de Bourguiba était autoritaire mais il était aussi honnête, patriotique et dévolu au service public. A partir de 1987 (prise de pouvoir de Ben Ali), et de façon planifiée, le fonctionnement normal des partis, de la presse , de la culture , de l’information , de la vie associative , voire de la police et de la justice , et des douanes a été soit bloqué, soit perverti pour servir le pouvoir personnel et les intérêts catégoriels.

La troisième perturbation a porté sur l’économie. Jamais canular n’a été mieux vendu que celui du "miracle économique tunisien" sous la dictature. Un taux de croissance de 7 % depuis les années 1960, un peuple industrieux, une économie diversifiée, tel était l’héritage de Bourguiba. On feint d’oublier que si les années 1990 ont été des années "fastes",ce n’est pas à cause du dictateur mais le résultat de vingt années d’éducation nationale première priorité budgétaire et de planning familial . A l’arrivée, un peuple éduqué et une constante baisse de pression sur le marché du logement et du travail. C’est cette belle mécanique que le général Ben Ali a perturbé en introduisant le loup de la corruption dans la bergerie du travail et de l’épargne.

Ce fléau associé dans l’esprit du peuple à cet homme et à sa famille, n’a pas simplement affaibli le système bancaire, ruiné d’honnêtes commerçants, bradé pour une bouchée de pain les entreprises nationales. Il a surtout perturbé l’image du travail en tant que valeur et gangrené deux systèmes qui faisaient la fierté des Tunisiens : le système de santé et surtout le système éducatif.

Aujourd’hui, les émeutes de la faim du Sud, l’effondrement de la classe moyenne, l’arrogante richesse des parvenus, la désespérance d’une jeunesse qui ne rêve que de partir, même sur le bateau de la mort, ont définitivement enterré ce mythe savamment entretenu.

Tout cela est maintenant parfaitement admis sauf par ceux qui ont intérêt à faire les sourds et les aveugles. Ce qui reste nimbé de mystère, c’est la quantité de souffrance que cette dictature a infligé au pays. Qui peut quantifier la douleur des parents de "l’élément perturbateur", de tous les torturés, les exilés, les condamnés à vivre dans la peur et le désespoir.

Oui, Monsieur Sarkozy, les perturbations profondes induites par cet homme, à qui vous avez apporté récemment un soutien total et que vous voyez pièce maîtresse dans votre beau projet d’Union méditerranéenne, sont catastrophiques pour notre peuple et hélas irrémédiables pour un certain Hafnaoui Ben Ridha Bel Hafnaoui, mort au seuil de ses vingt ans. Lui, mort sous les balles de Ben Ali, n’aura pas la "chance" de connaître l’Union méditerranéenne, dont vous êtes pourtant le promoteur.

De toutes les façons, que personne ne se fasse d’illusions sur le devenir de cet homme et de son système.

Les peuples, sont des organismes vivants. Ils peuvent souffrir longtemps d’une infection, mais quand celles-ci ne les tuent pas, c’est le virus qui a perturbé leur santé qui finit tôt au tard par être circonscrit.

Le processus de guérison de la Tunisie est en cours et rien ne l’arrêtera.



Moncef Marzouki


Moncef Marzouki est médecin, écrivain et homme politique tunisien. Il contribue par ses nombreux écrits à construire un discours d’intégration de la démocratie et des droits de l’homme dans la culture arabe.

Site web de l’auteur : www.moncefmarzouki.net


Bouteflika fâche Kadhafi

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

La volte-face de Bouteflika, qui décide de prendre part au sommet de Paris le 13 juillet prochain pour la création de l'UPM, a fâché Kadhafi. En effet, lors de son discours à l’occasion du 10e sommet de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) dans la capitale béninoise, Cotonou, le chef de l’État libyen s’en est violemment pris à l’Union maghrébine et à ses membres. Pour convaincre son auditoire que l’approche de l’unification de l’Afrique, par le moyen des ensembles régionaux, n’est pas la solution idoine pour réussir, Mouammar Kadhafi est tombé à bras raccourcis contre l’UMA, en disant : “Personnellement, je suis président de l’Union du Maghreb arabe, un ensemble politique et économique. Cette union n’existe pas, zéro, mensonge, oui. Cela est un témoignage de ma part, et je suis le président de cette union depuis des années. Il n’en existe que le nom d’union, et rien d’autre.” Ne s’arrêtant pas là, il ajoutera : “La réalité est qu’il n’y a pas d’union, mais au contraire, il existe une inimitié entre ses membres.” Plus grave encore, le leader libyen ira jusqu’à affirmer : “L’Algérie et le Maroc, membres de l’Union du Maghreb arabe, sont en état de guerre et leurs frontières sont fermés.”

Mouammar Kadhafi avait laissé éclater sa vindicte contre le projet d'Union pour la Méditerranée, mardi 10 juin, à l'occasion d'une réunion de pays arabes qu'il avait convoquée à Tripoli pour tenter de faire partager ses vues sur cette initiative de coopération euro-méditerranéenne voulue par la France.

"Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os", a déclaré le colonel Kadhafi en parlant des projets économiques proposés aux pays du sud dans le cadre du projet d'Union pour la Méditerranée que M. Sarkozy entend lancer le 13 juillet en coprésidant un sommet à Paris. Ces projets sont, selon le dirigeant libyen, "un appât", "une sorte d'humiliation". Il s'exprimait devant les présidents algérien, tunisien, mauritanien, syrien, et le premier ministre marocain.

"Nous sommes des pays membres de la Ligue arabe et aussi de l'Union africaine et nous ne prendrons en aucun cas le risque de déchirer l'unité arabe ou africaine. Il faut que nos partenaires (européens) comprennent bien cela", a dit le colonel. "L'Union européenne veille sur son unité et refuse sa division, et l'initiative de notre cher ami Sarkozy a été rejetée fermement par l'Europe", a-t-il poursuivi, en allusion aux modifications que la France a dû introduire dans son projet initial pour tenir compte des critiques de l'Allemagne. "La Ligue arabe n'accepte pas non plus de disperser ses rangs et de détruire son unité", a lancé le dirigeant libyen.

Les propos du "Guide" libyen ont constitué une rebuffade pour Nicolas Sarkozy, qui avait été en décembre 2007 le premier chef d'Etat occidental à recevoir Mouammar Kadhafi avec les honneurs, scellant sa réhabilitation diplomatique après des années de soutien au terrorisme et des tentatives d'acquérir des armes de destruction massive, auxquelles il avait renoncé en 2003. M. Kadhafi avait accédé en juillet 2007 à la demande pressante de M. Sarkozy de libérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien qu'il détenait depuis des années.

L.M.

Matoub-10 ANS : Commémoration à Tizi et à Paris

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Le 25 juin 1998, Lounès fût assassiné en Kabylie pour des raisons évidentes mais dans des circonstances toujours pas élucidées aujourd’hui.

Le dixième anniversaire de l'assassinat de Matoub Lounès sera, entre autres, marqué à Tizi-Ouzou, par une journée d'étude sur l'oeuvre poétique de Matoub et un concours de poésie (voir affiche).

A Paris, l’association LES AMIS DE LA FONDATION LOUNES MATOUB vous donne rendez-vous pour déposer des fleurs sur les lieus baptisés au nom du Chantre de l’Amazighité.

Les Mairies et leur municipalité se joignent à la Fondation Lounès MATOUB pour commémorer cette date et proposent le planning suivant :

13 heures: Rue Lounès MATOUB à AUBERVILLIERS
(Métro 4 Chemins Aubervilliers puis bus 150/170/173/ - RER Stade de France 10 mn à pied ou bus 173, arrêt proche des Studios de Cinéma.

16 heures: Maison de quartier Lounès MATOUB à MONTREUIL
Place de la République Métro Robespierre (ligne 9)

17 Heures 30 : Rue Lounès MATOUB à PIERREFITTE
(RER D Pierrefitte-Stains puis bus 168 arrêt Mairie

19 Heures : Esplanade Lounès MATOUB à BOBIGNY
Métro Bobigny Pablo Picasso (terminus ligne 5) puis prendre tramway en direction de Saint-Denis, 1er arrêt ou Bus 134/301

Cette journée se terminera à Montreuil, au local de l’association, pour une veillée avec les amis de la Fondation Lounès MATOUB.
Un espace bougie sera aménagé, apportez votre flamme pour cette veillée

Pour tous renseignements, une permanence sera à votre disposition lundi 23 et mardi 24 juin 2008 de 8 heures à 20 heures au 06 07 66 07 77

Le samedi 28 juin 2008, de 20 heures à minuit
Rassemblement Place de la République à Paris
Diffusion en plein air de musique et projection grand écran d’archives vidéo sur Lounès MATOUB.
A la tombée de la nuit, nous éclairerons la Place de la République avec des milliers de bougies que vous trouverez sur place ou que vous apporterez avec vous.

Le 03 juillet 2008, à 11 heures
Rendez-vous rue Lounès MATOUB, dans le 19ème ardt de PARIS.

Venez nombreux pour soutenir cet événement avec Bertrand DELANOE, maire de PARIS. La plus belle capitale du monde, si chère à Lounès, lui rend un vibrant hommage en consacrant le nom d’une rue pour que sa mémoire ne soit jamais oubliée.
Pour ceux qui ne pourront pas s’y rendre à 11 heures,
nous leur donnons rendez-vous à 20 heures pour y déposer des fleurs et y allumer des bougies.

Impunitablement Par Chawki Amari

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Lors d’un colloque tenu récemment à Tizi Ouzou sur « l’impunité en Algérie », les autorités ont réagi comme à leur habitude, en tentant de l’annuler. Résultat, furieux, le public a défoncé les portes et le colloque s’est tenu, de force. Si le moment était mal choisi pour le régime, il était au contraire très bien choisi pour les organisateurs, puisqu’il coïncidait avec le 7e anniversaire du Printemps noir et le 10e de l’assassinat de Matoub Lounès, deux événements majeurs dont les auteurs n’ont pas été sanctionnés pour le premier et l’assassin présumé toujours pas jugé pour le second, une décennie après. Pourquoi le wali et le ministère de l’Intérieur ont-ils voulu interdire ce colloque ? La réponse est évidemment dans l’intitulé de la question, ils interdisent régulièrement tout ce qui ne ressemble pas à un rassemblement des oiseaux et des castors pour un troisième mandat. Mais cette fois-ci, l’excuse concernait Mohamed Benchicou, présenté comme indésirable. Justement, y a-t-il de la part de la justice, de l’Intérieur ou du commissariat de quartier une interdiction pour Benchicou de prendre la parole ? Non. C’est donc une pratique illégale. Le ministère de l’Intérieur et le wali ont abusé de leur autorité, ce qui constitue un délit prévu par le code pénal. Vont-ils être punis ? Non. C’est ce qui s’appelle l’impunité. Un colloque sur l’impunité est donc interdit par abus de pouvoir et les auteurs sont impunis. La boucle est bouclée, le régime a attendu la tenue d’un colloque sur l’impunité pour montrer en direct ce que c’était. Encore bravo, on n’aurait pas pu trouver une application plus pratique d’un concept somme toute théorique. Quel est le contraire de l’impunité ? La punité, a répondu une fillette de 11 ans, régulièrement condamnée pour atteinte à la sécurité de l’Etat. D’après ses avocats, en effet, elle aime bien la musique kabyle.

Chawki Amari

Suicide spectaculaire à la rue Hassiba Ben Bouali

Posté le 23.06.2008 par abdoumenfloyd

Il s’est jeté du 5e étage à Alger
Suicide spectaculaire à la rue Hassiba Ben Bouali

Il était 14h hier, quand d’après des témoignages un homme âgé de 40 ans s’est jeté du 5e étage d’un immeuble sis à la rue Hassiba Ben Bouali à Alger. " J’était adossé au mur quand soudain j’ai vu un homme rebondir sur le sol, je n’en croyais pas mes yeux."

A notre arrivée sur les lieux, une marée humaine s’était déjà rassemblée autour et un cordon de sécurité avait été formé par la police et les éléments de la Protection civile afin de faciliter la tâche aux à la Police scientifique. Des cartons sont déposés sur le sol pour cacher la mare de sang, quant à la victime, elle a été déjà transportée en ambulance vers les urgences de l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. Sur place, l’infirmière nous annonça que l’homme en question a rendu l’âme à l’intérieur de l’ambulance qui le transportait. Ses voisins sont sous le choc : " Moi je le connaissait bien, il n’était pas dans son état normal, je ne sais pas s’il est encore vivant, que voulez-vous... il en a assez de sa vie précaire," nous dira un de ses un voisins. En attendant, une enquête a été ouverte par la police afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Hacene Merbouti

ISRAEL pourrait frapper IRAN !!

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Pas de confirmation ni démenti israélien après une information du New York Times sur la préparation d'un raid sur l'Iran

L'armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d'une éventuelle attaque contre l'Iran.

Selon le quotidien new yorkais, qui cite vendredi des responsables américains, plus d'une centaine de F-16 et F-15 israéliens ont réalisé cet exercice grandeur nature dans la première semaine de juin au-dessus de la Méditerranée orientale et la Grèce. Les avions ont parcouru quelque 1.500km, à peu près la distance séparant l'Etat hébreu de la centrale iranienne de Natanz, où sont installés des centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.

Des appareils ravitailleurs et des hélicoptères pour le secours aux pilotes ont participé à ces manoeuvres militaires, a ajouté le "New York Times". L'armée de l'air israélienne "s'entraîne régulièrement pour diverses missions afin de faire face aux défis posés par les menaces" contre l'Etat hébreu, a commenté l'armée. Le porte-parole du gouvernement Mark Regev s'est refusé à tout autre commentaire.

"Israël a toujours été en position de se défendre contre tout adversaire et toute menace", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un entretien paru mercredi dans le magazine allemand "Der Spiegel".

Selon un responsable du Pentagone qui a requis l'anonymat, "il a été signalé qu'un important exercice a eu lieu, auquel des dizaines et des dizaines d'appareils ont participé. Nous surveillons tous les jours, et cela a été signalé".

Un autre responsable du ministère américain de la Défense a noté que ces manoeuvres peuvent être interprétées comme un signal envoyé à l'Iran et au reste de la communauté internationale. "C'est une des appréciations que l'on peut faire de cet exercice. Ils (les Israéliens), comme le reste de la communauté internationale sont inquiets au sujet de l'Iran, et l'Iran a fait part de ses intentions hostiles à l'égard des Israéliens", a-t-il dit.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre le programme nucléaire iranien, assurant que les pressions internationales n'avaient pu briser la "volonté de la nation iranienne".

Il s'agissait de sa première déclaration depuis que le groupe des Six (les cinq permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) a présenté le 14 juin à Téhéran de nouvelles propositions pour l'inciter à suspendre l'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait déjà fait savoir qu'il n'accepterait pas l'offre des Six si elle impliquait le gel des activités sensibles.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions à l'encontre de l'Iran pour son refus de suspendre des activités l'enrichissement, susceptible de servir à la fabrication d'armes nucléaires. Téhéran assure que son programme nucléaire est destiné uniquement à des fins civiles et revendique son droit à l'indépendance énergétique.

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a mis en garde contre tout usage de la force contre l'Iran. "Le droit international protège clairement l'intégrité territoriale de l'Iran et de tout autre" pays, a-t-il dit.

Selon Martin Van Creveld, spécialiste des questions de défense à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israël se prépare de "longue date" à ce type d'opérations, qui a des précédents. En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, pour mettre fin au programme nucléaire de Saddam Hussein alors au pouvoir. En septembre 2007, Israël a bombardé une installation en Syrie, un réacteur nucléaire construit avec l'aide nord-coréenne selon des responsables américains.

D'après M. Van Creveld, un raid israélien en Iran permettrait probablement de "paralyser les plus importantes installations nucléaires iraniennes". Mais, ajoute-t-il, "je serais très surpris si Israël pouvait mettre KO tout le programme, qui selon tous les renseignements apparaît à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé".

AP

Algérie : les colonels font leur retour au sein des postes clé de l'armée nationale !!

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Après le règne des généraux, les colonels effectuent un retour remarquable au sein des postes de commandement clés de l’Armée nationale populaire (ANP). Dernière nomination en date : le remplacement il y a quelques jours du général Layachi Grid par le colonel Naïm Hakiki à la tête de la Garde républicaine, l’une des institutions clé de l’Etat.

Même si le colonel Hakiki est intérimaire –en attenant la nomination d’un véritable remplaçant qui pourrait intervenir le 5 juillet-, il demeure que le président Bouteflika a choisi un colonel pour ce poste. Le chef de l'Etat avait déjà montré sa préférence pour les colonels en 2007 lors du mouvement qu'il avait effectué à la tête de quatre régions militaires sur les six que compte le pays. Depuis juillet 2007, en effet, trois régions militaires sur six sont dirigées par des colonels, sur décision du président Bouteflika.

La première région militaire est passée entre les mains du colonel Abdelkader Benzekhroufa après avoir été commandée par le général Rachid Zouine. Pour la troisième région, le colonel Mohamed Aouad a été remplacé par le colonel Mostefa Chakour et le colonel Noureddine Hambli avait pris la place du général Oualid Salaa à la tête de la 5e région militaire. La 6e région est restée aux mains d'un général.

Certes, il est encore très tôt pour tirer des conclusions sur ces changements, le choix des colonels pour occuper des postes clés au sein de l’armée a au moins un avantage : il montre une volonté de rajeunissement de l’ANP et peut-être un souhait de rompre avec l’image d’une « Algérie des généraux » qui colle au pays depuis maintenant près de 20 ans.

TSA


Colloque sur l’impunité : la Maison de la Culture envahie de force ce jeudi à Tizi-Ouzou

Posté le 21.06.2008 par abdoumenfloyd

Le colloque sur l’impunité, organisé par le Mouvement citoyen, s’est difficilement poursuivi hier à Tizi-Ouzou.
Après avoir tenté, en vain, d’interdire la conférence de Mohamed Benchicou sur ordre du ministère de l’Intérieur, les responsables de la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou ont verrouillé les portes d’entrée afin d’empêcher les travaux de la seconde journée, jeudi à partir de l’après midi.

Des responsables avaient d’abord usé de subterfuges pour empêcher la poursuite des travaux. En effet ils ont annoncé aux organisateurs des archs que la salle des conférences est programmé pour une rencontre avec le célèbre chanteur Taleb Rabah. Cet artiste après qu’il eut été informé que sa programmation était une manipulation pour empêcher le déroulement du colloque, a pris la décision de refuser de tenir sa rencontre à la maison de la culture.
C’est alors que la salle des conférences a été envahie de force par les organisateurs qui ont imposé la tenue des conférences programmées dans ce colloque. Trois personnalités ont donné des conférences suivies de débat. L’on compte Bélaid Abrika, porte parole du mouvement citoyen, Malika Matoub et Maitre Ziani.

Bélaid Abrika a développé son intervention dans le cheminement du phénomène de l’impunité en Algérie et ce depuis les événements de l’insurrection du FFS en 1963 contre le régime de Ben Bella et la répression contre la Kabylie, l’emprisonnement du militant Mohamed Haroun, l’agression de Matoub par armes a à feu en 1988 par des gendarmes, son assassinat en 1998, les événements du printemps noir qui ont fauchés la vie à 123 jeunes de la kabylie. Selon Abrika tous ces massacres sont restés impunis.

Malika Matoub est revenue sur les circonstances de l’assassinat de son frère le 25 juin 1998. Les pressions la campagne d’intox, l’absence de vérité et l’impunité qui planent sur cet assassinat. A l’occasion la sœur de Lounes a fait appel à la participation au rassemblement prévu le 24 de ce mois au tribunal de Tizi Ouzou pour demander la vérité et la justice sur l’assassinat de Matoub Lounes. Enfin le maître Ziani a dénoncé le non respect des procédures judicaires et la non indépendance de la justice en Algérie.

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